Archives de l’auteur : atisupino

PAWK

Le voyage spirituel n’est pas une carrière ou une réussite. C’est, au contraire, une série de petites humiliations de l’ego qui nous ramène de plus en plus vers la part divine en soi. – Carl Jung

Ça y est, c’est Pâques.

Pour les enfants, c’est la fête du chocolat, les lapins, la chasse aux cocos.

Mais pour les adultes ? Ça dépend. Ça dépend de nos croyances, de nos convictions, de notre religion.

Mais peu importe ce qui nous allume, ce qui nous stimule, ce qui nous fait groover dans la vie, Pâques est avant tout un temps de renaissance, un nouveau départ, le symbole du renouveau, le retour de la vie après un long hiver et la promesse d’un temps plus doux, plus clément, plus chaud. Le retour de la lumière.

Ces mots de Jung recèlent une grande richesse. On n’a rien à gagner en cherchant le divin, au contraire, on a tout à perdre. Et plus on perd, plus on gagne. Osho disait : only losers can win this game. En effet, qui perd gagne. Plus on donne, plus on reçoit.

Que doit-on perdre au juste ?

Le choix est vaste. Nos illusions, nos regrets, nos certitudes, nos idées de nous-même, toutes ces croyances qui nous séparent de la réalité extra ordinaire, du moment présent qui coule et roule, qui rock et roll, du flow.

Possiblement que l’image de la crucifixion représente justement la fin de la personnalité et la naissance – ou renaissance – de la part divine que l’on porte en soi. La soie qui nous définit, la foi qui nous unifie.

On n’a rien à gagner de la quête spirituelle. En fait le terme même de quête spirituelle fait de nous des quêteux, des quêteuses. Plutôt que de quémander, donnons, offrons, rendons grâces et offrons nos services.

Humiliation, humiliations à répétition, jusqu’au retour à notre état originel. Humiliation comme dans humilité, humbleness, a humildade en portugais. La juste intelligence de la vie qui nous mène vers inévitablement à l’anéantissement de notre fausse fierté, de notre parure, de notre fausse modestie. Le vieillissement qui nous fait repasser du corps à l’âme.

Le travail des profondeurs fait nécessairement mal, il heurte le faux en soi afin de nous ramener au vrai, à l’authentique. De la superficie à nos racines. Mais le chemin peut être ardu, périlleux, n’offrant aucune garantie ni certitude. Le doute est la route, la route pleine de doutes, jusqu’au bout de la croûte qui recouvre notre âme déposée en notre coeur à la naissance. Alors vivement la renaissance.

À vaincre sans péril on triomphe sans gloire dit-on. En effet, le chemin vers la part authentique en soi comporte sa part de risques, des épreuves, des menaces à nos certitudes et à nos construits mentaux.

Le symbole de Jésus cloué à la croix est puissant. C’est la mort de l’orgueil humain et le retour à notre authenticité divine.

Pawk ! c’est peut-être le son que fait l’égo quand il rend finalement l’âme, notre âme.

___
L’orgueil précède la chute, mais l’humilité précède la gloire. (Proverbe 18 v 12). 

___
A humildade é o símbolo da nobreza.
L’humilité est le symbole de la noblesse.
– Mestre Counselheiro Luiz Mendes

ESPRIT CHRISTIQUE, GENRE

Quelle image saisissante. Tout à fait en phase avec l’actualité du moment ou même le genre humain est en train de sacrer le camp, du moins de se rédéfinir. Au grand désespoir de certain(e)s, comme à la grande satisfaction d’autres. Avant un homme était un homme et une femme une femme. Aujourd’hui, c’est selon.

Cette image est particulièrement parlante car le genre de Jésus est de toute façon secondaire dans l’histoire. C’est l’esprit christique qui compte. Et ça peut être autant féminin que masculin, n’en déplaise à quelques monseigneurs et autres hommes à robes et à chapeaux dorés.

C’est la lumière qui compte, la vibe. On nous a dit que Jésus était un homme mais désormais, comme tout est incertain en terme de dualité, et d’identité de genre, genre, tout est désormais possible. Clairement, même s’il a été incarné dans un corps d’homme, ce n’est pas le corps de Jésus qui comptait le plus, c’est son coeur.

C’est le symbole de la transformation par laquelle ielle a passé qui constitue le message fondamental de son passage sur terre il y a belle lurette. Passage duquel tant a été dit mais à propos duquel on en sait si peu avec certitude absolue. Alors un homme ou une femme, qui peut garantir ?

Jésus – je suis – la personne, s’est transformée en âme divine, en présence lumineuse. Ielle s’est élevé(e) jusqu’aux cieux. Symbole d’amour et d’espoir pour l’humanité entière. Depuis plus de 2 000 ans. Pas le seul, mais un des plus importants vecteurs d’amour. Tout comme Marie, sa mère, dont on a probablement sous-estimé le rôle véritable. Tout comme Joseph d’ailleurs. Plusieurs versions de cette histoire existe et elles ne relèvent pas toutes de Rome.

