ET FLOUSH ET FLOUSH

Une mer entière ne peut couler un bateau à moins que l’eau n’y pénètre. De la même façon, la négativité du monde entier ne peut vous éteindre à moins que vous ne lui permettiez de le faire.
– Tich Nhat Han

Pas mal de moins belles choses qui se passent en ce bas monde en ce moment non ?

L’environnement, les conflits armés, le régressisme juridique et politique chez nos voisins d’en bas face aux droits des femmes, l’inflation, la crise du logement, la polarisation, la rapidisation du monde, et autres tutti quanti.

Sans s’y fermer complètement, quoi que certaines limites soient nécessaires pour ne pas se faire inonder ou infiltrer, quand même tout un exercice de discriminer.

S’informer au sujet de notre monde, sans caler dans la bouette ni s’engluer dans les sables mouvants des mauvaises nouvelles ou/et de la désinformation.

Se tenir au courant de ce qui se passe ailleurs sur notre planète, sans se faire gruger par la peur, l’angoisse ou l’anxiété.

Pas si évident de trouver l’équilibre entre l’empathie pour ce monde, notre monde, en particulier pour les gens qui le peuplent et qui souffrent, et notre propre petit bien-être personnel assez douillet s’il en est un.

Car on veut et peut bien cultiver la paix en soi et autour, pas si simple ni aisé de le faire sans se soucier du sort du monde, car notre monde. Ni sans ressentir la douleur de ceux et celles qui souffrent, en particulier, les enfants, les gens plus fragiles.

Alors ?

Comment ressentir toute la douleur qui habite les gens de notre monde sans que cette douleur ne prenne toute la place ?

Comment apprécier notre chance sans ressentir de culpabilité ? Car bien sûr, nous ne sommes coupables de rien (contrairement à ce que les autorités catholiques ont voulu nous faire sentir), mais nous sommes en même temps responsables de notre petit bout de terre et de terrain, que ce soit en nous, comme autour.

Responsable comme en anglais able to respond, capable de répondre. Premièrement répondre plutôt que réagir. Et ensuite, répondre par quels gestes concrets ? Car on a beau penser savoir ce qu’il faudrait faire pour alléger une toute petite partie de la douleur du monde, faire quelque chose de significatif est une autre histoire.

Et de fait, faut-il absolument faire quelque chose ? La prise de conscience n’est-elle pas suffisante ? Et de toute façon, fait-on quelque chose pour se dédouaner ? Ou penser le faire ?

Comme vous voyez, plusieurs questions qui me trottent en tête ce matin. Comme toujours.

Pour le moment, je les mettrai sur le rond d’en arrière et j’irai prendre soin de mon ptit bout du monde ici, semant un peu d’ordre et beauté. Pas mal la seule chose que je puisse faire pour le moment. Avec garder en coeur et en tête les gens pour qui la passage actuel est moins simple que le mien.

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