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PROPOS GRAS TINÉS

Je parcourais ma banque de memes pour voir comment je me partirais la boîte à mots ce matin. Maudit.

J’ai hésité un peu…

Il y avait celui-ci que j’aimais bien, mais qui était un peu trop mordant, surtout pour mes ami(e)s véganes et autres défenseurs des droits humains.

Celui-ci aussi, à-propos de ce qui est Dieu, et/ou pas, mais trop sérieux pour un lundi matin encore auroré foncé.

Alors j’ai choisi le jeu de mots de Mozart ci-haut car c’est exactement ce genre de jus de mots que j’apprécie particulièrement. Les jeux de mots nonos, mais avec un twist. Des mots de tête fromagée qui font Cheese ! Des jokes genrées, ni mâle, ni fermette.

Parfois, quand je me prends – trop – au sérieux quand j’écris, j’écris nono. Car parfois je cries de bonté quand j’écris. Je cries ma sagesse qui est pourtant si relative et dérivative. Quand j’écris trop songé, je n’ai plus de plaisir. J’essaie trop. Alors dans ce temps-là, j’écris nono.

J’écris pour le fun, et j’écris bilingue, j’écris for the pun of it. J’écris la langue dans le vinaigre. j’écris pas sûr. Je joues avec les mots pour qu’ils se jouent de moi, je me joue de leur sens et ils me le rendent bien car ils me jouent des tours et se déjouent de moi. J’écris bien mal parfois aussi parfois. Je ris de moi, et de un peu de vous aussi car si vous êtes encore ici à lire mes ptites nounouneries, c’est que vous êtes aussi nonos – ou nounounes – que moi. Oui, un nono une nounoune, un cercle nono. Nounounerings.

Mais mal et bien heureusement, vous êtes peu nombreux. Et comme on dit : plus on est de fous furieux, plus on est nombreux, et plus on est niaiseux. Niais eux ? Elles aussi.

Écrire tout le tour de sa tête comme dire dire n’importe quoi et crier à tue-tête quand on parle à-travers son chapeau et qu’on est nue-tête. Écrire pour faire prendre de l’air frais à son mental, qu’on nomme aussi esprit pour faire plus spirituel. Mais là on risque de tomber dans un égo trappe.

Nous sommes des êtres spirituels dit-on. À regarder l’état de la terre et de ses habitants, le doute s’installe et demeure. Malades tantôt.

Novembre est arrivé, on a changé l’heure, c’est le boutt rough de l’année qui arrive à nos portes, et de l’autre côté. Dedans et de wow. Ici dans le grand now. C’est l’heure normale de leste, faut l’être.

On dit aussi qu’on a reculé l’heure, c’est donc l’heure d’être retardé. Un peu. C’est selon, et c’est bidon, car il a beau faire noir à 4 heure et quelque, au moins il fait clair plus tôt, et pour les lève-tôt, cocorico, c’est du pareil au même. Car ce n’est pas le cadran qui mène, c’est le soleil le boss. Lui et Bruce adolescent du printemps. Born in the USA. Grosse journée demain, gros 4 ans sûrement. Quand j’étais petit, et que je faisais des moins bons coups, ma mère me disait: toé j’vas t’arranger le cadran. C’est fait m’man. Heure anormale de leste majesté. Et maintenant les cadrans s’arrangent tout seul.

Petit chronique nounoune pour mon ami Edgy qui m’avait passé une commande chronique. Mais quand j’essaie d’être sérieux, je fige, je gèle, je jamme. Alors au lieu de jammer tout court, j’ai jammé avec mes mots, j’ai slammé la porte ouverte et lui ai dé con cocté une déconfiture de mots, une dégelée déloyale, directement de ma tête de pinotte. Jamming.

Et en prime, non pas celui d’Amazon, direct du Tube Vous, pour toi, pour lui et pour nous. quelques classiques de notre gourou, non pas celui de la Lune, notre gars roux des mots. De mots et de veaux. Et de chevaux. Gratinés, bien sûrs, et sucrés.

VIEILLIR JEUNE

Le secret du génie est d’instiller notre coeur d’enfant quand on vieillit ce qui dire en fait de ne jamais perdre son enthousiasme. – Aldous Huxley

Enthousiasme, curiosité, ouverture d’esprit, et de coeur. Quelques qualités à non seulement ne pas perdre, mais à nourrir de plus en plus. Autant que laisser faire se peut. Et que la santé le permette. Car on a beau avoir de belles intentions, la réalité de chacun(e) et les conditions de vie qui viennent avec sont plus ou moins confrontantes. Mais comme principe général, on achète right ?

J’ai traduit plus haut spirit of the child par coeur d’enfant plutôt que par l’esprit de l’enfant. Car l’esprit c’est un peu vague. On traduit souvent spirit par esprit mais en fait, souvent on utilise le terme esprit pour désigner le mental, tsé la patente qui pense sans arrêt et plus rapide qu’un TGV, située et protégée dans et par notre crâne. La boîte à idées, le hamster, le moteur à combustion dans notre tête, qui est juge et partie et qui parfois réussit à prendre une distance d’elle même et à s’observer penser.

Car le mental n’est pas que négatif, il ne faut seulement pas le laisser devenir le boss, c’est un parfait serviteur mais un toujours trop tyrannique patron.

Mais revenons à nos boutons : enthousiasme, curiosité, ouverture d’esprit et de coeur.

