ÉPIQUE ÉPOQUE

J’ai tout de suite apprécié ces mots. Pour cela que j’ai envie de les commenter. Et de les utiliser comme une miroir dans lequel me regarder.

Tout d’abord, malgré le fait que j’écrive presqu’à tous les jours, je ne veux pas que l’on porte trop d’attention à ma personne. Plus à mes mots, mes idées et les réflexions qui vivent en moi – et qu’elles peuvent susciter en vous – qu’à moi. Pour cela que vous trouverez très peu de photos de moi en circulation. Pas trop d’intérêt là pour ma part. J’aime davantage dévoiler les idées et réflexions qui me traversent le cerebelum que les détails de la surface de mon visage ou de mon corps.

Et après un certain nombre d’années, on pourrait dire que oui, nous sommes d’une autre époque. En ce sens, si j’essaie d’avoir du respect pour tout le monde, même si cela demande parfois un effort quand les gens insultent autrui, j’ai toujours porté et je porte encore toujours un respect particulier pour toute personne qui a plus d’années au corps que moi. Simple respect mathématique. Toute personne qui a vécu plus longtemps que moi me semble mériter du respect simplement pour avoir marché une route plus longue que la mienne. Et avoir perdu des proches, ami(e)s, collègues. Respect.

Je crois encore aux valeurs de la famille, (même si sa forme change), de l’amitié (même si elles semblent moins nombreuses mais plus profondes avec les années ), de l’honnêteté (face à soi et aux autres) et du respect (envers tout ce qui vit). En plus de quelques autres valeureuses valeurs heureuses on the side.

Avec les années qui passent, il me semble de plus en plus plausible de croire que la vie est une roue qui tourne – les saisons me le démontrent clairement ici via mes fenêtres depuis 11 ans – et que tôt ou tard nous récoltons ce que l’on sème maintenant – ou récolterons – toujours ce que l’on a semé jadis. Qu’on ne peut tricher avec la vie. Même si cela s’avère souvent plus tard que tôt. Les miroirs que l’on croise sont là pour nous le rappeler. Comme notre conscience à 3 h du matin quand on tourne et tourne dans notre lit.

Je me contente facilement d’un amour simple, nourrissant et ordinaire, et de quelques amitiés sincères qui durent dans le temps, comme certaines plus récentes (dont mes silencieux(ses) Buddha buddy(e)s de la Tribu), de nature, d’un toit et de chaleur, d’eau fraîche et d’un peu de nourriture. Et de temps, et d’écriture, et de regarder le temps qui passe. Petit train train ne va pas si loin mais se vit très très bien. Les souhaits d’anniversaire sur FB réchauffent mon coeur, et le simple fait de me savoir apprécié par quelques-un(e)s aussi.

Je tente de vivre à ma façon. En fonction de ce en quoi je crois, ce qui me motive, me passionne, m’allume. Dans le respect de la nature et des gens, des animaux et des lieux. Je ne veux pas trop d’attention, pour ça que ça prend place à côté de la main track, que ça déroule dans ma petite forêt ici, à l’abri des regards. La discrétion a bien meilleur goût.

Contrairement aux mots ci-haut, je vais de moins en moins toujours de l’avant car je tente d’apprendre à faire du surplace de qualité. Slowmo est mon motto. J’apprends lentement et parfois durement à prendre le temps de faire chaque pas avec attention et l’intention de faire du sur place de qualité. La vie s’arrangera bien de nous faire avancer par en avant.

Même si ce que les autres pensent de moi ne me détourne pas de la route à suivre, je ne peux pas affirmer que je ne fais pas attention à ce que les autres disent ou pensent (mots manquants dans le texte) de moi. Car parfois, il y a des remarques justes et bonnes qui nous sont dirigées. Et parfois, selon de qui ça vient, certaines remarques m’ébranlent et me remettent – temporairement – en question. J’écoute, je jauge et je juge de la justesse et de la pertinence de la remarque. Et si le commentaire reçu nécessite un ajustement de ma part, ainsi sera-t-il.

Et pour terminer, je modifierais la dernière phrase que je trouve trop pessimiste. Le but de notre vie ne suffit pas de ne pas se dégoûter soi-même, remontons la barre un peu.

Car ce qui compte c’est de pouvoir se regarder dans le miroir et s’apprécier soi-même et à sa juste valeur. Et toute la vie est un miroir; chaque individu, chaque situation, tout ce qui apparait dans nos yeux et nos écrans. Tout ce que l’on voit, tout ce que l’on pense, tout ce que l’on sent et ressent, tout ce que l’on dit et tout ce que l’on fait n’est que réflexion de nous-même, regard auto-portant.

Car chaque regard que l’on porte sur la vie en dehors de nous témoigne de notre relation avec nous-même. Toujours soi face à soi.

Aho !

2 réflexions au sujet de « ÉPIQUE ÉPOQUE »

  1. Ravi

    merci de parler de toi, cela m’aide à te comprendre davantage et nourrit mon amitié pour toi… nous marchons nos chemins respectifs mais à proximité l’un de l’autre depuis plus de 20 ans…

    J’aime

    Répondre

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s