ÉTÉ DE DENTELLE

Ça fait 13 ans que j’écris 5-6 fois par semaine. Tôt le matin, je choisis un meme et je brode autour du thème, juste de même.

Je tricote des mots, je faufile des phrases et j’enfile quelques jeux de mots drôles ou moins, fins ou pas, qui passent parfois inaperçus. J’écris entre les lignes. C’est ma méditation matinale. Ça me centre, ça me vide la tête, ça me branche sur mon coeur, et mes 10 doigts. Jeu plus que travail manuel. Un café, un clavier et quelques mots égarés.

Ces temps-ci, par contre, j’ai parfois l’impression que j’ai fait le tour quand j’écris. Le tour de quoi ? Je ne sais trop. Mais le tour de quelque chose en tous cas. Est-ce le tour de moi ? SI oui, je tourne en rond après avoir écrit dans tous les coins.

En tapant le mot tour, juste avant, là, plus haut, j’ai fait une erreur et j’ai tapé trou plutôt que tour, réalisant ainsi que les deux mots sont faits des mêmes 4 lettres. Les mots se jouent de moi, et moi je joue avec vous. Tout est dans tout et tour est dans trou.

Je ne sais pas si c’est l’été, mais j’ai envie d’écrire plus léger cet été. Écrire dans le vent.

Comme le suggère l’affiche ci-haut, avec le beau temps et la chaleur, j’ai envie d’écrire plus de poésie et des choses fofolles qu’au sujet des enjeux du monde et de l’âme. Comme si le poids du monde nous pèse déjà assez sur l’âme comme ça, faut l’alléger, s’alléger, écrire léger.

Comme si une grande envie de légèreté s’empare de mon âme ces temps-ci, un besoin de non-essentialité, de superflu, de toutes ptites affaires extra ordinaires.

Encore envie de jouer avec les mots mais pour ne rien dire de grave, écrire aigu, et ne dire que du léger, pour écrire dans le vent et dans les airs, pour ne dire que de la grâce. Écrire en tant qu’action de grâce. Broder des mots.

Cet été aussi, j’ai entrepris un grand ménage de la forêt autour des lieux ici, comme des pourtours de la maison. Envie de Zenitude, d’ordre, de beauté, de tranquillité. Envie d’art léger.

Même chose pour notre petit groupe de méditation en ligne. Pour l’été, pour faire changement, j’ai envie de rouler sans horaire fixe, sans plan. On va méditer, peut-être même plus souvent, mais plus spontanément. Pour l’été…

Envie d’être moins régulier ici aussi sur ce blogue, et de reprendre mon projet de livre, pour écrire à plus long terme, écrire plus profond. Envie de prendre une pause d’écrans, pour fouiller davantage dans mon écrin.

Le livre pour écrire plus profond, et la poésie pour écrire plus léger. Prête moi ta plume, et ton clavier, pour écrire mes mots.

Cet été, j’ai envie de vivre un peu plus foufou, fofollement, légèrement. Jouer dehors. Changer un peu des habitudes hivernales, sortir de la maison et laisser la guerre et les problèmes de société de côté. On a ce luxe nous qui ne vivons pas en temps de crise ni de guerre directe. Sans oublier toutefois ceux et celles qui sont pris dans les conflits. Liés de tous nos coeurs.

Faire des feux, nettoyer la forêt, écouter les oiseaux, créer des oeuvres de nature art. Vivre d’art et dehors.

Cet été, envie de retomber en amour avec moi-même, avec le monde et avec la vie de nouveau.

Et je vous souhaite de même. Je vous souhaite ce même meme.

DANS LE MONDE ET LE MONDE EN SOI

Tu penses que tu vis dans le monde mais la vérité est que c’est le monde qui vit en toi.

Vit-on dans le monde ou est-ce le monde qui vit en soi ? La question se pose.

La guerre, les famines, les migrants, la sécheresse, on a beau dire que tout ça vit en nous, la réalité de certaines personnes est tout de même bien différente de la nôtre qui est relativement feutrée pour dire le moins.

Comme vit en nous l’immense beauté de la nature, les miracles quotidiens et les multiples actes de bonté.

Si on peut en effet se demander si c’est nous qui vivons dans le monde ou si c’est le monde qui vit en nous, la réponse n’est pas si simple. Elle comprend un peu des deux.

Bien sûr que tout ce que nous voyons est perçu par soi-même, à-travers nos filtres et nos construits mentaux et que le dit monde extérieur est reconstruit et représenté en soi-même.

Bien sûr que nos yeux et nos sens font entrer en nous certaines réalités très différentes de la nôtre et que l’on doit laisser entrer ces images et ressentis qui se transformeront ensuite en sensations et en impressions. On reconstruit le monde extérieur en soi-même.

Bien sûr qu’on voit le monde comme on se l’imagine.

Mais on peut aussi présumer qu’il existe une certaine réalité out there, une réalité de faits, une réalité de chair et de fer. Et on doit la regarder avec beaucoup de lucidité si on veut voir le monde – et soi-même – tels que cela est vraiment. Même si tout est question de perception, et de représentation interne.

