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MILLE MERCIS

Et de goûter, sentir, ressentir, entendre, voir, imaginer, pouvoir bouger… et par-dessus tout, de vivre en paix.

Car tant de gens n’ont pas ces privilèges.

Ni à boire, ni à manger, ni même d’endroits pour simplement se réfugier et fuir les menaces.

D’autres transportent des monstres dans leur tête et ne peuvent rien apprécier.

Et d’autres encore courent toujours après plus, de plus en plus, sans fin ni satisfaction.

Nous, nous avons le luxe de vivre en paix, d’avoir un toit, assez à manger et à boire, d’avoir des ami(e)s et des gens à aimer et qui nous aiment et nous apprécient.

Pour tout cela, encore merci.

Et peut-être que la seule chose à faire pour montrer notre appréciation consiste à faire en sorte que tout le monde tendent vers la même chose, en commençant par des simples et petits gestes, notamment d’être bienveillant(e)s envers quiconque nous rencontrons. En commençant pas soi-même bien sûr.

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Un jour, mon grand-père m’a remis un sac de grain en pleine nuit.
Il m’a dit :
Boucar, va déposer ce sac devant la maison des voisins qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts.
Le monsieur avait douze enfants.
Et quand j’ai demandé à grand-papa pourquoi il ne pouvait pas donner le sac directement à ces gens-là.
Il m’a dit : Boucar on ne peut pas faire ça. Celui qui veut venir en aide à quelqu’un doit attendre la nuit et déposer ce qu’il peut devant sa maison.

De ce fait quand ces gens-là se réveillent, ils ramassent discrètement le cadeau, mais ignorent l’identité de ce bienfaiteur et le lendemain lorsqu’ils se promènent dans le village, chaque personne qu’ils croisent devient le bienfaiteur potentiel.

C’est de cette façon qu’on tisse les liens et cultive la solidarité sans enlever leur dignité.
Ça, c’est mon grand-père qui enseignait ça…

– Boucar Diouf

SANS TEMPS DE BÉATITUDE

100 ans d’éducation n’est rien comparé à un moment passé avec Dieu.
– Rumi

Il suffit de définir Dieu maintenant 😉

Et ça c’est du chacun(e) pour soi, une inside job. Ou plus de Soi du tout, et que le Tout. Qu’un total Oui à tout ce qui est, comme à tout ce qui n’est pas, ou qui n’est plus.

Mais globalement, ces mots pourraient bien éclairer ce meme:

Le simple fait d’acquérir des informations et de connaître des choses peut créer de grands obstacles.
Remplir le mental de plus d’idées, de pensées et de concepts ne fait qu’obscurcir la simple brillance de ce qui est déjà là.
– Lawrence Grecco

Alors, le but consiste probablement à retrouver cette brillance initiale, cette pure étincelle de vie qui vit encore en chacun(e) de nous, ce qui nous a fait prendre corps, encore, ce qui nous a amené/ramené ici, ce qui a fait en sorte que cette âme à laquelle nous nous identifions ait été jumelée à ce corps qui voit, sent, entend, dit et perçoit.

Là où sont les sens de la vie, en nous. Dans sa plus pure simplicité.

Ainsi, peut-être qu’il n’y a nulle part où s’en aller, rien à atteindre, rien à comprendre, peut-être qu’on doit simplement revenir à la maison.

Défaire les bagages, larguer le trop compliqué, le trop lourd et le trop plein, s’alléger, faire confiance et s’en remettre à la vie, ce que certain(e)s nomment Dieu, le Grand Esprit, l’Existence, la Grande Sagesse, ou le néant.

Simple non ? Oui, en effet, souvent les choses les plus simples qui sont les plus compliquées. Mais on a toute une vie pour se pratiquer.

Et la vie est une chanson.

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We are coming home / safely coming home
Nous rentrons à la maison en toute sécurité

We are coming home / sweet home again
Nous rentrons à nouveau à la maison, notre douce maison

As we are approaching, getting closer and closer
À mesure que nous approchons, nous nous rapprochons de plus en plus

We all have to leave our luggage behind
Nous devons tous laisser nos bagages derrière nous

As we’re getting nearer, getting lighter and lighter
À mesure que nous nous rapprochons, nous devenons de plus en plus légers

We’re finding our way back home again 
Nous retrouvons le chemin vers la maison

Para sempre home again para sempre home again
Pour toujours, à la maison à nouveau,
Pour toujours à la maison, de retour
Pour toujours à la maison, encore

UN MONDE DE MONDES

Le monde ne peut changer que de l’intérieur.

Si vous voulez éveiller toute l’humanité, alors éveillez-vous entièrement,
Si vous voulez éliminer la souffrance dans le monde, alors éliminez tout ce qui est sombre et négatif en vous.
En vérité, le plus grand cadeau que vous puissiez offrir est celui de votre propre transformation.

~ Lao Tseu

Souvent on aimerait pouvoir changer le monde.

