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se laisser FAIRE par L’AMOUR


Le/la mystique n’est pas quelqu’un qui dit : « Regardez ce que j’ai vécu. Regardez ce que j’ai accompli».

Le/la mystique dit : «Regardez ce que l’amour a fait de moi».

– 
James Finley

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Derniers mots pour un ptit bout.

Besoin de me laisser faire, défaire et refaire par l’amour.

Comme le papa ours, m’en vais hiberner pour quelques jours, semaines.

Aller marcher en forêt.

M’assoir près du feu et le regarder, que dis-je, le contempler.

Et laisser le temps rouler et couler. Sablier sans plage horaire.

Vais laisser un peu de poésie se faire aussi. Que je posterai peut-être ici. Ou pas.

Et terminer la petite histoire de ma petite vie pour mes filles en cadeau de Noël. Donc un peu de la leur aussi. Et en l’honneur de ma mamma. Et de l’amour des personnes qui m’ont fait.

On ne fait jamais rien dans la vie.

On est fait(e) par la vie.

On est fait(e) par l’amour, on se fait par amour.

Et le 31, je vais méditer en mon home, en digne ligne, avec quelques-un(e)s de vous qui le voudrez bien. Ensemble, et tout et tous et toutes seul(e)s. Comme toujours. À tout jamais. Par amour.

À Dieu.

Viva o Amor !

PETITE ET GRANDE VIE

Sois un(e) témoin, pas un(e) juge. Mets l’emphase sur toi, pas sur les autres. Écoute ton coeur, pas la foule.
– Rumi

Vendredi 13.
– 15 ici dehors.
Show chaud dedans.
Du bois dans le poêle, de l’amour au coeur.

En fin de semaine, nous tenons nos deux dernières cérémonies chantées de l’année. Ce fut une grosse année. Ensuite quelques mois de repos et de pause pour préparer le voyage au Brésil et, déjà, la prochaine année. De nouveaux projets couvent. La vie vit.

Ce matin j’hésitais entre la citation ci-haut de Rumi, qui tend vers l’équanimité, la centration et l’amour, ou celle-ci, ci-bas, aussi de Rumi, qui interpelle autrement. J’aime Rumi.

Votre anxiété résulte de votre désir d’harmonie. Visez le désaccord, – la désharmonie – et vous atteindrez la paix.

À première vue, un peu étrange de penser viser le désaccord pour atteindre et ressentir la paix. Mais quand, et si, on y pense bien, pas si fou non plus. Car à trop vouloir l’harmonie, on se tend, on se crispe, on se rigidifie et on devient critique de soi et des autres.

Quand on se permet seulement d’être à l’aise et naturel, l’harmonie vient toute seule et naturellement, organiquement, elle coule de source, et ainsi suit la paix d’esprit et de corps. Pas fou le Rumi.

Allez, bonne première vague de froid sur nos corps. Mais jamais dans nos coeurs.

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Ce que nous appelons la vie n’est que la réunion de certaines conditions, et ce que nous appelons la mort est leur dispersion.
Il n’y a aucun soi à trouver dans l’un ou l’autre.
– Kōdō Sawaki

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Je ne sais pas si c’est de la fatigue, de la maturité ou simplement parce que je m’en soucie moins, mais certaines choses ne m’affectent plus comme avant.
Ce n’est pas que j’ai perdu tout intérêt, c’est simplement que je préfère économiser mon énergie pour ce qui en vaut vraiment la peine.
À ce stade, la tranquillité d’esprit a bien meilleur goût que n’importe quelle discussion gagnée.

– Bill Murray

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Aimer une personne à long terme, c’est assister à mille funérailles des personnes qu’elle était autrefois.
Des personnes qu’elle est trop épuisé(e) pour être plus longtemps.
Des personnes qu’elle ne reconnaît plus en elle-même.
Des personnes dont elle s’est éloigné.
Des personnes qu’elle n’a jamais fini par devenir.
Nous voulons tellement que la personne que nous aimons retrouve son étincelle lorsqu’elle s’éteint; qu’elle soit rapidement retrouvée lorsqu’elle est perdue.
Mais ce n’est pas notre travail de demander des comptes à qui que ce soit envers les personnes qu’ils et elles étaient autrefois.
C’est notre travail de voyager avec elle entre chaque version et d’honorer ce qui émerge en cours de route.
Parfois, ce sera une flamme encore plus luminescente.
Parfois, ce sera une lueur qui disparaît et inonde temporairement la pièce d’une obscurité parfaite et nécessaire.

– Heidi Priebe

NETI NETI

Ne souhaitez pas que les événements prennent la tournure que vous désirez, accueillez-les comme ils viennent, là est la voie vers la paix. – Épictète

Espoir et désespoir, ce vieux couple indissociable qui s’auto-génère et se nourrit un l’autre. On balance souvent entre les deux, on swigne la bacaisse entre l’espoir et le désespoir, d’un côté comme de l’autre du voile.