Et considérant l’apport des hommes au fil de l’histoire, en terme de destruction, de guerres et d’horreurs à grande échelle notamment, peut-être que l’on devrait s’ouvrir à un grand changement de genre en terme de direction pour le salut de notre humanité.

Jamais une femme n’a été acceptée entant que Christ, en tant que Bouddha, comme une prophète. Si une femme émerge comme une éveillée, on l’étiquette comme une sorcière.

Car, clairement, sûrement que plusieurs femmes ont vécu des expériences mystiques au fil de l’histoire humaine. Sûrement que plusieurs d’entre elles ont dû avoir quelque chose d’éclairant à dire et à enseigner parallèlement à leur rôle de porteuses de toute vie sur terre. Mais comme l’impression que les messieurs les ont tues, et tuées.

En les traitant de sorcières et de folles. Car trop émotives, trop aimantes, trop puissantes finalement, car incontrôlables. Quiconque a été déjà placé entre une mère et son/sa petit(e) (humain ou animal) a vu ce qu’une mère peut faire pour protéger la vie de sa progéniture. En général, une femme ne tue pas, elle soigne.

À la veille de ce congé pascal, qui constitue probablement le plus puissant processus de transformation de l’année, le symbole d’une grande renaissance, le passage du grand retour de la lumière après un autre hiver de l’âme, semons l’espoir, répandons de la lumière.

Car on ne peut se battre contre l’ombre, on ne peut que laisser briller sa propre lumière. Si petite soit-elle, aussi vaste que l’univers. Car si grands sont les défis de l’humanité.

Joyeuses Pâques… et pensées vers la Palestine. Et partout là où notre humanité en arrache.

(ENTRE) TRISTE (&) EN CHRIST

La colère et le tristesse ne sont pas deux émotions différentes.
La tristesse est une colère passive alors que la colère est une tristesse active
.
– Osho

Quand on regarde ce qui se passe dans le monde, notamment à Gaza mais ailleurs aussi même si la situation nous semble moins aigüe ou criante, on est porté(e) à ressentir deux principales émotions différentes: colère et tristesse. Et plusieurs, souvent, balancent entre les deux, passent de l’une à l’autre. Ou évitent l’une et l’autre.

Ce sont aussi les deux principales tendances émotives que l’on voit passer en général sur les réseaux. Certains sont plus démonstratifs d’un côté actif, dénonçant les grossièretés du gouvernement Netanyaou, avec raison, ou de l’autre, d’autres affichent empathie, chagrin et tristesse envers le peuple Palestinien.

Mais que ça penche d’un côté ou de l’autre, derrière ce flot émotif, cette bouette d’émotions mêlées, c’est notre impuissance qui ressort, qui émerge, qui vibre. Constatant cette situation catastrophique, il est bien difficile de ne pas ressentir l’une ou l’autre émotion. Ou plus.

Comme le veut l’adage : si on ressent notre propre souffrance c’est que nous sommes vivant(e), si on ressent la souffrance d’autrui c’est que nous sommes humain(e)s.

Et il est quasiment impossible de ne pas la ressentir cette souffrance d’autrui ces temps-ci, à moins de s’en couper, ce que certains préfèrent faire. Ou regarder ailleurs. Ou justifier les un(e)s ou les autres.

Et même si on veut s’enquérir de l’état du monde, vient un point où la coupe est pleine et doit tarir la source.

Mon désir de rester informé(e) de l’état du monde est actuellement en bataille avec mon désir de demeurer sain(e) d’esprit.

Et apprendre à ressentir tout ce que le monde dit extérieur fait monter et émerger en nous, ce que les images d’horreur suscitent en nous, en le reconnaissant, en le ressentant, sans vouloir le nier, sans l’intellectualiser. Mais sans y sombrer complètement. L’équilibre est fin.

Car il est bien difficile de constater l’état lamentable du monde dans lequel on vit en restant intouché(e), insensible, non concerné(e) ni affecté(e). Sans laisser les événements sur lesquels nous n’avons aucune sinon très peu d’emprise nous démoraliser, nous déprimer, du moins ne pas trop nous affecter.

Alors il ne reste qu’à continuer notre petite vie relativement douillette ici, à vivre notre vinaigrette, chacun(e) avec nos défis relatifs bien sûr mais généralement bénins par rapport à bien pire ailleurs car bénis nous sommes – même si l’idée n’est pas de se comparer – en demeurant concerné(e)s et pré-occupé(e)s avec tout ce qui se passe dans notre monde.

Car si on dépasse les limites de notre corps, si s’extasie – sort hors du petit moi – si on déborde le cadre de sa propre et toute petite personnalité individuelle, ce qui se passe dans le monde nous concerne directement, nous touche même, malgré que ça se passe loin de nous, à distance lointaine de notre vue directe.

De toute façon, l’état de notre planète, qu’on dit assez en catastrophique, nous concerne tous et toutes personnellement, nous-même et/ou nos proches et nos enfants.

Ne perdons surtout pas la bonté ni la beauté de vue, mais restons connecté(e)s. Et sensibles. Et en lien avec notre monde. Et nos multiples émotions.