Régler tous les problèmes sociaux, mettre fin aux guerres, éliminer la famine, la violence et les injustices, faire comprendre, des Talibans aux gangs armées en Haïti, qu’ils doivent respecter les femmes et filles comme leurs semblables.

On aimerait aussi, pour le bien de la terre, éliminer toute trace de pollution et lui porter respect et appréciation pour tous ses fruits.

Et tant d’autres choses que l’on voudrait faire.

Mais on ne bénéficie – malheureusement ou heureusement, c’est selon – pas d’un tel pouvoir. Tout ce que l’on peut faire c’est changer notre perception du monde, et faire de bonnes actions autour de soi. C’est tout ce que l’on peut faire. Pour le moment, pour commencer du moins. Car parfois, les bonnes petites actions peuvent devenir grandes. Et si nous sommes plusieurs à s’y mettre, qui sait.

Difficile d’accepter le monde tel qu’il est. Mais si on s’arrête un peu, on réalise que LE monde n’existe pas, ce monde que l’on aime imaginer.

Il n’y a que des mondes. Le nôtre, et les autres.

Des milliards de réalités différentes co-existant les unes avec les autres, parfois s’entrechoquant, au sein de la même grande trame matérielle, qu’elle soit humaine, minérale, animale, végétale ou éthérique. Naturelle ou même de plus en plus artificielle désormais. Intelligente ou pas, ou plus ou moins.

La vie qui semble se dérouler devant soi prend-elle réellement place devant soi ou ne fait-elle que se passer dans nos yeux et non devant ? De la vie hors de nos perceptions ? Qu’elles soient mentales ou émotives.

La question se pose, mais n’est pas reposante et ne se dépose pas si facilement. En fait, toute réponse à cette question est fuyante. Comme si dès qu’on tentait de la saisir, elle nous coulait entre les doigts, elle glissait hors de notre portée, de notre contrôle.

Parlant contrôle, une telle chose existe-t-elle ?

A-t-on réellement le moindre contrôle sur quoi que ce soit ?

Belle balloune que celle-ci.

Oh, on pense qu’aimerait bien l’avoir ce prétendu contrôle. Mais il vient avec une telle charge de responsabilité qu’on préfère bien souvent le déléguer à autrui. On se plaint des politicien(ne)s mais très peu d’entre nous ferait cette job plus qu’ingrate, devenue même quasi masochistique. On se plaint aussi des marchands d’armes qui nourrissent les guerres mais quel contre-pouvoir peut-on leur opposer ? On voudrait protéger l’environnement mais comment empêcher cette folle pollution galopante ?

On ne peut même pas arrêter notre mental de tourner, spinner ni de s’emballer. Alors quant à calmer le monde, on repassera. Ou du moins commençons par semer un peu plus de paix en soi tout d’abord car comment revendiquer la paix dans le monde quand on ne la porte même pas en soi ?

Alors vivons notre vie totalement et simplement, assumons notre petite vie ordinaire au quotidien, dans toutes les petites actions simples et banales de cette vie au quotidien. En y insufflant présence, conscience et cohérence. En prenant le temps de ne faire qu’une chose à la fois, mais en la faisant bien, en la faisant pour le bien du plus grand nombre.

Et ci-bas, quelques perles du collier de mots.

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Ce ne sont pas des contenus qu’il faut transmettre.
Les Dieux se rient de nos théories.
C’est une manière intense d’être.
Ce qui manque le plus à notre vie d’aujourd’hui, c’est cette intensité surgie de l’intérieur.
C’est dans la rencontre de personnes vivantes qu’on en donne le goût.
Chacun est dans une telle richesse !
Mais il faut que cette richesse soit réveillée.
La transmission, c’est cette attention portée à un autre qui fait qu’en lui surgit le meilleur de lui-même.
– Christiane Singer

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(…) la réponse est très simple, c’est que nous n’avons que ça.
Nous n’avons que la vie la plus pauvre, la plus ordinaire, la plus banale.
Nous n’avons, en vérité, que cela.
De temps en temps, parce que nous sommes dans un âge plus jeune, ou parce que la fortune, les bonnes faveurs du monde, viennent à nous, nous revêtons un manteau de puissance et nous nous moquons de cette soi-disant « mièvrerie ».
Mais le manteau de puissance va glisser de nos épaules tôt ou tard.
Non, je ne suis pas mièvre.
Je parle de l’essentiel, tout simplement.
Et l’essentiel, c’est la vie la plus nue, la plus rude, elle qui nous reste, quand tout le reste nous a été enlevé.
Je vais à l’essentiel.
Je ne fais pas l’apologie de quelque chose qui serait simplet.

– Christian Bobin

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L’acte méchant est un transfert sur autrui de la dégradation qu’on porte en soi.
– Simone Weil

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Tu sais vivre quand, bien que vivant dans ce monde compliqué, tu restes simple, bien que vivant dans ce monde injuste, tu restes juste, même en vivant dans ce monde malhonnête, tu restes honnête.