Et ajoutons-y merveille dans le regard, une capacité de s’émerveiller soi-même et du monde, de l’intérêt réel et sincère pour nos proches, ami(e)s et voisin(e)s mais surtout pour le reste du monde entier, pour l’étrange. En particulier ceux et celles qui voient la vie autrement que nous, ceux et celles qui votent pour Trump, comme pour lui-même car je crois qu’il en a bien besoin.

Car facile d’aimer ceux et celles qu’on aime déjà, mais plus difficile d’aimer ceux et celles qu’on déteste 😉 Et de toute façon, dans la vie, c’est souvent aime un jour et déteste le lendemain. L’amour tel qu’on l’imagine est si variable et volatile. Visons le vrai amour, le sans date d’expiration, le sans conditions écrites en tout ptit dans le bas de la page. Aimons la vie !

Compassion pour les peuples et développons notre capacité de distinguer entre les peuples et leurs gouvernements, qu’ils soient Israéliens ou Palestiniens, Ukrainiens ou Russiens – c’est pour la rime. Car la plupart des gens sont bons, et contrairement à ce que l’on aime chiâler, plusieurs politicien(ne)s veulent servir le bien public et non pas nécessairement tous ni toutes se servir dans le bien public. Tout le monde fait partie de la famille d’autrui, père ou mère, fils ou fille, et même la plupart des soldat(e)s défendent leur patrie par amour, même si c’est difficile à saisir d’ici dans nos écrans. une seule grande famille anyway, tous des frères et de soeurs de couleurs différentes mais de coeur unique.

Compassion aussi pour les gros business men qui abusent la planète, les pushers de dope et de guns, les fraudeurs de personnes âgées et tutti quanti, pardonnons-leur leurs offenses comme on voudrait qu’on nous pardonne les nôtres, car probablement qu’il ne savent pas ce qu’ils font, pas complètement en tous cas car sinon ils ne le feraient probablement pas. Pas comme ça anyway. Car de toute façon, c’est à eux-même qu’ils font ce que l’on juge et considère comme le mal. Mais chacun a son rôle à jouer dans cette grande comédie et qui nous sommes pour penser savoir ?

Alors vieillir en tentant de cultiver la joie et le feu au coeur, l’esprit blanc, ou vert, et grand ouvert, et multicolore. En gardant l’espoir même quand on dirait qu’on dirait qu’on fonce dans un mur. Même quand le corps nous lâche, car inévitable. Même quand le monde semble un peu complètement fou.

Car en effet, folle et fofolle la vie.

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Grandir, mûrir, vieillir, mourir, le temps passe, c’est prédestiné, inévitable.
Il n’y a qu’une solution pour que la vieillesse ne soit pas une parodie absurde de notre vie antérieure, c’est de continuer à poursuivre des fins qui donnent un sens à notre existence :

le dévouement à des individus, à des groupes ou à des causes et le travail social, politique, intellectuel ou créatif.
Dans la vieillesse, nous devons souhaiter avoir encore des passions assez fortes pour nous empêcher de nous replier sur nous-mêmes.
La vie a de la valeur tant que nous en attribuons à la vie des autres, par l’amour, l’amitié, l’indignation, la compassion.

– Simone de Beauvoir

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Les belles âmes arrivent difficilement à croire au mal, à l’ingratitude, il leur faut de rudes leçons avant de reconnaître l’étendue de la corruption humaine.
– Honoré de Balzac

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On n’a pas encore pris la mesure du mensonge qui est à la base de tout le développement moderne : se détourner du ciel sous prétexte de conquérir la terre ne peut, en fin de compte, qu’aboutir à voir la terre elle-même se dérober sous nos pieds, car la terre n’existe que dans le ciel.

– Seul avec le monde entier

STRIPTEASE EXISTENTIEL

C’est surtout la perte qui nous indique la réelle valeur des choses.
– Arthur Schopenhauer

Souvent il faut perdre quelque chose, ou s’ennuyer de quelqu’un, pour réaliser leur pleine valeur dans notre vie. Car on dirait que c’est dans la nature humaine de tenir pour acquis. De penser qu’on aura pour toujours, que les choses demeureront telles quelles à jamais.

Pourtant.

Dès que quelque chose ou quelqu’un arrive dans notre vie, on le fait sien, on met le grappin dessus, on s’y attache. On s’en pense propriétaire. On pense que ça, ou lui ou elle, nous appartient et qu’il/elle sera à jamais à nos côtés.

Quand c’est bon on veut que ça reste pour toujours, et quand ce ne l’est pas, on veut que ça parte tout de suite et à tout jamais.

Mais si on y pense bien, nous sommes nés vierge, les mains vides, et nous mourrons probablement de la même façon. Alors c’est le coeur qu’il faut remplir. Et garder ouvert. Comme notre curiosité que l’on doit conserver et cultiver, surtout au fil des années qui passent.

Quand Schopenhauer parle de perte, je crois qu’il réfère surtout aux illusions liées au fait de posséder, à nos certitudes, comme à ce quoi on s’imagine être, nos fantasmes et nos idées figées à propos de nous-même ou du monde.

Ou, en d’autres mots: alors que la vie nous dépouille de nos voiles d’illusion, nous reconnaissons l’être sacré en soi. – Marion Woodman

La vie est un grand striptease existentiel, un dépouillement, un effeuillage. Au début, on apprend, on accumule, on acquiert et on bâtit. Puis on utilise et apprécie, pour un bout. Et commence la troisième saison de la vie où l’on commence à trier, à délester, à laisser aller pour ne conserver que l’essentiel. Le diamant poli., tout petit tout petit. Tellement petit et poli qu’il inclut la vie toute entière.

