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TRA LA LA

Ce matin, pas trop envie de parler par écrit le chroniqueur, encore moins de raisonner comme de raison, avec ou 100.

Ce matin, c’est plutôt l’envie de chanter qui l’habite, l’habite ati Gui, dans son pays. Tra la là lit.

Ce matin, ça s’est mis à taper à la troisième personne, comme ça, tout seul comme personne, et il se demande où sont passées les deux premières. Mon nom est personne, et le tien ? Luit, luit.

Ce matin, pour casser la routine, envie de dire n’importe quoi, mais, surtout, n’importe comment. Et de laisser ce n’importe quoi n’importe comment se faire petite chanson sans raison. Des raisons nobles.

Petit matin tout blanc de janvier sur terre. Blancs de mémoire sur les raisons d’être ici. Être, qu’être, comme l’arbre qui chante dans la forêt tout l’hiver durant en conservant ses feuilles jaunies qui se laissent frôler par le vent. Pour cela qu’il faut marcher en silence dans les bois. Car la vie chante autour. Et danse. Avec le vent, et le silence.

Ailleurs, ça brûle dans l’ouest, les gens perdent tout. Ça bombe à Gaza, mais on n’en parle presque plus déjà. Et les gens n’ont déjà plus rien. Mais nous on pense à eux et elles. Ça jazz aux States, surtout dans la trompe de l’éléphant, mais on n’a plus envie de regarder par en bas right ? La vie, ici, est porcelaine.

Entouré.e.s d’arbres, on laisse notre regard se projeter autour, car tellement riche ici, partout, autour, en nous. Tout doux, tout doux. Surtout en janvier.

La vie danse, chante, en son et en silence. La neige tombe légère, les arbres s’en recouvrent en leurs pourtours. Et nos pas se figent. Mais le vent les effacent. En hiver, on sait toujours d’où l’on vient, mais moins où l’on s’en va. Car l’ours d’or. Et déjà.

Et là, au bout de la chronique, on se rend compte qu’on est déjà rendu.e.s.

Ici, maintenant, dans le blanc. Des yeux. De Dieu.

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Nous sommes tous confronté.e.s à la mort à un moment ou un autre.
Mais en chemin, veillez à ne jamais blesser le cœur d’un être humain.

– Rumi

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Et si, demain, vous avez envie de ne rien faire, et de vous laisser prendre par le temps, c’est mon plan aussi. atisupino@gmail.com pour le lien Zoom

JE SUIS WOKE, JE SUIS WOKE, JE SUIS WOKE

Le contraire de Woke est l’ignorance crasse.

Il y a de ces mots qui veulent tellement tout dire qu’ils finissent par ne plus rien dire. En ce sens, le mot woke est imbattable, c’est LE mot sans dessein de notre un peu fofolle époque. Même qu’il a remplacé éveillé en français. Woke a été françisé.

Le titre se veut d’ailleurs un ptit clin d’oeil à la chanson de Gilles Valiquette, Je suis cool, qui veut un peu lui aussi tout et ne rien dire. Tout a été cool, tout est encore cool et l’avenir sera sûrement cool aussi. Hot ce mot cool.

Quand on veut insulter quelqu’un.e, on le traite de woke. Quand on ne comprend pas une personne, on la traite de woke.

Le monde est devenu tellement complexe que lorsqu’un phénomène ou une situation actuelle et complexe nous dépasse, on le ou la wokitise et on peut se rendormir et se conforter dans nos idées préconçues. On peut retourner dans le bon vieux temps dans notre tête. Make the good old times great again.

Vous pouvez chercher une définition de woke, il y en a des tonnes selon les diverses écoles de pensées. Certaines très gauches, d’autres pas très adroites. Mais toutes les définitions se valent face à une réalité moderne aussi mouvante et impossible à décrire dans notre monde où toutes les opinions revolent aux 104 vents.

Bien sûr, à son origine, le terme voulait dire quelque chose comme le fait d’être conscient.e des problèmes liés à la justice sociale et à l’égalité raciale. On peut y ajouter l’environnement et diverses autres dimensions animales, végétales et spirituelles.

Mais on est toujours plus éveillé.e face à ce qui nous touche personnellement. Et de toute façon, ne vit-on tous et toutes pas dans un grand rêve ? Ne dort-on pas tous au gaz face à divers enjeux ? Wake up call.