Mais surtout, tu sais comment vivre lorsque, dans ce monde sans amour, tu parviens encore à aimer.
– Charlie Chaplin

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La nuit tombe vite dans notre monde…
Quelles graines d’espoir et de nouvelle vie pouvons-nous planter en ce moment, alors que nous apprenons à jardiner dans l’obscurité qui le couvre ?
Il s’agit de faire notre chemin à travers les moments les plus sombres, en étant jardinier, plantant des graines pour soulager les peurs et encourager les rêves, en utilisant un humour scandaleux pour alléger la charge.

– J O E L • E L K E S

COEUR D’ÉTUDIANT(E)

Demeure «enseignable», tu n’as pas toujours raison.

Restons mou, molle, curieux/se, ouvert(e).

Et continuons de vouloirs apprendre.

Gardons une ouverture d’esprit comme disposition fondamentale car il parait que le mental, c’est comme un parachute, ça marche mieux quand c’est ouvert.

Et ça prévient aussi les vilaines chutes comme de ne pas se faire trop mal en tombant trop vite sur du trop dur.

Restons enseignables car nous sommes né(e)s étudiant(e)s et nous mourrons étudiant(e)s. La vie n’est qu’une grande leçon dans laquelle on ne fait que notre devoir d’apprentissage et peut-être qu’on passe l’examen final au moment de la mort. Qui mourra verra mais en attendant, qui vivra apprendra.

On ne sait jamais rien mais on peut toujours tout apprendre.

Soyez toujours conscient de votre attitude de supériorité. Le sentiment de supériorité constitue votre meilleur indice que vous êtes tombé(e)s dans un trappe de l’égo. L’égo aime revenir par la porte d’en arrière. Il prendra une idée noble, telle que faire du yoga (ou encore être végane), et la twistera à sa propre fin pour vous faire sentir supérieur; puis vous regarderez ensuite de haut les autres qui ne partageront pas la même pratique spirituelle. Supériorité, jugement et condamnation sont des signes des trappes de l’égo.

De toute façon, la vie est la Grande Enseignante, de toutes les façons possibles.

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Récemment, j’ai été submergée par des sentiments d’incertitude quant à ce que je faisais, ce qui arrive assez souvent. Cela s’est mêlé à des moments de silence et d’ouverture exquis, et parfois à un profond sentiment de la présence chaleureuse, pleine et rayonnante de Dieu.

Puis d’autres moments où je me suis sentie déprimée et perdue, où je perdais mon sang-froid, où je ressentais de la colère et de la frustration, et en dessous de cela, une peur profonde et primitive s’est révélée, la peur d’être en vie en tant que ce corps-esprit totalement vulnérable, une peur sans doute provoquée en partie par de multiples nouvelles fractures aiguës de la colonne vertébrale et des douleurs au dos.

J’ai senti à quel point ce corps est parfois tendu, comme un mur de briques entre moi et tout le reste – puis en prenant conscience, en ressentant et en révélant tout cela à un ami qui m’écoute, le mur fond et tout s’ouvre et se dissout. J’ai également eu de profonds sanglots sans contenu, tant dans la vie éveillée que dans mes rêves.

J’ai récemment reçu un courriel m’invitant à participer à une étude universitaire sur l’éveil et la libération. Ils disent qu’ils m’ont identifié comme « l’un des enseignants/auteurs/commentateurs spirituels les plus « avancés » qu’ils connaissent. Avancé ? Je ne me sens pas avancé. Je me sens incertain. Sans aucune idée. Trébuchant dans les ronces, perdu dans les mauvaises herbes, retombant dans les mêmes trous encore et encore.

Je suis en résonance avec le christianisme à un moment, avec la non-dualité radicale à l’instant suivant, et avec rien du tout à l’instant d’après. Libéré ? Éveillé ? Ces mots ressemblent à du charabia. Que veulent-ils dire ? Qu’est-ce que je veux offrir dans mes écrits et mes réunions ? De quoi parle cette vie ? Des idées contradictoires semblent m’attirer dans un sens et dans l’autre dans une cacophonie de bruits imaginaires.

Puis, pendant un moment, tout s’arrête. Il n’y a que le bruit de l’avion qui passe au-dessus, juste ce bruit, rien d’autre. Pas moi, pas de problème. Juste ça !

Et puis aujourd’hui, d’une certaine manière, tout cela se réunit – le christianisme, l’Advaita, le bouddhisme, la non-dualité radicale, être perdu, être retrouvé – et rien de tout cela ne semble être un problème à résoudre. Comme je l’ai dit à un ami cher plus tôt dans la journée, « la vie ces derniers temps a été pleine et vide et merveilleuse et confuse et joyeuse et sombre et humaine et divine ». Et toujours, juste ça !

C’est toujours la première fois.
Avec tout.

Joan Tollifson

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En quoi pourrais-je avoir confiance si je n’ai pas confiance en la vie ?

Je n’ai pas besoin de comprendre, d’accepter ou de m’abandonner.

Tant que je me souviens

Que le même monde

Qui m’a créé

A créé cela que je repousse.