Mais peut-être que la réalité, comme la vérité et la lucidité, des concepts de plus en plus fous, flous et mous, se situent dans une faille au centre, dans une craque entre les deux extrêmes du couple espoir et désespoir. Juste là, ici, dans l’acceptation de ce qui a été, de ce qui est et de ce qui sera. La vie at face value. Que sera sera.

Oh bien sûr que l’on peut bien vouloir certaines choses, comme certains développements de situations, mais la meilleure police d’assurance pour mettre fin à la déception réside dans l’acceptation des choses telles qu’elles sont. La façon la plus relaxe de vivre sa vie.

Avec l’apprentissage de la capacité de voir ce qui est pour ce que c’est, sans filtre rose – espoir – ou noir – désespoir. La vie en mauve, et dans toutes les couleurs. Voir ce qui est tel quel et non comme on voudrait que cela soit, comme on pense que ça devrait être, comme on imaginerait le paradis sur terre.

Plus simple à dire qu’à faire ? L’écrire alors, voilà, c’est fait.

Il ne reste qu’à l’appliquer au quotidien. Souvent une déception à la fois. Un rêve écrapouti à la fois, ou fracassé, ou une illusion qui fond lentement et progressivement avec les années qui passent. Ainsi se font font font les réalisations, qui consistent à transformer les illusions en réalités brutes. Merci pour votre beau programme.

Pas certain que l’on puisse apprendre la lucidité de la nature pure et dure de la vie sans vivre la déception, la perte d’illusions, et même parfois la trahison. La vie n’est pas seulement douce ni rose. Les plus grandes leçons s’acquièrent parfois à la dure. Même si on ne le souhaite pas, accueillons-les si la vie en décide ainsi.

Ni ceci ni cela, Neti neti.

Comme on ne peut développer la foi sans le doute, on ne peut développer la conscience sans explorer l’inconscience. Sinon cette foi sera aveugle, enfantine, illusoire. Que wishfull thinking.

Espérer le mieux pour tous et toutes, le bien du plus grand nombre, et agir en conséquence à notre petite échelle. Sans attente, ni espoir, ni désespoir.

Tadam !

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L’espoir est souvent mal compris.
Les gens ont tendance à penser qu’il s’agit simplement d’un vœu pieux passif :

« J’espère que quelque chose va se produire, mais je ne ferai rien pour y remédier ».
C’est en effet le contraire d’un véritable espoir, qui nécessite de l’action et de l’engagement.
– Dre Jane Goodall

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Je ne sais pas comment sauver le monde.
Je n’ai pas les réponses, ni la Réponse.
Je ne possède aucun secret pour réparer les erreurs des générations passées et présentes.
Je sais seulement que sans compassion et sans respect pour tous les habitants de la Terre, aucun d’entre nous ne survivra – et nous ne le mériterons pas.

~ Leonard Peltier

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La liberté est la disparition de ce qui cherche la liberté.
~ Adyashanti

EN NOUS EN TOUT

Si la joie vient d’une raison extérieure, elle ne durera pas longtemps. Lorsque la joie est sans raison, elle durera toujours. – Osho

Ce temps-ci de l’année en est un de gratitude pour moi. Le 7 décembre, c’est l’anniversaire de Veeresh, mon mentor, aujourd’hui le 11, celui d’Osho, mon beloved Master, et le 15 ce sera celui de Mestre Irineu, grande inspiration ayant vécu en Amazonie, étincelle du Santo Daime.

Toujours étrange de célébrer l’anniversaire de personnes qui ont quitté leur corps, quoi qu’on ne meurt jamais dit-on. Dans leurs cas particuliers, pour moi du moins, c’est totalement le cas. Plus vivantes que jamais depuis le départ du corps. D’ailleurs

Traduit du portugais par Ravi

On pense souvent que de dire oui à un maître résulte dans une perte d’une partie de soi, de son autonomie, de son libre-arbitre, de son indépendance. Mais c’est exactement le contraire. Car un maître nous ramène toujours à soi, au joyau caché en soi, à la source de vie éternelle et universelle déposée en soi-même.

Un(e) maître pointe toujours vers la lune, vers l’immensité. L’idée n’est pas de s’accrocher au doigt ni de vénérer sa personne, c’est simplement d’entreprendre soi-même le voyage vers la lune, accompagné désormais par une présence, une inspiration. Le/la maître pointe toujours dans la direction ultime. L’ultime GPS vers l’essentiel un(e) maître.

Dire oui à un maître, c’est principalement dire oui à la partie divine en soi-même. C’est faire confiance, c’est voir plus grand que soi, c’est faire preuve d’humilité, c’est reconnaître en autrui quelque chose de si précieux qu’on ne peut le voir en soi-même car nos yeux portent toujours à regarder vers l’extérieur. C’est allumer sa petite bougie à la flame d’une autre, pour laisser émerger sa propre lumière et possiblement faire de même pour les autres.

On ne donne rien à un(e) maître, si ce n’est que ses illusions. Au contraire, on reçoit tout de lui ou d’elle, le plus précieux cadeau de l’existence, un doux don de soie. Mais si le/la maître pointe la destination, c’est nous qui devons marcher le chemin, le danser, puis éventuellement s’envoler jusqu’à la lune. No free lunch, au contraire.