MOMENT PRÉSENT D’ÉTERNITÉ

Tu ne veux pas entendre l’histoire de ma vie, et de toute façon je ne veux pas la raconter. Je veux plutôt écouter les énormes cascades du soleil. De toute façon, ce sont toujours les mêmes vieilles histoires.
___
quelques personnes essayant seulement de rester en vie, d’une façon ou d’une autre.

Par-dessus tout, je veux être une bonne personne.
– Mary Oliver, Dogfish

L’important n’est pas de rester en vie, mais de rester humain. – George Orwell

J’écris beaucoup, j’écris souvent. Mais je n’écris pas pour vous raconter l’histoire de ma vie. Car ma vie est somme toute insignifiante, du moins peu pertinente dans la grande trame de l’histoire, cette grande illusion qui passe devant nos yeux.

Nos vies personnelles ne sont que de tout petits points qui tournoient dans une grande trame cosmique, que quelques respirations sous les cascades du soleil, que quelques petites ombres sous le soleil.

D’ailleurs, ce soleil du printemps. Ah, ce soleil du printemps.

Les peuples du sud ne connaissant pas le soleil du printemps. Eux et elles qui le craignent souvent le soleil, ils et elles s’en cachent, de plus en plus du moins.

Nous, nous l’invoquons ce soleil qui, après avoir rasé le sol pendant des mois, et s’être fait tiède et discret, sinon s’être carrément caché, ce soleil qui revient après l’hiver, nous chauffer un peu plus tous les jours. Ce soleil nous le buvons, nous nous offrons à lui pour qu’il nous prenne, qu’il nous brûle, qu’il nous chauffe la couenne. Ce soleil, nous le respirons comme des assoiffé(e)s dans le désert ici au printemps.

On nous a fait croire que nos petites vies étaient importantes. Si importantes qu’on doive les montrer et les afficher sur les réseaux, agoras publics des temps modernes à si petite dimension.Tout juste 2 D. Qu’en surface, sans profondeur.

Et comme on disait hier, si nous ne sommes pas nos pensées, alors nous ne sommes pas davantage nos actions, nous ne sommes alors que les observateurs/trices de ce qui se passe en nous, ce qui passe en nous, puis autour, et de plus en plus vaste autour de soi. Jusqu’à l’infini. Pleine conscience dit-on. Tout ce qui se passe dans le monde entier. Ce qui s’y passe maintenant, comme ce qui s’est passé jadis, car ça nous a amenés ici, comme ce qui adviendra plus tard, ce qui se décide déjà un peu par les gestes que nous posons maintenant. Mais des milliards de gestes posés chaque moment.

Or si on ne peut rien faire face au passé, sinon le connaître un peu, on ne peut en faire beaucoup face à l’avenir autre que de faire le plus attention possible à notre monde maintenant. On ne peut faire qu’un pas à la fois. Qui est en fait toujours le même pas.

Un pas à la fois, chaque pas dans la foi. Et avancer avec soin et conscience. Et bonté surtout. Et bonté, pour soi et pour nos proches, et nos proches de plus en plus loin. Bonté pour le monde entier. Bonté de pensées, bonté d’actions.

Et si on pense parfois avancer, ne fait-on pas plutôt toujours que du sur place ? Pour finalement arriver ici, qu’ici. Comme le groupe de musique (yo Nan) 😉

Car comme l’avance Saint-Exupéry, si chaque pas est toujours le même, comme l’est chaque respiration, le moment présent s’avère être toujours le même moment présent. Un présent qui n’est jamais identique à l’autre, mais toujours aussi présent que l’autre, passé comme à venir.

La foi du moment présent, foi en ce moment présent, ce moment grain de sable qui ne fait que couler dans grand sablier solaire.

Voilà. C’est pour ceci que j’écris, pour cela. Pour suivre le fil de ma pensée qui tel un fil d’ariane, en découd avec le chapelet de petits moments présents tout simples du petit matin. Pas pour vous parler de moi, car qu’est-ce que ce moi ? qu’est-ce que ce nous ?

Que quelques mots. Que ces quelques mots qui, déjà, sont petits bouts du passé simple, et décomposé.


LOUSSER SA TÊTE & RETROUVER SON COEUR

Tu n’es pas tes pensées, tu es ce qui les observe, l’intelligence derrière les pensées.
Quand tu comprends ça, tu fonctionnes à partir d’une conscience supérieure.
– J. Krishnamurti

On s’est fait dire tellement souvent cette toute simple vérité.

En fait, fondamentalement, c’est tout ce que les maîtres et sages nous disent et nous enseignent depuis toujours. Nous ne devons pas nous identifier à nos pensées. Nous devons observer ce qui observe. Que nous sommes la présence qui observe les pensées venir, passer et repartir. Le/la veilleur(se) du poste d’observation qui doit apprendre à regarder passer les autos sur l’autoroute de la pensée.

Pourtant, on oublie souvent. On oublie tout le temps. Et on se souvient parfois. De décrocher de nos histoires. De ne pas se prendre trop au sérieux. De penser à nos proches et nos prochain(e)s.