Que ce monde dont l’amour.

Chante jusqu’au plus profond,

Au plus bas de mon ventre

A cru bon de me donner pour frères et sœurs

Tout ce qui est.

Oui : La maladie, la guerre,

La paix, l’amour,

La naissance,

La mort

Sont ma famille.

Non, je ne comprends pas toujours –

Non, je ne suis pas toujours d’accord –

Mais,

De plus en plus,

Je sens renaître en moi

La confiance du nouveau-né.

Je m’endors,

Je m’éveille

Dans les bras du monde.

Même dans les douleurs : je suis bercé par la vie.

– SPIRITUALITÉ SAUVAGE

QUI PERD GANG ?

La façon d’apprécier quoi que ce soit consiste à réaliser que ça peut être perdu. – Gilbert K. Chesterton

En fait, nous perdrons tout éventuellement. Les gens, les choses, les mood que nous vivons. Car tout passe, tout va et vient, et parfois revient. Mais toujours tout s’en va. Pour toujours. À tout jamais.

Le grand privilège que nous avons de vivre en ce moment même dans le confort de nos vies modernes, dans un pays en paix, ne durera probablement pas toujours tel que maintenant. Apprécions-le maintenant. Car tout change, tout passe. Et quand nous aurons autre chose à vivre, on le vivra bien. Du moins, du mieux que l’on peut.

Comme on dit, il n’y a que le changement qui soit permanent.

Parfois on a peur de perdre quelque chose, ou quelqu’un. Ou l’amour qui passe pour le moment pendant lequel il passe. Et cette peur d’avoir peur nous fait perdre sur le coup ce que nous avons éventuellement peur de perdre. Pas besoin d’attendre, le seul fait d’avoir peur de peur nous le fait perdre. Facile non ?

Non, en effet, pas facile d’arrêter d’avoir peur.

Car la peur est irrationnelle, souvent abstraite, une pensée, une appréhension.

On nait les mains, la tête et le coeur vides. Et on repartira avec rien d’autre. Peut-être seulement avec au coeur et à l’âme l’amour que l’on aura donné. Alors que peut-on perdre durant cette vie ?

On dit que la seule façon de posséder quelque chose pour toujours consiste à le donner à tout jamais, à le laisser aller pour toujours.

Et que tout ce que l’on ne donne pas, on le perd pour toujours, à tout jamais.

À réfléchir.

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Quand tu réalises que ta vie n’est qu’une création de toi-même, par toi-même, tu acceptes le fait que tu te fais mal, que tu te fais peur, que tu joues au chat et à la souris.

Tu t’amuses à te cacher, à avoir peur de tes propres jeux de rôles, d’ombres.

Mais tu n’es pas prêt.e à le voir en face : tu te juges !

Tu as peur de souffrir davantage en voyant que c’est toi qui crées ta souffrance !

Alors je vais te poser la question : pourquoi as-tu peur de tant souffrir ?

Que représente pour toi la souffrance pour qu’elle fasse autant partie de ta réalité ?

– MON DIALOGUE AVEC LA SOURCE

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Quand on parle d’éveil, cela signifie déshypnotiser, revenir à la raison.
Mais bien sûr pour faire ça, il faut devenir fou.

– Alan Watts

DE L’AMOUR DANS NOS ACTIONS, DE GRÂCE

Oeuvre de mon amie Maya, photo de mon amie Tamara

J’aimerais mieux mourir que de travailler un seul jour
– Sénèque

Moi aussi Mr Sénèque.

De Veeresh, j’ai appris à oser risquer de ne faire que ce que j’aime dans la vie, de faire seulement ce que j’aime. Ou dit autrement, d’aimer ce que j’ai à faire.

Car comme on dit, si tu ne peux faire tout ce que tu aimes, apprend à aimer tout ce que tu fais.

Quand on décide d’aimer ce que l’on a à faire, et de faire ce que l’on aime, comme ce que l’on doit faire, genre gagner sa vie, toutes nos actions deviennent grâce et bénédiction. Et toutes nos paroles deviennent de bons mots, bene dictions.

La seule malédiction est de ne pas faire ce que l’on a à faire avec soin, amour, inspiration. Ne jamais rien faire à Contrecoeur, ni ailleurs.

En ce jour d’action de grâce, osons mettre ou remettre de l’amour dans toutes nos actions, de grâce. Et disons merci, apprécions, autant notre chance que notre privilège.

Remercions nos ancêtres, soulignons ce qu’ils et elles ont ouvert – et parfois souffert – pour ouvrir les chemins sur lesquels nous marchons et qui sont si confortables.

Et ci-bas, cadeau d’Action de grâce du Tao via Ze Ricardo. Car clarté de pensées devient clarté de paroles, puis pureté d’actions.

