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FILLES MARQUANTES, PÈRE MARQUÉ

Aujourd’hui c’est la fête de ma paire. Oui oui, j’ai deux filles. Deux grandes filles désormais, mais qui ont déjà été ptites, fifilles, toutes ptites, ptites comme ça, et encore plus ptites que ça.

J’ai deux filles uniques. Les plus uniques du monde à mes yeux et à mon coeur. Une plus vieille et une plus jeune. Et vice et versa. Mais de plus en plus vieilles, et de plus en plus belles je trouve. Mais bien sûr, papapoups est loin d’être objectif, et ce n’est surtout pas son objectif.

Chacune de mes deux filles m’a enseigné à sa façon, et continue de le faire juste en devenant qui elles sont de plus en plus. Avec chacune, j’ai appris quelque chose de différent. Y a pas deux pères pareils ni deux paternités pareilles pour le même tipère. Grâce à elles, j’ai pu – enfin – jouer à la poupée. Mon rêve – inavoué – de ptit gars devenu grand.

À mes filles j’ai légué mes grands pieds mais heureusement pour elles, comme j’aime leur répéter pour me racheter, pas mon gros nez.

Avec elles, je partage des dad jokes nounounes à souhait et comble de bonheur, elles les aiment. Ou font semblant pour me rendre heureux, et moins niaiseux – juste pour la rime câline. Je sais je sais mes figues fines de même que vous êtes.

Une fois c’t’un gars… pis ses deux filles…

Mes filles ont aussi hérité de mon sens de l’humour. Mais en mieux. Faut bien que la lignée s’améliore. De plus, elles ont hérité de mon sens de l’amour car elles font ce qu’elles aiment dans la vie et aiment ce qu’elles font de la vie.

Font font font petit patapon. Un peu tôton le papa.

J’imagine que tous les pères sont des pères différents selon leur âge et selon le rang de leurs enfants. Avec la première on fait nos gaffes et on se fait la main, avec les autres on se trouve d’autres gaffes à faire et on se fait l’autre main. Une job de bras devenir père. Mais de coeur surtout.

Je pense que j’ai eu – ou fait – on les fait ou on les a les enfants ? Me semble qu’on ne les a pas, dans le sens qu’on ne les possède pas, au mieux on les accompagne et on fait de notre mieux à leur côté. On les élève surtout pas car ce sont les enfants qui élèvent leurs parents, dans la sens d’élévation, pas d’élevage. Quoi que.

J’ai voulu des enfants donc, et je les ai reçues toutes les deux dans ma vie le coeur grand ouvert. Les ai voulu en partie pour donner ce que je n’ai pas reçu de mon père à moi, lui qui a fait du mieux qu’il a pu avec ce qu’il avait dans les mains et dans le coeur et avec ce qu’il avait reçu comme éducation. Autre temps autres pères. Merci p’pa.

À ces deux filles, que je vois fleurir chacune à sa façon, très différente l’une de l’autre chacune avec ses talents propres, je dois beaucoup, en fait je dois tout comme ptit père. En fait ce sont les enfants qui font les pères. Les deux miennes font la paire. Ben pas les miennes, vous savez que je veux dire.

Grâce à elles, j’ai appris la générosité, et un ptit bout d’amour inconditionnel. Qu’un ptit bout car l’amour inconditionnel est une job à vie. Comme la sensibilité, l’écoute et le soin, le soin soin. Coquin papa va.

Grâce à elles, j’ai appris à me dépasser, à garder le fort, comme l’espoir en l’avenir malgré le doute et l’incertitude car lorsqu’on est père, on se doit de garder toujours confiance même quand on ne sait pas. Même pas un choix, qu’une évidence. Et on apprend. Non, pas sur le tas, mais dans tous ses états.

Mais pas vrai que papa a raison (pour les plus vieux), pas toujours. Un père ne se fait pas sans une mère. La mère est monde et nous on navigue. Deux mères que je remercie pour avoir partagé la job de coeur qu’on a entrepris ensemble et mené à bon port. Petit train va loin et vogue la galère. Car pas de père sans mère. Et celles-ci m’ont beaucoup montré et appris de par leur dévotion. Merci aussi. Et encore.

Voir mes filles se réaliser constitue un bonheur constant, un bonheur content comme dans contentement, et une grande fierté. On se voit grandir et vieillir dans nos enfants et moi j’aime ce que je vois. Dans mes filles, je vois qu’au final, j’ai fait une ben bonne job de coeur, car les deux femmes qu’elles sont devenues sont deux belles preuves d’amour sur deux pattes, un grand coeur et une tête sur les épaules. Ben la plupart du temps. Car parfois, on la perd, la tête, et parfois elles déposent leur tête sur les miennes – mes épaules pas mes têtes – et ça me gonfle le coeur.

Je suis fier car à mes deux filles j’ai légué toute mon intelligence. M’en suis gardé qu’un ptit bout de rien, juste assez pour fonctionner. Généreux de même le père. Et comme je leur disais récemment, ça aurait pu être pire. Ben père. Et elles sont senti ce que je veux dire.

BONTÉ HUMAINE

La noblesse humaine ne se mesure pas en terme de richesse ou de pouvoir, mais par le caractère et la bonté. – Anne Frank

Tout est dit dans ces quelques mots. Le monde nous montre le meilleur et le pire de nous-mêmes. Et les médias, surtout le pire. Alors cherchons le meilleur en soi car le monde en regorge aussi. De beauté, solidarité, générosité, altruisme. En soi et en dehors.

Si les médias parlent peu de la noblesse humaine, préférant nous montrant nos travers et nos grossièretés, j’imagine que c’est à nous de la manifester, à nous de la cultiver cette noblesse. Et de la laisser se multiplier.

Sans nier l’horreur, la stupidité, non plus l’avidité ni les busy business marchands de guerre. Car toujours deux côtés à la médaille de la réalité. Et jamais l’un sans l’autre.