Alors en soi ou en dehors le monde ?

La question a l’air banale et un peu déconnectée et ésotérique mais elle se pose tout de même. En fait, depuis que je suis tout petit que je me la pose. Notamment à savoir si je vis seulement à l’intérieur de ma propre peau ou si je suis plus vaste ? Ou pas. Ou même si j’existe ou si ce n’Est pas un beau et grand rêve ?

Mais alors, s’il y a bel et bien séparation, qu’est-ce qui nous sépare chacun chacune du monde ? Notre peau ? Notre nom ? Notre corps ? Notre petit moi ? Notre propre idée de séparation entre soi et le monde ? Ou notre incapacité à se sentir relié(e) ?

Car d’où venons-nous ? Et où retournerons-nous ? En quoi sommes-nous séparés et différents du monde ?

On aime se dire Dieu, et Déesse. Mais sommes-nous prêt(e)s à assumer tout ce que ce monde, notre monde, crée. Le beau comme le laid, le sublime comme l’affreux ?

Sommes-nous capables de prendre la responsabilité – comme dans la version anglaise response ability – de tout ce que la vie nous montre, nous offre ? De faire nôtre notre vision et version du monde ?

Et d’agir en conséquence pour en faire un monde meilleur, ou du moins pour l’améliorer au mins un ptit peu. Car si on veut le meilleur pour soi-même, on ne peut que vouloir le meilleur pour le monde entier aussi. Si nous sommes le monde, on ne peut qu’agir de la même façon envers qu’envers le monde.

Et ça si c’est moi qui le dit, c’est toi qui le lit.

Et toi c’est moi et vice et versa. Et nous, c’est vous, et eux/elles.

You know what I mean and I mean what you know.

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La vie comme prière

Si vous mangez, mangez avec amour ; parce que ce que vous mangez, c’est Dieu.
Si vous marchez, marchez avec amour ; parce que vous marchez sur Terre, terre sacrée.
Si vous vous baignez, faites-le avec une profonde dévotion, avec amour et respect pour votre corps, puisque ce n’est pas votre corps, c’est le corps de Dieu ; c’est Son temple.

Ainsi, les petites choses de la vie qui n’avaient aucun sens commenceront à avoir une immense valeur.
Et quand les petites choses commencent à avoir un sens, elles ne sont plus petites : vous les avez transformées en grandes choses.

À vous de vivre une petite et insignifiante vie, ou une grande vie : si vous vivez sans amour, vous vivrez une toute petite vie.
Si vous vivez avec amour, à travers l’amour, vous aurez une belle vie, car l’amour rend tout grand.
L’amour est la pierre philosophale : tout ce qu’il touche se transforme en or.

– Osho
Don’t look before you leap, initation talks
Via Ma Ananda Sarita

LUNDI MATIN ZEN SANS TITRE

Ce matin, juste envie d’écrire comme ci et comme ça, et non au sujet de quoi que ce soit en particulier, rien d’autre que ce qui veut s’écrire et se laisser dire.

Juste envie de faire blob blob blob dans le vide et tap tap tap sur mon clavier jusqu’à vous peut-être, mais surtout dans le grand vide.

Envie de ne rien dire en fait, ne dire rien d’autre que les petites choses de la vie. Les petites choses pas si importantes, les choses triviales Triviales dans le sens d’ordinaire, commun et banal et non dans le sens de vulgaire et contraire aux bons usages. Même si je n’ai que faire des bons usages. Car tout ce qui est bon peut aussi être mauvais alors que neutre, comme ce que c’est.

Ce matin, deuxième lundi de juin en Boréalie, gris dehors et bleu dedans, juste envie de faire un petit signe de vie à la vie, la petite comme la grande. Lui dire qu’elle résonne encore ici, qu’elle clignote dans mes doigts, qu’elle buzze en ce coeur et qu’elle papillote sous mes pieds. La vie est reçue et transite par ce corps. Comme par les autres milliards.

Pas envie d’enseigner quoi que ce soit à quiconque, ni de faire la morale, seulement envie de dire au monde entier d’arrêter parfois, de s’arrêter, de se la fermer, d’écouter et de prendre soin de soi. De se brosser la soie intérieure. Tout doux, tout doux le monde en ce matin de juin vert tendre. Matin green shake.

Pas envie de quoi que ce soit qui ne veut pas être facilement, qui ne désire pas exister avec aisance. La vie facile, la vie douce.

Envie de zen, envie d’un peu de naturellement fluide, envie de pluie pour que le vert vive et boive et que le vert soit à moitié plus que plein qu’à moitié vide.

Petit matin pour voir le tout mais surtout le rien, pour voir tout ce qui se cache dans les mains de la vie dans ce grand jeu de poker tragico-cosmico-comique. Est-ce que 2 jokers ça bat quatre as ? Mamma mia et deux de Pique.