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TAO LA SAGESSE DU SILENCE INTÉRIEUR

Pensez à ce que vous allez dire avant d’ouvrir la bouche.
Soyez bref et précis, car à chaque fois que vous prononcez un mot, vous laissez échapper une partie de votre Chi (énergie). 
De cette façon, vous apprendrez à développer l’art de parler sans perdre d’énergie.
Ne faites jamais de promesses que vous ne pourrez pas tenir. 
Ne vous plaignez pas et n’utilisez pas de mots qui projettent des images négatives, car tout ce que vous avez créé avec vos mots chargés de Chi sera reproduit autour de vous.
Si vous n’avez rien de bon, de vrai et d’utile à dire, mieux vaut ne rien dire. 
Apprenez à être comme un miroir : observez et réfléchissez l’énergie.
L’Univers est le meilleur exemple de miroir que la nature nous a offert, car il accepte, sans conditions, nos pensées, nos émotions, nos paroles et nos actions, et nous envoie le reflet de notre propre énergie à travers les différentes circonstances qui se présentent dans nos vies.
Si vous vous identifiez au succès, vous réussirez. 
Si vous vous identifiez à l’échec, vous échouerez.
Ainsi, nous pouvons observer que les circonstances que nous vivons ne sont que des manifestations externes du contenu de notre conversation interne. 
Apprenez à être comme l’univers, en écoutant et en réfléchissant l’énergie sans émotions denses et sans préjugés.
Parce qu’en étant comme un miroir, doté d’une puissance mentale calme et silencieuse, sans vous donner la possibilité d’imposer vos opinions personnelles et en évitant les réactions émotionnelles excessives, vous avez la possibilité d’une communication sincère et fluide.
Ne vous accordez pas trop d’importance et soyez humble, car plus vous paraissez supérieur, intelligent et arrogant, plus vous devenez prisonnier de votre propre image et vivez dans un monde de tensions et d’illusions. 
Soyez discret, préservez votre vie intime. 
Vous vous libérerez ainsi des avis des autres et aurez une vie apaisée et bienveillante, invisible, mystérieuse, indéfinissable, insondable comme le TAO. 
Ne rivalisez pas avec les autres, la terre qui nous nourrit nous donne ce dont nous avons besoin. 
Aidez les autres à prendre conscience de leurs propres vertus et qualités, à briller.
L’esprit de compétition fait grandir l’ego et crée inévitablement des conflits. 
Ayez confiance en vous. 
Préservez votre paix intérieure en évitant de vous lancer dans les épreuves et les astuces des autres.
Ne faites pas de compromis faciles, n’agissez pas à la hâte, sans être profondément conscient de la situation. 
Ayez un moment de silence intérieur pour considérer tout ce qui se présente et ensuite seulement prendre une décision. 
De cette façon, vous développerez votre confiance en vous et votre sagesse. 
S’il y a vraiment quelque chose que vous ne savez pas ou pour lequel vous n’avez pas de réponse, acceptez le fait. 
Ne pas savoir est très inconfortable pour l’ego, car il aime tout savoir, avoir toujours raison et donner son avis très personnel. 
Mais en réalité, l’ego ne sait rien, il vous fait simplement croire qu’il sait. 
Évitez de juger ou de critiquer. 
Le TAO est impartial dans ses jugements : il ne critique personne, a une compassion infinie et ne connaît pas la dualité. 
Chaque fois que vous jugez quelqu’un, la seule chose que vous faites est d’exprimer votre opinion personnelle, et c’est une perte d’énergie, c’est du pur bruit. 
Juger est une façon de cacher nos propres faiblesses. 
Le Sage tolère tout sans dire un mot. 
Tout ce qui vous dérange chez les autres est une projection de ce que vous n’avez pas surmonté en vous-même. 
Laissez chacun résoudre ses problèmes et concentrer son énergie sur sa propre vie.
Prenez soin de vous, ne vous défendez pas. 
Lorsque vous essayez de vous défendre, vous accordez trop d’importance aux paroles des autres, donnant ainsi plus de force à leur agressivité. 
Si vous acceptez de ne pas vous défendre, vous montrez que les opinions des autres ne vous affectent pas, que ce ne sont que des opinions, et que vous n’avez pas besoin de les convaincre pour être heureux. 
Son silence intérieur le rend impassible. 
Utilisez régulièrement le silence pour éduquer votre ego, qui a la mauvaise habitude de parler tout le temps.
Pratiquez l’art de ne pas parler. 
Prenez quelques heures pour vous abstenir de parler. 
C’est un excellent exercice pour connaître et apprendre l’univers du TAO illimité, au lieu d’essayer d’expliquer ce qu’est le TAO. 
Vous développerez progressivement l’art de parler sans parler, et votre véritable nature intérieure remplacera votre personnalité artificielle, laissant apparaître la lumière de votre cœur et la puissance de la sagesse du silence. 
Grâce à cette force, vous attirerez à vous tout ce dont vous avez besoin pour votre épanouissement et votre libération complète. 
Il faut cependant faire attention à ce que l’ego ne s’infiltre pas.
Le pouvoir demeure lorsque l’ego reste calme et silencieux. 
Si l’ego s’impose et abuse de ce Pouvoir, celui-ci deviendra un poison, qui l’empoisonnera rapidement. 
Soyez silencieux, cultivez votre propre pouvoir intérieur. 
Respectez la vie de tout ce qui existe dans le monde. 
Ne forcez pas, ne manipulez pas et ne contrôlez pas les autres. 
Devenez votre propre Maître et laissez les autres être ce qu’ils ont la capacité d’être. 
En d’autres termes, vivez en suivant le chemin sacré du TAO.