En principe, on souhaiterait que tout le monde soit woke, que tout le monde soit des wokes. Les policitien.ne.s surtout, pour s’intéresser au social, comme les gens aux milliard$ de bidou$, quoi que ce soit ceux-ci qui semblent devenus les policiticien.nes de nos jours, au sud du moins. Sauf que pas très wokes eux en général. Surtout éveillés face à leur pouvoir, à leurs avantages financiers sans fins et prêts à imposer leur idéologie. Et surtout eux qui traitent les autres de wokes.

Dans le fond, on est toujours le woke de quelqu’un d’autre, tous les wokes d’autrui.

Alors chantons tous ensemble : aujourd’hui je décide de m’intéresser aux autres, je suis woke, je suis woke, je suis woke. Tralala. Et vive les Wokes and drôles !

PRIÈRE D’ATTENTION

L’attention, à son zénith, est la même chose que la prière. Elle présuppose la foi et l’amour. Une attention non-divisée et absolue est une prière.
– Simone Weil

Le monde est divisé. Nous sommes divisé.e.s, fragmenté.e.s., dispersé.e.s.

En vivant principalement en suivant le fil de son mental, ou le flot de ses émotions, nous sommes amené.e.s à sans cesse nous disperser, à vivre all over the place.

Car les idées, comme les émotions, changent, bougent, fluctuent et se transforment sans cesse. Un incohérent et continu fil de nouvelles informations.

Comme les fils d’actualités des réseaux dits sociaux mais qui, principalement, nous divisent et nous opposent la plupart du temps. Quand ce ne sont pas les algorithmes qui nous abreuvent de faits sociaux relativement insignifiants, ou tout à fait erronés, se manifestant à la lumière de ce que l’on a aimé jadis. Notre passé devient souvent garant de notre avenir.

Éventuellement, on doit regrouper son attention sur soi, retrouver son centre, son poste d’observation, le point central qui observe le monde avec équanimité, avec une impassibilité de coeur et d’esprit. Ni bien, ni mal. Ni noir, ni blanc. Une infinie multitude de gris.

Pas évident d’exister en se prenant pour personne, en ne se considérant pas comme une personne. Car nous ne sommes quelqu’un que dans notre définition de soi. Le moi n’existe qu’en tant qu’idée. Un ramassis d’expériences, de croyances, d’identifications.

Comme le dit Shunryu Suzuki, nous n’existons qu’en tant qu’idée dans notre mental.

Si nous tenons absolument à être quelque chose, sinon quelqu’un, nous ne sommes tout au plus qu’une présence, un certain Je, qui observe tout, sans juger, sans discriminer, sans s’attacher à rien, ne se définissant comme rien de trop précis, comme un ptit rien dans le grand tout, presqu’un ptit rien du tout.

L’attention, n’est pas concentration, l’attente est présence, conscience, observation. DU dedans, comme du dehors. En raffinant notre attention, avec foi, amour, confiance et ouverture, notre vie devient une prière, nous devenons une prière vivante. Sans savoir, simplement en étant présent.e à tout ce qui est.

Bonne fin de semaine.

FLEUR DE JANVIER

J’ai officieusement pris ma retraite de l’enseignement en janvier 2020. La flamme vacillait, le feu mourrait. J’ai quitté avant l’extinction. J’avais quelques économies de ma job de prof avec lesquelles j’ai vécu depuis. Pas tant que ça, mais c’est déjà davantage que plusieurs personnes. Gratitude.

À tous les débuts janvier depuis, je vais voir mon conseiller financier pour retirer assez de bidous pour payer les dépenses courantes de l’année en cours. En soi, déjà un gros luxe. La base est couverte.

Hier matin, comme à tous les débuts janvier, j’y suis allé de nouveau. Mais c’était la dernière fois. Le bas de laine est vide. J’ai réussi à tricoter dans les mailles du système D pour me rendre à 65 ans, âge que j’atteindrai l’an prochain. Mon plan de carrière était de me rendre à ma pension. Mission accomplie. La première étape est complétée, l’an prochain, ce sera l’aide sociale destinée aux plus de 65 ans. Un autre privilège de vivre ici. Re gratitude. Si tout tient encore jusque là bien entendu. Que sera sera. Tralala.

Mais hier, cette réalisation m’a rentré dans le tableau de bord (all right, j’ai réussi à ne pas dire dash), oups !

Ça y est, je suis au seuil de la retraite officielle. Pas le premier ni le dernier, mais cette fois c’est moi. Moi qui se sent encore comme un kid de 12 ans, je commence néanmoins à sentir le poids du temps, à le voir, à réaliser que ça devient plus réel qu’avant. Acceptation. Même si cachées sous des numéros, les années s’insinuent. Plus jeune que d’autres et plus vieux que d’autres autres, j’ai l’âge que j’ai. Mais le mur de l’âge m’a frappé hier. The big 65 est à ma porte. Liberté 55 complétée.