Donc ce matin, un infini, immense et éternel merci à ces trois grandes inspirations dans ma vie. Merci d’être nés, de vous être incarnés et d’avoir laissé une trace indélébile dans mon coeur et sur mon âme. Merci de mavoir passé un ptit bout de votre lumière.

Je vous dois tout, dont l’ouverture d’esprit et la curiosité de creuser toujours plus loin en moi. Merci de m’avoir montré l’amour au-delà du mental, merci de m’avoir indiqué la voie en moi, vers moi, du petit moi au grand Tout.

Merci d’avoir de m’avoir montré en moi la part de Joie sans raison qui ne mourra jamais.

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Pourquoi regardez-vous autour de vous pour trouver de l’aide ?
Croyez-vous que l’aide viendra de l’extérieur ?
Ce qui viendra est créé en vous et de vous.
Aucune autre voie est comme la vôtre.
Toutes les autres voies vous trompent et vous tentent.
Vous devez accomplir la voie qui est en vous.

~ C. G. Jung (Traduction A. N.)

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Nous ne pouvons exprimer que ce qui est déjà en nous.
Réalisons que notre nature véritable d’Amour est déjà et éternellement là, en nous et partout, et l’amour jaillira dans le monde.
L’amour dans le monde est l’expression naturelle de l’Amour que nous sommes.
L’Amour ne peut pas ne pas aimer.
N’écoutez pas le mental qui vient rejeter, commenter et refuser ce qui lui semble ne pas être cela.
La vision est alors obscurcie.
Respirez et revenez à la confiance et l’évidence que tout est amour.
Là est la guérison des cœurs.
L’amour n’attend rien, ne veut rien ni de l’autre ni de moi-même.
Il est Don.
Ne cherchez pas 1 expression d’amour particulière qui viendrait définitivement signer « le vrai amour ».
Il se manifeste différemment en fonction des personnes, des évènements… que nous rencontrons.
La saveur de l’amour envers un ami n’est pas la même que pour notre enfant. Il n’y en a pas une meilleure que l’autre.
L’amour prend toutes les couleurs de l’arc en ciel en totale liberté. C’est là toute sa beauté.
L’amour est intrinsèquement pure expression de notre nature d’Amour.
Ainsi reconnaissons encore et encore l’amour en toutes choses.
Cette douceur du cœur nous ramènera directement à la Source Amour que nous sommes et viendra, dans la douceur, enluminer ce qui semblait être obscurci.
L’Amour est le non manifesté.
L’amour est le manifesté.

L’Un, inconnaissable et tout le connu.
Le Père et moi sommes Un.
Nous sommes pur Don.
Amour.
Tout le reste n’est qu’histoire mentale rajoutée.

– Marion
Cequiest.org

DIEU DANS TOUT DIEU PARTOUT TIGUIDOU

Je crois que Dieu est sur la Terre, à l’intérieur de tous les êtres vivants. Ce que nous nommons «Le Divin» n’est rien d’autre que l’énergie de l’éveil, de la paix, de la compréhension et de l’amour qu’on ne trouve pas seulement dans chaque être humain, mais dans toutes les espèces de la Terre.
– Thich Nhat Hanh

Petit mardi neigeux de décembre, petit sujet de conversation simple et banal.

Car en effet, tout simple et naturel de chercher notre source, de la rechercher car on l’aurait jamais vraiment perdue, qu’oublier. Naturel d’investiguer d’où l’on vient, où l’on va, ce que nous sommes intrinsèquement en cette existence. Nous sommes tous et toutes mû(e)s par cette quête. Certains la dirigent vers des objets, d’autres vers une reconnaissance sociale extérieure qu’ils/elles interprètent comme du pouvoir.

C’est un peu le problème de notre génération actuelle. Nous cherchons en dehors de nous-mêmes ce qui nous fera nous sentir plein(e)s, comblé(e)s, content(e)s. Comme dans contentement.

Contentment, ce terme que l’on définit autant comme :
1- l’action de contenter, de satisfaire un désir, un besoin, etc.; un assouvissement,
que comme
2- un état, sentiment de quelqu’un qui ne désire rien de plus ; satisfaction vive et durable ; plaisir, joie.

Tout et son contraire quoi. Une action comme un état. Faire ou être.

La vie des mots est telle que les contraires veulent souvent dire la même chose. Sauf que la vie n’est pas mise en mots, la vie est tout sauf des mots. C’est dans le silence que Dieu, le Divin, le Grand Esprit, name it comme vous voulez, se cherche et se trouve. C’est dans le silence au-delà du mental que ça se cherche et que ça se trouve, si ça se trouve. Car peut-être que c’est déjà juste là, ici, sous notre nez, dans notre coeur ?

Si on arrête de chercher, on a déjà trouvé ce que l’on ne trouvait en cherchant trop, ailleurs, partout en dehors. Et en même temps pour trouver, il faut être mû(e) par un élan, une quête vers plus de plénitude, de satisfaction, de contentement. Satisfaire un désir et ne plus rien désirer. L’un et l’autre, les deux en même temps, et ni un ni l’autre. Vous me suivez ? Moi non plus.