EFFORT DE CONFIANCE

L’univers ne veut pas que vous essayez plus fort, il veut que vous lui fassiez davantage confiance.

On peut avancer sans trop se tromper que notre confiance en l’humanité est mise à rude épreuve ces temps-ci. Comme notre espoir et notre paix d’esprit. Et encore, nous on a la chance de regarder ça de loin.

Quand on regarde le monde évoluer, dans le sens de changement, cheminement, déroulement, développement, devenir, escalade, métamorphose, modification, mouvement, progrès, progression, transformation, on a de quoi être sceptique, ce qui n’est pas une fosse perception.

De bien drôles de choses pas drôles du tout se déroulent en ce moment un peu partout sur la planète de moins en moins bleue et de plus en plus grise et brune, depuis longtemps d’ailleurs telle que le révèle l’histoire de l’humanité, mais peut-être encore plus aujourd’hui, du moins de façon plus marquée, rapide et aigüe.

Souvent on se sent impuissant(e) devant l’absurdité de ce monde, devant l’injustice, la guerre, les abus face aux humaines et à la nature, les inégalités des ressources, name it, la liste est longue sinon infinie.

Si la citation ci-haut semble opposer effort et confiance, celle ci-bas de Yogananda les marie plutôt en suggérant de faire l’effort de faire confiance:

Vous devriez faire un plus grand effort.
Oubliez le passé et faites davantage confiance à Dieu – pour les sensibles et les réactifs, vous pouvez utiliser le terme que vous voulez – note du chroniqueur;-).
Notre destin n’est pas destiné par lui et le karma n’est pas le seul facteur même si nos vies sont influencées par nos pensées et nos activités du passé.
Si vous n’êtes pas heureux avec la trajectoire selon laquelle votre vie se déroule, changez d’habitudes.
Je n’aime pas entendre les gens se plaindre de leur situation actuelle en invoquant des erreurs du passé; faire cela relève de la paresse spirituelle.
Mettez-vous en action et désherbez le jardin de votre vie. –

Et vlan. Alors faisons l’effort de faire confiance.

Car faire confiance implique en effort une sorte d’effort, une décision, une d’acceptation de ce qui est, tel que cela est et non comme on voudrait que ça soit. Et à partir de ça, on commence à travailler, pour reprendre les termes jardiniers de Yogananda, on commence par enlever les mauvais herbes, à éliminer ce que l’on ne veut plus en soi.

Car l’idée n’est pas d’avoir plus, d’acquérir toujours plus, de devenir de plus en plus, d’imaginer comment les choses devraient être.

Non, l’idée est de partir d’où sommes, de la situation actuelle, et de voir comment on peut contribuer à notre échelle limitée.

Pas en éliminant la haine, mais en rajoutant de l’amour.

Pas en jugeant ni en prenant partie pour un côté ou l’autre, mais en tentant de comprendre, de saisir tous les points de vue et les actions qui en découlent.

Le monde est de plus en plus complexe alors il est impossible de tenter de saisir en simplifiant. On ne peut qu’observer et réaliser – rendre réel – que l’état du monde ne peut être autrement que ce qu’il est en ce moment et à partir de là, voir ce que l,on peut faire.

Oui, faire confiance demande l’effort de le vouloir. Alors faisons confiance à la vie et faisons l’effort de penser que tout est tel que cela doit être. Et que l’on peut enlever quelques mauvais herbes dans le grand jardin.

Inch Allah et ainsi soit-il !

ÂME PANSANTE ÂME DANSANTE

Une âme, ça pense ? Vraiment ? Si c’est le cas, ça me surprendrait beaucoup. Même si je ne pense pas tout savoir. Mais il me semble que c’est davantage mon mental qui pense, ma tête plus que mon coeur. Mais les mots rendent parfois bien difficilement les subtilités de l’existence.

Mais je pense par contre qu’une âme ça danse.

Personnellement, je pense qu’une âme ça panse plus que ça pense. En fait, je pense qu’on pense qu’une âme ça peut penser mais sincèrement, je pense qu’une âme ça flotte, ça vibre, ça résonne, ça s’élève, ça se fond avec et dans tout ce qui vit, même tout ce qui meurt.

J’allais dire mon âme mais une âme peut-elle être séparée du Tout, ? une âme peut-elle être autre chose que la seule et même grande âme ? Peut-être que la seule et même grande âme a-t-elle été répartie parmi tout, entre tout ce qui vit ? Et qu’un ptit bout a été déposé en chacun de nous à la naissance du corps ? D’ailleurs une âme a-t-elle besoin d’un corps pour exister ?