On aime bien dire qu’on a pas d’âge, que l’âge n’a pas d’importance. Surtout quand on est plus jeune que vieux. S’il est vrai qu’on n’a pas d’âge, c’est faux aussi. Car on a beau de pas avoir d’âge, l’âge nous a quand même, l’âge nous tient. Lente et langoureuse réalisation. Et âge et sage, ça rime.

Notre corps nous parle. Toujours il nous chuchote, surtout quand on le chouchoute, alors faut qu’on l’écoute, et parfois, haut et fort, il nous le crie. Les ptits bobos commencent à apparaître, les rides nous rident et le temps passe parfois plus raidement qu’avant. Sacrament.

Hier, sans m’y attendre, j’ai vu le temps qui passe sur moi en pleine face et j’ai subitement eu un immense et soudain respect inconditionnel pour toutes les personnes plus vieilles que moi, sans exception. Tous ces gens qui ont vu plus de temps leur passer sur le corps et en esprit et passé devant les yeux. À tous ces gens qui respirent depuis plus longtemps que moi, chapeau et bravo. Aho !

Janvier a cette qualité de nous révéler le fin fond de nos pensées, et de nos sentiments, comme tous les ptits racoins cachés de notre corps et conscience. Cette période d’hibernation nous permet de toucher à quelques fonds de tiroirs oubliés en soi. Pas juste le fond de pension. On peut concevoir la retraite comme l’hiver de notre vie. Ou comme un pré printemps. Une pause avant un nouveau départ.

Malgré que je dise que je suis à la retraite, je ne suis pas du tout retraité ni retiré du monde pour autant, et ce, même si je vis relativement reclus. Je suis encore actif dans plusieurs projets qui me tiennent à coeur, mon corps est plutôt top shape malgré quelques ptites lumières qui flashent à l’occasion dans le tableau de bord. J’ai une belle voisine d’amour à mes côtés, sans oublier plusieurs bon.ne.s ami.e.s autour. Un homme riche quoi.

Mais je me rends compte que ce qui compte de plus en plus consiste simplement à me regarder vivre, à arrêter, à observer la lente vie. Surtout lente en janvier, qui compte 31 jours en plus. Et prendre le temps de ne plus attendre rien, prendre le temps de simplement apprendre la finesse de la vie, les plus petits détails.

Pour cela qu’en ce janvier de quart de 21ème siècle, je me suis autobooké 3 journées de méditation à résidence (voir affiche ci-bas).

Je ne veux pas me sauver dans un tout inclus au Sud, je veux simplement tout m’inclure ici dans le grand now. Investiguer les fins fonds de mon âme, comme les moins fins. Après avoir beaucoup bougé toute l’année durant, cet hiver j’ai simplement envie de rien, d’un temps d’arrêt. Full stop. Ou gros gros ralentissement du moins.

Ce rien qu’on essaie souvent de ne pas voir ni sentir, ce vide qu’on tente trop souvent d’emplir, et de remplir, de quoi ou même de n’importe quoi. Un luxe que d’arrêter ainsi. Et un défi aussi.

Cet hiver, juste envie de m’assoir et de regarder le feu brûler dans le poêle, observer le bois se consumer. Comme notre corps qui se donne au temps qui passe. Lentement, sûrement, parfois facilement, et de plus en plus mûrement.

Et si on observe bien, au coeur de l’hiver, il y a une fleur. Mais il faut regarder lentement, et avec soin, pour qu’elle se révèle.

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Le 31 décembre dernier, pour boucler l’année, nous avons pris une tranche de 12 heures pour se déposer chacun.e chez-soi, par le fil du sans fil. Sans caméra, seulement avec le son comme liant, cette structure – davantage une suggestion qu’une obligation – nous a permis de se déposer chacun.e en soi, chacun.e chez soi. Incroyable comment une seule journée dédiée à ne rien faire avec présence peut faire du bien à l’âme. Bienvenue si le coeur vous en dit.
atisupino@gmail.com pour info

EMPATHIE DE RUE

L’empathie sans frontières mène à l’auto-destruction. L’amour inconditionnel ne signifie pas tolérance inconditionnelle. Vous devez vous arranger pour que vos frontières soient plus fortes que la tendresse de votre coeur et votre mental plus fort que vos sentiments. Sinon vous serez épuisé.e. Alors soyez bon.ne mais n’acceptez pas n’importe quoi.