Sur terre, il y a la guerre, et il y la paix. Surtout la recherche de paix. Car la paix semble davantage un processus qu’un état permanent. Et la recherche de paix passe par divers moyens et chemins. Allers-retour et incessants hoquets. Notamment par la guerre qui n’est qu’une divergence de points de vue, de valeurs et surtout d’intérêts.

Probablement que chaque côté des acteurs impliqués dans toute guerre est convaincu de se battre pour la paix. Du moins pour la protection d’une stabilité minimale, de l’intégrité de son peuple.

Et on peut bien regarder à l’extérieur de soi et dénoncer la guerre, mais on porte tous et toutes aussi nos petites guerres intérieures, nos propres zones d’ombre et d’ombrage. Pas toujours simple la vie.

Nous vivons ces temps-ci une accélération du chaos et de grands bouleversements. Certain prétendent que la fin est proche, d’autres que c’est le début d’un temps nouveau, comme dans la chanson. Au fond, toujours un peu des deux, toujours une fin et un recommencement. Parait même que les extra-terrestres sont sur le point de débarquer sur terre. Depuis longtemps qu’on attend un sauveur quelconque.

Mais notre salut passe premièrement par notre acceptation de ce qui est, sans jugement ni déni, sans noircir ni rosir ce qui est. Oui, le monde est définitivement trouble, et dans le trouble même. Et la situation requiert l’engagement des gens de bonne volonté. Vous et moi quoi, ceux et celles qu’on qualifie de monde ordinaire, ce que nous sommes tous et toutes. Ce qui se passe dans le monde est étrange, déstabilisant et menaçant avouons-le. Ça tire de tous les bords.

Gaza, le Moyen-Orient, USA, l’Ukraine et tous ces endroits dont on ne nous parle même pas car trop dangereux et inaccessibles pour même les couvrir. Soudan, Haïti, plusieurs pays d’Afrique. Sans parler de nos forêts qui brûlent et de notre terre qui nous envoie des signaux d’alerte qu’on écoute pas.

Tout ce que l’on peut et doit faire pour le moment est de prendre acte de la situation globale – rock n roll – et de faire de notre mieux ici, là où nous sommes.

Prendre soin de soi, aider et aimer nos proches et nos ami.e.s, soigner la terre et garder notre regard et notre coeur ouverts. Ouvrir nos perspectives et voir le monde dans son ensemble. À partir de soi, mais en ne s’arrêtant pas là. Qu’un tout petit nombril du monde nous sommes, tout petit ce nombril.

Et reconnaître notre propre dualité qui ne fait que se manifester partout sur la terre.

Certains considèrent vendredi 13 avec superstition, et le craignent. D’autres voient cette combinaison d’un jour et d’un nombre comme un signe de chance. Faites vos jeux.

D’autres encore consultent les astres pour avoir une compréhension de ce que l’on vit et d’où on s’en va.

Mais au fond, nous sommes ici, de grands privilégié.e.s, au milieu d’un monde en chaos. Et comme Anne Frank le mentionne, et elle savait de quoi elle parlait, cultivons le caractère et la bonté.

Pour le reste, qui vivra verra.

Verrat.

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La plus grande part de notre karma est collective.
Nous souffrons pour les fautes des autres comme ils souffrent pour les nôtres.
L’humanité est une.
L’ignorance de ce fait ne change rien à l’affaire.
Nous aurions pu être des gens bien plus heureux, n’était-ce notre indifférence à la souffrance des autres.

– Nisargadatta Maharaja via Jean Bouchart d’Orval

FAIRE CE QUE DOIT

Le libre-arbitre ne signifie pas faire tout ce que l’on aime faire, mais plutôt la capacité de discerner ce qui doit être fait, même face à certaines impulsions irrésistibles.
Là réside la liberté en effet.
– George MacDonald

On décrit parfois le libre arbitre comme la possibilité de choisir entre différentes options et la prise de décisions en fonction de notre conscience et de notre réflexion, sans être manipulé.e ou influencé.e par des facteurs extérieurs. 

Sans être manipulé.e ou influencé.e par des facteurs extérieurs. Really ? Une telle chose est-elle possible dans l’absolu ? Plus ou moins j’imagine. Souvent moins que plus j’imagine aussi.

Car tant que nous vivons dans le monde, et tant que habitons un corps, tant que notre âme s’exprime à-travers un corps physique, nos besoins fondamentaux sont en bonne partie déterminants et nous poussent souvent à rechercher la sécurité et le connu. Souvent, je suis mon corps, dans le sens de suivre ses besoins. Parfois, le corps qui mène.

Certaines conceptions considèrent plutôt l’âme comme abritant le corps. Intéressant point de vue. Comme disent les anglos, same same but different.

On ne peut toujours suivre ses moindres instincts, on ne peut toujours répondre à ce que notre corps réclame car sinon on en serait esclave. Question de discipline et de rigueur interne. On doit écouter son corps, son esprit et son âme et sentir ce qui demande d’être fait. Parfois simple, parfois moins.

Là ou, selon Jeremy Goldbert, le courage – savoir que ce que l’on va faire sera douloureux mais le faire quand même – côtoie la stupidité, qui est parfois similaire, ce qui rend la vie difficile souvent.

Faire ce que doit devient alors question de jugement, de ressenti, de justesse.

Parfois, on sent qu’on doit prendre des décisions qui seront difficiles, mais elles sont inévitables. Il faut le faire. Pas nécessairement ce que l’on veut faire, mais ce que l’on doit faire. Quelque chose de plus grand que petit moi qui décide.

Alors que d’autres fois, on ne fait que répéter ce l’on connait déjà et qu’on a toujours fait auparavant. En s’attendant à avoir des résultats différents.

Pouvons-nous vraiment être libre complètement ?