Petit lundi matin ordinaire sur Terre, et dans les airs, mine de rien. Rien dans les mains, rien dans les poches, tout dans le coeur. Roi de coeur et deux de pique. Petit bonheur épique.

Chronique sans titre, chronique épique et piquement banale et triviale. Chronique qui pique et qui délice. Chronique qui ne dit rien, chronique qui zigue et zague. Chronique qui évite de dire ce qui ne doit pas être écrit. Chronique aphobe juste pour le fun. Chronique inutile et ludique pour simplement nous faire perdre un peu du temps qui passe dans cette course fofolle vers le grand nulle part. Car toujours ici guiliguili.

Fendre le bois et porter l’au-delà. Essence de Zen, jusque dans la couenne.

CHAOS, TIC TAC TÔT OU TARD

Je suis une grande amie du chaos. C’est tout ce que la vie nous offre. Quelle drôle d’idée que celle de penser gérer la vie… la vie n’est que risque, que chance, la vie c’est s’ouvrir à la chance. Les meilleures choses de ma vie, et c’est probablement le cas pour la plupart des gens, découlent du fait d’être ouvert(e) à être dévié(e) de la trajectoire désirée. – Tilda Swinton

Chaos est le nom que l’on donne à un ordre qui n’est pas encore compris. Henry Miller

Autant on voudrait pouvoir contrôler sa vie, autant on sait deep down que cela est tout à fait impossible et illusoire. Et c’est ça qui nous fait si peur. De ne pas savoir ce qui nous pend au bout du nez.

La vie est chaos, un grand désordre, la vie est imprévisible. Et malgré tout, tout roule, tout se tient. Du moins ici dans nos contrées de privilégié(e)s. Car dans certains endroits du globe, le chaos est anarchique et beaucoup plus douloureux qu’ici. Apprécions notre immense chance et précieux privilège.

Ce grand désordre existentiel dans lequel nous flottons – ou que nous craignons c’est selon – est ce qui nous tient sur nos gardes, ce qui nous maintient alerte. Et bien qu’on ne veuille pas attirer ni inviter les obstacles ni les défis, on doit tout de même s’y préparer et être prêt(e) à tout. Surtout à ce que l’on craint. De toute façon, pourquoi craindre quoi que ce soit ? La question se pose, et se dépose.

Espérer le meilleur et se préparer au pire comme le veut le dicton.

Sans trop visualiser ni anticiper les obstacles ni les temps durs, savoir toutefois que, par moments, la vie nous mettra inévitablement à l’épreuve, qu’elle testera nos limites. En particulier en ces temps à venir car de grands changements semblent se dresser devant l’humanité entière.

Optimiste, pessimiste ou réaliste, quelques options devant l’inconnu. Mais le même inconnu.

Je crois aux vertus de l’optimisme.
Ce n’est pas facile, mais ça ne sert à rien d’être pessimiste.
Anticiper le malheur, c’est le vivre deux fois.
Mieux vaut croire que les choses vont aller mieux.
– Jean-Pierre Bacri

Deux attitudes, deux attentes :

Mais au-delà de tout, au-delà nos attentes, qu’elles soient roses ou noires, demeurer confiant(e), flexible et s’attendre à tout. Comme à rien. Et prendre ce qui nous est offert comme cela vient, comme cela viendra. Car quoi faire d’autre de toute façon devant ce qui n’est pas encore ? Qui vivra verra.

Et à trop attendre le pire, peut-être qu’on finit par le créer pour se prouver qu’on avait raison ? Car on aime tant avoir raison. Mystérieuse la vie. Attention à ce qu’on attire à soi dit-on.

Parfois la vie coule doucement et facilement, profitons-en pendant que ça passe car tout passe. Et en d’autres moments, ça brasse, ça tasse et ça casse, il y a de la houle en nous et autour, et de la broue dans notre toupet.

Résilience. Un mot à cultiver. Une attitude à développer. alors comme les scouts, toujours prêt(e)s, à tout, comme à rien.

Quand la vie nous frappe dans l’dash, quoi d’autre à faire que de constater, accepter, digérer et continuer. Et même bâtir sur cette résistance à l’adversité acquise. Car on dit que l’obstacle est la voie. Et que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort(e). Des mots, mais qui contiennent un part certaine de vérité comme en fait foi la vie chaotique de certaines personnes au parcours sinueux qui irradient la lumière après les tempêtes.

Et sans connaître la suite, sans se douter de ce qui vient, et de ce qui viendra, demeurons ouvert(e) et confiant(e).

Et prenons chaque bouffée de vie une à la fois, et chaque puff avec foi.

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La beauté d’affronter la vie sans préparation est immense.
Alors la vie a une nouveauté, une jeunesse.
Alors la vie a une fluidité et fraîcheur.
Et puis la vie réserve tant de surprises.
Et quand la vie réserve tant de surprises, l’ennui ne s’installe jamais en vous.