Note à moi-même.

Certaines personnes doivent apprendre la fermeté et la droiture, d’autres l’ouverture et la flexibilité.

Pas fermeté comme dans fermeture, fermeté comme dans conservation et droiture comme dans alignement et assumer ses choix.

Et pas ouverture comme dans accepter n’importe quoi, ouverture comme discernement et accueil. Et pas flexibilité comme dans mollesse, flexibilité comme dans souplesse.

Car en effet, l’empathie sans frontières mène à l’auto-destruction.
On peut bien vouloir sauver le monde, premièrement c’est impossible, trop vaste le monde, et on doit de toute façon tout d’abord assurer ses bases pour penser aider qui que ce soit, bibi tout d’abord. Aider, contribuer, être sensible, oui. Sentir le monde entier, notamment les plus démuni.e.s que soi, oui aussi, sans bien sûr ni se laisser couler par ni crouler sous la misère du monde. Car misère il y a en ce monde. Et connerie, et stupidité. Comme beauté et bonté. Toujours deux côtés à cette médaille d’honneur et d’horreur.

L’amour inconditionnel ne signifie pas tolérance inconditionnelle.
Tout d’abord, existe-til quoi que ce soit d’inconditionnel en ce bas monde ? Me semble que tout est question de contexte dans ce monde, duquel relèvent des conditions particulières, autant contextuelles que temporelles. Ça dépend toujours le monde.

Hier je jazzais ici à savoir s’il pouvait y avoir amour sans confiance. Genre : Est-ce que je peux vraiment aimer quelqu’un.e si je ne peux pas lui faire confiance ? La question se pose, et se repose. Pas reposante.

Car on peut bien vouloir aimer et aider le monde entier, assez simple quand c’est aussi générique et mondialement abstrait, c’est quand ça tombe dans le personnel que certain.s. rendent la job plus difficile, que ça se corse. On a beau vouloir ne pas rien prendre personnel, eh qu’on aime dire ça aux autres, prends pas ça personnel ! – aux dernières nouvelles, on est encore une personne, en attendant de possiblement être personne, éventuellement, ou pas. Mais jusqu’à preuve du contraire, tant qu’on a un corps, on est quelqu’un.e. et ce sont nos besoins primaires qui déterminent en bonne partie notre quotidien comme notre perception de la réalité.

Vous devez vous arranger pour que vos frontières soient plus fortes que la tendresse de votre coeur et votre mental plus fort que vos sentiments.
Dualité quand tu nous tient. Cette partie de la recette est plus délicate. Le coeur et le mental ne sont pas vraiment séparés, ce sont que deux fonctions d’un même organisme, soit soi-même. Deux composantes de la même présence qui anime ce corps qui nous porte pour le moment. et ici aussi, pas fort comme dans brute, fort comme dans ferme et droit.

Certain.e.s doivent apprendre prioritairement la fermeté et la droiture, d’autres la générosité et l’ouverture. Chacun.e ses défis. Tout est question d’équilibre j’imagine. Équilibre qui ne peut au fond qu’être un constant déséquilibre qui se rattrape lui-même. Ou dans le fond du baril une fois de temps en temps quand on doit apprendre de cette façon. On n’y échappe pas.

Sinon vous serez épuisé.e.
Oui si on est une girouette et qu’on veut plaire, on plie trop, et si on ne fait aucun compromis, on casse. Il faut être un bois dur mais aussi peuplier 😉
Dans un cas comme dans l’autre, on finit par en donner plus qu’on en reçoit et inévitablement, ceci est une ligne droite vers l’épuisement, vers le déséquilibre. Veut veut pas, la vie c’est du give and take. Et si on donne avec conviction et clarté, ça nous est redonné au centuple, pas plus tard, sur le moment, par le simple fait de donner.

Alors soyez bon.ne mais n’acceptez pas n’importe quoi.
On peut avoir un coeur ouvert, être généreux, être sensible à nos concitoyen.ne.s et vouloir aider, jusqu’à sa propre limite. Et être clair.e, où l’on donne, à qui on donne, et surtout sans attentes autres que de répondre à une situation donnée. On ne donne pas pour recevoir quelque chose peut-être plus tard. On donne et that’s it. Pour le simple geste de donner.

Ces temps-ci, mon défi du moment consiste à rester droit et à garder mon coeur ouvert. While taking no shit !