Comme dans l’expression : Je suis Dieu. Soit je suis la voie de Dieu – ou peu importe votre version, name it – en même que je le suis, nous le sommes. Tous et toutes des dépositaires du Grand Esprit, du Roi de la Création. En fait tout ce qui vit, même ce que l’on juge comme diabolique et satanique. Car qui sommes-nous pour discriminer ?

Je continue à me fouiller en et par moi-même et je vous le laisse faire de même par et pour vous-même. Car de toute façon

Surtout ne pas se prendre trop au sérieux. Juste assez 😉

Alors en tout respect de votre propre compréhension sur le chemin du petit et Grand Mystère.

Et comme disent certain(e)s: Je suis athée, Dieu merci !

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Croyez-vous que, lorsqu’ils disent « moi, je », les humains savent vraiment de qui ils parlent?
Lorsqu’ils disent : « Je suis… (malade ou bien portant, malheureux ou heureux), je veux… (de l’argent, une voiture, une femme), j’ai… (tel désir, tel goût, telle opinion) », ils croient qu’il s’agit réellement d’eux-mêmes, et c’est justement là qu’ils se trompent.
Comme ils ne se sont jamais analysés en profondeur pour connaître leur véritable nature, ils s’identifient sans cesse avec ce « je » représenté par leur corps physique, leurs instincts, leurs désirs, leurs sentiments, leurs pensées.
Mais maintenant, s’ils cherchent à se retrouver par l’étude et la méditation, ils parviendront à découvrir, par-delà toutes les apparences, que ce moi qu’ils cherchent se confond avec Dieu Lui-même.
Car la réalité, c’est qu’il n’existe pas une multitude d’êtres séparés, mais un Être unique qui travaille à travers tous les êtres, qui les anime et se manifeste en eux, même à leur insu.
Quand ils arriveront à sentir cette réalité, les humains se rapprocheront de la Source divine, où ils ont tous leur origine.
– Omraam Mikhaël Aïvanhov

SI TU FAIS LE MAL FAIS-LE BIEN

Que les forces du mal deviennent confuses en chemin vers chez-vous. – Georges Carlin

L’expression les forces du mal m’a toujours semblé étrange. Tout comme les concepts d’enfer, du diable, êtres maléfiques et autres personnages terrifiants et menaçants.

Comme l’impression qu’on aime bien se faire des peurs nous les humain(e)s. Comme des ados qui aiment trembler d’effroi ensemble en regardant des films d’horreur toute une nuit durant dans un sous-sol noir, et encore mieux, avec pas de parents dans les parages. L’humanité est encore adolescente. La preuve ? Regardons les réseaux sociaux et autres télé irréalités arrangées par les gars des vues.

On aime s’imaginer ce qui est différent de nous comme étrange, pas normal, menaçant autant pour la paix publique que la nôtre, épeurant. Qu’à voir notre réticence face à l’immigration ou à tout ce que l’on connait pas ou peu.

Ce qui n’est pas bien est nécessairement mal. Un ou l’autre, pas de choix, pas de nuances, pas trop de ça dépend. Pourtant sans bien pas de mal, les deux se créent un l’autre. On nous a montré à séparer le monde en deux, le bien et le mal, avec bien peu de nuances entre les deux. Comme un pain Weston, on a tranché le monde, au moins en deux, sinon en plus. Dualités relatives.

Moi et ma peau. Moi et le reste du monde. Moi et les miens. Moi et eux/elles. Et un peu plus largement, nous et les autres.

Hommes et femmes. Mais même ce concept est en train de voler en éclats et ça en inquiète pas à peu près quelques alphas bêtes. Pourtant au sein de nombreux peuples, les êtres androgynes ont toujours eu leur place. Plus les genres deviennent flous, plus les extrêmes se durcissent. Ainsi va la vie, dans le milieu comme dans ses deux bouts de plus en plus éloignées l’un de l’autre.

On a créé des Dieux à nos images respectives – pas pour rien que les diverses représentations des Dieux ressemblent toujours aux peuples des régions là où on les a créés – en soutenant au contraire que ce sont eux qui nous ont créés à leur image. Le monde à l’envers.

Des Dieux bons et bienveillants, tout-puissants, qui vont nous faire brûler en enfer pour l’éternité si on n’obéit pas aux lois que certains de leurs hommes de main ont inventées pour nous contrôler. Et on continue de croire à ces histoires de Bonhomme carnaval. Ho Ho Ho !

Dans toute guerre, on trace une ligne entre des bons et des mauvais. Ça aide à faire du sens dans le chaos de la totalité. Pourtant, chaque côté se considère juste et bon et pense défendre la vérité et la justice. Sa vérité et sa justice. L’Ultime.

Il n’existe pas de forces du mal. Que de la peur, de l’avidité, de l’égoïsme à outrance. De l’inconscience qui tend vers la conscience, de l’ombre qui cherche la lumière. Qu’une recherche d’équilibre, qu’un penchant complémentaire entre tout ce qui existe, un aller-retour constant entre les divers extrêmes.