Chacun.e a sa petite idée là-dessus. Personnellement, je crois que tant que nous sommes incarné.e.s, une partie de nos pulsions nous mènera par le bout du nez – ou par une autre bout right guys ? – et de plus en plus, à mesure que nous prenons conscience, que nous maturons, nous serons en mesure de sentir davantage ce qui est juste, et bon. Pour soi, mais aussi pour le monde autour de soi. Pour le bien du plus grand nombre.

Je ne sais pas s’il existe une justice dans ce monde, mais pas mal certain qu’il existe une justesse en soi.

On peut écouter sa tête, son coeur ou ses tripes, et/ou balancer entre ces différentes sphères. Ou encore être à l’écoute de cette petite voix à propos de laquelle plusieurs parlent. Mais pour cela, il faut savoir écouter. Car on dit qu’elle ne peut que chuchoter cette petite voix. Sinon possible que le corps se mette à crier.

Et si on écoute bien, la voix devient notre voie.

Alors écoutons, sentons, faisons ce que doit, et ainsi soit-il.

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La peur est un tremplin

Les décisions les plus difficiles à prendre sont celles qui vous présentent des chemins au bout desquels vous ne serez plus la même personne.
Tout au long de votre vie, vous aurez des choix à faire qui vous mèneront sur le chemin de la paix intérieure ou celui de la destruction de vous-même.
Écoutez-vous, écoutez cette petite voix intérieure qui vous murmure que les seules bonnes décisions sont celles qui se trouvent hors du mensonge que vous pouvez vous faire à vous-même et aux autres.
Visez la vérité, l’intégrité et l’authenticité.
Cela peut demander beaucoup de travail sur soi, de courage mais surtout d’amour de soi.
– Nelson Mandela

PAUVRE DE TROP DE RICHE$$E

Je suis un rêveur, un grand sensible et un petit fleur bleue.

Même si nous ne sommes pas si nanti.e.s, on va finir par tout perdre le peu qu’on pense posséder au cours de ce voyage sur terre.

En fait, plus on possède, plus on va perdre. Une des grandes justices de la vie matérielle. Plus on pense posséder quoi que ce soit, plus la leçon consistera à apprendre à se détacher, à laisser aller, à voir nos choses nous quitter.

Éventuellement. Inévitablement. Certainement.

Même ce corps qui nous permet de nous déplacer. On pensait l’avoir à vie, il n’est que loué. Aléluia.

Bien sûr, on peut et doit apprécier pendant que ça passe. Mais tout passe. Tout le monde passe. Toute chose. Certain.e.s passent leur tour, d’autres passent tout droit.

En fait, nous sommes déjà en train de tout perdre. À chaque jour, nous perdons un peu davantage. Nous tous et toutes. Le corps flétrit, les fleurs se fanent, la peau se plisse, la vie passe sur nos corps. Parfois à-travers, d’autres fois de travers. La vie passe tout droit. La vie passe, tout court.

Nos choses, nos plans de carrière et autres illusions de sécurité financière, nos êtres aimés. Comme les nuages, même l’amour passe et se transforme.

On dit que la seule façon de garder quelque chose pour toujours et à tout jamais consiste à le donner, à le partager, à le laisser aller au profit des autres.

Et que la seule façon de garder intact l’amour qu’on a pour quelqu’un consiste à ouvrir les mains et à le/la laisser libre de partir n’importe quand. Comme l’oiseau en cage, l’amour cherche la liberté. Et il/elle reste, l’amour est heureux. Et libre.

On voit les ultra riches croupir sous la riche$$e. En effet, trop comme c’est comme pas assez. On constate aisément que les riche$ roulent avide$. Et ça roule vite. Et mal souvent. Comme un hamster dans sa cage, la riche$$e est relative et court toujours plus vite et par en avant.

J’imagine que vient un moment où l’on finit par s’en rendre compte. Ou pas. Court Lola, court.

Mais en effet, tout s’épuise un jour… sauf le bien que l’on fait, et l’amour que l’on donne.

Only losers can win this game
– Osho

Alors donnons-nous et bienfaisons.

Car la réelle richesse se cache dans le flow, pas dans le cashflow.

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Les riches ont plus que la nécessité, et les pauvres restent affamés – à la recherche de nourriture et au travail tout au long de leur vie.
Celui et celle qui n’a rien, rend sa vie, elle-même – enrichie, créative ; et deuxièmement, celui et celle qui possède toutes les choses du monde se disperse, s’efface.
Si on donne à une personne un morceau de terre, il/elle le rend beau, fertile ; et un.e autre l’ignore, le laissant mourir – tout comme il meurt en lui-même.
Nous avons un potentiel infini – dans toutes les directions – pour trouver l’innommable (sans nom), ou pour amener l’enfer sur cette terre.
Mais pour une raison quelconque, les humain.e.s préfèrent donner naissance à la haine et à l’hostilité.
La haine, l’envie – tout est assez simple, et parce que la société est basée sur la demande d’obtenir « plus », les humain.e.s glissent dans les tendances de tous les types de collection.
Et ainsi va une lutte sans fin – justifiée, et même rendue grande.

– Krishnamurti, Heureux celui qui n’est rien : Lettres à un jeune ami

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Question:
Qu’est-ce qui est réel ?
Si l’ego est irréel, cela ne signifie-t-il pas que l’inconscient, l’accumulation de souvenirs dans les cellules cérébrales et le processus de transformation qui est l’objet de la spiritualité, sont également irréels, un processus onirique ?

