LE PETIT LUTIN DU GRAND NOW

Salut lecteur/trice.

Ce matin, je me dévoile. Je me présente à vous. Je suis le petit lutin du grand Now.

Ce matin, j’usurpe le blogue de mon ami Ati pour laisser libre cours à quelques-unes des idées et réflexions qui trottent et vagabondent dans ma petite tête de lutin. Car il s’en passe des choses dans la tête d’un lutin laissez-moi vous dire. Ça lutine en tous sens et de tous bords tous côtés, et en boucle, et en cercle aussi.

Simplement envie de partager avec vous ce matin une trollée de mots qui ne veulent pas vraiment dire quoi que ce soit, qui ne veulent pas dire grand chose au fond mais qui veulent aussi tout dire. Même ce qui ne se dit pas. Que mon ptit rien de lutin. Mais ce ptit rien de lutin doit se dire et s’écrire, ce ptit rien veut sortir.

Du fond de mon coeur, par mes doigts, puis par votre écran jusqu’à vos yeux, puis jusqu’à votre coeur je l’espère.

Car je suis un lutin au grand coeur qui aime tout simplement écrire, à partir d’ici, du grand Now. Ici que je vis moi, dans le grand Now.

Je veux tout d’abord vous dire que parfois, je préfère ne pas regarder ni voir certaines choses du monde qui nous entoure.

Car trop dures, trop inhumaines, trop froides. Je suis un petit lutin aux yeux sensibles et j’ai les yeux à fleur de coeur. Et à la vue de certaines choses, mes yeux ont mal, trop mal. Car je vois clair. Et mon petit coeur de lutin ne peut tolérer certaines des choses que je vois en notre monde.

Notamment pourquoi nous sommes en compétition les uns avec les autres plutôt que de collaborer, et me demande pourquoi nous ne voulons ni ne pouvons changer ces habitudes qui nous menacent, nous et la planète sur laquelle on vit, vous humain(e)s, mais nous lutin(e)s aussi. On fonce dans un mur il me semble d’ici. Difficile de constater cela. Et je pense à nos enfants en particulier.

Moi qui ne veut que la paix dans le monde pour toutes les personnes de bonne volonté, mon grand coeur de petit lutin a mal à l’idée de constater tant d’injustices, tant d’inégalités. Quelques si riches pour tant de si pauvres, tant de gens qui s’essoufflent à courir en vain après le bonheur en dehors d’eux-mêmes alors qu’il est juste ici le bonheur, au coeur de notre coeur. Il est doux le bonheur.

Je constate avec une grande tristesse aux yeux une répartition inégale des richesses qui devraient pourtant pouvoir nourrir et prendre soin de tous et toutes. Des guerres, des calculs politiques, de l’avarice à outrance, sur fond d’abus et de pillage de notre terre, notre mère. Non clairement, trop pour mes petits yeux de lutin de vois certains pans du monde. Alors parfois, je me les ferme.

Mais on dit aussi que ce que nous voyons à l’extérieur de soi n’est qu’un reflet de ce qui se cache en soi. Je vais méditer là-dessus au cours de mes prochaines lutineries.

À d’autres moments, je préfère aussi me boucher les oreilles sur certaines choses qui se disent en lien avec la réalité du monde dans lequel on vit. En particulier ce qui se dit au sujet des uns et des autres.

Car il s’en dit des gros mots, des mots lourds de sens, des mots qui dépassent la pensée. Des mots qui blessent, intentionnellement ou pas, des mots qui vont jusqu’à tuer même. Tant de mots trop durs pour mes petites oreilles trop douces.

Je préfère écouter le chant des oiseaux, la belle musique, le silence de la nature. Et je tente d’écouter les coeurs plutôt que les bouches. Car je trouve que trop de mots viennent troubler le silence. Trop de paroles pour tenter de dire le monde, d’imposer notre vue sur la réalité de notre petit monde. Certains parlent fort, crient, et c’est trop fort pour la délicatesse de mes petites oreilles de lutin. Et trop souvent, quand j’écoute, je ne peux en croire mes propres oreilles.

Parfois aussi, je préfère me taire.

Car je ne sais pas toujours trouver les bons mots, les mots simples, les mots justes. Si complexe le monde pour un alphabète de seulement 26 lettres et un nombre si limité de mots qui n’ont d’ailleurs même pas le même sens pour tous. Tant de choses que je voudrais dire sans savoir toutefois si mes mots seront bien compris, bien entendus. Alors parfois je préfère me taire.

Car ce que l’on dit est et sera toujours interprété en fonction des oreilles d’autrui. Pas si simple alors de dire les choses avec justesse. Mais si on peut se souvenir de parler avec son coeur, en gardant en tête l’humanité de chacun(e), et en se rappelant que nous ne sommes qu’un, déjà les chances d’être entendu, compris et reçu sont plus grandes.

Je sais et je sens que plusieurs souffrent en notre monde en ce moment et mon grand coeur tendre de petit lutin du grand Now peut parfois difficilement tolérer toute cette souffrance. Pas que je veuille ignorer la souffrance du monde, mais en même temps pas facile de ressentir tout ce qui heurte le monde. Sensibles vous savez nous lutins.

Des gens sans maisons, sans pays, sans nourriture, sans amour. Dur pour un si petit grand coeur de lutin du grand Now.

Alors cher lecteur/trice – pour reprendre les mots du chroniqueur régulier de ces chroniques – en cette fin d’année, je nous souhaite tout d’abord du beau, du bon et du doux. Dans l’ordre ou dans le désordre.

Je nous souhaite d’arrêter le temps. D’apprendre à prendre le temps, ce temps qui passe de plus en plus vite dirait-on. Du temps pour vous, du bon temps pour et avec vos proches, du bon temps que vous laisserai rouler en coeur et en corps. Du temps à partager.

Car le temps roule, et coule, et glisse ici dans le Grand Now. Ce temps qui n’est rien d’autre qu’une suite de petits nows, un chapelet de petits moments enfilés les uns aux autres qui tricotent la vie. Et comme pour les pas, on ne peut prendre qu’un moment à la fois, chaque pas et chaque moment dans la foi. Et marcher notre parole.

Et paix sur la terre aux humain(e)s et aux lutin(e)s de bonne volonté.

2 réflexions au sujet de « LE PETIT LUTIN DU GRAND NOW »

  1. René B.

    Bonjour Ati! Très efficace la posture réflexive du petit lutin pour énoncer de grandes vérités naïves qui pourraient difficilement passer autrement dans la tête du lecteur qu’en étant en train de scier la branche sur laquelle tu es assis. Bravo Ati et bonne journée

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