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Les choses qui s’effondrent sont une sorte de test et aussi une sorte de guérison.
Dans la vie, nous pensons que l’essentiel est de réussir l’épreuve ou de surmonter le problème.
La vérité est que les choses ne se résolvent pas vraiment.
Elles se rassemblent pendant un certain temps, puis elles se décomposent à nouveau.
Puis elles se rassemblent à nouveau et se décomposent à nouveau.
C’est comme ça.
La découverte et la croissance personnelles naissent du fait de laisser de la place à tout cela : de la place pour le chagrin, pour le soulagement, pour la misère, pour la joie.
Les choses sont toujours en transition si seulement nous pouvions nous en rendre compte.
Rien ne se résume jamais de la manière dont nous aimons rêver.

~ Pema Chodron

SALES ATTENTES

La maturité prend place en toi quand tu réalises que les gens ne peuvent te donner ce qu’ils/elles ne peuvent pas se donner à eux-mêmes, alors tu arrêtes de t’attendre à de la loyauté de la part de gens qui se déçoivent eux-mêmes, d’attendre de l’honnêteté de la part de gens qui se mentent à eux-mêmes, et tu arrêtes aussi d’attendre la paix de la part de gens qui sont en guerre avec eux-mêmes.

Comme on ne peut donner à autrui ce que l’on ne se donne pas à soi-même. Car les autres c’est aussi un peu et beaucoup nous-mêmes. Tous et toutes dans la même barque, sur la même terre Mère.

En fait, le coeur de ce message consiste à laisser tomber les attentes, envers soi comme envers les autres. Plus facile à dire qu’à faire vous me direz. En effet. Même si on sait ça avec notre tête depuis longtemps right ?

Mais nos attentes face aux autres sont particulièrement tenaces. En fait, face à soi aussi si on y pense un peu. Sauf que tout le monde fait du mieux qu’il/elle peut avec les moyens du bord, avec qu’il/elle a dans le coeur et dans les mains. Game de Poker la vie. Parfois, on gagne, d’autres, on apprend à laisser tomber, nos attentes. Et on ne sait jamais ce que les autres vivent intérieurement. Il faut savoir leur donner un break. Comme à soi-même.

Au cours de ma vie, j’ai connu diverses situations conflictuelles face à quelques personnes en particulier. J’ai été déçu, j’ai perdu confiance. Des situations dans lesquelles j’aurais dû mettre certaines limites mais je n’en ai pas mis. Pas assez, pas assez tôt. Mais je voulais donner une chance, donner du temps. Car les gens peuvent changer. Même si c’est parfois plus long qu’on voudrait. Chacun.e son rythme.

Hier, en jasant de cet enjeu face à une personne en particulier avec une personne très chère à mon coeur, elle disait qu’il suffisait de l’aimer. Oui, OK.

Mais en marchant dans la forêt hier après-midi par moi-même, avec moi-mème, et en silence, je me disais, en moi-même : comment je peux aimer – du moins essayer d’aimer quelqu’un – si je ne peux pas lui faire confiance ? Je ne peux que faire confiance à cette personne que dans la mesure que cette personne peut faire n’importe quoi.

Alors, l’amour c’est possible sans la confiance ?

En tous cas, la maturité c’est surtout de ne pas avoir – trop ? – d’attentes face aux autres et à leurs comportemetns car combien d’histoires d’amour et d’amitié virent mal quand les émotions sont bafouées et que les peurs kickent in ?

Et même ne pas avoir d’attentes est toute une attente. Une sale attente. Avant le purgatoire. Au moins être conscient de ses attentes, car toujours une roulotte d’attentes dans le fin fond de l’inconscient. Même face à la mort, face à l’inconnu, on entretient des attentes , alors imaginez face à la vie.

Pas d’attentes face à la vie non plus car qui nous dit qu’on ne mourra pas aujourd’hui, qu’on passera la journée ? On vit souvent un jour à la fois en étant certain.e qu’on va se rende au soir. Alors un souffle à la fois , chaque souffle dans la foi serait de mise.

Et qui nous dit à qu’on ne s’étreindera pas dans notre prochain sommeil ? Attention aux pauses. Le sommeil du juste, comme de l’injuste. L’injuste tisse sa toile et son étoile.

Tout est toujours possible, même l’impossible, devant lesquels tous les nul.le.s sont tout nu.e.s. En commençant par Adam des lèvres.

Alors apprécions chaque moment, et ne nous attendons pas à trop, ni à rien, ni à quoi que ce soit. Mais c’est souvent s’attendre à rien qui est le plus dissile. On s’attend jamais à ça.