Car comme le dit Rumi (si c’est bien lui qui a dit ça) : La conscience repose dans les minéraux, rêve dans les plantes, s’éveille dans les animaux et devient consciente d’elle-même dans les humains. Peu importe qui l’a dit, c’est bien dit.

Je pense sincèrement que l’âme ça panse plus que ça pense. Autant notre sentiment de séparation, le grand vide que l’on peut ressentir parfois, que celui d’une possible injustice ou la sensation de ne pas être à sa juste place.

Souvent je me questionne quant à la différence entre les termes esprit et âme.

Encore ici les mots sont limités il me semble pour décrire le mystère.

Est-ce un bout du Grand Esprit qui a été déposé dans tout ce qui vit où est-ce l’âme du monde, ce que l’on appelle de toutes sortes de nom Dieu, qui anime tout. ?

Et que veut-on dire quand on dit de quelqu’un que c’est une grande âme ? Il y en aurait des plus petites ou des plus grandes de d’autres ? En matière d’âme, je crois que c’est One size fits all. Et après, ce sont les coeurs individuels, comme les mentaux divers, qui peuvent varier d’amplitude et de grandeur. Mais l’âme ? Universelle.

L’âme me semble seulement pouvoir être une seule et la même. Ce qu’on fait avec le ptit bout qu’on nous a prêtée quand on a pris corps relève de nos croyances, de nos intentions, de nos savoirs et de notre générosité de coeur, notre humanité.

Je pense plutôt que c’est notre tête, notre mental, qui pense.

L’âme, qui selon certaines traditions serait logée au coeur de chaque humain(e), quant à elle ne me semble que pouvoir panser, compassionner, empathiser. Car la seule et même âme. Âme unique.

Si on peut penser par soi-même, on ne peut que chercher à panser le sort du monde entier grâce à notre coeur et notre petit bout d’âme.

Et oui, c’est par et dans le silence que l’on peut s’entendre penser. Mais le silence doit se gagner, se laisser trouver. Car lorsqu’on prend le temps de se taire et d’observer, et de respirer calmement, déconnecté de la folle vitesse du monde branché, la première couche que l’on rencontre est celle du mental. Au début, on réalise que ça spinne vite et sans cesse, puis éventuellement, le moteur ralentit et le calme et l’acceptation s’installe.

Mais ça requiert de la patience, du temps, du calme. Et du courage même, car clairement plus distrayant de se sortir et de s’extirper de soi-même – extase – de regarder dehors, de s’épivarder.

Mais clairement plus inspirant de se brancher sur son propre ptit bout d’âme pour avoir accès à l’invisible et à l’infini – instase.

La pensée est aux nuages ce que l’âme est au ciel et le coeur au soleil.

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Regardez au plus profond de votre cœur.
Écoutez la petite voix intérieure.
Et souvenez-vous d’une chose : la vie ne s’accomplit que par la quête de liberté, jamais par les ambitions.
La vie ne devient heureuse que par le cœur, jamais par l’esprit.
L’esprit crée la science, le cœur crée la religion.
L’esprit peut vous donner une meilleure technologie, de meilleurs gadgets.

Le cœur vous donne les valeurs réelles et ultimes : l’amour, la félicité, la vérité, la liberté, la conscience, Dieu.
Et une vie sans ces valeurs n’a aucune valeur.

– 0sho via Ma Haridasi

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Beaucoup de gens n’aiment pas le silence, ils ont du mal à le supporter; ils sont comme les enfants qui ne se sentent bien qu’au milieu de l’animation et du bruit, ce qui prouve qu’ils doivent encore beaucoup travailler pour avoir une véritable vie intérieure.

Même le silence de la nature les inquiète et quand ils se rencontrent, ils se dépêchent de parler, comme si le silence les gênait: ils le ressentent comme un vide qu’ils doivent combler par des paroles et des gestes.

Et c’est normal, le silence physique les oblige à prendre conscience de leurs dissonances et de leurs désordres intérieurs, c’est pourquoi ils en ont tellement peur: ce silence peut même les rendre fous.

N’ayant plus rien d’extérieur à eux pour se distraire et s’étourdir, ils ne peuvent plus échapper à leurs démons intérieurs.

Le silence est l’expression de la paix, de l’harmonie, de la perfection.

Celui – ou celle – qui commence à aimer le silence, qui comprend que le silence lui apporte les meilleures conditions pour l’activité psychique et spirituelle, arrive peu à peu à le réaliser dans tout ce qu’il fait: quand il déplace les objets, quand il parle, quand il marche, quand il travaille, au lieu de faire tout un remue-ménage il devient plus attentif, plus délicat, plus souple, et tout ce qu’il fait est imprégné de quelque chose qui semble venir d’un autre monde, d’un monde qui est poésie, musique, danse, inspiration.

– Omraam Mikhaël Aïvanhov

OCTOBRE DE SOIE

Photos : Luc Vallières, Val-David

Ce matin je laisse la nature parler par ces 2 photos de Luc Vallières prises dans les environs de Val-David, ici dans le now, au coeur de la douceur de l’automne.

