SI TU FAIS LE MAL, FAIS LE BIEN

Nous sommes présumément ici sur terre pour faire le bien. Du moins, pour faire du mieux qu’on peut, pour aider son prochain, et sa prochaine, pour contribuer au bien du plus grand nombre.

C’est le message de Jésus, comme celui de plusieurs autres maîtres et maîtresses, enseignant(e)s. Devenir plus conscient(e) pour être en mesure de contribuer à faire de ce monde un monde meilleur, plus juste et équitable, plus éclairé de la lumière de chacun(e).

Mais le bien de l’un(e) n’est pas nécessairement le bien de l’autre.

Certains(e)s veulent servir le bien public, d’autres se servir du bien public (à leurs propres fins), ou d’autres encore veulent se servir dans le bien public, comme si c’était un buffet à volonté.

Le bien et le mal sont deux concepts à géométries très très variables.

Tuer quelqu’un est, dans l’absolu, mal. Mais tuer quelqu’un qui s’apprête à en tuer 100 autres est bien. Bien, et mieux, comme moindre mal. Tout est question de contexte. Chaque geste doit être remis en contexte. D’où la difficulté d’analyser le passé avec nos yeux et nos valeurs de contemporains. Le bien et le mal vieillissent mal.

Les deux concepts phares qui représentent le mieux la dualité dans laquelle nous, humain(e)s incarné(e)s dans des corps physiques, sommes appelés à vivre – et éventuellement transcender – sont justement le bien et le mal.

Comme notamment dedans ou dehors, noir et blanc, ceci ou cela, la tête ou le coeur, la raison ou la passion, l’oeuf ou la poule, crémeuse ou traditionnelle. Voilà notre réalité la plupart du temps. Dans laquelle on doit faire des choix.

Découle de cette dualité le fait que nous nous percevons séparé(e)s du Tout. Moi et le monde. Le monde et moi. Notre plus grand problème réside là.

Ainsi, les riches en veulent toujours plus pour eux-mêmes, et leurs proches, au détriment du plus grand nombre qui, eux, nous, peinent à arriver. L’avarice n’a pas de limite et ne se satisfait jamais, à part d’elle-même. Comme la grenouille qui veut bouffer le boeuf. Pourtant, tant qu’on a un toit, un peu de nourriture et de la chaleur, qu’elle soit humaine ou calorifique, c’est déjà beaucoup. Plus que ça ? C’est du luxe.

Peut-être que l’idée consiste à explorer au-delà du bien OU du mal ? Et de considérer remplacer le OU par le & comme dans le bien & le mal, eux/elles & nous, moi & les autres. Pour éventuellement passer du je au nous.

Car au fond il n’y a que du nous dans la vie. Du mou et du nous. Nous ne sommes pas une île isolée. Et même si nous l’étions, toutes les îles ont des ailes et font partie du tout. Flyé !

Et vous, avez-vous été un bon garçon cette année ? Une bonne fille ?

Car désormais, on peut même même un garçon & une fille, un peu des deux en même temps.

Comme il est possible d’être un bon bad boy ou une bonne bad girl.

Moins simple qu’avant la vie hein Père Noël ?

En tous cas, la vie est telle quelle, telle qu’elle est, & tout aussi bonne, & encore mieux.

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