– Osho

VÉRITÉS MENSONGÈRES ET VRAIS MENSONGES

La vérité peut marcher toute nue, mais un mensonge doit toujours se couvrir.

Vraiment pas certain qu’elle soit de Khalil Gibran celle-ci, donc erreur ou mensonge ? Même si c’était un mensonge en quelque sorte, ces mots contiennent tout même une certaine part de vérité.

D’où l’illustration que les deux concepts sont étroitement liés. Comme on dit, la vérité de l’un est le mensonge de l’autre. Et de nos jours, avec une certaine nouvelle intelligence technologique, on peut faire dire ce que l’on veut à qui que ce soit, et même créer des documents audio-visuels falsifiés qui mettent littéralement des mots dans la bouche des gens. Alors quant à distinguer le vrai du faux, ou la vérité du mensonge, on repassera. Et on se gardera une ptite gêne.

Dit autrement:

Les mensonges peuvent se dire haut et fort mais la vérité s’exprime en silence. Souvenez-vous en.

Pas certain non plus que ces mots soient de Mère Thérésa 😉

Mais en effet, quand on a quelque chose à vendre ou à défendre, on doit souvent lever le ton – et élever notre fakitude – pour tenter de parler par-dessus les faits, pour les ramener dans le droit et vrai chemin. Alors que la vérité peut relaxer et laisser les mensonges crier, elle peut se taire en paix.

Vérité et mensonges, un couple aussi mithique qu’Adam et Ève et Roméo et Juliette, que Ding et Dong ou Ben et Jerry / allo ma chérie ;-). L’un ne va pas sans l’autre, et l’une non plus, et ils vont très bien ensemble. En fait, ils existent un grâce à l’autre. Comme le Vrai du Faux. Ou même le noir et le blanc avec ses multiples nuances de gris.

La pureté, qui rime avec vérité, est un concept glissant et grisant mais n’existant que très rarement à part dans le néant. La pureté, comme la vérité, est un objectif vers lequel on peut tendre mais qu’on n’atteindra possiblement jamais. Comme l’intégrité. L’absolu est toujours un leurre.

Le couple vérité et mensonge n’a de sens que lorsqu’appliqué à soi-même. Ce n’est qu’en soi-même, que face à soi, qu’on peut être vrai, comme c’est à soi-même que les conséquences du mensonge sont les plus dramatiques. Car quiconque se ment à lui ou elle même finit par ne plus savoir qui il ou elle est. Surtout si on se croit.

On pourrait aussi rapprocher du couple vérité et mensonge celui de conscience et inconscience, avec leurs multiples teintes de semi consciences. Car l’acquisition – ou le dévoilement – de la conscience me semble être un processus qui tend du plus inconscient vers une conscience de plus en plus grande. Une graduelle illumination, un ensoleillement, une perte de voiles. L’ombre qui cherche la lumière. Avec possiblement un saut quantique un moment donné lorsque l’on réalise avec totale acuité l’ampleur des limites que l’on s’était imposées qui bloquaient notre regard. Lunettes enfumées qui bloquaient notre regard.

Ce qui est vrai pour un est un mensonge pour l’autre. Cela pose la question à savoir si un mensonge est toujours faux ? Ou s’il n’existerait pas de vrais mensonges ? Et une fausse vérité est-elle possible ? Intéressante question. Car la terre a officiellement longtemps été plate, quoi qu’elle semble le redevenir ces temps-ci pour certains. Parfois, plus on réfléchit, plus on tourne en rond. Vraiment pas plate la quête de la vérité.

Si certains pensent que la science clame posséder la vérité, cela ne me semble pas du tout le cas. On émet des hypothèses et on tente de les vérifier, avec des conditions le plus objectives qui soeint. C’est lorsque l’industrie s’empare des résultats pour vendre leurs produits que la science se retrouve pervertie et plus fausse que vraie. Mais autre débat. On fera nos recherches.

Combien de gens ont déclaré : c’est vrai, je le jure sur la tête de ma mère, en mentant. Et combien ont juré sur la bible de dire la vérité, toute la vérité, juste la vérité je l’jure en affirmant des choses complètement opposées.

Vraiment, le concept de vérité est fait de plastique malléable et twistable. Et ce n’est que face à soi-même que nous en sommes tributaires.

Et ça, ça, ça c’est vrai. Ou pas.

PENSÉES PENSÉES

Hé que ça pense le monde. Je pense, tu penses, il/elle pense, nous pensons, vous pensez, ils/elles pensent sans dépense.

Ça pense sans cesse dans le monde. 8 milliards de machines à pensées. Ça pense pour moi, pour toi, pour nous tous. Ça en moi, ça pense autour. Ça pense à ci, ça pense à ça, ça pense par ci pis ça pense par là. Ça pense pas à peu près. Ça pense sans compter, ça r’garde pas à la dépense. Ça pense hors de contrôle.

Car on ne contrôle rien en matière de pensées. Ça pense tout seul. Le monde se pense. Ça pense tout le tour de la panse. Ça tourne en rond car ça pense pas mal tout le temps à la même chose. La nourriture du mental est de la pensée, des pensées. À l’infini.