Car parfois les mots ne peuvent rendre justice. La beauté visuelle les surpasse.

ÂME OBJET SUJETTE À OBSERVATION

Ce qui observe et ce qui est observé ne sont que le seul et même phénomène. – Bashar

Qui lit ces mots ? Ou devrais-je plutôt demander : qu’est-ce qui lit ?

En tous cas, ça lit, et ça écrit. Il y a ceci, et cela. Ce côté-ci de l’écran, là où je suis, et celui-là, là où tu es. Mais nous sommes tout de même ensemble, même si à des moments différents. Nous, que quelques-un(e)s, tissés autour de ces mots, à réfléchir au même phénomène.

Qui ou qu’est-ce qui en vous lit ces mots, et qui les écrit ? Sont-ce les deux polarités d’un seul et même phénomène ? Ou sommes-nous deux entités distinctes ?

Et qu’est-ce qui observe celui ou celle qui lit ? Et qu’est-ce qui observe la présence qui prend conscience que ça lit.

Je sais. On pourrait lire en rond longtemps comme ça. Et en fait, on vit un peu toujours en rond comme ça. À se poser des questions auto-réflexives.

Mais la question se pose quand même. Pas reposante la question.

Alors, qui, ou qu’est-ce qui observe la vie ?

Autant la vie intérieure et ses multiples mouvements, émotions, pensées, sensations, que la vie extérieure avec tout ce qui est perçu par nos sens, comme par le biais des médias.

On a tendance à confondre objet et sujet.

L’objet étant ce qui se présente à la pensée, qui est occasion ou matière pour l’activité de l’esprit, l’objet de ses réflexions.

Alors que l’on pourrait définir le sujet comme ce qui observe ce qui se déroule.

Mais selon le site Usito de l’université de Sherbrooke (1), l’emploi du terme sujet (de l’anglais subject) est critiqué comme synonyme non standard de objet.

En principe, JE – le sujet – observe et étudie l’objet de ma recherche. Alors quand le JE se questionne sur soi-même, nous sommes à la fois sujet et objet. Le sujet observé, l’objet subjectivé. JE ME MOI.

Généralement, la relation part de moi vers le monde; moi et le monde.

Mais on pourrait aussi concevoir que la relation va aussi dans l’autre sens, le monde et moi. On pourrait ramener le monde à soi, plutôt que de se projet sur le monde.

C’est en ce sens que Ramana Maharshi avance qu’il n’y a pas d’autres que soi.

Vu ainsi, nous sommes le monde, et le monde est nous. Ce qui observe est la matière observée.

Et quand on entreprend une introspection, on commence à observer ce qui observe et le cercle devient circulaire. Non pas vicieux mais vertueux.

Car on doit toujours s’observer, soit observer en soi ce qui observe. Ce qui se cache derrière nos yeux, ce qui impose un jugement à tout ce qui est observé.

Quand – si – on arrête de se considérer comme séparé du Tout, de ce que l’on considère comme extérieur à petit soi, le monde devient un seul et même phénomène dans lequel nous évoluons. Les fils d’attachement se délient, les noeuds se dénouent.

Comme avant la naissance en corps, comme après la mort de ce corps usé et sablé par les années d’expériences et d’expérimentation, les rapports avec ce qui vit prennent une autre tournure.

Quand on entreprend un processus d’introspection, que ce soit à l’aide de substances enthéogènes, ou par la simple méditation à jeun, l’emphase repose sur la source d’où émerge la matière observée, le flot des pensées, des sensations, des visions. Comme de leur permanence, qui repose sur une impermanence constante. La vie défile dans le vide et nous tentons d’en saisir l’essence.

Inspire, expire…

(1) https://usito.usherbrooke.ca/d%C3%A9finitions/sujet_1

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L’enfant intérieur est ta conscience qui a choisi de vivre le ‘je’ de la vie.
Il porte tes émotions, tes souvenirs, tes mémoires, tes blessures, tes rêves, tes talents.

Si tu travailles avec ton enfant intérieur juste pour régenter ta vie, tu passes à côté de tout son potentiel !
Ton enfant intérieur est le moyen que ton âme a créé pour faire l’expérience d’elle-même. C’est un outil afin de démêler ton projet d’âme qui est de faire l’expérience de la séparation.
L’aventure humaine et terrestre est un rappel de qui tu es vraiment et vous avez choisi de le vivre à plusieurs, afin de sortir de l’unité et de la vivre en étant séparés.
L’enfant intérieur ne se guérit pas, il se complète.
Il se complète lorsque tu fais l’expérience que tout est parfait.
Tes blessures ne sont là que pour t’aider à être.

L’enfant intérieur est ta boussole.
Tu n’as pas besoin de guérir ni d’accepter mais d’accueillir.

Qui veut dire guérir veut dire réparer un tort, une chose brisée.
Comment réparer une illusion créée par le mental qui interprète et juge ?

Mon Dialogue avec la Source via Transparence du coeur