Archives de l’auteur : atisupino

AMOUR, CONFIANCE ET RÉALISME

Aime tout le monde, fais confiance à quelques-un(e)s et ne fait de mal à personne.
– Shakespeare

On ne peut vivre sa vie avec des formules magiques pré-fabriquées car la vie, c’est complexe et chacune est unique. Et imprévisible.

Mais j’avoue que celle-ci représente un plan relativement réaliste et simple – en principe – à suivre: Aimer tout le monde, faire confiance à quelques-un(e)s et ne faire de mal à personne. Allons-y un par un si vous le voulez.

Aimer tout le monde

Évidemment qu’on ne nous suggère pas d’aimer chaque personne. De toute façon, à plus de 8 milliards, elles sont trop nombreuses, trop loin et certain(e) même près de nous rendent la job bien difficile sinon quasi impossible.

Ce que je comprends de cette expression c’est qu’elle nous invite uniquement à entretenir une attitude aimante envers tout ce qui existe en soi comme en dehors. Autant envers tout ce qui vit – humain(e)s, animaux, minéraux – que l’ensemble des événements dont nous sommes témoins et que nous interprétons de différentes façons.

En commençant par une attitude bienveillante envers soi-même car il semble que tout parte de là. S’accepter dans tous ses aspects, surtout ses travers, soit les choses plus difficiles à accepter en soi. Se donner la chance de ne pas savoir, d’hésiter, de prendre son temps et d’essayer même si on ne se sent pas tout à fait toujours prêt(e). Risquer être soi, totalement, imparfaitement car toujours parfaite la vie dans ses imperfections.

Car au fond, l’amour n’est peut-être tout simplement qu’une prédisposition, une attitude envers la vie, une ouverture face à elle ?

Faire confiance à quelques-un(e)s

Comme il serait illusoire d’affirmer qu’on peut aimer tout le monde entier, il serait aussi stupide de tout bonnement faire confiance à tout le monde, particulièrement en cette époque de fraudes en ligne et de multiples et créatifs guet apens virtuels. En effet, on peut trouver qu’il soit dommage que l’on doive vivre avec une certaine méfiance et un doute quasi généralisé désormais, cette attitude sert néanmoins à maintenir une certaine dose de réalisme et de demeurer alerte.

Pas besoin d’avoir des tonnes d’ami(e)s dans la vie, quelques bons et bonnes suffit. Et même là, face à quiconque, la confiance pourra un jour se trouver mise à rude épreuve et même se perdre. De toute façon, c’est à soi-même et à la vie qu’il faut faire le plus confiance. Mais on doit attacher son chameau.

Ne faire de mal à personne

Intentionnellement du moins. Car il arrive qu’on blesse ou qu’on heurte des proches sans le savoir ni le vouloir. C’est avec les gens à qui on ouvre son coeur et qui nous ouvrent le leur qu’on se trouve en position de plus grande vulnérabilité.

Donc conservons une intention une attitude bienveillante – même si cette expression circule un peu trop de nos jours – un coeur ouvert et bon, et une volonté de traiter chaque personne comme on aimerait qu’on nous traite nous-même. Sans qu’on nous paie la traite 😉

Donc 1-2-3, comme dans aimer tout le monde, faire confiance à quelques proches et ne pas faire de mal – consciemment – à personne.

Simple non ? Non, je sais. Mais ces 3 conseils, rassemblés, constituent quand même un bon bundle de départ d’une marche à suivre simple et humainement bonne en ce petit lundi matin de début décembre à la lumière réduite mais à la blancheur retrouvée.

___
Il ne s’agit pas de se détacher du monde, mais de le rencontrer à partir d’une autre force.

Quelque chose en moi sait que rien ne peut m’arriver, que rien ne peut me détruire.
C’est ce noyau infracassable en nous, ce noyau infracassable du divin en nous.
Alors la peur cesse, et quand la peur cesse, il y a un drôle de morceau de moins d’horreur sur la terre !
Parce que la peur est la plus grande créatrice de réalités qui existe.
Ce dont nous avons peur, nous le créons presque irrémédiablement.
C’est quelque chose d’effarant.
Vous avez dû le remarquer dans votre vie.
La peur a le pouvoir d’engendrer images et réalités.
Dans l’univers d’épouvante dans lequel nous vivons, tout tient par la peur.
Il faut y répondre en congédiant en nous la peur, en reprenant contact avec ce noyau infracassable qui nous habite.

– Christiane Singer, Du bon usage des crises

___
L’amour est l’unique liberté qui existe dans ce monde.
Parce qu’il élève l’âme à un rang suprême, où ni les codes des êtres humains, ni leurs coutumes ne peuvent l’atteindre et où ni les lois, ni les ordres de la nature ne peuvent gouverner.
– Khalil Gibran
___
Très peu d’êtres cherchent vraiment à connaître ce monde.
Au contraire, ils essaient d’arracher à l’inconnu les réponses qu’ils ont déjà façonnées dans leur propre esprit : justifications, confirmations, formes de consolation sans lesquelles ils ne peuvent pas continuer.
Demander vraiment, c’est ouvrir la porte au tourbillon.
La réponse peut annihiler la question et celui qui la pose.
– Anne Rice

CRAZY FLY DAY

That’s it, après avoir donner dans la grâce, aujourd’hui le monde va perdre la boule, et la carte. De dépit. On va tellement $auver qu’on va en perdre la carte de Debby.