Je dis ÇA pense, car est-ce vraiment nous qui pensons ? ou n’est-ce pas plutôt que les pensées poppent en nous à notre insu ? La question se pose. Et prend beaucoup de temps à trouver. Toute une vie. et ce n’est pas la matière première qui manque.

Même quand on dort, quand on fait du sport, même quand on sort, ça pense encore. Cauchemar, mauvais sort comme disait le poète.

Évidemment qu’on ne dit pas tout à ce à quoi on pense. Ni ne l’écrit. Car il y a du drôle de stock dans notre moulin à penser, du bizzaroïde qui traverse notre machine à pensées. Tellement qu’à un moment donné

On aimerait bien. Ah si c’était seulement aussi simple. On a beau faire un backwash une fois de temps en temps, la matière première revient toujours. Comme des bulles à la surface. Certains aiment se divertir par l’humour, d’autres se transvestir par amour, d’autres encore choisissent d’altérer leur conscience à l’aide de spiritueux divers, même l’été.

J’te dis que ça pense à toutes sortes d’affaires c’te ptite affaire-là.

On est toujours face à face avec ce mental qui génère de la pensée comme certains champs au printemps.

Nous sommes condamné(e)s – certains se sentent damné(e)s – à apprendre à gérer notre faculté de penser, à gérer le flot incessant et constant de nos pensées infinies et auto-génératrices. Comme chaque matin ramène le soleil, chaque nouveau jour ramène son lot de pensées. Un gros tas de nouilles Ramen plein de noeuds les pensées.

Une bouillie incohérente, un magma qui poppe et poppe encore stimulée et alimentée par notre propre histoire pas toujours si propre car certaines pensées on préférerait refouler, comme par les histoires du monde environnant. Mais la pensée, même la plus sombre, cherche toujours son chemin vers la lumière. Toute pensée cherche la lumière, et espérons, la trouve.

Un moment donné, même si on aimerait bien, comme on ne peut se déverser le contenu car elles reviennent sans cesse

il ne nous reste qu’à faire face à tout ce qui monte, à observer, à sentir, à accueillir et à cueillir même car de précieuses pépites aussi à l’occasion émergent de ce volcan intérieur. En effet, le mental n’est pas diabolique. Il n’est qu’un micro processeur qui carbure à ce à quoi on le nourrit si on prend tout simplement le temps de l’assumer et de l’observer pour apprendre à comprendre son mécanisme automatique.

Comme le dit notre ami Krishnamurti (pas un ami intime quand même mais très précieux): On doit y mettre de l’ordre pour transformer ce foutu bordel. Lorsque l’observateur/trice devient ce qui est observé, alors il y a un ordre complet. – traduction très maison

Prendre le temps d’observer. Pour cela il faut arrêter.

Avoir le courage d’observer, de s’observer, et de se détacher de ces pensées, qui ne sont jamais nôtres, que des pensées sans propriétaires éparses et autonomes. Parfois elles s’accrochent à notre petite histoire, parfois elles émanent de la Grande.

Qu’elles soient sexy ou diaboliques, ce ne sont que des pensées, des bulles d’air. Jamais les nôtres, nous ne sommes propriétaires de rien de toute façon. Même notre corps nous le rappellera un jour.

Car de toute façon, pourquoi même se soucier de qui nous aime ?

De toute façon, tout le monde se fout de ce que l’on pense car nous pensons toutes et tous à peu près la même chose, nous pensons grosso modo aux même affaires, car nous vivons tous et toutes dans un corps, mû apr les mêmes besoins, et tous et toutes dans le même monde. Oh que de petites différences et variations personnelles, mais overall, la même bouillie mentale.

Alors pensées ?

ou pensées ?

Même si on ne nous a jamais promis un jardin de pensées, ni de roses, on nous a quand même légué une machine à penser, à pensées. Il suffit d’y mettre de l’ordre, et d’avoir le courage et la lucidité d’observer.

Et de s’observer observer, observer s’observer.

Et alors les pensées s’évaporent et perdent de l’importance. Et alors un certain ordre s’installe en soi. Un ordre certain. Un ordre qui comprend et inclut tous les désordres du monde, les nôtres comme ceux des autres. Un ordre, qui comme un constant et fluctuant équilibre fait de tous les déséquilibres du monde, ne se contrôle ni ne se contient. Un grand désordre désorganisé qui est accepté pour ce qu’il est. Tout simplement, dans toute sa complexité.

LE NON SENS UNIQUE DE LA VIE

Image via Jim, ouais

Devant l’incertitude de la vie moderne, on peut réagir d’au moins deux façons et elles sont illustrées dans leurs extrêmes ci-haut. Apathie et enthousiasme. Et 50 nuances de gris.

Chacun chacune de nous avons notre propre façon de répondre ou de réagir, c’est selon, et ça varie dans le temps parfois avec certains mood swings plus zigzaguants les uns que les autres. On se promène allègrement du style bof patate/sofa au hop la vie sourire/pouce en l’air. Hi ha !