Et cet essentiel de la vie c’est l’amour, ses petites choses et ses petits détails, les subtils cadeaux cachés dans les ptits racoins du quotidien.

Un processus de dépouillement que la mort nous révélera possiblement dans notre totale nudité, au dernier souffle, dans ce grand retour à l’essentiel que nous portons en nous toute notre vie et que nous purifions au fil des jours.

Vivre totalement et tout donner pour qu’au fil d’arrivée, nous ayons brûlé tout le gaz, utiliser toute l’essence divine qui fut déposée dans notre réservoir à notre naissance et sans cesse et constamment tout au long de notre existence.

Pour qu’au moment de rendre les larmes, on puisse faire face à notre source de création et lui dire: Voilà, merci, j’ai tout donné, j’ai fait tout ce que j’ai pu. J’ai donné tout ce que j’ai été, j’ai passé, j’ai aidé du mieux que j’ai pu.

Et que la vie continue.
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L’objet principal pour lequel a été créé la personne, son grand but, sa grande fonction, c’est d’aimer.
Comprendre ne vient qu’après.
La personne qui n’aime pas est au-dessous de celle qui ne pense pas.
En d’autres termes, l’égoïste est inférieur à l’imbécile, le méchant est plus bas dans l’échelle humaine que l’idiot.

– Victor Hugo, En voyage

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À partir de maintenant tu devras t’habituer à penser que ton regard purifie.
En général les gens regardent pour salir l’autre, car ils sont critiques.
J’ai vu très peu de personnes qui regardent l’autre pour le purifier, pour voir son Dieu-Déesse intérieur.e et lui transmettre la flamme divine.
Et c’est ce que nous avons besoin de faire et de sentir.
Tu peux purifier.
Quand tu m’entendras avec tes oreilles, ne critique pas ma voix, de façon que, quand je parlerai tu puisses entendre un son pur, parce que tu le purifies.
Nous devons apprendre à purifier le bruit, la musique que nous entendons, et tout ce que nous disons parce que en général les mots sont impurs.
Tu peux purifier tout ce que tu vois, tout ce que tu respires, toutes les intentions des autres, qu’elles soient mentales, émotionnelles, sexuelles.
Tu purifies grâce à la flamme qui entoure ton temple.
Si tu n’aimes pas les autres, tu ne te purifies pas.
Aimer est s’unir, communiquer, donner.
La purification vient par l’amour.
Quand tu aimes le monde, quand tu aimes quelqu’un, tu le purifies.
C’est un geste d’amour.
Essaye de faire un geste de don.
Et laisse venir ceux que tu aimes.
Fais venir les plantes, les animaux, les êtres aimés, et tu verras, qu’au fur et à mesure que ces êtres se présentent, tu élimines les critiques et tu les purifies.
Si tu n’aimes personne, laisse-toi venir à toi-même.
Aime enfin ce cœur qui t’aime tant.

– Las Enseñanzas de Dona Magdalena.

RAVE MATÉRIEL

Le plus profondément vous allez en vous-même, le plus profondément vous irez au coeur de la réalité qui semble être autour de vous, mais que vous savez être à l’intérieur en fait.
– Willa Hillicrissing

Le monde n’existe pas, il n’y a que nos perceptions de ce monde qui existent.

Oui je sais, le monde semble exister. Mais seulement quand on se réveillera du Grand Rave, on pourra s’en rendre compte pour de vrai. Avant on se fait une idée du monde, et un moment donné, on réalise l’illusion. Pas moi qui le dit.

C’est du moins ce que plusieurs personnes qui sont passées de l’autre bord et qui en sont revenues disent ou ont dit. On verra bien.

Que ce soit la guerre à Gaza, au Liban ou les troubles sociaux en Haïti, que des ouies-dire pour nous, que quelques photos ou reportages tout au plus. On ne sait pas vraiment ce qui s’y passe pour vrai, dans la réelle réalité si une telle chose existe.

L’Histoire avec un grand H ?

Même chose, que des racontages, des rumeurs, des histoires. Oh il s’est sûrement passé quelque chose, mais pour nous, on doit y croire ou pas, et se les reconstruire dans nos ptites têtes de peanut car on y était pas.

Et les autres ?

Encore la même chose, on ne peut que se les imaginer. Même ceux et celles qu’on connait, on ne les connait pas vraiment. On les connait de l’extérieur, nous sommes en lien avec eux/elles, mais on ne sait pas ce qu’ils et elles vivent en eux et elles, ni comment ça se vit.

On projette nos idées sur le monde, les gens comme les choses et on pense connaître le monde mais, principalement, on s’en fait seulement des idées. On joue avec, on se fait du sang de boeuf – ou de tofu pour les véganes – on fabule le monde sans cesse. Pour ce qui est en vraiment, qui en sait quoi ?

Les pensées tournent en rond et sans cesse – et parfois pas très carré – dans notre tête. Avec quelques effluves émotives et émotionnelles ressenties dans le reste du corps à partir du quartier général cerebelum. C’est ça le monde en fait. Chacun(e) le sien, chacun(e) crée le sien, et ne croit pas nécessairement celui des autres.

On ne peut partir à la découverte du Grand Monde qu’en soi. Et plus on se connait, plus on connaitra le monde. Car le monde c’est nous, nous c’est le monde, et un point c’est tout. Le point que nous sommes contient le monde entier.