On va squeezer la planète à l’os, jusqu’à la moëlle. On va étouffer notre mère jusqu’à plus soif dans une mer de plastique. Vite vite vite le fil d’arrivée.

Intelligence artificielle et stupidité 100 % naturelle. Inconscience à temps plus que partiel la plupart du temps.

Nous sommes de drôles de bibittes nous les humains. On court après le bonheur jusqu’à l’épuisement. On perd sa vie à la gagner comme disait la poétesse.

On tue l’Amazonie en shoppant sur Amazon. On se photoshoppe la face pour avoir l’air d’autre chose que ce que nous sommes tout simplement. On se remonte le moral du visage à coup de botox et le moral tout court à doses de Prozac. Tabarnouche.

On va vivre quand même du mieux qu’on le peut aujourd’hui fly day fly bine. Car nous sommes la crème de la crème des privilégié(e)s de ce monde. Et peut-être que j’ai tort d’être aussi pessimiste, mais qui tort dîne. Comme de raison.

___
On ne sait jamais qui a raison ou qui a tort.
C’est difficile de juger.
Moi, j’ai longtemps donné raison à tout le monde.
Jusqu’au jour où je me suis aperçu que la plupart des gens à qui je donnais raison avaient tort !
Donc, j’avais raison !
Par conséquent, j’avait tort !
Tort de donner raison à des gens qui avaient le tort de croire qu’ils avaient raison.
C’est-à-dire que moi qui n’avais pas tort, je n’avais aucune raison de ne pas donner tort à des gens qui prétendaient avoir raison, alors qu’ils avaient tort !
J’ai raison, non ?
Puisqu’ils avaient tort !
Et sans raison, encore !
Là, j’insiste, parce que … moi aussi, il arrive que j’aie tort.
Mais quand j’ai tort, j’ai mes raisons, que je ne donne pas.
Ce serait reconnaître mes torts !!!
J’ai raison, non ?
Remarquez … il m’arrive aussi de donner raison à des gens qui ont raison aussi.
Mais, là encore, c’est un tort.
C’est comme si je donnais tort à des gens qui ont tort.
Il n’y a pas de raison !
En résumé, je crois qu’on a toujours tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu’ils n’ont pas tort !
– Raymond Devos

__
La vie est devenue moins épuisante une fois que j’ai arrêté d’essayer d’être la personne la plus intelligente de la pièce
Maintenant j’essaie juste d’être la personne la plus humaine
J’ai découvert que personne ne manque vraiment jamais mes idées superficielles sur
la géopolitique ou l’économie.
La plus grande chose dont les gens ont besoin de moi, c’est de l’espace pour
raconter une partie de leur histoire.
Et puis après un peu
Je raconte un peu de la mienne
Et puis après un peu
Plus de narration
À tour de rôle
~ nous voyons la lumière de l’âme dans l’autre qui sort du coin de nos yeux

Cher ego.
moins de ma bouche
~ plus de mes oreilles
moins de ma bouche
~ plus de mes oreilles
moins de ma bouche
~ plus de mes oreilles
il ne s’agit pas d’impressionner
les gens dans la pièce
il s’agit de donner de la place
pour que les gens soient entendus
moins de ma bouche
~ plus de mes oreilles
moins de ma bouche
~ plus de mes oreilles
moins de ma bouche
~ plus de mes oreilles
moins de ma bouche
~ plus de mes oreilles

– John Roedel

CHALUT CHEZ-VOUS / CHALUT CH’EST MOI

Sous diverses allures plutôt diverses, pas mal à ça qu’on ressemble vous et moi dans notre plus petit dénominateur commun, dans notre humanité partagée.

Fragile, gauche, hésitant, un peu loufoque. Et tendrement humain.

Car on reste toujours fondamentalement et éternellement un(e) enfant toute notre vie durant. Même quand on vieillit, même quand on grandit. Même sous nos de plus en plus multiples plis.

On a beau utiliser toutes sortes de mots simples ou savants pour tenter de s’expliquer, pour essayer de se dire, pour se sérioriser, pour communiquer avec le petit et grand monde. Mais au fond, tous et toutes, c’est ce genre de ptite face qu’on voit dans le miroir le matin au réveil. Néanmoins, nez en moins gros.

Sous nos fards, sous nos masques et sous nos parures se cache toujours notre vulnérabilité et notre grande innocence typique d’éternel enfant. Sous nos airs sérieux de grand et de grande, toujours un ptit gars ou une ptite fille qui vit, qui git et qui agit. Un enfant qui rit quand c’est drôle, et qui pleure quand c’est triste. Un enfant tout ptit qui dit ce qu’il/elle veut, et pas. Une âme légère. Une tête en l’air. Au coeur léger, et parfois trop gros.

Si on pouvait seulement préserver, conserver et valoriser notre innocence et curiosité d’enfant. Celle qui cherche sans vouloir trouver, celle qui ne sait rien mais qui veut tout savoir, celle qui veut tout voir du monde. Celle qui ne juge pas, celle qui voit le monde avec des étoiles dans les yeux et de la joie simple au coeur.

Ce matin, je m’en allais écrire profond, deep deep, et vous jaser de ce meme.

Mais dans le fond, je me sens davantage ainsi ce matin.