S’attendre à tout, s’attendre à rien, mais surtout ne pas attendre pour vivre tout ce que la vie nous offre aujourd’hui, tout ce que la vie nous propose comme ce qu’elle nous impose aussi parfois. Parce que par fois la vie nous en impose souvent.

Et voilà, sur un enjeu plutôt sérieux, j’ai réussi à dire des niaiseries. Certaines évidentes, d’autres cashées entre les maux. Frits. Y a des matins de meme. Ça part sérieux pis ça finit par schirrer.

GOOD MORNING

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Nous avons essayé de vous le dire mais vous n’écoutiez pas.
Nous avons essayé de vous montrer mais vous avez refusé de voir.
Nous vous avons montré des vidéos mais vous avez refusé de regarder.
Nous avons envoyé des articles mais vous avez refusé de lire.
Vous nous avez supprimés, retirer votre amitié et vous nous avez diminués.
Mais nous sommes toujours ici, nous battant pour tenter de vous réveiller.

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Laisse tomber l’arrogance de vouloir éveiller les autres.
Tu n’est pas ici pour éveiller les autres, tu es ici pour t’éveiller toi-même.

Nombreux sont les somnambules qui se battent très très fort pour éveiller les autres rêveurs en ce grand rêve communautaire, pour rendre conscient.e.s les pauvres moutons et brebis qui vivent au coeur de cette grande illusion ovinée.

Mais ne rêvons-nous pas tous/tes que nous vivons ?

Du moins ne vivons-nous pas tous et toutes dans une certaine illusion ? Si ce n’est une illusion certaine ?

Souvent ce sont ceux et celles qui rêvent le plus fort qui se pensent les plus éveillée.s. Et qui font les efforts les plus soutenus pour réveiller les autres, ceux et celles qui dorment prétendument.

Qui rêve alors ? Et de quoi ?

Et qui s’est sorti du rêve ? Et un rêve de quoi au juste ?

Telles sont quelques-unes des multiples questions qui peuvent virer au cauchemar.

On dit souvent aux jeunes qu’il faut avoir des rêves dans la vie, et qu’il faut les suivre jusqu’au bout, aller au bout de ses rêves. Alors pourquoi essayer de les réveiller ?

Au contraire, d’autres affirment qu’on est ici pour s’éveiller, pour se réveiller si jamais on l’a déjà été.

Pas facile la vie de nos jours. Alors, on suit ses rêves ou on s’éveille ?

Il y a quelques décennies on allait au bout des raves. Depuis quelques années, on cherche à éveiller les autres, ceux et celles qui dorment. Au gaz ou ben dur. Plus facile de que s’éveiller soi-même car lorsqu’on dort, on pense dur comme fer que le rêve est vrai. Et on ne peut se réveiller que lorsque la vie le veut.

Surtout ne nous battons pas pour tenter d’éveiller ceux et celles qui – pense-t-on – dorment. Et ouvrons nos propres yeux. Laissons les autres dormir et la vie se chargera bien elle-même de leur sonner leur wake-up call au moment opportun.

Car peu importe ce que l’on fait ou fera pour les réveiller, quelqu’un qui dort dur ne se réveillera pas de toute façon. Et peut-être comme le disait jadis Pierre Légaré, que si on ramasse un pouceux somnanbule qui fait du pouce sur le bord du chemin, on va se ramasser dans son lit quand il va se réveiller.

Et peut-être que l’on dort, chacun.e, dans les chambres d’écho de nos propres rêves. Peut-être qu’on partage tous/tes le même grand Rêve ?

Certains rêves semblent si réels. Et pourtant. Peut-être que celui-ci est du même acabit. Et que lorsqu’on se réveillera, peut-être que le Grand Esprit nous demandera si on a apprécié notre rêve ?

Savoir, penser savoir, rêver, s’éveiller, se réveiller, rêves, réalité. Toutes des expressions qui tentent de dire quelque chose et n’importe quoi, et en même temps, qui ne peuvent rien dire de précis en ce grand bout de rêve. Car les mots eux-mêmes sont en quelque sorte des rêves aux significations vaporeuses.

Faisons confiance au grand.e Rêveur.se en cheffe. Lorsqu’ielle se réveillera, notre rêve se réalisera. Ou prendra fin. C’est selon.

Good morning !

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La nature est très généreuse.
Elle est aussi très juste, elle n’est jamais injuste.
Si vous êtes digne de quelque chose, vous l’obtiendrez, vous l’obtiendrez forcément.
Pas un seul instant ne sera perdu ; vous l’obtiendrez immédiatement.
Si vous le méritez.