Le bien de l’un(e) est souvent le mal de l’autre quand ça nous sort de notre compréhension bien petite et si limitée du monde.

Il ne nous reste qu’à bien faire tout ce que l’on fait, avec justesse car pour la justice, on repassera. Et on verra bien – ou mal – plus tard ce qui arrivera. Ou pas.

Pour le moment, tout va bien, même quand on pense que ça va mal. Car c’est ainsi que ça va anyway.

Alors ainsi soit-il.

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Les religions ont créé une idée très stupide dans l’esprit humain, soit que le mal a de la force.
Le mal n’a pas de force, le mal n’existe pas.
La vérité a de la force et de l’énergie.
Une montagne de mensonges ne peut empêcher la vérité, il ne lui faudra simplement plus de temps pour grandir.
On ne peut l’arrêter, on ne peut l’entraver.
L’explosion ultime est absolument certaine.
L’humain(e) doit devenir surhumain(e), la conscience doit devenir superconscience.
Et béni(e)s sont ceux et celles qui savent attendre, qui peuvent surveiller silencieusement la porte quand l’invité arrive.

L’invité vient certainement, n’a jamais failli.
Et il n’y a pas de forces du mal qui travaillent contre la vérité, contre les forces du bien.
Ce n’est que de l’obscurité, de l’ignorance ; on ne peut pas les appeler des forces.

Il faut être compatissant envers elles.
Ce ne sont pas des ennemis, ce ne sont que de gros blocs de marbre qui attendent qu’un bon sculpteur coupe quelques éclats ici, quelques éclats là.
Et une belle statue cachée – qui était toujours là – émergera.
L’artiste aide seulement ce qui était caché à émerger.
Personne ne l’empêche.
Mais l’idée que le mal travaille contre les forces du bien a rendu les gens impatients et effrayés
.
Je vous dit qu’il n’y a pas de mal, et il n’y a pas de forces mauvaises dans le monde.
Il n’y a que des gens conscients et d’autres qui dorment profondément.
Et le sommeil n’a aucune force.
Toute l’énergie est entre les mains des gens éveillés.
Et une personne éveillée peut éveiller le monde entier.
Une bougie allumée peut allumer des millions de bougies, sans perdre sa lumière.
Et le temps n’est pas loin.

Parce que l’humanité endormie a beaucoup souffert et va souffrir davantage.
Et à mesure que la souffrance s’approfondi, c’est une bénédiction déguisée.
L’humanité ne peut tolérer qu’une quantité limitée de souffrance, et alors elle se réveillera.
Et l’humanité a suffisamment souffert.
– Osho, the Transmission of the Lamp

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Développez un esprit vaste comme l’espace, où des expériences à la fois agréables et
désagréables peuvent apparaître et disparaître sans conflit, lutte ou mal.
Reposez-vous dans un esprit comme un grand ciel.
– Jack Kornfield

OMBRE CHERCHANT LUMIÈRE

Le monde s’éveille. Et la vérité fait son chemin. Mais les forces de l’ombre tentent désespérément tous les trucs qui leur restent. Alors nous devons tenir bon. Lorsque la noirceur s’intensifie, la lumière doit augmenter pour maintenir l’équilibre.

On souligne les 35 ans de Polytechnique aujourd’hui, l’un des plus grands événements locaux de noirceur sociale. Je ne vais pas en parler davantage que de souligner brièvement que lorsque c’est arrivé, en fin d’après-midi du 6 décembre 1989, lors d’un séjour de quelques à mois Montréal pour faire des sous pour retourner vivre à la Humaniversity en Hollande, j’étais dans Côte-des-Neiges à conduire un minibus rempli d’enfants d’une garderie que je reconduisait à la maison et je me suis retrouvé pris en plein milieu du chaos routier d’ambulances, de pompiers et de policiers, ne sachant rien du drame qui se déroulait à deux pas de là.

Drame dont on subit socialement encore aujourd’hui les séquelles, et plus particulièrement les familles des jeunes victimes. Pensées vers elles et leurs familles qui vivent avec un bleu au coeur depuis 35 ans, alors que les droits des femmes continuent d’avancer en titubant, en reculant même par moments. Claire manifestation de la danse de l’ombre et de la lumière. Deux pas en avant, un en arrière, ou de côté.

Les sources d’ombres sont multiples en soi et dans le monde, et l’ont probablement toujours été. On n’a qu’à penser au Moyen-Âge, période sombre s’il en est une, qui, pendant plus 1000 ans de relative in/humanité, me semble avoir fait bien peu de place à la lumière. Mais l’humanité a survécu. Avec des hésitations. Mais on a survécu. Pour le meilleur et pour le dire.