Osho:
Non. L’ego est irréel ; les cellules cérébrales ne sont pas irréelles. L’ego est irréel ; les souvenirs ne sont pas irréels. L’ego est irréel ; le processus de pensée n’est pas irréel. Le processus de pensée est une réalité. Les souvenirs sont réels, les cellules cérébrales sont réelles, votre corps est réel. Votre corps est réel, votre âme est réelle. Ce sont deux réalités. Mais lorsque votre âme s’identifie au corps, l’ego se forme – c’est l’irréalité.
C’est exactement comme ça. Je me tiens devant un miroir : je suis réel, le miroir est réel, mais le reflet dans le miroir n’est pas réel. Je suis réel, le miroir est également réel, mais le reflet dans le miroir est un reflet, ce n’est pas une réalité. Les cellules cérébrales sont réelles, la conscience est réelle, mais lorsque la conscience s’implique, s’attache, s’identifie aux cellules cérébrales, l’ego se forme. Cet ego est irréel.

Ainsi, lorsque vous vous éveillerez, lorsque vous atteindrez l’illumination, votre mémoire ne disparaîtra pas. La mémoire sera là. Vraiment, elle sera plus claire comme du cristal. Elle fonctionnera alors avec plus de précision, car elle ne sera plus perturbée par le faux ego. Votre processus de pensée ne disparaîtra pas. Au contraire, pour la première fois, vous serez capable de penser. Avant, vous ne faisiez qu’emprunter des choses. Alors, vous serez vraiment capable de penser. Mais alors, c’est vous, et non le processus de pensée, qui serez le maître.

Avant, le processus de pensée était le maître. Vous ne pouviez rien y faire. Il continuait tout seul ; vous n’étiez qu’une victime. Vous vouliez dormir et l’esprit continuait de penser. Vous vouliez l’arrêter, mais il ne s’arrêtait pas. En réalité, plus vous essayiez de l’arrêter, plus il devenait obstiné. Il était votre maître. Lorsque vous atteindrez l’illumination, il sera là, mais il deviendra alors un instrument. Chaque fois que vous en aurez besoin, vous pourrez l’utiliser. Lorsque vous n’en aurez pas besoin, il n’encombrera pas votre conscience. On pourra alors l’appeler, et on pourra aussi l’arrêter.

Les cellules mentales seront là, le corps sera là, la mémoire sera là, le processus de pensée sera là. Une seule chose manquera : le sentiment du « je ». C’est difficile à comprendre.

Bouddha marche, Bouddha mange, Bouddha dort, Bouddha se souvient. Il a de la mémoire, ses cellules cérébrales fonctionnent merveilleusement bien. Mais Bouddha a dit : « Je marche, mais personne ne marche en moi. Je parle, mais personne ne parle en moi. Je mange, mais personne ne mange en moi. » La conscience intérieure n’est plus l’ego. Ainsi, lorsque Bouddha a faim, il ne peut pas ressentir la même chose que vous. Vous ressentez : « J’ai faim. » Lorsque Bouddha a faim, il ressent : « Le corps a faim. Je ne suis que celui qui connaît. » Et ce celui qui connaît est dépourvu de tout sentiment du « je ».

L’ego est la fausse entité, la seule fausse entité – tout le reste est réel. Deux réalités peuvent se rencontrer, et lors de cette rencontre, un troisième épiphénomène peut naître. Lorsque deux réalités se rencontrent, un phénomène faux peut se produire. Mais le faux ne peut se produire que s’il y a conscience. Sans conscience, le faux ne peut se produire. L’oxygène et l’hydrogène se rencontrent : une eau fausse ne peut se produire. Le faux ne peut se produire que lorsque l’on est conscient, car seule la conscience peut se tromper. La matière ne peut se tromper, la matière ne peut être fausse. La matière est toujours vraie. La matière ne peut tromper ni être trompée ; seule la conscience le peut. Avec la conscience, il y a la possibilité de se tromper.


Mais rappelez-vous autre chose : la matière est toujours réelle, jamais fausse, mais jamais vraie non plus. La matière ne peut pas savoir ce qu’est la vérité. Si vous ne pouvez pas vous tromper, vous ne pouvez pas savoir ce qu’est la vérité. Les deux possibilités s’ouvrent simultanément. La conscience humaine peut se tromper, elle peut savoir qu’elle s’est trompée et s’en éloigner. C’est là toute la beauté de la chose. Le danger est là, mais il est inévitable. À chaque croissance, de nouveaux dangers apparaissent. Pour la matière, il n’y a pas de danger.

Voyons les choses sous cet angle. Chaque fois qu’une nouvelle chose grandit, qu’une nouvelle chose évolue, des dangers l’accompagnent. Pour une pierre, il n’y a aucun danger. Il existe de petites bactéries. Chez ces bactéries, le sexe n’existe pas comme chez l’homme ou l’animal. Elles se divisent simplement. Lorsqu’une bactérie grandit de plus en plus, lorsqu’elle atteint une certaine taille, son corps se divise automatiquement en deux. Le corps parent se divise alors en deux. Il y a alors deux bactéries. Ces bactéries peuvent vivre éternellement, car il n’y a pas de naissance, donc pas de mort.

Et le processus inverse se produit également. Si la nourriture n’est pas disponible, deux bactéries se rapprochent de plus en plus et ne font plus qu’une, leurs corps ne font plus qu’un. Ni naissance, ni mort. Avec le sexe est entrée la naissance ; avec la naissance est entrée la mort ; avec la naissance est entrée l’individualité ; avec l’individualité est entrée l’ego.

Chaque évolution comporte ses propres dangers potentiels, mais ils sont magnifiques. Si vous pouvez les comprendre, inutile d’y succomber et vous pouvez les transcender. Et lorsque vous transcendez, vous mûrissez et atteignez une plus grande synthèse. Si vous en êtes victime, la plus grande synthèse n’est pas atteinte.

La spiritualité est le sommet, le dernier, la synthèse ultime de toute évolution. Le faux est transcendé et le réel absorbé. Et seul le réel demeure ; tout le faux disparaît. Mais ne croyez pas que le corps est irréel – il est réel. Les cellules cérébrales sont réelles, le processus de pensée est réel. Seule la relation entre la conscience et le processus de pensée est irréelle. C’est un nœud. Vous pouvez le défaire. Et dès que vous le dénouez, vous avez ouvert la porte.