Pas trop sérieux matin, un brin coquin, limite taquin. Plus foulosophe que philosophien. Plus envie d’écrire pour le fun que pour la forme. Plus envie de ne dire rien que quelque chose qui vaille. Car au fond, tout vaut quelque chose, tout se vaut et faut ce qui faut.

Écrire pour rire de novembre qui achève, et de décembre qui s’amène. Aléluia !

La neige est arrivée par ici, ça donne un autre teint à mère nature. Ça la pâlit, ça l’embellit. Ça cache tout le gris.

Et toi, encore ici qui lit ? Guili guili, j’écris pour vous tenter, pour tenter de vous chatouiller l’âme qui vit. La tienne comme la mienne, la nôtre comme la vôtre.

Souris, c’est jeudredi fou fou.

___
Aimer.
Être aimé(e).
Ne jamais oublier sa propre insignifiance.
Ne jamais s’habituer à la violence indescriptible et à la disparité vulgaire de la vie qui nous entoure.
Chercher la joie dans les endroits les plus tristes.
Poursuivre la beauté jusqu’à son antre.
Ne jamais simplifier ce qui est compliqué ni compliquer ce qui est simple.
Respecter la force, jamais le pouvoir.
Par-dessus tout, observer.
Essayer de comprendre.
Ne jamais détourner le regard.
Et ne jamais, jamais oublier.
~Arundhati Roy
___

Nous sommes tous fatigués.
Vraiment, nous le sommes.
C’est une route difficile, mais c’est aussi une belle route.
Peut-être que nous attendons trop de nous-mêmes et des autres.
Peut-être l’humanité ne peut-elle progresser que lentement, comme un ver de terre.
Peut-être devons-nous célébrer plus souvent le chemin parcouru.
Et nous reposer davantage.
Et savourer les plaisirs simples.
Et chercher l’amour partout…
Il y a une rivière près de chez moi.
Elle serpente lentement, paisiblement.
Elle ne se demande pas pourquoi elle n’est pas un océan, ou une rivière déchaînée, ou autre chose.
Elle s’abandonne simplement à ce qu’elle est.
Peut-être que nous avons juste besoin de nous rendre plus à ce que nous sommes.

– Jeff Brown

NOPINIONS

Tu peux toujours choisir de ne pas avoir d’opinion. Pas besoin de se mettre dans tous ses états pour des choses que tu ne peux contrôler. Ces enjeux ne requièrent pas que tu les juges. Laisses-les tranquilles.
– Marc Aurèle

Récemment je me suis retrouvé dans une situation dans laquelle je devais prendre position. J’ai rédigé une lettre aux personnes concernées pour partager ma pensée face à un enjeu particulier. Et puis, au moment d’envoyer la dite lettre, j’ai décidé d’en supprimer un bout, celui où j’exprimais ma position face à cet enjeu justement. Pour ne conserver que le coeur du message. J’ai décidé de peser sur la clutch de mes opinions et de laisser tourner le moteur dans le vide.

Souvent, on considère qu’il est important d’exprimer nos opinions. De laisser savoir au monde ce que l’on pense face à tel ou tel enjeu, telle ou telle situation.

Mais arrive un moment où ces opinions tombent d’elles-mêmes. Où l’on se fout même de ses propres opinions.

Vient un point dans la vie où l’on décide de vivre au strict minimum, de surfer sur la simplicité, de limiter sa vie à quelques principes cardinaux tels ceux-ci:

Vient un point où l’on décide de se limiter à l’essentiel et de valoriser le silence dans certaines circonstances.

Quand on est jeune, il est important de se battre pour ses principes, de défendre ses idées, d’exprimer ses opinions. Mais vient un temps où cela tombe de soi.

Et on décide de vivre avec intégrité, tout en sachant sa juste place dans le troupeau. Ne pas accepter ce qui n’est pas juste pour soi, mais ne pas émettre ni exprimer tout ce qui nous passe par la tête car ça n’en finit pas de rouler up there. Alors faire l’économie de nos opinions. Prendre note de ses réactions, mais ne pas réagir.

Ça simplifie la vie. Ça allège le mental. Car on peut se perdre dans les dédales des détails des choses de la vie. Alors apprendre à se tenir droit, à marcher son chemin, un pas à la fois et chaque pas dans la foi, simplement, humblement, dignement. Sans flafla ni artifice. Mais avec droiture et intégrité. On n’a pas à justifier son existence à quiconque.

Simple parfois la vie. Mais ça prend aussi du temps pour y arriver.

Enfin.

PRATIQUE Ô PRATIQUE

La vie est un immense champ de pratique. La vie entière n’est qu’un infini et éternel champ de pratique. Comme on dit parfois, un champ de tous les possibles, et d’autant d’impossibles, peut-être même davantage d’impossibles que de possibles car pour un possible, combien d’impossibles ? Mais ça on ne le saura jamais vraiment.

À chaque jour, si on le veut et qu’on décide qu’il en soit ainsi, on peut apprendre quelque chose de nouveau. Ou re-découvrir quelque chose qu’on savait déjà mais qu’on avait oublié.

Et chaque fois qu’on apprend, c’est inévitable, c’est à-propos de soi-même. Car nous ne connaissons du monde que ce que l’on ne connait de soi. En ce sens, nous sommes le monde et le monde est nous. Le monde, au sens des gens, des sens et des choses.