Notre perspective varie selon ce que l’on observe, selon ce sur quoi on met le focus comme disent les anglais, et certains chroniqueurs frenchglishois aux deux langues dans la vinaigrette. Tout va pour le mieux, ou c’est de pire en pire, et c’est selon.

Parfois la vague vient de l’intérieur, parfois du dehors.

Il y a plusieurs sources d’inquiétudes dans notre grand monde, je n’ai pas besoin de vous les nommer, vos deux yeux ouvrent encore. Marie-France Bazzo parle d’ailleurs d’un rapport inquiétant ce matin de la Presse Cyber si vous avez besoin d’en rajouter un peu.

Et en même temps, parlant vinaigrette, la seule vraie petite vie que l’on peut réellement vivre à notre échelle d’humain incarné, on essaie de faire du mieux que l’on peut avec ce que l’on a dans le coeur et entre les mains et les oreilles, on tente de squeezer tout le jus de l’orange qu’on donnait jadis seulement pour Noël – pendant qu’on a encore accès aux oranges, car quand même un luxe qu’on se doit d’apprécier les agrumes par ici. Les bananes aussi, en république ou en split.

La vie a-t-elle un sens ? Première question.

Et si oui, quel est-il ? Ou quels sont-ils ?

Je sais, je sais, petites questions et nous ne sommes que mardi matin.

Le seul sens unique et certain dans la vie réside dans la mort du corps, notre corps, notre char de chair. Le grand repos au fil d’arrivée. Ce corps qu’on a loué pour une vie, pas toujours consciemment car on pensait parfois l’avoir acheté jadis lorsque nous étions jeune. Et la location est sans garantie prolongée, même si on l’oublie parfois ça aussi.

À part ça, en terme de garantie, la seule autre est que notre sort repose en partie entre nos propres mains. Verre d’eau vide, verre d’eau plein et in between. Et comme le jus d’orange, l’eau est en soi un luxe pour plusieurs.

Le sens de la vie change avec les étapes de notre vie. Avec le temps qui passe, qui nous passe dessus, qui nous passe dedans. On diminue nos attentes, on apprend à apprécier le plus simple, le plus basic. On apprend à prendre le temps, parfois, de plus en plus. Autre luxe le temps.

Ces temps-ci, je fais un grand grand ménage jusque dans les entrailles de mon cabanon en vue de futures petites rénos. Je trie, je jette, je brûle, je donne. Bref je déleste. Je rend ma maison prête à tout, et plus que jamais. Ça me fait jouer dans les tréfonds de mes bébelles, de mes outils, comme ceux de mon âme. Deep work. Travail de l’âme dans le cabanon. Dans le cabaoui.

Et si jamais la ligne d’arrivée arrivait plus vite que prévue, car le sens de la vie n’est pas linéaire, logique, prévisible ni toujours droit devant, alors je quitterai avec le home en paix, en ordre, chaque chose à sa place et rien de superflu. Rien comme tout remuer et tout brasser pour se retrouver. Pour toujours purifier, délester, trier et retrier.

Le sens de la vie ce n’est peut-être que faire du ménage finalement. Toujours, sans cesse. À tout jamais.

Pouce en l’air.

RIEN C’EST DÉJÀ QUELQUE CHOSE

Si quiconque a de l’expérience avec quoi que ce soit ou connait la moindre chose à propos de quelque chose, SVP m’en faire part.

J’aime ces tournures de phrases qui nous font nous r’tourner le mental dans la bouche comme dans la caboche en spinnant sur lui-même. Ce genre de koans qui relèvent de la contortion mentale, ces mots qui nous font nous r’virer dans nos ptits souliers.

J’aime l’idée d’écrire follement, vivement, with a twist, et décrire drôlement le vivant, en rimant, en délirant et en tordant le néant.

J’aime que vous lisiez ces mots alors que moi je délire. Moi j’écris, je cries tout bas, et vous, soit vous lisez, ou pas. Alors moi j’écris dans le vide. Néant néant hi han hi han dit l’âne.

Si vous me lisez, vous pouvez faire ce que vous voulez de ces mots, car ce sont vos mots, je vous les prête, ou tenez, je vous les donne. Ça change la donne ça non ? Mes mots vos mots. Mots pour mots, mots de face et maux de dos.

Mes mots sont des mots give and take. Je vous les soumets, vous en faites ce que vous voulez, ou ce que vous pouvez. Ou rien du tout. Tout ou rien. Quit ou double.

Et si vous n’en pouvez plus de mes mots, parfait aussi de les ignorer, les jeter, les délester. Vous pouvez les twister, les distortionner, les pervertir ou les dégourdir. Recyclage ou conpostage aussi permis.

Car j’écris pour ne dire rien qui vaille, j’écris pour le fun, pour le flow, pour le pun.