– Osho

SE BATTRE POUR, ET NON CONTRE

Ce qui importe n’est pas tant ce contre quoi vous vous battez, mais ce pour quoi vous vous battez.
– Jay Naidoo

Le monde déborde de causes contre lesquelles on pourrait choisir de se battre. Mais cela serait futile et improductif. Car les causes contre lesquelles se battre sont innombrables. Alors on peut se battre contre jusqu’à ce que mort s’en suive.

Se battre contre l’injustice ? Battons-nous plutôt pour la justice. Et pour la justesse de nos actions, l’adéquation entre nos pensées et nos actions.

S’opposer à la guerre ? Bien sûr, mais comme on dit, ce n’est pas en haïssant la guerre qu’on crée la paix. Alors semons tout d’abord la paix dans notre propre coeur, plantons la paix autour de soi, diffusons de l’harmonie.

Bien sûr que si on nous attaque, on doit se défendre, mais la plupart du temps c’est avec nos propres pensées qu’on se bat, avec notre propre dualité qu’on tergiverse, notre propre hésitation qui nous fait faire du surplace.

Unissons-nous tout d’abord soi-même, en soi, et le monde sera déjà davantage unifié. Car nous sommes le monde et son apparente dualité n’est probablement que nôtre.

Nous sommes tout de ce monde: autant Israël que la Palestine, autant la Russie que l’Ukraine, le blanc comme le noir et toutes les teintes de grises, et pas que 50. Nous sommes toutes les facette du monde. The Dark side of the Moon aussi.

Nous sommes, tout ce que nous pouvons et voulons être nous sommes. Nous sommes la somme de toutes les parties de la Vie, la petite comme la Grande. Oui Ti-Mé, oui Môman.

Nous sommes tout ce qui vit. Le soleil et la lune, la nuit et le jour. Nous ne sommes pas un visage à deux faces, pas qu’un visage à deux faces seulement, nous sommes toutes les faces de la Terre. Tous les coeurs aussi.

Nous sommes même la Terre, la Terre même, avec tout ce qui vit dessus comme dedans et au-delà. Nous sommes la Vie, un point c’est tout. Virgule et point virgule compris. Nous sommes les deux bras de la parenthèse, comme les trois points de suspension. Mais surtout soyons le point d’interrogation qui fait que tout est possible et que rien ne soit certain.

Nous sommes le bien, nous sommes le mal. Le bien de l’un, le mal de l’autre, comme la mal de l’un et le bien de l’autre. Mais au fond, comme en surface, si on observe bien, il n’y a ni bien ni mal, ni bien sans mal, et vice versa.

Nous ne sommes même pas l’Autre, nous sommes et moi et l’autre. Et ni moi ni l’autre car il n’y a qu’une seule et même vie qui englobe tout, qui inclut tout, qui comprend tout.

Un tout inclus la vie car dès qu’on veut exclure, on scinde et on sépare et on doit faire un effort. Penser qu’un pays nous appartient signifie automatiquement qu’il n’appartient pas à d’autres. Mais qu’est-ce qui nous appartient au fond ? Probablement plus nous qui appartient à la vie que le contraire. We belong.

Alors, lorsque confronté à un dilemme, visons la conscience, qui est l’observation silencieuse et sans choix de ce qui est; au coeur de cette conscience, le problème se dénoue de lui-même et devient alors complètement et totalement compris. – Krishnamurti

Belle pratique pour observer le monde dans toute sa dualité explosive ça non ?

Car nous on a le grande luxe d’observer à distance, dans le calme et la paix.

Ici.

Merci la vie.

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Appelez-moi par mes vrais noms
– Thich Nhat Hanh

Ne dis pas que je partirai demain,
car aujourd’hui encore j’arrive.

Regarde attentivement : j’arrive à chaque seconde
pour être un bourgeon sur une branche printanière,
un petit oiseau aux ailes encore fragiles,
apprenant à chanter dans mon nouveau nid,
une chenille au cœur d’une fleur,
un joyau caché dans une pierre.

J’arrive encore, pour rire et pleurer,
pour craindre et espérer.
Le rythme de mon cœur est la naissance et la
mort de tous les êtres vivants.

Je suis l’éphémère qui se métamorphose à la surface de la rivière,
et je suis l’oiseau qui, au printemps, arrive à temps
pour manger l’éphémère.

Je suis la grenouille nageant joyeusement dans l’étang limpide,
et je suis aussi la couleuvre qui, s’approchant en silence,
se nourrit de la grenouille.

Je suis l’enfant ougandais, tout en peau et en os,
les jambes fines comme des tiges de bambou,
et je suis le marchand d’armes, vendant des armes mortelles à l’Ouganda.

Je suis la fillette de douze ans, réfugiée sur un petit bateau,
qui se jette à l’eau après avoir été violée par un pirate,
et je suis le pirate, mon cœur encore incapable de voir et d’aimer.

Je suis membre du bureau politique, détenant un pouvoir considérable,
et je suis l’homme qui doit payer sa « dette de sang » à mon peuple,
mourant lentement dans un camp de travaux forcés.

Ma joie est comme le printemps, si chaude qu’elle fait éclore des fleurs dans tous les milieux.
Ma douleur est comme un fleuve de larmes, si abondant qu’il remplit les quatre océans.

Appelez-moi par mes vrais noms,
afin que je puisse entendre tous mes cris et mes rires à la fois,
afin que je puisse voir que ma joie et ma douleur ne font qu’un.

S’il vous plaît, appelez-moi par mes vrais noms,
afin que je puisse me réveiller,
et que la porte de mon cœur puisse rester ouverte,
la porte de la compassion.