Bon voyage, et, surtout, bon visionnement.

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Comprenez que toutes les pensées, bonnes ou mauvaises, ne sont que des bulles vides.
Ce ne sont que des impulsions dans le cerveau.
Elles ne sont pas réelles.
Elles ne sont pas solides.
Alors s’il vous plaît, apprenez à vous asseoir et à observer les pensées sans aucun jugement, en les considérant simplement comme des pensées.
C’est tout ce qu’elles sont.
Elles ne sont pas vraies, ni moi, ni miennes.
Alors regardez vos pensées à nu, sans jugement.
Si vous le souhaitez, vous pouvez les nommer, puis les libérer.
Laissez-les partir et dites : Au revoir. D’accord, pensée de colère. D’accord, pensée de luxure. D’accord, pensée de jalousie. Je t’ai vu. Je te connais. Au revoir.

– Jetsunma Tenzin Palmo

MAINS VIDES COEUR PLEIN

Chez les premières Nations, la richesse se calcule par le fait d’avoir assez à donner.
– Robin Wall Kimmerer, Braiding Sweetgrass

On traduit le terme anglais Gift par cadeau, mais aussi par don.

Je me souviens avoir été hautement impressionné par le documentaire intitulé Gift réalisé par Robin McKenna dans lequel on raconte le parcours de différentes personnes qui partagent leur don, qui font preuve de générosité. Voir la bande annonce ci-bas et possible de louer le film. Je vous le recommande grandement car ça a eu une telle influence dans ma vie.

J’avais été assez impressionné par ces parcours pour avoir contribuer au visionnement public de ce documentaire au Couvent à Val-Morin. Dans cet élan de générosité, les gens du Couvent avaient prêté leur lieu gratuitement pour l’événement. Manifestation concrète de la générosité qui engendre la générosité.

Dans ce documentaire, j’ai été particulièrement touché par le parcours d’un jeune chef autochtone qui prépare une grande célébration dans laquelle il offrira à sa communauté tout ce qu’il possède. C’est ainsi qu’il deviendra chef.

D’ailleurs chez plusieurs peuples traditionnels, les chefs ne possèdent souvent plus rien car ils et elles ont tout donné. C’est ce don total qui leur permet de prendre soin du clan. Belle image.

Il y a quelques années, j’ai eu la chance et le privilège de recevoir la direction d’une petite église Santo Daime. Je n’ai pas choisi cette voie. Le nom comme la source sacrée du breuvage me sont arrivés comme par magie. J’aurais pu refuser mais j’ai dit oui car tout s’est placé si naturellement.

Et depuis, j’apprends à offrir, à organiser, à passer, à donner, à prendre soin, ce qui me permet de recevoir encore beaucoup plus que le peu que je peux penser donner. Ce matin d’ailleurs, je viens de recevoir un témoignage d’appréciation de la part d’un ami qui vient prendre part à nos rituels depuis quelques temps. Appréciation réciproque. Et naturelle car lorsqu’on fait ce que l’on aime et que les gens apprécient, ça incite à continuer, ça nourrit encore plus.

Oh bien sûr, quand on trouve une cause, une mission, un projet, appelez ça comme vous voulez, ça demande beaucoup d’investissement de temps, de soin, d’énergie à consacrer. Mais comme j’ai la chance d’être en pré retraite, cela m’est possible.

Et souvent je me dis que si je ne faisais pas ça, que pourrais-je bien faire de plus valorisant ?

Quel privilège quand la vie nous offre un canal pour apprendre à s’investir sans compter, pour apprendre à apprendre, et partager et offrir son don. En toute simplicité, en toute humilité car lorsque c’est le coeur qui dicte le chemin, les choses se font d’elles-mêmes.

Je ne suis pas encore au point où le don coule toujours de soi, de source. Parfois, j’accroche, je tique, je compte et je calcule, sentant que je donne plus que je reçois. Parfois j’ai peur de me faire avoir par la vie. Parfois ma tête pense pour mon coeur.

Mais toujours revient ce moment où je réalise la chance et le privilège que j’ai de pouvoir partager qui je suis, de faire ce que je fais avec mon coeur, en compagnie de gens qui finissent par devenir des ami(e)s, des compagnes et compagnons de route. De porter un projet qui, tout en étant relativement petit, est nettement plus grand que petit moi.

Et souvent, plus on donne, plus on a envie de donner car on réalise qu’au fond on ne donne rien du tout, on ne fait que passer de la vie, et on reçoit toujours, toujours on reçoit davantage que le peu qu’on peut pense donner. En fait on ne donne rien, on ne peut qu’offrir. Car donner force un peu les gens à prendre. À partir, du coeur, on offre et les gens seront libres de prendre ce qu’ils et elles veulent et ont besoin. Et la vie décidera du cours des choses.

Car nous sommes né(e)s les mains vides, avec rien d’autre que le souffle et tout ce que l’on pense avoir nous a été donné par la vie, par le Grand Mystère.

Et de toute façon, tout le monde, même ceux qui semblent les plus matériellement muni(e)s, va mourir les mains vides. En fait ce sont eux et elles qui ont le plus qui ont le plus à perdre.

L’idée consiste à vivre et à mourir le coeur plein.