– Osho

Et pour les plus arrogant.e.s. 😉 Je l’ai déjà commandé.

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https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2025-01-04/apprendre-a-ne-rien-savoir-ou-presque.php

TRAVAIL D’AMOUR RÉFLÉCHISSANT

Plus je vis, et plus j’apprends que l’amour – qu’on le nomme amitié, famille ou romance – réside dans le travail qui consiste à nous refléter notre lumière. Un travail doux. Un travail ferme et constant. Un travail phare en ces moments quand la honte et le chagrin nous empêchent de voir notre propre lumière, mais qu’il y a tout de même une personne aimante qui voit clair pour nous la refléter. Dans nos meilleurs moments, nous sommes cette personne pour autrui.
– James Baldwin

Dans ma chronique d’hier, je nous souhaitais la paix et le calme, la santé, le partage et l’acceptation, mais je me suis retenu de souhaiter l’amour car je trouve ce terme incompris, mal compris, et souvent mal incarné. Certains frappent et abusent en pensant le faire par amour.

Et voilà que James Baldwin, ce brillant écrivain américain, nous en fournit une si belle définition ci-haut, que je me permets de reprendre ci-bas ligne par ligne dans ma traduction maison.

Plus je vis, et plus j’apprends que l’amour – qu’on le nomme amitié, famille ou romance – réside dans le travail qui consiste à nous refléter notre lumière.
Un travail doux.
Un travail ferme et constant.
Un travail phare en ces moments quand la honte et le chagrin nous empêchent de voir notre propre lumière, mais qu’il y a tout de même une personne aimante qui voit clair pour nous la refléter.
Dans nos meilleurs moments, nous sommes cette personne pour autrui.

Mon genre d’amour ça. On notera que Baldwin utilise le terme travail conjointement avec doux, ferme et constant et life-saving même que j’ai traduit par phare mais qui, parfois, en effet, nous sauve la vie, ou du moins préserve notre espoir dans certains passages sombres du voyage.

J’ai eu la chance et le privilège de rencontrer quelques-unes de ces personnes dans certaines passages plus étroits de ma vie. Des personnes phares. Qui brillent encore et toujours au coeur de mon coeur.

Baldwin parle aussi d’un travail de reflet de la lumière, clear-eyed loving person qui beam it back notre lumière quand nous-même ne la voyons pas, ne la voyons plus. Parfois ce travail de reflet ne flatte pas dans le sens du poil. Ça aussi l’amour. Soit la capacité de dire les vraies affaires comme le veut l’expression populaire.

Mais pour être en mesure de dire ces vraies affaires, et ainsi devenir un miroir clair qui réfléchit juste, il faut avoir fait le travail d’introspection soi-même tout d’abord car nous ne sommes pas ici pour réveiller quiconque autre que soi. On doit se libérer de cette arrogance.

J’aime le concept que l’amour soit un travail. Car lorsqu’on aime le travail que l’on fait, le travail sincère devient jeu. Un travail sur soi, un travail d’acceptation de toutes ses parties, lumineuses comme sombres. Un travail d’honnêteté face à soi. Et suit alors logiquement que l’on considère et traite chaque personne comme soi-même, comme un prolongement de soi.

Et l’amour de soi consiste à devenir la meilleure version de soi-même, en multipliant nos best moments.

QUOI D’AUTRE ?

Hier les traditionnels voeux de la nouvelle année volaient de ci de là. On fait la même chose à chaque année. Et pourtant. Certaines sont meilleures que d’autres quand on regarde l’état de notre monde.

En retour graduel d’une saine pause FB, tout ce que j’ai pu souhaiter hier aux quelques personnes qui m’ont écrit personnellement c’est la paix. Celle dans nos coeurs, celle dans nos têtes, celle dans le vaste monde. Gros souhait je sais. Car la paix est presque impossible à réaliser. Celle partout en même temps du moins. Le plus grand défi de l’humanité finalement la paix.

Oh j’ai aussi souhaité la santé à quelques personnes qui en ont bien besoin en raison de situations particulièrement difficiles. Car avec les années, en effet, on réalise que nos aîné.e.s avaient raison, c’est ça qui compte le plus, surtout quand elle s’effrite ou s’égare.