Rares sont les gens qui prennent régulièrement le temps d’arrêter pour observer, le temps de s’arrêter pour s’observer, s’observer penser, respirer, être. Tout simplement. On préfère souvent garder nos yeux ouverts et regarder à l’extérieur de soi. Plus excitant, plus divertissant. Sauf que plus étourdissant aussi.

Et désormais, on peut sans cesse regarder passer et défiler la vie des autres devant nos yeux dans nos écrans, sur les réseaux. Ça défile sans fil et sans fin. Publicités comprises. Infinies petites vues nous propulsant constamment hors de soi. L’extase est virtuelle. Et continuelle. On vit désormais virtuellement. Le fil du cerf-volant s’est coupé et on tournoie sans boussole dans l’univers virtuel.

Mais il est primordial d’arrêter, de fermer ses yeux et d’observer, de prendre une distance face au monde extérieur, face à ses propres pensées qui s’y nourrissent. Ceci constitue seulement le premier pas, la première étape. Qu’il faut répéter sans cesse, et régulièrement. Le seul vrai repos réside dans cet acte pourtant si simple, cette non-action hors du temps et hors du monde.

Que ce soit par la prière, dans notre relation au Divin, ou dans le silence, dans la quiétude de notre coeur.

S’il faut observer ce qui observe en soi, la part de la Grande Divinité en soi, en chacun(e) de nous, et retrouver la poussière d’étoiles qui nous fait bouger, il ne faut surtout pas oublier notre coeur, notre part de divinité incarnée, notre humanité en corps, et encore. Car le résultat ultime de la méditation réside dans l’amour. Pas celui avec un grand A, l’amour tout court. Le simple amour. De soi comme d’autrui.

Si tu médites patiemment, sans but, un amour indescriptible finira par t’habiter.
Tu connaitras l’amour Divin, et tu seras en mesure de partager cet amour pur avec les autres.
– P. Yogananda.

Car selon ce que je saisis, le but final de la vie consiste à partager l’amour. On ne médite pas pour devenir le/la plus grand(e) méditateur/trice, pour se désincarné(e), pour devenir holier than thou. On ne vise pas à devenir supérieur(e) à autrui, ni meilleur(e) que quiconque, ni plus spirituel(le).

Au contraire, le but consiste à ne devenir personne en particulier, à s’oublier en tant que soi. À redevenir un(e) organisme de plus en plus vivant(e).

On médite tout simplement pour se désidentifier du mental, pour nous en dégager un peu, pour en sortir et nous libérer de son emprise et de son activité envahissante. Ce qui nous permet de descendre de la tête au coeur et ainsi retrouver l’amour en soi, l’humilité, la simplicité d’être, le dénuement. Non pas acquérir davantage mais, au contraire, laisser aller les multiples artifices de la pensée et sortir du labyrinthe incessant et étourdissant.

Car à force de trop se center sur soi, on oublie les autres.

Vivre pour soi seul est une maladie. L’Égoïsme est la rouille de l’âme.
– Victor Hugo

Alors, vite, un peu de WD 40 au coeur.

___
Le réveil commence quand on réalise qu’on ne va nulle part et qu’on ne sait pas où l’on va.
– Gurdjieff

___
Garde-moi loin de la sagesse qui ne pleure pas, la philosophie qui ne rit pas et la grandeur qui ne s’incline pas devant les enfants.
~ Khalil Gibran

GUÈRE DE PAIX GUERRE DES HOMMES

Vous, maîtres de la guerre.
Vous qui fabriquez toutes ces armes, ces avions semant la mort, ces bombes géantes.
Vous qui vous cachez derrière vos murs, derrière vos bureaux.
Je veux vous dire que je vois derrière vos masques.
Laissez-moi vous poser une question :
Est-ce que votre argent est si important ?
Est-ce que votre argent va acheter votre pardon ?
Pensez-vous que cela est même possible ?
Je crois que vous allez vous rendre compte, lorsque vous ferez face à la mort,
que tout l’argent que vous avez gagné ne rachètera pas votre âme.

– Bob Dylan

Depuis le début de l’humanité, nous semblons vivre dans un monde en guerre constante. De tous temps, les hommes se disputent, se font la guerre, s’arrachent la terre. Les hommes surtout car la nature fondamentale des femmes semblent davantage portée vers la vie, vers le soin. En général. Guerre des hommes.

Dans toutes les guerres, il y a toujours deux camps, deux côtés. Mais au-delà des différences et des différends, il y a ceux qui produisent les armes, ceux qui engrangent les profits. Les mêmes profiteurs qui vendent les armes aux deux factions ennemies et qui gagnent gros des guerres.

Si la guerre semble durer depuis toujours, en fait, c’est que les marchands d’armes y ont un intérêt. Car la guerre n’est pas faite pour être gagnée, elle est faite pour durer.

Vient un temps ou parler d’amour et de bien-être atteint une limite. Quand on vit dans un monde en guerre comme celui dans lequel on vit avec plus d’acuité ces temps-ci, on peut continuer à espérer, on doit continuer à espérer, mais on doit aussi réaliser que des peuples entiers sont sacrifiés sur l’autel des profits, parmi eux des enfants, des mères, des ainé(e)s.