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C’est la vraie joie de vivre que de servir un but que vous reconnaissez comme signifiant.
Être une force de la nature au lieu d’être un petit tas fiévreux et égoïste de maux et de griefs, se plaignant que le monde ne se consacre pas à vous rendre heureux.
Je suis d’avis que ma vie appartient à toute la communauté et tant que je vivrai, j’ai le privilège de faire pour elle tout ce que je peux.
Je veux être complètement épuisé quand je mourrai, car plus je travaille dur, plus je vis. Je me réjouis de la vie pour elle-même.
La vie n’est pas une bougie de courte durée pour moi.
C’est une sorte de torche splendide que j’ai en main pour le moment et je veux la faire brûler aussi fort que possible avant de la transmettre aux générations futures.
~ George Bernard Shaw

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Votre but est d’être le Soleil de ceux que vous aimez.
Cela résume toutes les quêtes.
Parmi le désordre de tout ce qui nous envahit, ces questions :
Je me suis souvent demandé ce que signifie ma vie, ce que je suis venu faire en ce monde…
Je n’ai pas de capacités particulières et je n’adhère pas spécialement à une philosophie ou à une foi qui donnerait un vrai sens à mon existence.
J’aimerais cependant au moins savoir si j’ai une mission qui justifierait ma vie.
La réponse est pourtant toute simple :
Elle se résume à tout faire pour rendre heureux ou plus heureux ceux que nous côtoyons.
Ainsi, il n’est pas nécessaire de développer une grande sagesse pour se rendre au Centre de toutes les sagesses.
Il suffit de cultiver la volonté de notre cœur à soutenir autrui et à l’aimer de notre mieux.

– Daniel Meurois

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Il n’y a rien à garder.
Nous pouvons laisser les portes ouvertes ou les clefs dans les serrures.
Nous pouvons partir les mains vides.
Sans penser à ce qui est à emporter ou à ce qui est à laisser.
Il nous suffit des regards qui ne peuvent pas se garder.
Face au dénuement prévu depuis longtemps ce qui est impossible à garder est la seule chose qui compte.

– R. Juarroz

TASSE FULL VIDE

L’utilité de la tasse réside dans sa vacuité. – Lao Tzu

À chaque instant, vider la tasse. Ou plutôt la laisser se vider.

Pour que chaque moment puisse se remplir de lui-même de vie nouvelle.

Et se remplir, et se vider, encore et encore.

Floush et floush.

La vie passe, passe, revient et repart. Flot incessant.

Ce corps, véhicule mû par une effluve de mystère, habité par une présence qui observe.

Notre temps, ici sur terre, défile. Le sablier coule et s’écoule.

Ne sachant ni d’où nous venons, ni où nous allons.

La vie passe et nous dépasse, et tout trépasse.

Ici, pour le moment, en ce moment.

À laisser la vie remplir la tasse jusqu’à parfois déborder.

Et parfois se tarir.

Sans attache, ni à l’eau, ni aux feuilles, ni à la tasse et sa anse, ni même au vide.

Pour laisser la vacuité faire son travail.

Elle, qui contient tout, le Rien du Tout.

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Le soi est comme ce poing serré.
Relâchez le poing et il n’y a plus rien à l’intérieur.
– Adi Da, via Joan Tollifson

LES LOIS C’EST LES LOIS

Pour ce qui est de l’obscurité croissante dans le monde, elle est relativement facile à observer à l’oeil nu. Même les deux yeux flambant.

Mais pour commencer à voir un bout de lumière, il faut plutôt fermer ses yeux. Et laisser le mental rouler un peu dans le vide.

Car les temps présents sont sombres. Et je ne parle pas seulement de la lumière de ces jours de fin d’octobre et de novembre à venir qui raccourcissent à coup de clins d’oeil ces temps-ci.

L’incertitude généralisée est clairement palpable dans le wifi ambiant.

On sent le monde bouillir, on sent le vent se lever et s’agiter, que ce soit aux plans social, politique, économique ou environnemental, le monde bout, bouille et se brouille.

Il y a de la brouille et de la trouille dans l’air.

Les clivages semblent de plus en plus marqués, ou sont-ce seulement les échos des réseaux et des médias qui amplifient la distortion ?

Car probablement que depuis le début des temps, le monde a toujours semblé aussi près de sa fin que maintenant.

Probablement aussi que l’incertitude et l’imprévisibilité ont toujours été aussi palpables que maintenant.

Mais probablement que depuis le début des temps des esprits humains, les mentaux divers ont toujours été aussi agités, quoique de nos jours les sources de confusion sont plus nombreuses, plus artificielles et plus rapides qu’auparavant. Ce qui peut nous embrouiller notre vision et notre sens de la réalité. Le monde se virtualise.

L’espoir et le désespoir sont un couple indissociable. Comme l’ombre et la lumière. Comme Ti-Gus et Ti-Mousse et Ben & Jerry.

Autant on veut s’élever et espérer, quelque chose en nous semble attiré vers le sombre et vers le bas. La loi de la gravité ?

Peut-être que tout ce que l’on doit faire est de tenter de marier les extrêmes ? Et réaliser que ces deux extrêmes tentent toujours de se rejoindre.

Que le soleil et la lune sont visibles simultanément parfois, que les deux sont toujours là qui veillent, même si les deux semblent alterner. Il et Elle dansent ensemble, toujours dans le même ciel.

On ne connaît pas la suite du monde. Mais le fait de tomber dans le désespoir n’attirera certainement pas davantage la lumière. Utilisons ces temps apparemment sombres pour laisser germer une énergie nouvelle, un repos de l’âme.