Apprendre constitue un grand exercice d’humilité. Car plus on apprend, plus on réalise qu’on ignore. Plus on apprend, plus on découvre qu’il y a tant à découvrir que nous ne savons pas encore.

Et plus on apprend sur soi, plus on apprend sur le monde. Car on ne peut connaître le monde qu’à la mesure à laquelle l’on se connait soi-même.

Je limite mon bla bla ce matin pour vous laisser lire ces deux textes ci-bas, riches en sagesse et en lucidité.

___
Pour être avec l’autre, il faut avoir compris des choses en soi.
Si tu n’as rien compris en toi, si, comme dit Simone Weil, tu ne t’es pas élucidé un minimum, qu’est-ce que tu vas comprendre de l’autre ?
Tu ne comprendras de l’autre que ce que tu as vaguement compris de toi.
Je ne peux jouir de l’autre qu’en ayant de l’empathie, pour avoir de l’empathie il faut que je le comprenne.
Pour le comprendre, au sens premier (le prendre avec) il faut que je comprenne des choses en moi pour que ce qu’il est résonne en moi.
Et pour que ça résonne en moi comme un, il faut quand même que je m’y sois colleté à ce que je suis (qui est minable, médiocre, chaotique, inconséquent), mais tant que tu n’as pas un début d’élucidation de ce que tu es, qu’est-ce que tu vas recevoir de l’autre ?
Tu ne vas rien comprendre de l’autre parce que pour comprendre l’autre et bien il faut avoir compris soi.
Tu n’as de sympathie avec l’autre que ce que tu as accepté de sympathie avec toi.

Une véritable sympathie pas une relation mondaine, c’est autre chose, ça c’est une ivresse.
Ce que je peux dire modestement c’est que mon affection pour l’autre ne peux pas ne pas dépendre de ce que j’ai accepté d’aimer un peu en moi.
Car si je ne connais rien du tout de moi et si je ne sais pas qui je suis, je vais être dans un tel état d’incertitudes, de non présence, que je ne vais rien voir dans l’autre, et, ici, la phrase de Nietzsche est admirable:  » je ne vais voir dans l’autre qu’une confirmation de moi, je vais l’utiliser, l’instrumentaliser, pour en faire un spectateur et non pas une rencontre.
– Fabrice Luchini

___
Un vieil homme était assis sur un banc, une jeune personne vînt vers lui et lui demanda: – Vous souvenez-vous de moi, professeur ?
Le vieil homme répond : Non !
Le jeune homme lui dit qu’il était son ancien élève.
– Le vieux enseignant : Ah ! Qu’es-tu devenu ? Que fais-tu dans la vie maintenant ?
Le jeune homme répondit : Eh bien, je suis devenu professeur, moi aussi.
– Ah, comme c’est bon de le savoir, donc comme moi, dit le vieil homme.
– Oui, comme vous ! En fait, je suis devenu professeur, grâce à vous, vous m’avez inspiré à être comme vous.
Le vieil homme, curieux, demande au jeune professeur, à quel moment il avait décidé de devenir enseignant.
Le jeune homme lui raconte l’histoire suivante :
– Un jour, un de mes amis, également lycéen, est arrivé en classe avec une belle montre toute neuve, cette montre, je la voulais et j’avais décidé de la voler.
Peu de temps après, mon ami a remarqué que sa montre avait disparue et s’est immédiatement plaint auprès de vous.
Vous nous avez lancé : – Une montre a été volée pendant mon cours, aujourd’hui. Celui qui l’a volée, doit la rendre.
Je ne l’ai pas rendue parce que cette montre je la voulais … tellement !
Ensuite, vous avez fermé la porte et vous nous avez demandé de nous lever et que vous alliez nous fouiller tous, jusqu’à ce que la montre soit trouvée.
Mais, vous avez exigé de nous, de fermer les yeux.
Nous l’avions fait, quand vous avez fouillé mes poches, vous avez trouvé la montre et l’avez prise.
Vous avez continué à fouiller les poches de tout le monde. Quand vous avez fini vous avez dit : – Ouvrez les yeux. J’ai trouvé la montre.
Vous ne m’avez rien dit et vous n’avez jamais reparler de cette histoire.
Vous n’avez jamais dit non plus qui avait volé la montre.
Ce jour-là, vous avez sauvé ma dignité.
Ce fut aussi, le jour le plus honteux de ma vie.
Vous ne m’avez jamais rien dit, vous ne m’avez pas grondé ou attiré mon attention pour me faire une leçon de morale, mais vous avez réussi à m’éclairer. Grâce à vous, j’ai compris ce qu’est un éducateur et la valeur d’un enseignant.
Vous souvenez-vous de cet épisode, professeur ?

Le vieux professeur répond : – Je me souviens de cette montre volée, je cherchais dans les poches de tout le monde, mais je ne me souviens pas de toi, j’avais moi aussi, fermé les yeux en cherchant.
C’est l’essence même d’un éducateur.
Si pour corriger vous devez humilier, vous ne savez pas enseigner, ni être un éducateur. »
– Auteur inconnu

AHO ICI-BAS !

Une prière pour notre époque.

Quand ils haïssent, je vais aimer.
Quand ils blasphèment, je vais bénir.
Quand ils blessent, je vais guérir.

Je suis au service de la lumière.
Je n’ai pas peur de l’ombre.