Je place habituellement mes citations en fin de texte, comme soutien à mes propos, mais celle-ci mérite de se trouver au coeur car elle illustre parfaitement mon blabla :

Il y a une chose que les croyants de toutes les religions ont des difficultés à admettre, c’est que Dieu, qui est tout-puissant, ne se décide pas, enfin, à anéantir les esprits du mal qui viennent les tenter. 
Mais ces esprits ont aussi le droit de vivre, c’est aux humains de ne pas tomber dans leurs pièges. 
Dieu ne punira jamais le Diable parce qu’il vient les tenter : c’est à eux d’être plus éclairés, plus forts, c’est à eux de comprendre où est leur véritable intérêt, de se rendre compte pourquoi il est préférable de prendre telle direction plutôt que telle autre et d’avoir la volonté de marcher dans cette direction. 
Il faut qu’ils en soient totalement convaincus.
Serait-il réellement avantageux pour l’être humain d’être poussé malgré lui sur la voie du bien, de la lumière, et à l’abri, quoi qu’il fasse, des tentations et des erreurs ?
Le Créateur et les esprits célestes le laissent trouver son chemin, afin qu’il développe sa conscience et apprenne à devenir responsable de ses orientations.
– Omraam Mikhaël Aïvanhov

En effet, on souhaiterait, on aimerait, on voudrait que le monde ne soit que lumière, arc-en-ciel, rose et mauve et que toutes les histoires ne finissent pas seulement bien, mais qu’elles aillent bien toujours et tout du long. Que bien, que bon, que menoum menoum sans ark ni ouach. Jamais. Juste du beau, du doux, du facile.

Mais la vie n’est pas un compte de fée.

La vie est une grande leçon pour l’humanité, une leçon d’humanité que l’on doit apprendre à éclairer dedans comme dehors, avec nos parts d’ombre, qui ont toujours été, qui sont encore et qui seront peut-être toujours. Car l’ombre semble faire partie intégrale de tout cheminement vers la lumière, de tout parcours de révélation. La lumière doit venir graduellement, sinon elle nous aveuglerait peut-être.

J’aime croire que ce n’est pas tant le mal qui existe que l’inconscience. Que les comportements qu’on aime qualifier de diaboliques ne sont qu’ombres cherchant lumière, de l’inconscience que veut se fondre dans la source lumineuse de toute vie.

Et aucune lumière n’est permanente ni vacillante, Qu’elle soit électrique ou flamme, toute lumière par définition vacille, fluctue, pâlit.

Chaque parcours de vie est marqué par l’adversité, par les obstacles, par les épreuves, teinté par une certaine part d’ombre. Et on ne peut survivre qu’en apprenant à continuer malgré la menace et le risque, malgré une certaine opacité. Nous marchons sur un fil et l’équilibre est en constant déséquilibre, une danse, un mouvement perpétuel de recherche de lumière, d’éclaircissement.

Un dicton affirme : si tu fais le mal fais-le bien. Ceux qui s’appliquent à faire ce que l’on considère comme le mal le font parfaitement bien en ces temps rock n roll. Et c’est à chacun(e) de nous d’apporter notre petite part de lumière pour éclairer un peu le monde entier dans notre voisinage, chacun(e) à notre humble mesure, avec notre petite contribution.

Et comme Bernard, j’ai confiance :

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Il ne peut y avoir de renaissance sans une nuit noire de l’âme, une annihilation totale de tout ce en quoi vous avez cru et de tout ce que vous pensiez être.
– Pir Vilayat Inayat Khan

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La solitude n’est pas seulement l’absence des gens.
C’est l’absence de but, l’absence de sens.
Quand vous vous retrouvez dans un monde où tout semble extraterrestre et distant, où chaque connexion est superficielle et où chaque tentative de compréhension est rencontrée avec indifférence, vous réalisez que la vraie solitude n’est pas d’être seul, mais de se sentir seul dans un monde qui n’a plus de sens.
– Haruki Murakami

UNE AUTRE JOURNÉE

… de moins.

En effet, parfois on se lève avec l’idée que l’on doive affronter une autre journée de plus. Mais, plutôt, à chaque matin quand on ouvre nos ptits quenoeils, c’est une journée de plus qui passe et qui nous rapproche de notre – apparente – mort.

Mais comme aurait dit Mark Twain: je n’ai pas peur de la mort. J’ai été mort pendant des milliards d’années avant de naître et je n’ai pas souffert du tout à cause de ça.

Mais revenons-en à notre propos initial cher chroniqueur.

Chaque jour qui passe est un jour qui s’égrène et qui nous rapproche de la fin…. de quelque chose de connu. La fin de ce corps, la fin de ce décor de théâtre spécifique, la fin de soi – ou de cette idée de soi – en cette époque et en ce lieu. Pour possiblement revenir ailleurs, sous d’autre cieux, sous d’autres formes. Ou pas.

Chaque jour qui passe constitue une pratique, une leçon au sujet de comment apprendre à mourir en paix. Car là que nous nous dirigerons inévitablement, là vers où nous nous dirigeons assurément.

L’idée n’est pas d’amasser, de ramasser, de collectionner toutes sortes de bébelles belles pis pas belles car tout nous sera retiré à la fin du show. La vie n’est pas une addition mais une grande soustraction.

