SE TENIR DANS TOUT L’AMOUR DU MONDE

Toi et moi serons unis jusqu’à ce que l’univers se dissouds.
– Rumi

Le vous dans cette affirmation inclut tout le monde. Toi, toi, toi, et vous aussi. Comme le moi qui comprend chacun de nous. Car le moi n’est toujours que nous.

Car nous tous et toutes, tout le monde, sommes uni(e)s. Maintenant. Depuis toujours. Et à tout jamais. Impossible de ne pas être uni(e)s vous et moi, nous et vous. Le monde est tout le monde, chacun(e) de nous.

Hier je suis aller visiter une personne proche de moi à l’hôpital. Une personne qui souffre. Et j’ai pu ressentir sa souffrance comme si elle était mienne. En fait sa souffrance est devenue mienne pour quelque temps. Unis dans sa souffrance.

Sans trop en dire, sans trop parler, pour ne pas la noyer de paroles qui ne passeraient pas nécessairement de toute façon, et qui ne peuvent non plus alléger sa peine à elle. J’ai surtout et simplement été présent avec elle, présent pour elle.

Pour partager sa peine, notre peine, pour en prendre une partie dans mon coeur, cette peine que j’ai fait mienne un tout petit peu pour un tout ptit bout du temps qui semble éternité quand on souffre. J’en ai pris une toute petite partie pour qu’elle puisse être un peu plus légère pour un moment. Si cela est possible.

Et quand je suis sorti de l’institution grise, en ce jour gris foncé de forte pluie, l’orage a éclaté sur mon corps et en mon coeur, et en mon corps. J’ai passé le reste de la journée avec cette peine, le coeur gros, brisé, saccagé. Sans vouloir me défiler, j’ai respiré dans cette souffrance qui est aussi mienne, qui est aussi en chacun(e) de nous. Car nous portons tous et toutes en nous la douleur du monde, la peine collective. Si on accepte de l’accueillir, si on daigne la sentir en soi aussi. Car nous ne sommes pas séparés du reste du monde, pas séparés de rien du tout. Nous sommes le monde.

Le monde souffre ces temps-ci. Le coeur de plusieurs est brisé, et plusieurs têtes s’inquiètent et cherchent une porte de sortie, un sens à la vie, un sens à leur vie.

Alors prenons soin les un(e)s des autres. Car nous sommes uni(e)s, lié(e), un et une seule même unité, une seule et même grande famille, et l’univers nous tient encore. Ensemble. Uni(e)s.

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Votre pouvoir est dans votre amour.
Pas dans votre force brute.
Ni dans votre solde bancaire, ou votre réputation en constante évolution.
Ni dans vos histoires incroyables de conquête et de gain.
Ni même dans votre intellect, votre esprit brillant.
Mais dans votre volonté de laisser votre cœur se briser aujourd’hui.
Dans votre courage d’en laisser entrer un autre, laissez-le compter.
Pour ressentir ce qu’ils ressentent.
Ressentir de la joie, ou de la peine, ou le doute le plus délicieux.
Se tenir à leurs côtés, mais ne pas essayer de les réparer.
Être le lieu de tout cela… l’émergence.
C’est votre pouvoir – votre capacité à fournir un refuge,

pour laisser la vie se nicher dans ton cœur géant.
Pour tenir les sans pouvoir et les impuissants.
Respirez dans vos ventres, poitrines, dans vos têtes, les épaules tendues.
Pour être victorieux là-bas – se tenir tout entier dans une étreinte légère mais puissante.
Se dire : Chéri(e), je suis là.
Je suis enfin là.

– Jeff Foster

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Et ci-bas, un classique déjà posté ici. Pour que nos coeurs s’ouvrent grands à l’amour.

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