Tant d’innocent(e)s qui servent de chair à canon. Et nous, ici, d’ici, nous regardons, impuissant(e)s, sans pouvoir faire quoi que ce soit sinon poster des slogans sur les réseaux comme des évidences. Avec colère, ou avec tristesse.

Vient un point, où malgré nos bonnes intentions, on atteint les limites de l’acceptable, du tolérable. Vient un point où, devant l’horreur, on a envie de crier et de rugir.

Et malgré ces paroles de vérité de Dylan, qui ne se rendront malheureusement jamais aux oreilles de ceux qui devraient les entendre, la course aux profits les saoûlant trop goulûment, nous assistons impassibles à l’horreur, ou même les règles de base de la guerre ne sont plus respectées.C’est ce que plus de 500 médecins du Québec ont tenté de dire hier dans une lettre ouverte.

Et malgré nos protestations, nos manifestations et nos cris d’outrage, nous demeurons impuissants devant l’horreur. Nous la subissons, nous y assistons. Sommes-nous témoins ou complices ? Grande question.

Au-delà des arguments des deux côtés, au-delà notre incompréhension et notre colère, la guerre continue et les gros bonnets continuent d’engranger les profits. Not business as usual, business better than ever. Réjouissez-vous marchands de la mort, mais un jour vous vous réveillerez.

Car en effet, viendra possiblement, probablement et/ou inévitablement un jour où certains regretterons leurs actions destructrices.

Viendra sûrement un jour ou ils réaliseront qu’au-delà des profits, il y avait la vie, l’amour, la beauté, l’entraide.

Et viendra un jour où ceux qui ont pensé gagner en vendant et en vantant la guerre ont en fait perdu leur âme ce faisant.

Mais il sera alors trop tard. Et tant de vies auront été perdues. Tant de destruction aura été imposée.

Décidément, l’humanité a grandement besoin d’aide divine.

Môman, môman, tes enfants passent une mauvais moment. Priez pour nous, éclairez-nous.

Amenez-en de l’amour.

PAIX SUR LA TERRE ET DANS LE COEUR DES GENS

Le fait d’être sensible implique de ressentir les gens, les oiseaux, les fleurs, les arbres – non parce qu’ils vous appartiennent, simplement parce que vous êtes conscient(e) de l’extraordinaire beauté du monde.
– J. Krishnamurti

En tant qu’humain(e)s, si nous sommes sensibles, nous ressentons en effet le monde et son extraordinaire beauté, mais aussi son incroyable brutalité, l’injustice, la barbarie.

Et en ces temps de guerre et de misère humaine un peu partout sur la terre, et de diffusion à grande échelle de certains pans et facettes de celles-ci, difficile de ne pas être troublé(e) car nous portons tous et toutes une grande part de douleur dans nos coeurs. Si ce n’est pas le cas, nous devrions du moins car ce sont nos frères et soeurs, nos pères et nos mères, nos enfants à tous qui souffrent en de si nombreux endroits sur terre.

Car comme l’affirme Hafiz ci-bas, le coeur a bien raison de pleurer lorsque la plus petite goutte de lumière et d’amour est heurtée et brimée.

Et en ce moment, en tant endroits sur terre, tellement d’enfants, de parents, d’ainé(e)s qui vivent dans la misère. Des gens sont affamés, bombardés, errant sur des routes, risquant leurs vies à bord d’embarcations de fortune en quête d’un simple endroit pour vivre, d’un avenir minimalement humain. Pendant que certains amassent des fortunes et vivent dans la grossière indécence.

Je ne sais pas pour vous mais moi je ressens la souffrance du monde, même si elle n’est pas mienne à proprement parler. Je ressens leur désespoir, leur appel à l’aide. Et je me sens impuissant. Mon coeur pleure.

Oui cher Rumi, j’écoute et je ressens ces douleurs qui sont des messagers nous reflétant notre monde inhumain, comme notre impuissance et notre barbarie.

Certains prennent un ton guerrier pour dénoncer ces grandes injustices, d’autres optent plutôt pour la tristesse, le désespoir et le découragement. Mais chacun(e) de nous doit faire avec.

En ce moment, comme depuis toujours dans l’histoire de l’humanité, le monde a mal, le monde souffre. Notre monde. Celui dans lequel chacun(e) on vit, dans lequel on survit.

Partout, des gens souffrent, sont affamé(e)s, désespéré(e)s, sans abris et sans les stricts besoins minimaux. En certains endroits, cela est man made.

Les gens souffrent à Gaza, mais aussi en Ukraine, à Haïti, en plusieurs endroits d’Afrique et d’Amérique centrale, en Syrie, en Afghanistan. Je sens cette douleur dans le coeur des gens jusqu’en Corée du Nord où le peuple est réprimé et d’où on en sait si peu.

Plus près d’ici aussi le monde souffre.

Certains souffrent de corps, d’autres de l’âme et de l’esprit. D’autres ont mal dans leur tête. D’ailleurs, ce sont souvent ces douleurs invisibles qui sont les plus sournoises, les plus insidieuses car on ne sait où toucher pour tenter d’apaiser, on ne sait où viser pour rejoindre.