EUX ET NOUS ? QUE NOUS QUE NOUS

Lorsqu’une personne utilise l’expression «les illégaux», j’arrête d’écouter. Je vis en Amérique, un pays volé aux autochtones sur place il y a longtemps, bâti sur le dos des esclaves et rendu prospère grâce au sang et la sueur des immigrant.e.s. Donnez-moi vos masses entassées, fatigués et pauvres qui aspirent à respirer librement. Mon pays n’est pas blanc, ni chrétien. Il est américain. Il est composé de gens qui viennent de partout dans le monde. Les humain.e.s ne sont pas illégaux. Mais votre déshumanisation et votre démonisation devraient l’être.

Vendredi soir, je suis allé à la graduation de ma plus jeune à Montréal. J’ai été profondément touché par la cosmopolitanité de la foule des gradué.e.s et de leurs familles. C’était tellement beau à voir, encourageant, prometteur. Bigarré, coloré, chaleureux.

De voir autant de gens venus d’ailleurs, et réussir ici, faire leur place, prendre leur place parmi nous. Quelle richesse pour le Québec. Mention spéciale à l’UQÀM qui a comme mission de veiller à intégrer ces nouveaux arrivant.e.s et leurs descendance à nous, ceux et celles de plus vieilles souches ici. Car dans une forêt, tous les arbres sont importants, les plus vieux comme les nouveaux car une forêt saine est toujours en croissance et en renouvellement. On dit que près de la moitié des finissant.e.s de l’UQÀM sont de première génération de gradué.e.s universitaires.

Et ce matin, je vois ce qui se passe en Californie et je suis si triste, même si pas surpris du tout. La base électorale du mouvement MAGA la peur de l’autre. L’ultime du nous versus eux poussé à sa plus cruelle et bête expression.

Nous versus eux qui, réduit à son encore plus simple expression, revient à moi versus eux. Dualités incarnées sur 2 pattes, et séparée des autres. Pas seulement séparée des autres, mise en opposition et en confrontation aux autres. À nous autres. Contre eux autres.

La stratégie de contrôle est de faire en sorte que tous les petits moi qui ont peur et qui se sentent menacés, et qui pensent que ce bout de terre leur appartient, se sentent davantage en sécurité en se regroupant sous un discours commun fondé sur la peur, l’insécurité et la différence. They. Eux autres, autres que nous, que moi.

Tout ça dans un pays qui a pourtant été volé aux premiers habitant.e.s déjà sur place, population massacrée, décimée et minimisée. Un pays pillé, ensanglanté et exploité par les nouveaux arrivants de jadis qui se sont appropriés ce bout de territoire pour y forcer leur présence et leurs valeurs. La même appropriation a pris place un peu partout sur la planète depuis des millénaires. Canada et Québec inclus.

Comment être totalement en paix avec soi-même quand une telle injustice prend place sous nos yeux un peu partout sur la terre ? Pas facile. Révoltant, triste et enrageant.

On a beau comprendre, mais ça ne change rien au fait que plusieurs personnes, des humain.e.s comme vous et moi sont exploités, terrorisé.e.s, battu.e.s, violé.e.s et violenté.e.s. Mal – et honte – à notre humanité partagée.

Des peuples entiers sont affamés et assoiffés intentionnellement par des groupes qui croulent sous la richesse, la soif de pouvoir et les possessions à outrance, des individus et des corporations qui marchandent la guerre et la division, la peur et l’abus de leurs propres concitoyen.ne.s; leurs frères et leurs soeurs, leurs pères et leurs mères. Car une seule famille nous sommes.

Oui ce matin je trouve le monde triste à pleurer. Ou à sacrer, c’est selon.

Après que la fumée nous ait rappelé toute la fin de semaine que la planète est en surchauffe, les petits hommes aux grandes ambitions envoient l’armée mater les illégaux. Pendant que l’équipage du navire en route vers Gaza a été intercepté et arrêté par l’armée israélienne.

On va continuer à prier à défaut de savoir quoi faire d’autre. On a bien besoin d’aide divine car humainement, ça r’garde pas ben ben.

Vous, grands esprits, aidez-nous, humain.e.s de bonne et de moins bonne volonté, à réaliser que ce que nous faisons au monde, nous ne le faisons qu’à nous-mêmes et que l’on doit ouvrir grands les yeux et les sens de nos coeurs, de nos âmes et de nos consciences si on veut faire changer les choses.

Aidez-nous à changer notre sentiment d’impuissance et de désespoir en petites et grandes actions concrètes et en espoir commun et partagé. Aho !

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Nous avons considéré la lutte comme nécessaire.
Nous acceptons la lutte depuis l’enfance.
À l’école, nous rivalisons avec les élèves les plus intelligents ;
Et en grandissant, nous rivalisons avec ceux qui sont supérieurs à nous-mêmes ou à notre voisin.
La lutte a été acceptée.
La lutte est considérée comme respectable.
Il est essentiel pour la croissance, pour aller de l’avant, pour devenir quelque chose.
Voilà notre perception commune.
On pense que si la lutte n’arrive pas, on va arriver à la stagnation.
Donc mentalement, intellectuellement et émotionnellement, nous sommes toujours engagés à nous rendre plus rapide que les autres.
On continue à se battre.
Je lutte constamment avec moi-même, mon voisin et le monde entier.

– Krishnamurti

PARDON ?

Même si l’aiguille est petite, sa piqure est douloureuse;
même si la langue est molle et douce, les mots peuvent blesser profondément.
Ne fais pas aux autres ce que tu ne te souhaites pas à toi-même.

– Maître Zen .Benxing

Ou agis envers autrui comme tu voudrais qu’on agisse envers toi.

Ou encore fais aux autres ce que tu voudrais qu’on fasse à et pour toi-même.