Enjoy while it lasts mais ne nous attachons pas trop aux choses et aux gens de notre entourage car la séparation d’entre nous et ces choses et ces gens est imminente. Elle arrive à grands pas, elle s’approche à chaque jour qui passe. Un peu plus à chaque jour.

Comme l’image du prisonnier qui scratche ses jours sur le mur de sa cellule, ici bas, c’est la vie qui nous laisse ses marques sur le corps et sur l’âme en attendant le grand sommeil, ou la nouvelle aventure, c’est selon nos croyances. Ou nos expériences si on a déjà vécu un passage de mort imminente.

Chaque jour qui nous est offert n’est qu’une petite plage horaire dans le grand sablier de la vie qui coule.

On ne connait pas la suite alors profitons full/ement, vivons totalement, brûlons la chandelle par les deux bouts, mangeons dans notre plusbelle vaisselle et mettons nos plus beaux habits, partageons l’entièreté de qui nous sommes, arrêtons-nous un peu et recueillons-nous pour enfin retrouver la maison.

et ma plus de circonstance, évidemment 😉

DÉCEMBRRRE DE TOUTES LES COULEURS

Décembre est un temps pour se souvenir du passé et tendre vers l’avenir.
– Ralph Waldo Emerson

Tous les mois sont uniques et différents. Mais décembre est différemment différent des autres. En fait, comme la forêt recèle divers sous-bois, décembre contient plusieurs sous-mois.

Tout d’abord, les 3 premières semaines de ce dernier mois de l’année constituent la période la plus pauvre en source lumineuse extérieure, un crescendo lumineux mais vers le bas. Décembre est une fin de parcours et de cycle. Alors comme disent les mystiques, pas le choix: be a light unto yourself. Pour cela qu’à chaque début décembre, je me planifie un blitz de 21 jours de Shaking (méditation active). Pour me raviver la flame intérieure et me faire briller la lampe d’Aladin interne. Génial 😉

En décembre, on achève une année alors que nous sommes au seuil d’en débuter une nouvelle. En décembre, on fait le bilan avant la fin et on regarde déjà un peu par en avant. Décembre, comme aucun autre mois ne sait le faire, nous offre l’occasion de surfer entre le passé et l’avenir, comme suspendu(e)s dans le présent. Cadeau.

Ici, en campagne, décembre marque également l’arrivée du blanc dans nos vies. Un switch majeur pour l’humeur. C’est l’arrivée du blanc sur nos vies en fait. Car la neige recouvre tout le gris et le brun qui dépassent, tout ce qui retroussait en novembre. Décembre blanc laisse désormais des traces derrière nos pas.

D’ailleurs, le blanc c’est toutes les couleurs réunies.

Décembre lisse tout. Doux délice de décembre. Décembre met du blanc dans et devant nos yeux, et poudre notre coeur et notre âme. Décembre est le crémage, même pour les gâteux.

Décembre c’est aussi et beaucoup le temps dit des fêtes. Le temps du faîte en terme d’intensité et de stress pour la plupart, avec tout le tralala qu’on nous impose, ou du moins, qu’on nous suggère fortement. Temps dense et intense pour tous et toutes, triste pour certain(e)s, heureux pour d’autres, mais qui ne laisse certainement personne indifférent même si tout le monde est différent.

Le temps dit des fêtes nous replonge dans nos souvenirs d’enfance, pour le meilleur pour certain(e)s, et pour le moins pour d’autres il faut le dire. Période intensément émotive en TiJésus.

Autour de jeunes enfants, il est pratiquement impossible de ne pas jouer le jeu des fêtes. Mais quand les enfants sont grands, les temps sont différents, et plus lents, moins prenants.

Avec les années, on dirait qu’on en attend de moins en moins de la vie, et cela se manifeste encore plus particulièrement à Noël. Car on sait plus que jamais que ce que l’on cherche et recherche ne s’achète pas toé chose. C’est nous et à nous de déballer le cadeau.

Personnellement, un peu de bon temps qui roule entre ami(e)s et/ou en famille, quelques livres, du silence, du temps lent, des marches en blanc en forêt et un feu dans le poêle sonnent plus que délicieux à mes oreilles et à mon coeur. Avec du rien tout enveloppé de douceur et calme, du lent et de la paix.

Et on ne parle pas du passage de décembre vers janvier qui se veut davantage party que famille. Pour certain(e)s peut-être, mais certainement pas ici derrière cet écran. Pour cela aussi que je me planifie une petite retraite silencieuse en digne ligne le 31. Voir détails ci-bas. Rien comme une retraite au home.

Mais si décembre est si ambivalent, je crois que c’est parce qu’il nous fait rêver à une paix universelle pour tous et toutes partout sur notre belle boule bleue que nous sommes peut-être en train de perdre. On voudrait fermer une année qui fut souvent difficile et déboucher vers un avenir prometteur et rempli d’optimisme.

Mais nous sommes loin de de cette paix tant souhaitée et voulue pour tous et partout. On doit apprendre à vivre avec le chaos sans s’y laisser engouffrer, à étreindre la misère humaine sans la laisser nous éteindre, à espérer sans sombrer dans le désespoir, tout en mettant en place des petits actes de paix.