Nous, parmi les privilégié(e)s du monde, avons une vie relativement facile. Mais ce n’est pas pour cette raison que nous ne sentons pas la douleur de ceux et celles qui souffrent. Surtout ceux et celles parmi nous qui nous considérons comme des empaths. Ceux et celles qui sentent beaucoup, ceux et celles qui sentent tout.

Depuis que je suis tout petit, je sens les gens, je ressens ce qu’ils sentent à l’intérieur. Et parfois, sincèrement, je préférerais moins sentir, moins ressentir autrui. J’aimerais pouvoir me couper – en partie – du monde. Car ce monde est fou, de monde est inhumain dans tellement de ses manifestations.

Je ne veux pas nécessairement sauver ni guérir le monde entier. Mais je suis grandement affecté par ce que je vois, perçois, sens dans notre monde.

Est-ce que le fait de ressentir ce grand malaise reflète dans les faits une partie de moi que je cherche à éviter ? Allez savoir.

Mais en tant qu’humain, 1 sur 8 milliards, je me sens concerné, touché, dérangé. Et je crois qu’il faut arrêter d’accepter l’inacceptable, de justifier l’injusticiable.

Ma petite vie personnelle ici au fond des bois est toute douillette, confortable, agréable, facile et douce. Mais ce n’est pa suffisant. Et comme chacun(e) d’entre vous aussi j’imagine, je porte une part de ce grand malaise mondial qui prend place partout autour de nous. Ne pas s’en couper, ne pas tout prendre sur soi, mais surtout ne pas s’en foutre ni s’en couper. Car le monde est en nous comme nous en ce monde, notre monde.

Malheureusement, such a button does not exist. Malgré que certains tentent de se divertir de différentes façons.

Alors il nous faut apprendre à vivre avec ce fardeau partagé, commun, sans le laisser ternir notre petite source de lumière car c’est tout ce que nous avons pour le moment. Sentir cette douleur commune, tout en gardant espoir en notre propre humanité. Et en cherchant par quelles actions nous pouvons partager this little light of mine pour contribuer à notre humble mesure.

Et pour clore ce petit babiage matinal, les mots d’un Grand:

ESPRITS SAINS & SAINS D’ESPRIT

Les analphabètes du 21ème siècle ne seront pas ceux ni celles qui ne peuvent lire ou écrire, mais ceux et celles qui ne peuvent apprendre, désapprendre et ré-apprendre. – Alvin Toffler

Ou dit en langage reptilien :

Le serpent qui ne peut changer de peau doit mourir.
Tout comme les esprits qui ne peuvent changer d’opinions cessent d’avoir du jugement.
– Friedrich Nietzsche

Naturel de tenir à nos connaissances, à nous accrocher à nos acquis, soient-ils matériels, intellectuels ou émotifs. Mais la vie change, et nous aussi, Et de plus en plus vite on dirait bien.

Alors il est inévitable de devoir changer, d’opinions comme de peaux, comme d’états de conscience, comme de points de vue.

Indispensable de devoir penser autrement si on veut suivre la vie, si on veut évoluer. Sinon on reste pris dans nos vieilles pantoufles, et même si elles sont confortables, les vieilles pantoufles ont tendance à sentir un moment donné. Et nous à penser comme des pieds.

Pour que notre esprit demeure sain, et flexible, et agile, on doit le soumettre à diverses théories, lui permettre de jongler avec diverses hypothèses. Pour que notre vision du monde demeure fraîche, on doit apprendre à voir plus large, à tout considérer possible. Même et surtout l’impossible.

On doit apprendre à concevoir le monde selon divers points de vue, pour ne pas rester pris dans la rigidité, ni prisonnier/ère d’une seule position, ne pas se rigidifier. Car ce qui ne plie pas casse, ce qui ne change pas meurt. Comme l’affirme Nietzsche, le serpent qui ne peut laisser aller sa vieille peau va mourir, pris dans la vieille, prisonnier de celle-ci.

Même chose pour nous, en tant qu’humain(e)s vivant dans un monde en constante évolution, dans un monde qui change du moins. Et vite. Même pas un choix. Simple question de survie, d’adaptation, d’adaptabilité.

Mais d »emblée tout changement dérange, perturbe, irrite même. Pas naturel pour nous de muer de peau, de changer de track. Mais inévitable. Oh on peut résister et survivre un bout de temps avec nos vieux habits trop petits, mais un moment donné le statu quo devient invivable, trop étroit. Ça étouffe. Quand nos oeillères poussent pour nous faire voir plus large, il faut écarquiller les yeux et regarder, tout considérer.

Le secret de la vie mon enfant est exactement comme on te disait à l’école: assis-toi, ferme-là et porte attention.

Beaucoup de mots pour dire tout simplement : Let’s go with the Flow !