Car dans le fond, pas de séparation entre soi et les autres. Que des corps différents et distincts, mais le même coeur qui bat en chacun.e, la même âme qui y réside même si scindée en 8-9 milliards d’humain.e.s, sans compter les animaux, les végétaux et les minéraux. Vie unique.

Parfois, quand on se sent blessé.e par autrui, consciemment ou pas de leur part, la première réaction qui monte consiste à vouloir se venger et à leur remettre la monnaie de la pièce. Mais la meilleure revanche n’est pas de revanche. Guéris, continue ton chemin et ne deviens pas comme ceux qui t’ont blessé.e.

Parfois, je l’admets, plus facile à dire qu’à faire. Mais comme on dit, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé.

Alors on continue de pardonner, de raffiner notre capacité d’aimer, d’apprendre à aimer avec de moins en moins de conditions et on poursuit l’exercice de la vie, le pardon en action, l’apprentissage de l’acceptation et de la transformation de nos propres blessures. Pas que pour autrui, pour soi surtout car qui veut continuer la route avec du ressentiment plein le coeur ? Car on fait toujours et tout d’abord à soi-même ce que l’on fait et souhaite aux autres.

L’enfer ce n’est pas les autres, l’enfer c’est nous autres, qui le croyons et le créons.

Ci-bas, la traduction française d’une méditation du pardon de Jack Kornfield.

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Pratiquez la méditation du pardon en pardonnant aux autres et en vous pardonnant à vous-même. Oubliez le passé et ouvrez votre cœur à chaque instant nouveau avec bienveillance.

Pardon aux autres, pardon à soi-même :

Pour pratiquer la méditation du pardon, asseyez-vous confortablement, fermez les yeux et respirez naturellement et facilement.
Détendez votre corps et votre esprit.
Respirez doucement dans la région de votre cœur et laissez-vous ressentir toutes les barrières que vous avez érigées et les émotions que vous avez portées parce que vous n’avez pas pardonné – ni vous-même ni les autres.
Laissez-vous ressentir la douleur de garder votre cœur fermé.
Puis, en respirant doucement, commencez à demander et à accorder pardon, en récitant les mots suivants, en laissant les images et les sentiments qui surgissent s’approfondir à mesure que vous les répétez.

Pardon aux autres :

J’ai blessé et fait du mal aux autres de bien des manières, je les ai trahis ou abandonnés, je les ai fait souffrir, consciemment ou non, par douleur, peur, colère et confusion.
Permettez-vous de vous souvenir et de visualiser les blessures que vous avez infligées aux autres.
Voyez et ressentez la douleur que vous avez causée par votre peur et votre confusion.
Ressentez votre propre chagrin et vos regrets.
Sentez que vous pouvez enfin vous libérer de ce fardeau et demander pardon.
Visualisez chaque souvenir qui pèse encore sur votre cœur.
Puis, à chaque personne dans votre esprit, répétez : Je te demande pardon, je te demande pardon.

Pardon pour vous-même :

Je me suis blessé et fait du mal de nombreuses fois.
Je me suis trahi ou abandonné moi-même à maintes reprises, par la pensée, la parole ou l’acte, consciemment ou non.

Ressentez votre précieux corps et votre vie.
Permettez-vous de voir les blessures que vous vous êtes infligées.
Visualisez-les, souvenez-vous-en.
Ressentez la douleur que vous avez accumulée et sentez que vous pouvez vous libérer de ces fardeaux.
Accordez votre pardon à chacun d’eux, un par un.
Répétez-vous : Pour les blessures que je me suis infligées par mes actions ou mon inaction, par peur, par douleur et par confusion, je vous offre maintenant un pardon total et sincère.

Je te pardonne, je me pardonne.
Pardon à ceux qui vous ont blessé ou fait du mal : J’ai été blessé de nombreuses manières par d’autres, maltraité ou abandonné, consciemment ou non, en pensées, en paroles ou en actes.

Imaginez et souvenez-vous de ces nombreuses manières.
Ressentez la tristesse que vous avez héritée de ce passé et sentez que vous pouvez vous libérer de ce fardeau en pardonnant lorsque votre cœur est prêt.
Dites-vous maintenant : Je me souviens maintenant des nombreuses façons dont les autres m’ont blessé, par peur, douleur, confusion et colère.
J’ai porté cette douleur dans mon cœur trop longtemps.
Dans la mesure où je suis prêt, je leur offre mon pardon.
À ceux qui m’ont fait du mal, j’offre mon pardon, je vous pardonne.

Répétez doucement ces trois directives pour le pardon jusqu’à ce que vous ressentiez une libération dans votre cœur.
Pour certaines grandes souffrances, vous ne ressentirez peut-être pas de libération, mais seulement le fardeau, l’angoisse ou la colère que vous avez enfouis.
Touchez-les doucement.
Pardonnez-vous de ne pas être prêt à lâcher prise et à aller de l’avant.

Le pardon ne peut être forcé.
Cela ne peut être artificiel.
Continuez simplement la pratique et laissez les mots et les images agir progressivement.
Avec le temps, vous pourrez intégrer la méditation du pardon à votre vie, en lâchant prise sur le passé et en ouvrant votre cœur à chaque instant nouveau avec une bienveillance pleine de sagesse et d’amour.

~ Jack Kornfield

ROULER À VIDE

L’avidité n’est jamais rassasiée car toute tentative de «bourrage» ne comble ni le vide intérieur, ni l’ennui, ni la solitude et ni la dépression qu’elle est censée surmonter.
– Erich Fromm.

On voit ces jours-ci le comble de l’avidité des personnalités publiques frapper son mur, son mur du son, le plafond des égos des riches et puissants. Tous égaux ces égos. Vides et sans substance.

On observe la manifestation concrète de cette expression finfinnaude de George Carlin qui va ainsi : essayer d’être heureux/se en accumulant des biens, c’est comme attacher des sandwiches partout sur son corps pour tenter d’assouvir sa faim.