Laissons mûrir cette foi qui était auparavant aveugle et un peu juvénile en une foi plus lucide, plus détachée du résultat à venir. Une foi de coeur plus qu’une foi de tête.

Car le mental peut parfois s’emballer, et ce n’est pas toujours un cadeau.

Alors respirons et alimentons la lumière.

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Le mental commence à se taire quand il voit vraiment à quel point son récit est faux.
– Adyashanti

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Tu veux savoir comment faire ?
Déroute-toi !
Ne réagis pas comme d’habitude.
Par exemple, laisse ta place ou prends-la.
Laisse dire.
Juge (puisque tu jugeras) mais sans sentence.

– Lopvet

LAISSER LE SILENCE SE FAIRE

Le silence est un autre nom pour Dieu. La tranquillité est un synonyme de conscience et de paix. Tout se trouve dans le silence et pas tant dans les mots. Vous devriez essayer de demeurez calme aussi longtemps que vous le pouvez. particulièrement quand vous êtes à la maison. Essayez de vous assoir en silence aussi longtemps que vous le pouvez. C’est dans ce silence que vous allez recevoir les messages. C’est dans le silence que la pure conscience peut se révéler à vous. N’ayez jamais peur de vous assoir en silence. C’est votre plus grand atout.
– Robert Adams

À part dans la nature, rare sont les occasions et les endroits où l’on trouve du silence. En fait, même dans la nature le silence se fait rare, mais son son y est doux, calme et calmant. Prozac organique.

En nature, le silence s’y clame naturellement, le silence s’y crie tout doucement et inclut tous les sons de la vie qui vit.

Nous ne sommes clairement pas une culture du silence. En fait, de moins en moins le silence a-t-il sa place dans notre monde bruyant et tonitruant de mots divers. Ce monde d’écrans aussi bruyant pour les oreilles que pour les yeux. Monde criard d’opinions et de débats, un monde d’ébats dans tous états de plus en plus désunis.

Certain(e)s parlent à Dieu, mais encore des mots alors que Dieu parle probablement silence, langage universel.

D’autres tentent de l’écouter pour mieux l’entendre nous chuchoter le sens de la vie. Mais pas si simple d’écouter pour entendre. Il faut savoir attendre pour entendre, sinon on imposera un sens su silence.

Nous sommes une culture de mots, ce qui semble provoquer bien des maux. Mots dits, nots souvent mal exprimés, et tout aussi mal interprétés et mal compris.

Les mots sont censés nous rapprocher des autres et de la vie mais bien souvent, ils nous en éloignent, ils nous submergent, tant que souvent l’on s’y noie. Nager dans une mer de mots. Et vogue le navire.

Nous sommes souvent prisonniers des mots et la plupart impuissant(e)s devant et dans le silence. Car devant le silence, et dans le silence, les mots continuent toujours à tourner. Si non exprimés, ils s’évaporent et deviennent pensées. Pensées perpétuelles. Il nous faut donc apprendre à faire taire le mental car là que se situe la shoppe à mots, souvent shoppe à gros maux.

Le silence requiert de la patience, de la pratique et du temps. En fait le silence n’a besoin de rien. Et c’est bien cela qui nous est difficile, car rien c’est quelque chose.

On ne peut tomber en silence immédiatement. Le silence doit se faire. On doit observer les pensées, et permettre au mental de ralentir jusqu’à le laisser s’épuiser. Car le mental est un gobe mots, un mâche mots, mais aussi un générateur à mots ramassés de partout.

On doit peser sur sa pédale d’embrayage du mental – sur sa clutch – et laisser le moteur ralentir lentement, doucement, patiemment. Et observer, et accepter tout ce qui s’y passe, tout ce qui passe par là, en respirant et en sentant, sans juger.

Et se mettre simplement à la disposition de la vie. Et si on cherche des réponses, on ne peut que les trouver dans le silence. Et encore là, on ne peut pas vraiment les trouver, on doit se laisser trouver.

Et il faut aussi apprendre à interpréter – ou pas – le silence car on peut lui faire dire ce que l’on veut à ce dit silence, au non dit. L’écoute est une attitude féminine et passive.

Au fond, il faut simplement apprendre à apprivoiser le silence, à le cultiver. Ce qui requiert temps, patience et présence.

Pour être vraiment présent(e), il faut y mettre toute son attention, se rendre disponible et calmer la shoppe à mots. Car la vie chuchote, toujours. Les messages les plus lourds de sens se trouvent au fond de soi, il faut y descendre.

Les plus grandes expériences de la vie se produisent toujours en silence, dans le silence: le soleil, au lever et au coucher, la lueur de la lune et le scintillement des étoiles, la caresse du vent dans les feuilles, les yeux d’une biche, l’odeur et la brillance d’une fleur.

Le silence se donne à quiconque. Mais on doit prendre le temps et la délicatesse de l’écouter une fois que le mental s’est tu un peu. Car en effet, pour avoir accès au silence, il faut que le mental se soit tu, un peu du moins.

Et amor amor amor le mental.

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On ne peut pas vider l’esprit en pensant.
Seulement par l’observation.

~ Robert Adams

VIVRE À MORT

La mort n’est pas l’ennemi, c’est plutôt une vie perdue qui l’est.
Sois présent et commence à vivre.
– William Mulligan

Je lisais récemment qu’une personne – que je ne connaissais pas mais de qui j’avais entendu parler – était décédée dans son sommeil. Ça doit être le cas de plusieurs personnes à chaque jour. En plus des nombreuses personnes qui meurent dans les guerres, les accidents ou des suites d’une maladie. Toujours plus surprenant quand ça arrive subitement par contre.