Sinon, à part la paix et la santé, je nous souhaite la sagesse de se rappeler de prendre assez de temps pour décrocher régulièrement de la folie du monde. Pour trouver le silence en soi, doux silence en soie. Pour faire de son home un refuge de paix face à la folie du monde pour qu’on soit capable, chacun.e, de contribuer par de petits gestes simples et souvent gratuits à créer plus de paix autour de soi.

Vouloir la paix dans le monde entier c’est beaucoup demander, car l’histoire nous a trop souvent démontré le contraire au fil des temps. Et ce n’est pas de notre ressort la paix du Monde. En effet, l’Histoire de l’Humanité en est surtout une de guerres et de conflits. J’imagine que c’est ainsi que l’Humanité doit apprendre. La seule paix sur laquelle on peut travailler concrètement est à échelle réduite, celle en soi, et autour de soi. Et petite paix deviendra grande. Pas à pas. Et peut-être pas. Mais on continue quand même car quoi d’autre à faire ?

En plus de la paix et de la santé, je nous souhaite aussi d’accepter de plus en plus tout ce que la vie nous offre et nous présente, le beau comme le moins, le doux comme le dur, les oh et les bah ! Apprécier qui l’on est, les acquis comme les leçons encore à apprendre. Apprécier ce que l’on a plutôt que ce qui nous manque ou ce que l’on voudrait car le ce que l’on a est déjà nettement davantage que ce que possède la majorité du monde. Et sur cela qu’on peut commencer et continuer à bâtir.

Je nous souhaite aussi d’apprendre à partager. Partager qui l’on est, comme une partie de ce que l’on a, partager du temps de qualité avec nos frères et soeurs, en silence, en chantant, en nous soutenant. Redonner ce que l’on a et offrir une partie de ce que la vie nous a généreusement offert, et continue de le faire, nous les privilégié.e.s du monde.

Car comme le veut un certain dicton, on ne possède jamais vraiment que ce que l’on a donné, et on perd à tout jamais ce que l’on n’a pas su donner.

Et pourquoi pas nous souhaiter aussi d’apprendre à pardonner, à soi comme à autrui. Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux et celles qu’on pense nous ont offensé. Car souvent, simplement notre petit égo tout fragile qui a été heurté de toute façon.

J’ose ne pas nous souhaiter l’amour, car l’amour est un mot trop souvent mal compris et attaché à des attentes irréalistes. L’amour c’est surtout de bonnes paroles – bene dictions – mais encore davantage des bons gestes, partagés au quotidien et régulièrement. Et de cela, je nous en souhaite à l’infini car notre monde comme notre voisinage en a bien besoin.

Pendant ma pause d’écriture du temps des fêtes, je me suis demandé si je continuais d’écrire comme je le fais ainsi depuis 13-14 ans. Important de se remettre en question régulièrement. J’écoutais Osho hier justement qui disait que le mot re/spect signifiait regarder, inspecter (spect) / de nouveau (re). Examine a consciencia. Inspecter sans cesse qui l’on est, qui on pense être pour demeurer en harmonie avec ce qui est juste en notre coeur.

Et en regard de la paix, dans le monde comme en soi-même, tout ce que je peux faire, à ma toute humble mesure, c’est de lancer ainsi des mots dans le vent, sans attentes, sans savoir si et où ils atterrissent. Des ptits mots d’espoir, des ptits mots tout simples, des ptits mots qui viennent du coeur de petit moi et qui vont vers toi, vers vous, vers le coeur du monde. Le seul et même coeur qui bat au même rythme du même monde.

Bon nouveau tour de calendrier rempli de ce moment, puis de celui-ci, et de l’autre, et de l’autre…

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L’esprit sait certainement critiquer.
Mais il sait rarement comment complimenter, féliciter ou remercier les autres pour ce qu’ils font !
Ainsi, pour aider à briser la critique habituelle de l’esprit, voici un processus simple que vous pouvez mettre en œuvre… dès maintenant :
Chaque fois que vous surprenez l’esprit en train de juger ou de critiquer aujourd’hui, équilibrez-le avec des éloges ou de la gratitude !
Remerciez ou félicitez LES AUTRES pour ce qu’ils font ou ont fait. Et félicitez-vous aussi !
Grâce à ce processus de reconnaissance, vous serez peut-être surpris d’observer à quel point l’esprit critique ! Et vous trouverez peut-être très agréable d’être reconnaissant.e pour un changement – ​​et de reconnaître comment il soutient les efforts des autres qui vous aident, vous et les autres !
Amour…
– Subhan

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Et un ptit bijou que j’ai publié en catimini ici seulement dans le temps des fêtes. De ça aussi je nous en souhaite.