J’écris bilingue, j’écris franglais et ançais, frenchglish ou sur le bout de lange à bout. J’écris pour me défouler, pour jouer, pour me divertir mais jamais vous pervertir.

J’écris fou, j’écris doux et j’écris tout, un point c’est tout. À Noël, j’écris poinsettia.

Je veux jouer avec les mots, je veux m’amotser, me draper dans les pourtours des sens à tionnel, je veux écrire a-rationnel. Je veux que les mots glissent dans le grand sablier hors temps de ma caboche et entre les lignes, comme ils coulent entre les touches de mon clavier, qu’ils se la coulent douce entre mes doigts. Je veux écrire plus vite que la marmotte pour voir mon ombre devant moi.

Écrire pour jouer, s’écrire pour alléger le sens de sa propre vie pour ne pas qu’elle soit lisse. Se répandre sur l’écran comme d’autres s’effacent devant le vent. Se camoufler en camouflet, se draper sans drapeau.

Dans quelques minutes j’irai méditer activement dans le vent, pour ouvrir mon esprit et me laisser décoiffer et ainsi alléger mon fardeau d’humain. Car grâce ou à cause du corps, dépendant ou défendant, tout humain qu’il ou qu’elle soit accumule toujours un ptit quelque chose, même si nous ne sommes rien.

Nous nous agglutinons après des croyances, des idées, des concepts et nous finissons par nous sentir à l’étroit dans un si vaste monde. Un monde de tous les possibles, mais aussi de tant d’impossibles possibles. Peut-être alors.

Pour tout vous dire, j’écris à la légère pour nous soustraire à la gravité de notre inhumanité. J’écris pour défier la loi de la gravité, j’écris illégal également.

Car certaines choses sont plutôt sombres sous le soleil de plus en plus show des réseaux. Alors j’irai me griller moi-même sous le chapeau de la roue de la vie qui tourne.

Ritournelles sans sens, sans fil, ni sans dessus dessous, qui tournent en rond car en quoi d’autre pourraient-elles bien tourner sans tourner les coins ronds ?

PRÉSENT ÉTERNEL / RÉEL TRÉSOR

Le terrain et la fondation de toute expérience sont toujours actuels, dans le moment présent.
Si tu attends pour une expérience, tu passes à côté.

– Adyashanti

Simple évidence. Et pourtant.

Le plus grand défi de notre existence pour les communs des mortels que nous sommes consiste à demeurer présent/e à chaque moment, attentif/ve à chaque instant, à chaque souffle de vie qui nous passe dedans et dans lqeule nous sommes aspiré(e)s, et parfois inspiré(e)s.

Et pourtant, on vit souvent soit dans le passé du bon vieux temps ou en avance, un peu plus tard, quand ça ira mieux, et que tout sera parfait. Le juste milieu n’est toujours qu’un bref instant.

Parmi les autres grandes leçons de vie à tenter d’apprendre et d’acquérir pendant notre passage sur terre, on pourrait aussi inclure celle de ne tirer aucune conclusion hâtive et de ne porter aucun jugement définitif car que sait-on vraiment avec certitude et une fois pour toute ? La vie est coquine.

Et à chercher, prendre soin et préserver le réel trésor qui nous a été légué à notre naissance, soit ce qui ne peut même pas nous être retiré par la mort.

Évidemment, cette quête est une course à relai, une course à obstacles parfois. Obstacles qu’on finit par apprendre à utiliser pour avancer avec les années qui nous passent dessus.

Les anglais ont cette belle expression de Human Race, qui signifie autant la race humaine que la course folle dans laquelle on évolue.

Cette vie d’incarnation humaine, unique pour chacun/e de nous, avec ses propres défis, ses détours, ses questions et ses questionnements, constitue tout un rite de passage. Un passage qui n’a ni fin ni résolution permanente, car toute notre vie n’est qu’un long passage, fleuve plus ou moins tranquille.

Un passage qui s’inscrit dans le temps – mesure qui n’existerait pas vraiment en dehors du vieillissement du corps – de la naissance à la mort, avec des étapes spécifiques par lesquelles on doit passer.

J’aime bien d’ailleurs l’idées des cycles de 7 ans car ils me semblent bien trancher la vie avec ses principaux apprentissages à faire, même si la vie n’est pas un pain tranché. Que nous sommes qui sommes responsables de nos actes.

Si en début de vie, il y a beaucoup à apprendre et que les choses vont vite, occupé(e)s que nous sommes à nous faire, à se construire, les années qui passent nous amènent plutôt à désapprendre, à ralentir et à raffiner. À se préparer au dernier et ultime voyage.

Le trajet de la vie consiste à apprendre la simple présence et l’humilité, l’alternance entre attachement et détachement, l’implication dans le monde comme le retrait en soi, l’intensité comme la modération. Opposés complémentaires.

Parfois on doit foncer, parfois reculer, ou faire du surplace. Mais toujours tenter de sentir ce qui est juste pour soi et viser un mouvement à partir de sa propre intégrité.