Alors vivrement décembre, avec ses hauts et ses lows, et son grand show de lumière grandissante et saisissante à re-venir bientôt.

Aho !

AMOUR DE SOI AMOUR DE TOUT

Votre capacité d’aimer une autre personne repose sur votre capacité de vous aimer vous-même.
– Thich Nhat Hanh

Encore une fois, une telle évidence. Mais au cours de notre vie, on oublie trop souvent ce qui s’avère être le plus évident. On oublie de revenir à la base, au coeur et de s’attarder à soi-même, de se donner à soi l’amour que l’on s’attend à recevoir trop souvent du monde autour.

On s’active, on fait beaucoup, on travaille fort pour joindre les deux bouts, pour se réaliser out there, pour être vu(e) et apprécié(e) et pour réussir. On fait trop et on est pas assez. On ne sait que trop faire, pas assez qu’être tout simplement. Et on se perd trop souvent et trop longtemps sur les divers réseaux de la vie extérieure car ils nous y entraînent, souvent à notre insu. Notre vie nous fuit par les yeux vers la vie des autres, vers la vie du monde.

Certains(e)s s’aiment trop, d’autres pas assez, d’autres encore mal, soit pas de façon nourrissante ni satisfaisante.

D’ailleurs parfois, nous, rejetons de la religion catholique, on considère que s’aimer soi-même constitue de l’égoïsme, de l’orgueil. Péché péché. On nous a appris, à nos ancêtres du moins mais il en reste encore des bouts dans notre ADN catho – lique et dique – qu’on doit aimer les autres avant de s’aimer soi-même. On est resté(e)s pris avec des ptits bouts tordus de cette lignée du don de soi avant le don à soi. Mais à trop se donner, il ne restera plus rien de nous. Et à trop se donner juste à soi, on risque d’imploser. Doux équilibre va.

Car l’amour qui s’arrête à soi a ses limites. Quoi qu’un amour véritable ne peut s’arrêter à soi. Il ne peut que déborder et rejaillir sur les autres. Un amour véritable ne peut être à fleur de peau, il transperce la peau, il ne peut que fleurir sur autrui. Un amour véritable ne peut que vouloir se partager, et se multiplier en se divisant.

S’aimer soi-même c’est aimer la parcelle de vie qui a été déposée en soi. La même vie déposée dans tous les autres êtres vivants, chacun chacune. Car moi et les autres, où se situe la différence ? Quand on dépasse le petit moi, on accède au grand Soi. Et c’est le même grand Soi qui vit en chacun et chacune des petits nous, en chaque petit et grand bout de la création. Petit nous, petit bout.

On cherche souvent à faire fleurir son prétendu Soi, le self en anglais. Le self du Me Myself and I. Et si ce n’était pas MOI et le monde, mais plutôt le MONDE et moi. Petit moi, simple maillon de la grande création rock n roll, ni plus important, mais surtout pas moins non plus.

L’amour de soi ne demande qu’à s’aimer soi-même autant qu’on aime la vie car on en fait partie de cette vie. Et cet amour ne peut qu’être, ni plus ni moins. Cet amour, si bien arrosé et pris soin de à notre petite échelle personnelle, ne peut que devenir de plus en plus grand, contagieux, contaminant, transpersonnel.

Amour de soi, amour du Tout.
Amour de soie, amour tout doux.

Et parfois, on doit aussi fermer la shoppe et le routeur et couper le wifi pour revenir à l’essentiel.

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Il est bon de prendre l’habitude de réviser périodiquement sa vie.
Pourquoi ?
Parce que trop souvent, jour après jour, la vie que l’on mène s’alourdit, s’obscurcit à cause de toutes sortes de préoccupations et d’activités qui ne nous apportent rien du point de vue spirituel.
Influencé par l’atmosphère ambiante, on oublie que l’on restera très peu de temps sur la terre et qu’on devra laisser ici toutes ses acquisitions matérielles, ses titres, sa position sociale.
Vous direz que tout le monde sait cela.
Oui, tout le monde le sait, mais tout le monde l’oublie, et même le disciple d’une École initiatique se laisse entraîner par les exemples qu’il voit autour de lui.
C’est pourquoi il est indispensable que, de temps en temps, il fasse une pause pour regarder en arrière, analyser la direction qu’il est en train de prendre, les activités dans lesquelles il est en train de s’engager et faire chaque fois un triage, pour ne conserver que l’essentiel.

– Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Le vrai jus de la vie est en vous.
En ce moment même vous pouvez vous tourner vers l’intérieur, regarder en vous-même.
Aucun culte n’est nécessaire, aucune prière n’est nécessaire.
Tout ce qui est nécessaire, c’est un voyage silencieux dans votre propre être.
C’est ce que j’appelle la méditation, un pèlerinage silencieux dans votre propre être.
Et quand vous avez trouvé votre propre centre, vous avez trouvé le centre de toute l’existence.
– Osho