Je vais poursuivre mon travail
au service de la terre
et de tous ses enfants.

Quand ils divisent, je vais unir.
Quand ils enragent, je vais calmer.
Quand ils nient, je vais affirmer.

Je vais tout simplement être qui je suis

car c’est pour cela que le Grand Esprit m’a créé.

Évêque Steven Charleston
Citoyen de la Nation Choctaw
et Aîné autochtone de l’Amérique du Nord

En ces temps troubles, on a besoin de tels mots inspirants je trouve. Car lorsqu’on regarde l’état du monde, on peut être porté à se décourager, à perdre espoir en l’humanité.

Mais, malgré les guerres et les nombreuses – mauvaises – nouvelles du monde, on doit se rappeler que la majorité des gens sont de bonne volonté, et d’actions tout aussi bonnes.

Oh bien sûr, les mots gros et blessants ont désormais plus libre cours qu’avant sur les multiples réseaux asociaux, l’inconscient collectif s’y manifestant plus librement qu’avant, mais les apparences sont peut-être trompeuses si on sait lire entre les lignes et voir derrière les écrans.

Car je demeure persuadé que le coeur humain est encore bon et que malgré l’ombre, la lumière tente toujours de percer. Oui, je sais, tendance John Lennon le chroniqueur. Mais nous ne sommes pas seul(e)s puisque vous y êtes vous aussi. Comme eux et elles aussi là-bas, partout all over the world. Humains et humaines de bonne volonté.

Alors quoi faire d’autre que de continuer de faire du mieux que l’on peut avec ce que la vie, Dieu ou le Créateur/trice, nous a déposé au Coeur ?

Même quand quelqu’un nous insulte ou nous blesse, ou quand la vie ne va pas dans le sens qu’on le voudrait, reconnaissons, acceptons et continuons. Même si parfois si aimerait mieux haïr et bitcher qu’accepter et pardonner, les gens ou la situation, rappelons-nous de tendre vers la lumière car c’est la seule direction possible à envisager. Au bout du compte.

Bien sûr que les ombres se présentent à l’occasion, que les nuages se pointent au-dessus de nos têtes ou dans nos coeurs par moments, et que l’on a tous et toutes à faire face à nos propres défis et limites. OK de faiblir parfois et de perdre espoir, de perdre le cap, de broyer un peu de noir, mais il toujours possible de se relever, la tête comme soi-même, et de poursuivre, de continuer, de persévérer.

Même en novembre, même en 2024, même dans notre somme toute relative humanité.

Quel autre choix plus réaliste avons-nous anyway que de viser la lumière ?

C’est pour se convaincre et s’encourager soi-même qu’on écrit après tout. Alors this one’s for me. Et vous, si vous vous êtes rendu(e)s jusqu’ici.

Cette prière ci-haut, si humble et puissante, ressemble étrangement à celle de St-François d’Assise non ?

«Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.»

___
Vivre poétiquement, c’est essayer d’avoir une tenue de langue et d’âme qui réenflamme la vie.
– Christian Bobin

DIGNES LIGNES

J’aime écrire entre les lignes, remplir le vide de mon trop-plein.

Me lisez-vous ?

Mais pour me saisir, encore un peu plus subtil le vice caché, il faut rire entre les lettres.

J’aime écrire et ne pas dire grand chose. Ou dire pas grand chose, c’est selon, mais du pareil au même. Ou du pareil au meme désormais. Car on vit de plus en plus en meme qu’en profondeur de nos jours. On vit vite. On vit trop vite par peur de se faire attraper par le temps qui passe.

La preuve ?

La plupart ont suivi le conseil du meme et ont continué à faire ce qu’ils/elles étaient en train de faire. Alors que nous ici, toi et moi, moi et vous. Et encore, j’y étais quand j’écrivais entre les lignes mais je n’y suis déjà plus, alors que toi, que vous. Face à face avec soi-même. Sous le meme toit, toi et toi.

En fait, j’aime écrire et ne rien dire de plus que ce je j’écris, surtout l’extra dans l’entre lignes. Sinon je me ramasse dans la marge. De crédit. Par dépit.

Et même là, ben ici, car sinon on ne serait pas sur la même page, ni caché(e)s derrière nos différents écrans, je ne veux, ni ne peux, surtout pas vous dire ce que je cries. Pas fort ça ?

Car si j’écris en public, très relatif tout de même, que vous, quelques paires d’yeux qui lisez ces mots fous sans dessus dessous mais surtout sans sous car j’écris gratuitement, je cries surtout en silence, et en privé. Plus pratique, moins bruyant, mais tout aussi défoulant. Faut sortir son fou, et sa folle aussi d’ailleurs. Car si le fou rit, la folle lit et la folie lie.

J’écris non pas pour enseigner, mais pour me dévoiler, striptease littéraire. Me dévoiler à moi-même surtout. J’écris et tout à coup je vois ce qui vit en moi, ce qui git en moi qui jaillit de moi. Guilili. Comme ça, j’haïs rien de moi, j’écris tout ce qui jaillit, je sors le méchant de moi. Et je ris free de moi. Propos gratuits et sans conséquences.