Et au final, après une vie de mots et de blabla, ré-apprendre le silence car on réalise que les mots ne peuvent exprimer le réel trésor, ils ne peuvent que nous faire tourner autour.

ME OUI WE OUI OUI

Il n’y a pas de liberté individuelle sans responsabilité collective.

Il n’y a pas de liberté individuelle sans responsabilité collective. Grande vérité.

Notre sort personnel est inévitablement lié à celui de notre environnement plus ou moins immédiat. Du plus petit à de plus en plus grand. Mais jusqu’où au juste ?

Il y a moi, et puis il y a le monde. Des milliards de petits moi dans le seul et même grand monde. Ou sont-ce des milliards de petits mondes les uns à coté des autres ?

C’est le cas de petit moi, comme c’est le cas de petit vous. Et c’est le cas pour chacun chacune d’entre nous, nous tous et toutes.

Il y a mon nombril, et il y a le monde autour de ce petit nombril que l’on porte plus ou moins fièrement au centre de ce monde. 8 milliards de nombrils, de têtes et de coeurs. Et des animaux, minéraux, végétaux.

Bien sûr que tout commence par soi, mais tout ne doit pas finir ni s’arrêter là. Sinon ça fait une bien petite vie. Car sinon le monde tourne en rond, sinon le monde est sans fond. Mais à trop s’en faire pour autrui, le monde peut être sans fin.

J’ai beau avoir tout ce dont j’ai besoin, si ce n’est pas le cas pour tout et toutes, du moins la grande majorité, comment puis-je être pleinement satisfait ?

La question se pose facilement mais se répond beaucoup moins aisément.

Car où est la ligne entre satisfaction personnelle et satisfaction des besoins collectifs ?

Comment équilibrer la satisfaction de nos propres besoins personnels et le bien-être du plus grand nombre ?

Vivre et laisser vivre est un sacré dicton à deux faces. Certains semblent se satisfaire plutôt aisément de leur situation personnelle et ne pas trop s’inquiéter avec la situation de la collectivité. J’aimerais que ça soit mon cas. Du moins un peu plus.

Car je pense souvent, beaucoup – trop ? – au sort de la planète, aux guerres, aux migrants, aux enfants, à la situation des jeunes familles devant l’impossibilité d’acquérir une maison, aux sans-abris et autres enjeux courants. La liste est longue et presque sans fin.

Je m’inquiète, je réfléchis, je tente de voir ce que je pourrais faire pour contribuer davantage et la plupart du temps, face à la plupart des enjeux, j’arrive à un cul-de-sac. Je ne peux que constater mon impuissance. Entre autre face à cette folle et si ancienne guerre tant médiatisée en ce moment. Le sort des enfants est plus que brise-coeur.

Globalement, je nous trouve très très préoccupés à-propos de nos propres petits nombrils, et pleins de contradictions. Par exemple, on se soucie de l’environnement et on roule en SUV et souvent en solo comme jamais auparavant. On consomme sans trop penser, et on soulage nos consciences grâce aux bacs à recyclage et en compostant quelques restes de table. On continue à manger des fruits et boire de l’eau de coco -souvent bios – qui ont voyagé sur des milliers de km alors qu’à peu près tout est made in China. Et tutti frutti et tutti quanti. Osti.

Ça nous concerne tous et toutes, oui oui, moi compris. Pas meilleur que le reste du troupeau. Un mouton comme les autres, parmi les autres. Malgré certains petits efforts, et quelques pailles en papier, nous sommes encore et toujours parmi les plus grands consommateurs – et pollueurs – du globe.

Bien sûr, je n’ose pas penser que je puisse sauver le monde à moi tout seul, ni ne me considère comme un sauveur. Restons humble. Et réaliste.

Mais personnellement, la sort de l’humanité me trotte pas mal toujours derrière la caboche. Évasion face à mon propre destin, de ma propre date de péremption ? Peut-être.

Possible d’être en paix dans un monde en guerre ?

Possible d’être pleinement satisfait dans un monde qui court à sa perte, qui fonce droit dans le mur ?

Ou du moins qui semble le faire car peut-être que la situation mondiale a toujours été aussi critique ? Peut-être.

Mais le simple fait de savoir tout ce que l’on sait aujourd’hui rend bien difficile une satisfaction complète. Et en même temps, en quoi le fait de s’inquiéter constamment pour le sort du monde entier viendra le soulager et améliorer la situation ?

Je sais je sais…

Simples petites questions qui roulent dans la tête d’un ptit chroniqueur au milieu de la forêt boréale en ce ptit jeudi matin ensoleillé sur terre par ici cher lecteurtrice.

Alors j’imagine que tout ce que l’on puisse faire, c’est le mieux que l’on peut, avec ce que l’univers nous a mis entre les mains et dans le coeur. Et semer du bonheur.

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P.S. Petite confidence: parfois j’aimerais vraiment être un arbre.

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Intéressante discussion:
https://www.youtube.com/watch?v=45jerlQiCwI