Mourir dans son sommeil est en quelque sorte la mort rêvée pour plusieurs. On aimerait s’endormir et oush, sans douleur ne plus se réveiller. Je me souviens d’un ami qui est mort dans son sommeil il y a de nombreuses années. On imagine toujours que cela se fait sans souffrance, mais ce n’est peut-être pas toujours le cas. J’imagine que le passage peut aussi être serré. On m’avait raconté que dans le cas de mon ami, il avait été retrouvé avec du sang dans son lit. Peut-être pas si soft en effet malgré nos souhaits de douceur.

Tout ça pour dire que la mort va arriver à chacun(e) de nous avec certitude. On ne sait pas quand, ni comment, mais on sait que ça va arriver. Même si on aime mieux ne pas trop y penser.

Pourtant on devrait y penser. Les Stoïcien(ne)s, avec l’expression Memento mori qui signifie rappelle-toi que tu vas mourir, nous conseillent de ne pas l’oublier trop longtemps.

À part les quelques personnes qui ont mourru et qui sont revenues, tout le monde parle de la mort à-travers son tombeau. Oh, on a à peu près tous et toutes perdu des proches, que ce soit nos grands-parents et/ou nos parents, ce qui va dans l’ordre des choses, et/ou encore des ami(e)s ou d’autres membres de la famille. Et quand une personnalité connue meurt, ça nous touche tous aussi un peu, même si de plus loin.

Avec les réseaux, on dirait aussi que la mort s’est approchée de nous tous/tes car on l’a sous le nez plus régulièrement qu’avant. On la voit plus. Elle nous surprend plus régulièrement que jadis alors qu’on devait consulter les colonnes nécrologiques des journaux en papier pour la rencontrer.

Mais à mesure qu’on vieillit, elle nous chatouille davantage et de plus en plus concrètement aussi cette mort, qui n’est nulle autre que notre mort.

Car lorsqu’on est jeunes, en particulier quand on élève des enfants, on ne veut surtout pas penser à la mort. Ce n’est pas notre job à ce moment de la vie, encore moins notre priorité. On est trop occupé(e)s à prendre soin de la nouvelle pousse, à soutenir la vie, à tutorer. Même si ça arrive malgré tout que certains jeunes parents quittent avant la date prévue.

L’idée avec notre mort à venir consiste à l’utiliser pour nous rappeler de vivre totalement, complètement, passionnément. De s’investir dans tout ce que l’on fait, de faire surtout ce que l’on aime, ou de faire ce que l’on doit faire avec tout notre coeur.

Sinon penser à changer de cap. Dans la mesure du possible, car parfois dans la vie, on doit être raisonnable et faire ce que doit, surtout quand on a des obligations familiales.

Intéressantes ces jours-ci toutes ces discussions sur l’aide médicale à mourir. Ça soulève les passions, les craintes et les débats. Mais très possible que le système actuel ne puisse plus permettre à tous et toutes de vivre aussi longtemps qu’on le pourrait, en terme de qualité de vie, surtout s’ils et elles ne le veulent plus. Sans pousser personne vers la porte de sortie de façon prématurée non plus évidemment.

Certain(e)s attendent ou espèrent la mort du corps pour les libérer d’une contrainte physique, ou autre, et on doit regarder comment on va s’arranger en tant que société pour permettre qu’on puisse le faire de façon respectueuse et légale. On en parle.

J’aime l’image des vieux africain(e)s qui vont s’assoir et/ou se coucher dans le désert et qui se laissent recouvrir par la sable soufflé par le vent jusqu’à disparaître.

Mais avant la grande disparition, et le grand retour à nos sources, vivons, vivons.

Vivons à mort.

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En quittant ce monde, chacun de vous ira vivre dans les régions vers lesquelles il a pendant toute sa vie dirigé ses désirs.

Si vos désirs étaient très élevés, vous irez dans les régions de la lumière, mais s’ils étaient vils, bas, vous irez rejoindre des régions où il y a absence de lumière.
De la bonne compréhension de cette loi dépend votre destinée.
Si certains parmi vous ne demandent que l’intelligence, ou l’amour, ou la beauté, qu’ils soient absolument sûrs qu’aucune force ne sera capable de les empêcher de rejoindre cette région à laquelle aspire leur cœur.
Croyant qu’il n’y a pas d’autre vie que la vie terrestre, les humains se permettent toutes sortes d’actions malhonnêtes et criminelles pour satisfaire leurs convoitises, et ils pensent qu’avec leurs ruses et leurs calculs ils se débrouillent bien.
La réalité, c’est qu’ils se trompent bien, et à cause de leur ignorance ils se préparent souvent de terribles souffrances dans l’autre monde.

– Omraam Mikhaël Aïvanhov

HAUTEMENT PROFOND

Quand tu entends l’expression «plus haut», penses en terme de «plus profond».
Plus haut est la conscience et plus profondément elle peut percevoir.
Ceci est le paradoxe: plus haut se situe quelque chose, et plus profondément cela peut aller.

– Sarah Elkhaldy

Tout le monde veut aller au ciel, atteindre de hautes sphères, s’élever toujours plus haut, flyer high high high.

