DON’T WORRY – BE INCARNÉ(E)

Ne t’inquiètes pas à-propos de mourir, inquiètes-toi plutôt de ne pas vivre.

Et si on arrêtait tout simplement de s’inquiéter ?

Car comment est-il possible de ne pas vivre ? Nous sommes en vie, nous sommes la vie, nous sommes vie. Et nous sommes parmi les plus choyé(e)s du monde, malgré nos défis et nos épreuves.

Peut-être qu’on ne vit pas exactement comme on le voudrait. Peut-être que nos rêves, désirs ou intentions sont supérieurs à notre petite vie de tous les jours. Et alors, c’est quoi le problème ?

Même si notre vie n’est pas à la hauteur de nos attentes, peut-être que tout ce que l’on doit faire c’est arrêter d’avoir des attentes aussi élevées ? Ou d’avoir des attentes tout simplement ? Je sais plus simple à dire qu’à faire.

Être incarné(e) tel que le sommes vous et moi implique son lot de défis, de hauts, de bas, de oh et de bah ! d’entre deux et de petits moment moins que plus plaisants. Chacun chacune on vit notre lot de petit bobos, du corps, de l’âme comme de l’esprit. Chacun chacune on fait face à nos défis, certains que l’on dépasse, d’autres devant lesquels on s’écrase, s’arrête ou prend une pause, avant de ré-essayer plus tard, ou pas.

On veut tant de choses de la vie, quand en fait elle nous en offre souvent beaucoup moins que ce que l’on attend d’elle. Alors, soit on fonce davantage, soit on essaie plus fort, soit on recule et on relaxe et on slack nos désirs. Car comme Bouddha nous l’a dit jadis, les désirs ? la source de la souffrance.

Si je ne peux oser être en désaccord avec Bouddha, j’aime bien la version d’Osho qui avance que le problème avec nos désirs ne sont pas les désirs en soi mais plutôt la piètre qualité de ceux-ci, que nous entretenons des désirs futiles et insignifiants. Et que si on va à la source de nos désirs, le désir primordial est celui d’être en vie, de ressentir la vie dans toute sa totalité, d’être la vie elle-même.

Alors chers lecteurs/trices, on arrête de s’inquiéter ? Ni de la mort, ni de la vie, ni de ne pas vivre suffisamment. On ne fait que vivre ?

Car tout est parfait tel quel à ce que l’on dit.

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Le secret du bonheur est le suivant : laissez vos intérêts être aussi larges que possible et laissez vos réactions aux choses et aux personnes qui vous intéressent être autant que possible amicales plutôt qu’hostiles.
Le monde est vaste et nos propres pouvoirs sont limités.
Si tout notre bonheur est entièrement lié à notre situation personnelle, il est difficile de ne pas exiger de la vie plus qu’elle n’a à donner, et trop exiger est le moyen le plus sûr d’obtenir encore moins qu’il n’est possible. soucis au moyen d’un véritable intérêt pour, disons, le jardinage ou l’histoire de la vie des stars, constatera qu’au retour de son excursion dans le monde impersonnel, il a acquis un équilibre et un calme qui lui permettent de faire face à ses soucis de la meilleure façon, et il aura entre-temps connu un bonheur authentique, même s’il est temporaire.
– Bertrand Russell, La conquête du bonheur (1930), partie II

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