J’écris pour dire aux milliardaires qui ne me liront pas de toute façon qu’ils peuvent bien continuer d’avidement et compulsivement gober et mettre les mains et les pieds sur tout ce qu’ils veulent, ils mourront vides néanmoins, cash en moins. Vides de cash comme de sens. Et déception probablement assurée. Mais courrez mes sieurs, courrez, nous allons tous y arriver. À la digne ligne d’arrivée.

J’écris pour dire aux coachs de vie, qui ne me liront pas non plus car trop occupé(e)s à prodiguer ailleurs leurs judicieux conseils à leurs ouailles à l’ail, qu’eux et elles aussi vont se coucher un jour, ou un soir, pour une dernière fois malgré les multiples leçons de vie partagées. Car si on peut donner son avis, on ne coache jamais la vie, bien trop sauvage pour ça la vie. Et quand elle donne son avis, on est mieux d’écouter sinon on risque d’y goûter.

Si l’ombre bouffe la lumière, car elle serait plus forte qu’elle (c’est pas moi mais de Vinci qui le dit plus bas), la mort gobe et englobe éventuellement toute vie, toute la vie et tous nos avis. Trou noir d’éternité. Tout est dans le trou. Et atiguydoux.

Voyez je ne dis rien qui vaille, ni rien en braille, mais faut quand même lire avec ses doigts. Faut toucher les mots jusqu’à l’entre lignes et se laisser toucher par la vie pour prendre et comprendre son sens unique. Com prendre = prendre avec. On se prend les un(e)s les autres. Mais ni à la légère, ni trop au sérieux. On se comprend ?

À l’or les ami(e)s c’est vendredi. Presque fou. Une semaine d’avance. Comme si la fin de était différente de coeur de la semaine. Pourtant la fin de semaine implique tout d’abord une fin, si ça me dit, puis un début, le démange, début d’une nouvelle semaine. Vous savez, ce fameux jour quand Dieu s’est reposé.

Dieu est sûrement une femme car athée est l’un des rares mots qui prend un «e» même au masculin. Enfin. Ben, enfine.

___
Chacun de nous porte plusieurs êtres en lui.
Le fait que nous n’offrions qu’un seul visage, un seul corps, un seul nom donne lieu à un malentendu : à l’intérieur de cette unique enveloppe doit résider une seule personne.
Erreur !
Trop de tensions contradictoires nous constituent, trop d’événements divergents nous façonnent, trop de valeurs opposées et de désirs discordants nous habitent pour que nous nous réduisions au monolithique un.

– Eric-Emmanuel Schmitt, Soleil sombre

___
L’ombre n’est pas l’absence de lumière, mais simplement l’obstruction des rayons lumineux par un corps opaque.
L’ombre est de la nature de l’obscurité. La lumière est de la nature d’un corps lumineux; l’une cache et l’autre révèle.
Elles sont toujours associées et inséparables de tous les objets.
Mais l’ombre est un agent plus puissant que la lumière, car elle peut gêner et priver entièrement les corps de leur lumière, tandis que la lumière ne peut jamais expulser entièrement l’ombre d’un corps, c’est-à-dire d’un corps opaque.
– Léonard de Vinci

___
P.S. En effet, il manque un espace entre le point d’exclamation et le A majuscule dans le meme initial, mais aie, ce n’est même pas mon meme.

QU’À NAÎTRE ET N’ÊTRE ?

Les cultures occidentales nous laissent croire que nous devons être vivant(e)s dans un but précis: travailler, produire, faire de l’argent. Les cultures autochtones au contraire avancent que nous sommes vivant(e)s simplement comme la nature l’est elle aussi : être ici, être belle et étrange. Nous ne devons pas absolument réaliser quoi que ce soit pour être valide dans notre humanité. – Melanie Italian Lau

Vivre juste pour vivre. On aime ça hein ? Mais malgré son apparente simplicité, une réalisation pas si simple à incarner, à rendre réelle et naturelle. Car de bien beaux mots bien sûr que de vivre juste pour vivre. Et si lucides et pleins d’évidence.

Mais comme l’expression «Où t’en vas-tu ? Je me rends à l’évidence», pas toujours si simple de s’y rendre à cette pourtant si simple évidence. Car l’évidence est un lieu mystique et mystérieux qui requiert temps, observation et attention, surtout quand ça concerne le sens de notre vie, comme notre place dans le monde.

On nait, on se fait et ensuite ? On se tait ? Juste pour la rime. Ou on se fraie, un chemin ?

Le reste reste à faire, ou plutôt reste à apprendre à ne pas faire. À ne rien faire d’autre qu’être. Qu’à naître et qu’à n’être. Naître et être tout simplement. Comme les arbres, comme les animaux, comme les jeunes enfants qui ne font qu’exister.

Nous sommes tous et toutes des visiteur(se)s en cette période et en ce lieu. Nous ne faisons que passer. Notre but ici consiste à observer, apprendre, grandir et aimer… et ensuite nous retournons à la maison.
– Proverbe Aborigène australien.

Récemment, je participais à une discussion publique sur la présence. Et je riais en moi-même car que les humains pour se poser des questions sur la présence. Le reste de la cération n’est que présent.

Plus facile à dire qu’à faire que de penser simplement être et ne rien faire. Difficile de ne rien faire car trop souvent on associe ce que l’on est à ce que l’on fait.

To be or to do ? Question doobedoobedoo.

On se définit tant par nos actions, par nos réalisations, ou par notre profession. Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? Certains poussent la chose même jusqu’à faire en sorte que l’on se souvienne d’eux après leur mort.