Mais très peu parmi nous veulent vraiment aller au fond des choses, ces choses étant nos propres zones d’ombre et nos racoins intérieurs insoupçonnés et inconfortables, mais à visiter inévitablement car la vie s’en chargera.

As above so below disent certains anglos.

Car la vie est ainsi faite on dirait, autant d’ombre que de lumière, autant que de sombre que de lumineux. Parait que l’un ne va pas seulement sans l’autre, parait même qu’ils vont très bien ensemble, comme Michelle et ma belle des Bitels 😉 Ils vont toujours ensemble. Beau ptit couple.

Pourtant, selon Jung, le fait de connaître sa propre noirceur constitue la meilleure façon pour «dealer» aves les noirceurs d’autrui. Car lorsqu’on sait que nos noirceurs ne sont qu’inconsciences cherchant la lumière, on peut regarder le monde de la même manière. Le monde se cherche.

Meme noir et blanc à l’appui 😉

On regarde la guerre sévir un peu partout sur la planète, et les tensions qui y sont liées, tensions qu’on peut ressentir jusqu’en soi si on fait silence un tant soit peu et qu’on prend le temps et le soin de ressentir, et peut-être qu’au fond, ces tensions ne sont que similaires au nôtre. Peut-être que les tensions du monde ne font que résonner en soi-même.

Que ce soit deux peuples qui se battent depuis des millénaires pour un bout de terre sacré, ou pour une certaine vision de Dieu, ou de la vie, pour imposer sa différence, pour des ressources naturelles quelconque, ce sont toujours deux partie en chamaille l’une avec l’autre. Comme il en existe en chacun(e) de nous peut-être.

Les deux camps sont persuadés d’avoir raison, ou affirment simplement devoir se défendre devant l’agression de l’autre partie en cause. Et on ferait probablement de même devant l’adversité.

Mais y-a-til des causes justes ? Grande question. Il y a cependant certains faits.

Au bout du compte, on ne saisira jamais la vérité ni la paix en regardant en dehors de soi, en mettant l’emphase sur le monde entier et ses manifestations diverses et en essayant de comprendre et de faire sens de toute ces folies humaines.

La paix passe inévitablement par soi-même en premier lieu. Et ensuite, ce regard plus lucide portera sa propre lumière sur le monde. Avec acceptation, avec compréhension, avec un certain détachement. Ce qui n’empêche pas de ressentir de l’empathie pour les populations impliquées, les enfants tout spécialement. Au contraire. Et de faire le bien autour de soi, à notre humble et relative mesure.

Sois un témoin et non un(e) juge.
Met l’emphase sur toi et non sur autrui.
Écoute ton coeur et non la foule.
– Rumi

Bien sûr que l’on vit dans le monde et qu’on doit savoir minimalement ce qui s’y passe. Bien sûr que des choses étonnantes et questionnantes se déroulent ailleurs, devant certaines caméras qui en rapportent une partie à nos yeux et à nos sens. Et encore là, selon nos sources, notre vision du monde sera différente, biaisée, limitée.

Mais au bout du compte, la vraie job de bras consiste à oser regarder en soi-même ce qui teinte et déforme notre vision du monde. Oser prendre note de ses propres angles morts, de nos jugements, de nos prétendues certitudes et autres biais de regard et d’observation.

Et voir ce qui, à l’extérieur, déclenche quelque chose de semblable à l’intérieur. Toute cette guerre et ces conflits ne sont peut-être au fond que nos propres conflits internes qui se reflètent à l’extérieur de soi.

Les réseaux asociaux, devenus souvent un champ de bataille, nous le démontrent bien par une certaine guerre de mots qui émanent de et génèrent encore plus de maux. Les mots peuvent se transformer en armes de destruction émotive et cognitive. Autant pour celui et celle qui les reçoit que celui et celle qui les émets.

Maux dits le monde.

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Une fois que vous êtes éveillé, vous ne pouvez pas trouver une personne qui ne l’est pas.

Non pas que tout le monde devienne éveillé, mais si je regarde en vous, je ne peux rien voir d’autre – vous êtes éveillé.
C’est pourquoi je continue à dire que vous êtes tous des bouddhas.
La bouddhéité est votre nature intrinsèque. Le jour où j’ai regardé en moi-même, ce jour-là même, le monde entier s’est éveillé à mes yeux.
Vous êtes peut-être perplexe : je peux voir votre confusion.

Vous êtes peut-être perplexe au sujet de vos propres trésors.
Vous n’en êtes peut-être pas conscient, mais je peux voir : vous portez le plus grand trésor de la vie.
Vous portez un Dieu en vous.
Vous l’avez peut-être complètement oublié.
Vous avez peut-être complètement oublié le chemin du retour, mais il est toujours là.
Qui que vous soyez, vous trouverez le monde exactement le même.

Vous continuez à vous retrouver dans le monde encore et encore.
Le monde est un miroir.
Si vous êtes éveillé, vous êtes entouré d’êtres éveillés.
Il n’y a pas d’autre chemin.
Vous êtes entouré d’un univers éveillé.
L’existence entière, les rochers et les rivières, les océans et les étoiles, tous sont des êtres éclairés.
Cela dépend de vous.

Là où vous êtes, vous créez votre monde.
Si vous êtes malheureux, vous vivez dans un monde malheureux.
Si vous êtes éclairé, vous vivez dans un monde éclairé.
Si votre énergie est en fête intérieure, le tout devient une symphonie de célébration.
Vous êtes le monde.
~ Osho