_______
Voyez la simplicité dans le compliqué, recherchez la grandeur dans les petites choses.
Dans l’Univers, les choses difficiles se font comme si elles étaient faciles.
~ Lao Tseu

Seul l’amour mène à l’action juste.
Ce qui met de l’ordre dans le monde, c’est d’aimer et de laisser l’amour faire ce qu’il veut.
~ Jiddu Krishnamurti

Les gens découpent normalement la réalité en compartiments et sont donc incapables de voir l’interdépendance de tous les phénomènes.
Voir l’un en tout et le tout en un, c’est briser la grande barrière qui rétrécit la perception de la réalité.
~ Thich Nhat Hanh

Les ténèbres ne peuvent pas chasser les ténèbres : seule la lumière peut le faire.
La haine ne peut pas chasser la haine : seul l’amour peut le faire.
~ Martin Luther King, Jr.

Dans ce monde, la haine n’a jamais dissipé la haine.
Seul l’amour dissipe la haine.
Telle est la loi, ancienne et inépuisable.
~ Le Bouddha

DICTIONS: BENE OU MALE

Tant de paroles négatives qui courent et volent et revolent. Male dictions. Désormais, les mots constituent trop souvent, et de plus en plus, des armes de destruction émotive.

Alors que les mots devraient être censés créer, aider, contribuer, collaborer, bâtir, construire, lier quoi, désormais, on dirait que la plupart du temps ils visent davantage à blesser, heurter, critiquer, s’opposer, heurter, offenser, à séparer quoi.

Quand on parle en mal de quelqu’un ou de quelque chose, c’est tout d’abord et principalement à soi-même qu’on s’en prend. C’est soi qu’on blesse et qu’on heurte, c’est à soi que la diction fait du mal.

On dit que les mots qu’on utilise finissent toujours par se réaliser d’une façon ou d’une autre, par devenir réels, réalité, par se matérialiser. Si on ne peut contrôler les pensées qui nous passent par la tête, on peut néanmoins les observer et les filtrer avant qu’elles n’atteignent notre bouche, et qu’elles ne deviennent actions. Les laisser aller si elles ne servent pas au bien, de soi comme du plus grand nombre. Les laisser s’envoler, après les avoir laisser se purifier par le coeur, par là où ils peuvent passer. Car le coeur est cette fonction de purifier nos mots. Mots du coeur.

Pensées, paroles et actions sont une chaîne d’étapes que nous pouvons cultiver, purifier, rafraîchir, développer, moduler. La prière, avant de devenir action, se révèle principalement être pensées.

Avec la multiplication des canaux de communication, des réseaux prétendument sociaux, on a libéré la parole qui était autrefois retenue, contenue, réprimée. Pour le meilleur parfois, mais aussi et malheureusement, souvent pour le pire. Le pire finir par se dire. La médisance s’est immiscée dans la sphère publique. La parole semble d’être salie. Rien de nouveau mais l’amplitude s’est magnifiée, et pas comme dans magnifique.

S’il est important d’être sincère et de livrer le fond de sa pensée, la façon de le faire est capitale. Car comme dit le poète, tout est dans la manière.

Alors on peut et on doit se demander: Est-ce que les mots que j’exprime sont aidants ? Servent-ils le bien ? Participent-ils à la la lumière du monde ? Visent-ils l’union ?

Apprendre à purifier sa parole, à la filtrer, à la diriger de façon positive et constructive constitue peut-être l’une des plus grandes leçons que l’on doive ré-apprendre en cette ère dite communicationnelle. Car à l’ère du numérique et du virtuel, on a souvent tendance à penser qu’il n’y a personne de l’autre côté du miroir, de l’autre côté de nos mots. La parole s’est désincarnée. Mais, au contraire, l’impact de nos mots résonnent toujours en quelqu’un(e) et à quelque part. Pour de vrai, dans la chair.

Alors prenons soin verbalement, soignons notre diction.

Car au-delà de la communication des idées réside la communion de nos coeurs.
___
Conscient de la souffrance causée par un discours inconsidéré et de l’incapacité d’écouter les autres, je m’engage à cultiver un discours aimant et une écoute profonde afin d’apporter de la joie et du bonheur aux autres et de soulager les autres de leurs souffrances.

~ Thich Nhat Hanh

___
QUAND ÊTRE SILENCIEUX

  1. Soyez silencieux – quand vous êtes en colère.
  2. Soyez silencieux – si vous parlez sans avoir tous les faits.
  3. Soyez silencieux – lorsque vous n’avez pas vérifié l’histoire.
  4. Gardez le silence – si vos paroles offenseront une personne plus faible.
  5. Soyez silencieux – quand il est temps écouter.
  6. Soyez silencieux – quand vous êtes tenté de commenter des faits sacrés.
  7. Soyez silencieux – quand vous l’êtes tenté de plaisanter négativement.
  8. Soyez silencieux – si vous aurez honte de vos paroles plus tard.
  9. Taisez-vous – si vos paroles transmettraient une impression négative.
  10. Restez silencieux – si la situation ne vous concerne pas.
  11. Soyez silencieux – quand vous l’êtes tenté de mentir purement et simplement.
  12. Taisez-vous – si vos paroles nuiront à la réputation de quelqu’un d’autre.
  13. Taisez-vous – si vos paroles nuiront à une amitié.
  14. Soyez silencieux – quand vous êtes tenté de critiquer autrui.
  15. Gardez le silence – si vous ne pouvez parler sans crier.
  16. Taisez-vous – si vos paroles sont une mauvaise réflexion de vos amis et de votre famille.
  17. Gardez le silence – si vous devrez ravaler vos mots plus tard.
  18. Gardez le silence – si vous avez déjà dit ce que vous vous apprêtez à dire plus d’une fois.

