AMOUR, PARDON & GUÉRISON

Je voudrais, avec vous, demander à nouveau pardon à toutes les victimes.
La douleur et la honte que nous ressentons doivent devenir une occasion de conversion : plus jamais ça ! —  Extrait de l’homélie du pape François

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C’est notre vie, c’est mes amis, c’est tout le monde qui est dehors, que vous ne voyez pas, qui ont été touchés, qui ont été affectés et qui ne l’ont pas entendu aujourd’hui, mais qui ont accepté pareil cette messe-là. Ils l’ont trouvée belle,

Alors, comprenez-vous que, quand je vais vous dire bye-bye tout à l’heure, bien, je vais leur dire : vous pouvez lire ce que le pape a dit ce soir à d’autres Autochtones, à d’autres leaders puis à la planète au complet.

– Michèle Audette sénatrice autochtone.
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Quelle semaine mes ami(e)s ! La visite de vous savez qui a pu initier pour tout un peuple un début de guérison à grande échelle pour des crimes commis depuis des siècles sur cette terre par l’envahisseur.

Comme le disait avec justesse Ghyslain Picard hier, militant innu et chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador depuis 1992, qui en a donc vu d’autre, chaque personne fera son propre processus de guérison à sa mesure et à son rythme.

Certain(e)s portent encore les conséquences de ces crimes en leur terre, leur corps et leur âme et conscience. Certain(e)s les ont subis, d’autres les ont imposés. Mais ces crimes souillent la terre locale et flottent dans l’air local depuis des siècles, comme ils ont heurté les coeurs et l’âme de tant de gens.

Peu importe notre ascendance, même si les répercussions se vivent très différemment, nous sommes tous et toutes lié(e)s par les gestes d’horreur commis. Qu’on les sente ou pas, qu’on le veuille ou non, notre passé nous habite toutes et tous. On ne peut se laver complètement les mains de notre passé car nous le portons dans notre histoire jusque dans nos gènes. Consciemment ou pas. Commune l’histoire, une seule histoire même si différentes versions vécues.

Si beaucoup de sang a coulé au fil des siècles au nom de Dieu, par la bouche (et les mains etc) de son armée d’hommes supposément pieux, cette semaine beaucoup d’encre virtuel s’est téléchargé. Normal car nous les humain(s), nous exprimons nos émotions par la bouche de nos passions, ou par nos claviers. Mieux que de les emmagasiner dans son corps et son inconscient. Jusqu’à un certain point. Et maintenant est venu le temps de ramener toute cette histoire chacun(e) à soi et de réparer.

Ces gestes répugnants ne peuvent être défaits ni refaits, mais désormais on aura tourné une page du grand livre des histoires plus ou moins rapportées avec justesse dans nos livres de blancs. On construit toujours l’histoire que l’on veut que le monde retienne, mais la vérité finit toujours par émerger. Sinon dans les livres, toujours dans le coeur et la conscience des gens.

En ce sens, le pape est au moins venu. Un premier pas est fait. Et espérons maintenant que l’église prenne vraiment ses responsabilités parce que jusqu’à maintenant, il ont joué safe François et ses sbires avouons-le. Que certains chrétiens et hommes d’État. Come on Frankie boy ! Mais un pas à la fois, et chaque pas dans la foi comme on dit.

Peu importe ce qu’on en pense, ce que l’on a lu et écrit, la vie continue et la réflexion se poursuit. Je crois sincèrement que symboliquement, malgré la tiédeur des excuses et des responsabilités avouées, cette visite est importante, au-delà des détails de la réparation concrète qui s’en suivra.

Ainsi, en ces temps de pardon et de grand passage tant sur les plans social qu’historique, en guise de conclusion de cette semaine marquante, je tiens à partager ici les mots du «Décret du Pardon et de la Guérison» traduit du portugais (mots d’André Lima, du Brésil).

Meegwetch aux gens d’ici. Le ici de partout.

Dès maintenant, je laisse aller tous les ressentiments liés aux expériences passées.
Je laisse aller et je pardonne à toute personne qui a pu me blesser.
Je laisse aller et je pardonne à toute institution, entreprise ou gouvernement qui a pu porter atteinte à ma vie.
Je choisis de pardonner tout en me sentant en sécurité et protégé(e).
Je pardonne et j’impose mes limites à chaque fois que cela est nécessaire.
Je pardonne la vie, Dieu ainsi que l’Univers, pour tout type de situation actuelle ou passée dont je me sens ou me suis senti(e) victime.
En ce moment même, je choisis de laisser se dissoudre tout sentiment d’injustice, de deuil, de colère et de tristesse.
Je me pardonne pour toute erreur que j’ai pu commettre ou pour toute opportunité que je n’ai pas su saisir.
Je me libère de la culpabilité et je boucle toute action ou pensée qui ne soutient pas la vie.
Je laisse et laisserai le pardon nettoyer chaque cellule de mon corps.
Mon Esprit prospère pardonne à tout et à tous et toutes de façon inconditionnelle car tous et toutes méritent de ressentir la paix intérieure et le bonheur.
Cette paix est ma propre essence et je lui permets de s’exprimer.
Je laisse et laisserai le pardon désintoxiquer et purifier chacune des cellules de mon corps.
Toutes les personnes et les expériences de ma vie m’ont apporté de grandes expériences d’apprentissage. C’est pourquoi je remercie tout ce que j’ai vécu et tous ceux et celles qui ont contribué à ma propre croissance.
Je pardonne aussi ma famille, mes parents et mes ancêtres pour toute forme de souffrance qu’ils ont pu m’imposer ou me transmettre. Ma paix intérieure est supérieure à tout attachement, émotions et rancune antérieurs ou actuels.
C’est grâce à la libération de ces sentiments et de ces ressentiments que je peux me libérer totalement de toute victimisation et me dégager de mon histoire personnelle antérieure.
À partir de maintenant, j’assume l’entière responsabilité de ma vie afin qu’elle m’apporte bonheur et plénitude.
Mon Esprit est complètement engagé dans le moment présent et la présence afin de créer la vie, la prospérité et l’abondance que je souhaite et mérite et que je souhaite à tous et toutes.
Graduellement, et de plus en plus, je laisse grandir et s’étendre la gratitude en mon for intérieur, rendant chaque cellule de mon corps plus vibrante, apportant guérison, purification et sobriété à mon esprit supérieur et à mon corps.
Je laisse cette gratitude s’étendre au-delà de mon corps physique pour aider à guérir les gens, les animaux et l’environnement autour de moi.

Ainsi soit-il

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