Je me souviens avoir déjà vu une usine d’épuration des eaux nommée en l’honneur d’un certain Monsieur, avec son nom gravé sur la façade. Parfois, juste être est déjà beaucoup 😉 Et mieux que de faire en sorte que les gens se souviennent de nous.

Faire tant pour finalement qu’être. Être humain, être soi-même et rien de spécial, être tout simple et tout simplement être. Être humble. Déjà en masse. Mais souvent beaucoup de pratique pour se rendre là. Ce là qui est toujours ici. De toute évidence.

Sainte Providence, pliez pour nous.

___
Regardez-vous dans le miroir de temps en temps.
Il n’y a pas de Maharajji en dehors de vous.
Il n’y en a jamais eu.
La personne à côté de vous est dans un corps, mais son âme n’est pas différente de la vôtre.
Ce qui vous regarde dans ses yeux n’est pas différent de ce qui vous regarde dans vos yeux.
C’est la conscience, la connaissance.
L’Être pur.
C’est ce qu’Il ​​est.
Cela semblait habiter un corps à un moment donné, mais ce n’est pas la réalité.
Il est tout autant ici qu’Il ​​l’était alors, qu’Il ​​était ici alors.
Parce qu’Il ​​n’est allé nulle part.
Le corps est tombé mais qui Il était n’a jamais été identifié au corps, donc chaque fois que vous pensez à Lui, Il pense en fait à vous.
C’est pourquoi vous pensiez à Lui.
– Krishna Das

___
L’Humain Doit Savoir quel est le Sens de la Vie.
Ce Sens est de loin Supérieur à ce qu’on S’imagine.
Le Sens de la Vie Réside dans le Perfectionnement de l’Âme Humaine.
Dans l’Univers, il y a plus de Cent Millions de Soleils.
Autour de chaque Soleil, il y a Douze Planètes.
L’Humain doit faire le tour de tous ces Soleils et Planètes et Habiter dans Chaque de ces Soleils avec ses Planètes à raison de Cent Millions D’années.
Ce n’est Qu’après qu’il Apprendra quel est le Sens de la Vie dans sa Profondeur.
À partir du Manque D’Amour vers L’Amour, de la Mort vers la Vie, du Mal vers le Bien, à partir du Manque de Foi vers la Foi et la Confiance.
C’est en cela que Réside le Sens de la Vie.

– Peter Deunov

QUESTIONS DE PARADIS

Et si après votre mort, Dieu vous demandait: et alors comment ce fut le paradis ?

Et s’il n’y avait pas de mort ?

Et s’il n’y avait pas de Dieu qui parle ? Français en plus. Car peut-être que si Dieu existe comme on l’imagine tous et toutes différemment et à notre façon, peut-être ne parle-t-il que le langage des signes ? Et des signes, on en a à tous les jours.

Et s’il n’y avait pas de paradis autre que celui qu’on peut imaginer ? À chaque jour !

Si certaines personnes vivent clairement l’enfer sur la même terre que nous, nous avons la chance de vivre dans des conditions paradisiaques. Logé(e)s, nourri(e)s, chauffé(e)s, vêtu(e)s.

Et vivement aimé(e)s pour la plupart. En tous cas, on peut le faire soi-même pour commencer car parait que c’est toujours par là que ça commence.

Malgré nos conditions de vie paradisiaques, certains trouvent le moyen de se plaindre. Grand bien leur fasse.

Mais si quand on se compare on se console, quand on se regarde on ne peut que constater notre grande chance, que dis-je, notre immense chance.

Mieux que des phoques, nous vivons dans la grosse ouate. Du 220 de chance et une centrale de privilèges. Apprécions-le totalement, apprécions-le à chaque jour. Et partageons-le un peu aussi car comme on dit tout ce qui est gardé est perdu à jamais alors que tout ce qui est partagé restera pour toujours. Et permettra à du nouveau de venir et de revenir.

On vit au paradis alors que d’autres vivent l’enfer. L’idée n’est pas de se sentir coupable de cet état de faits. Mais de faire en sorte de travailler pour que l’équité et l’égalité se répande. Car seulement apprécier notre chance sans faire en sorte que le monde n’en bénéficie pas autant que nous ne fait pas de sens.

Même si ce ne sont que de petites actions, même si ce ne sont que des intentions pour le moment. Il ne fait pas sens de vivre pour que le monde entier ne devienne un paradis. Même si nos actions sont limitées, comme la portée de nos actions.

Car est-il possible d’être pleinement comblé(e) et satisfait tant que le monde entier ne l’est pas ? Ne dit-on pas que Bouddha a promis de ne pas entrer au paradis tant que la dernière personne n’y était entrée avant lui ? Ou quelque chose comme ça.

Et si on ne trouve pas que l’on vit déjà au paradis, arrangeons-nous pour en améliorer des ptits bouts. Car le paradis ne peut que se construire ptits bouts par ptits bouts right here right now 😉

Et avant de penser à un hypothétique paradis après la mort, pensons-y justement right here right now.

Et comme disait JP: Le paradis c’est ici, Y a pas d’autres vies… pour le moment du moins…

Une chance qu’on s’a hein ? chers ptits oiseaux du paradis…

MOTS DITS MOTS DOUX

Parfois, quand on regarde le monde dans lequel on vit vous et moi, on se demande: Comment aider ? Que faire pour faire ma part ?

