THE GOOSE IS OUT

Certain(e)s aiment opposer religion et spiritualité, présentant la première comme passée date et limitative alors que la seconde serait la voie à suivre pour une émancipation de la conscience.

Mais tel que l’illustre bien la simpliste mais très parlante image ci-haut, le/la génie se trouve inévitablement à l’extérieur de la bouteille et on doit trouver une façon de retirer le bouchon.

The goose is out disait souvent notre beloved Osho (1).

Avec la récente visite pénintencielle du pape, plusieurs des actions néfastes de la religion catholique ont refait surface, et ce passé est loin d’être glorieux au plus haut des cieux, et encore moins ici bas sur terre. Et le catholicisme n’est probablement que la plus répandue des religions, donc pour cela possiblement la plus perverse. Mais toutes les religions organisées ont de graves taches à leur dossier, et plusieurs tâches de réparation à effectuer. Toutes les religions peuvent s’avérer perverses, surtout dans leurs bouts les plus extrêmes.

Mais à mon avis, la religion n’est ni plus ni moins que de la spiritualité politisée. Une tentative d’instaurer en système hiérarchisé une forme de contrôle sur l’âme des gens.

Sauf que contrairement à l’eau, la bière, le vin et le 7-Up, l’âme ne peut se laisser embouteillée. Ni même les spiritueux. Si les émotions sont liquides, et les pensées futiles, l’âme est et sera toujours sauvage et vaporeuse. L’âme est lousse et sauvage. L’âme doit graviter dans ces parages, et même au-delà ne puis-je qu’imaginer.

Les anneaux de la galaxie de la Roue de chariot, qui se situe à 500 millions d’années-lumière, apparaissent avec une clarté jusqu’ici inégalée grâce au télescope spatial James Webb.
Photo : NASA via Radio-Canada

Alors pour les adeptes qui disent pratiquer la pleine conscience, nouvelle approche à la mode dans le monde dit spirituel, on repassera. Déjà, le seul fait de prendre conscience de notre propre inconscience est en soi un grand pas pour notre humanité relative, et une preuve d’humilité. Alors avant de viser la pleine conscience, ayons au moins conscience de notre petit pan de conscience si limité, de nos propres limites étroites et de notre perspective obtue et très très relative.

Certains aiment se considérer très spirituel(le)s. Mais sincèrement, qui ‘est pas spirituel ?

D’autres aiment juger et classer les gens dits religieux. Mais religion ne veut dire que relier. Une tentative de se relier à plus grand que soi.

Nous sommes tous et toutes des petits bouts du grand esprit embouteillés dans un corps distinct, des âmes incarnées ambulantes. Tous et toutes à la recherche d’un sens à trouver, une place juste en ce vaste monde.

SI nous étions réellement pleine conscience comme certains aiment se penser avec fierté et un brin de supériorité, nous verrions sûrement plus grand, plus large, et plus clairement. Nous serions capable de nous voir nous-mêmes. Mais nous sommes des êtres limité(e)s, en développement, des work in progress sur deux pattes, mû(e)s par un coeur d’étudiant(e).

Et la moindre des choses que nous pouvons faire pour saisir la réalité de ce monde illusoire – il paraît du moins que tout est illusion – est de faire preuve d’humilité. Et cesser de croire que l’on sait quoi que ce soit, que nous sommes supérieurs à autrui, que notre chemin est juste et bon. Car il existe plein de gens de coeur, autant chez les athé(e)s qu’au sein des religions organisées.

Et ni vous ni moi ne savons rien, ni quoi que ce soit, car si infiniment vaste la vie, si magnifiquement mystérieuse cette existence dans laquelle on baigne.

Il y a toujours du nouveau à apprendre, toujours place à expansion dans nos croyances limitées et limitatives, toujours plus d’espace et de vide à insérer entre nos pensées, toujours plus d’amour à puiser en son propre coeur, et toujours plus de bonté et de simplicité à générer en soi et à partager autour.

Finalement, l’oie ne veut que s’envoler !

(1) Il existe une célèbre histoire zen à propos d’un disciple, Riko, qui demanda un jour à son maître, Nansen, de lui expliquer le vieux koan zen de l’oie dans la bouteille. À savoir, si un homme met un oison dans une bouteille et nourrit l’oison à travers le goulot de la bouteille jusqu’à ce qu’il grandisse et devienne une oie – et alors il n’y a tout simplement plus de place à l’intérieur de la bouteille – comment l’homme peut-il le sortir sans tuer l’oie ou casser la bouteille?
En réponse, Nansen crie : « Riko ! » et donne un grand coup avec ses mains.
Surpris, Riko répond: « Oui maître! »

Et Nansen dit : « Tu vois ! L’oie est sortie ! »

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