    – Sujata Agarval

RÉALITÉ RIGHT NOW

Il n’existe d’autre réalité que l’actuelle. – Allan Watts

Le thème de réalité semble vouloir popper dans ma vie ces temps-ci. Ou moi qui poppe dans une certaine réalité ? Celle-ci ou celle-là ?

D’ailleurs, je discourais il y a quelques jours ici même sur ce sujet à partir de ce meme de Krishnamurti qui affirme que même la réalité est une illusion.

On peut en effet jouer dans sa tête autour du concept de réalité, ou de son prétendu opposé, l’illusion. Ça peut demeurer un beau mindfuck créatif et divertissant, une idée fixe ou sporadique, ou ça peut nous occuper totalement et nous porter vers une quête existentielle.

Je jongle avec le concept de réalité versus illusion en ce moment même ou mon amie Chandrkala guide un processus Satori tout près d’ici, alors que les gens jouent avec des koans – des questions de vie sans réponse précise, plus un questionnement – ou sont-ce les koans qui jouent avec nous ? qui se jouent de nous ? J’ai tellement adoré jouer dans ce processus pendant de nombreuses années.

Réalité et illusion, concepts abstraits et fondamentaux en même temps. Fondamentaux, qui contient mentaux, mental au pluriel, car beaucoup là que ça se passe, par là que ça passe. Du moins, là que ça commence le questionnement. Car avec ce questionnement, avec cette quête, on part du mental et on file vers l’infini. Là où on peut se perdre en chemin. Cet infini si long et sans fin, surtout presque rendu.

Car qu’est-ce que la réalité ? qu’est-ce qu’une illusion ? Écris toujours mon lapin me dit la vie. Alors je tape illusoirement la réalité.

Ces concepts mentaux, comme existentiels, occupent et intriguent les chercheurs/ses de vérité depuis des millions de lunes. Les mystiques. Les philosophes. Les enfants curieux aussi.

Pendant que des millions de personnes ne cherchent qu’à survivre au quotidien, sous les bombes et la famine, nous, ici, avons le luxe de nous demander ce qu’est la différence entre réalité et illusion. Drôle de vie. Vies parallèles. Même planète.

Les situations de crises humanitaires qui pullulent actuellement sur la terre me semblent nettement plus réelles qu’illusoires en tous cas. Pour eux et elles qui la vivent du moins, car pour nous, ça nous touche, mais de loin, et c’est loin de nous toucher directement. On nous rapporte les événements. On le voit, on l’entend mais on ne le vit pas. Même si ça se passe actuellement. Réalité, mais lointaine. Car ça n’affecte ni n’implique nos sens. Alors que leur réalité implique tous leurs sens, elle implique le corps tout entier. Et ne fait aucun sens. La survie là-bas est totale et quotidienne, alors que la nôtre est tenue pour acquise.

Et pourtant.

A-t-on l’assurance que l’on verra demain ?

Personne ici ne sait si nous verrons demain. Si Dieu veut que ça soit ma dernière journée sur cette incroyable terre, je ne la passerai pas à écouter quelqu’un me raconter nos mauvaises nouvelles, oh que non, Je vais sortir et prendre conscience de la beauté de la vie. En tant qu’humain(e)s, notre temps est compté ici-bas… Alors éteignons, déconnectons et enflammons notre vie ! Paix.
– Frank Zappa

Alors je vous laisse sur ces mots de notre grand sage moderne qui nous rappelle de vivre aujourd’hui, totalement. En portant ceux et celles qui souffrent dans nos coeurs. Et paix sur la terre aux gens de bonne volonté. Paix dans nos coeurs et puissions-nous contribuer à la répandre partout et pour tous/tes. Qu’elle soit réelle, ou illusoire. Mais qu’elle soit maintenant.

___
La Réalité ultime selon Nisargadatta Maharaj.

La Conscience est la seule réalité: Tout ce qui existe est une manifestation de la Conscience. Le monde que nous percevons avec nos sens n’est qu’une apparence, une illusion créée par le mental.

Le Soi est Brahman: Le Soi véritable, l’Atman, est identique à Brahman. Il est l’essence même de notre être et est immuable, éternel et infini.

L’ignorance est la source de la souffrance: La souffrance est causée par l’ignorance de notre nature véritable. Nous nous identifions à l’ego et au monde phénoménal, ce qui nous cause de la douleur et de la frustration.

La libération est possible: La libération de la souffrance est possible par la réalisation de notre nature véritable. Cette réalisation se produit par la connaissance directe de la Conscience pure.

Nisargadatta Maharaj via Francis Tremblay