Et on se rend compte qu’on n’a que nos quelques petits mots pour agir. Car les mots sont aussi des actions. Actions passives, actions invisibles parfois même, mais actions quand même.

Parfois, quand on a de la difficulté à accepter le sort du monde tel qu’il est, tel qu’on le perçoit du moins, on voudrait devenir une sorte de Dieu Tout Puissant pour arranger les choses, pour adoucir le sort des plus démuni(e)s, les enfants en particulier. On voudrait pouvoir régler le sort du monde comme on s’imagine qu’il devrait l’être.

Et d’autres fois on regarde les choses aller en sachant fort bien qu’on peut faire très peu face au Grand Tout. Rien d’autre que d’ajouter notre petite goutte d’humanité. Tenter de comprendre que tout est parfait tel que c’est c’est. Car on a beau vouloir affirmer que Tout est parfait et ainsi soit-il, le monde est parfois questionnant en terme de sens. Tant de guerres, de violence, de dualité, d’égoïsme, d’injustice dans ce bas monde. Injustice apparente du moins car il parait aussi qu’au-delà de la justice humaine, il y aurait une justice divine. Gardons la foi, faisons du mieux que l’on peut avec les moyens du bord, éclairons notre petit bout d’existence et qui vivra verra.

Parfois, on voudrait être fort(e)s, être un roc, pour prendre le poids du monde sur nos épaules. Un peu prétentieux quand même non ? Car nous ne sommes qu’un brin d’herbe parmi d’autres. Mais peut-être qu’au fond être doux, c’est être fort(e) ? Tant qu’on garde son coeur tout vert.

Bonne journée mes ptits lapons, et ptits Samis. (1)

___
… la seule manière de rendre le monde meilleur est de s’attacher à être bon en soi et autour de soi.
– Sylvain Tesson

___
Ce monde est un état d’esprit avant d’être un lieu.
Le monde n’est pas ce qu’il semble être.
Ce n’est pas un endroit où les choses peuvent nous arriver contre notre volonté.
C’est un état d’esprit fondamentalement dédié à la croyance qu’il y a quelque chose de mauvais en nous, et avec l’expérience d’être séparé et différent de toutes les façons.
« Voir c’est croire » est notre devise, alors que c’est tout le contraire qui est vrai.
Il n’est pas possible de changer ce que nous sommes véritablement.
Mais il est possible de croire ce que nous choisissons et d’expérimenter les effets de ces croyances.
– Tom Carpenter

___
Peut-être que la vraie fin heureuse consiste à tomber amoureux des choses les plus simples de la vie.
C’est savourer cette première gorgée de café le matin, ou se perdre dans l’odeur du pain fraîchement cuit.
C’est conduire sur des routes familières avec les fenêtres baissées, laisser l’air vous décoiffer pendant que votre chanson préférée remplit la voiture.
C’est s’attarder sur un après-midi tranquille, lire les pages d’un livre que vous avez repoussé depuis trop longtemps, laisser chaque mot vous envelopper comme un vieil ami.
Ces moments – ceux qui semblent si ordinaires – recèlent une sorte de magie qui comble les fissures dont nous oublions parfois l’existence.
Et peut-être, juste peut-être, c’est trouver un peu de joie dans les petites choses que nous tenons souvent pour acquises.
Comme le rire qui surgit de nulle part, partagé avec un inconnu dans l’allée d’une épicerie.
Ou le confort d’une nuit douillette à la maison, emmitouflé dans une couverture, en regardant une émission que vous avez vue cent fois mais qui vous fait toujours sourire.
Ce sont ces petites choses qui nous ramènent à la vie, qui nous rappellent à quel point nous sommes bénis, non pas parce que tout est parfait, mais parce que nous trouvons de la beauté dans ce que nous avons déjà.
– Writer’s Blossoms via Le Monde Littéraire

___
Il est naturel de s’inquiéter de la situation actuelle de ce monde, mais plus on s’inquiète, plus il devient impossible de réfléchir.
L’inquiétude et la réflexion sont des pôles opposés.
Si l’on garde l’esprit silencieux, alors peu à peu des idées commenceront à surgir sur ce qui vaut la peine d’être fait.
Un esprit paisible s’occupe spontanément de la bonne manière.
Alors l’être intérieur devient à la fois le chemin et la lumière sur le chemin.
Je ne vous donnerai aucun conseil sur ce que vous devriez faire.
Mon conseil est de devenir absolument paisible.
Une fois que cela est arrivé, votre propre être commencera à vous dire quoi faire.
Ce sera toujours juste ; il n’y aura pas d’alternative possible et vous n’aurez aucun doute ou appréhension.
Mon conseil est de vivre par la perspicacité, pas par les pensées.
Si vous ne pouvez pas, pour des raisons de santé, rester assis pendant une longue période en méditant, faites-le allongé.
La question n’est pas de savoir s’asseoir ou s’allonger.
La vraie question est l’état de votre esprit.
Votre voyage concerne fondamentalement l’esprit, pas le corps.
Voyons quand je peux vous être utile en étant proche.
Ressentez toujours mon amour pour vous.
Transmettez mes respectueux souvenirs à tous ceux et celles qui sont là.
Osho – Lettres d’amour à la vie # 12

___
(1) 🙂