Car l’appétit est immatériel, il est d’un autre ordre, un ordre supérieur. La quête relève d’une dimension autre que ceux qui vivent uniquement dans la matière ne peuvent saisir, et ne saisiront jamais. À ce niveau, less is more.

On peut bien tenter d’accumuler les possessions, atteindre la richesse monétaire ou se placer dans une position de prétendu pouvoir, rien n’y fait et rien n’y fera, jamais pour bien longtemps, le vide demeure et demeurera. Le vide que l’on tente de bourrer remontera toujours à la surface. Car notre nature profonde relève du vide. Et peut-être même que le vide se creusera de plus en plus à mesure du poids des acquisitions car on se rendra compte, au fur et à mesure qu’on remplit ce vide au coeur et à l’âme, que ça en prendra de plus et que plus on remplit, plus le vide crie et creuse sa présence.

Malgré les toilettes dorées, le bling bling, les caméras sur soi et les autres artifices soporifiques, la nature du vide demeure éternelle, et toute tentative de remplissage reste vaine. La nature n’a pas du tout horreur du vide, la nature du vide est l’ultime richesse, l’ultime possession. Impossible à posséder, impossessible et impossédable.

Car c’est toujours le vide qui gagne, toujours le vide nous gagne, malgré toutes nos tentatives de remplissage. Il faudra bien s’y faire. Tête vide coeur plein.

La réelle richesse est plus abstraite que les diverses bébelles qui ne feront de toute façon que faire croître et grandir la peur de leur perte. Plus on pense posséder, plus on aura à perdre. Perdre est inévitable. La perte de tout ce que l’on pense être et avoir est la seule certitude. Only losers can win this game disait Osho. On doit apprendre à vivre les mains ouvertes, comme le coeur et l’esprit, et être prêt.e à tout perdre, à tout moment. En attendant Godot, pas le gros lot. Rien est le grand lot.

En ce sens, cette parole d’Eckhart Tolle s’avère riche: Passe dans la vie non pas comme une personnalité mais plutôt comme un champ de présence.

Cultivons la présence. Vivons totalement incarné.e. mais tout autant détaché.e du résultat comme du processus. Allons-y pour les leçons, pour le simple air d’aller. Coulons avec le flow. Soyons témoin davantage qu’une entité fixe et dense. Allégeons-nous, délestons-nous. Habitons totalement notre corps mais ne nous y attachons pas trop, ne nous y fixons pas trop densément. Nous avons signé un bail locatif, nous n’avons rien acheté.

Ou dit autrement, à la Krishnamurti : Meurt à tout ce qui était d’hier pour que ton esprit puisse toujours demeurer frais, toujours jeune et innocent, plein de vigueur et de passion.

Pour goûter le moindrement à cela, il faut apprendre à laisser aller, à se détacher, à délester, à ouvrir les mains. Et être prêt.e à tout, et surtout et particulièrement à l’imprévisible, à l’inattendu, à l’impossible.

Un champ de présence droit et debout dans la vie, et non une personne alitée.

Et ne jamais perdre son sens de l’amour. Juste pour vivre.

DÉLIVREZ-NOUS DU MÂLE

Peut-être assistons-nous, live et en temps réel à l’étape ultime du déclin de l’homme blanc. Enfin. Car ce fut trop long et pénible pour plusieurs, et plutôt destructeur.

Le présumé auto-proclamé bon père de famille est en train de sacrer le camp de son pied d’estale de gérant d’estrade qui sait tout. Et c’est tant mieux car rien n’aura autant fait mal à notre humanité que la domination de l’homme à la peau blanche. Pas que le blanc, mais surtout le blanc.

Que ce soit par les conquêtes coloniales depuis des centaines d’années, alors qu’on a pillé les richesses et imposé nos us et coutumes à tant de peuples qui vivaient très bien avant qu’on débarque, que par la domination générale et généralisée des hommes sur les femmes depuis des millénaires, ces femmes qui sont pourtant les propres mères de tous ces petits glands garçons assoiffés de pouvoir et domination, la masculinité abusive et toxiquement nocive s’exprime actuellement dans toute la petitesse de sa glandeur aux yeux du monde entier. Papathétique, et il n’a pas toujours raison le papa en question.

On le voit ici, à petite échelle au procès du king du rire, qui a invité ses quelques chums qui lui restent à son show de boucane juridique pour dire qu’ils ne l’ont jamais vu faire ce qui lui est reproché, donc impossible que ça se soit produit. Comme si l’un prouvait l’autre et infirmait toutes ce que ces courageuses femmes affirment, elle qui ne font pourtant pas ce qu’elle osent faire juste pour le fun ou par jalousie ne vous en déplaisent bien tristes sires. Grosse et grossière grossièreté émasculée au tribunal de l’hommerie.

Ou encore, juste en bas de chez-nous, avec le gros cocombre en chef et sa cour de riches – and relished – sbires soumis à sa grosse grâce en or, nous avons devant les yeux tant de nombreuses manifestations pathétiques de fausse virilité inquiète d’elle-même et criante de peur de disparition, d’abus de pouvoir corporatifs, de comportements agressants et méprisants envers les femmes et leurs droits à elles, sans parler de leur peur et leur haine à l’endroit de ceux et celles qui sont d’un genre moins distinct et qui ne fittent pas dans les limites de leur trop petite boîte de contrôle.

Oh bien sûr, malgré le déclin pas toujours si apparent, on voit bien une certaine réaction de résistance chez les quelques derniers mâles alphas et bêtes du monde, ceux qui voudraient revenir en arrière, et revivre comme dans leur bon vieux temps.

Mais comme on sait, un arbre qui tombe fait toujours plus de bruit, parle toujours plus fort et est plus spectaculaire qu’un arbre qui pousse lentement mais sûrement.

Mais faut qu’on se parle les boys car la game est finie, faut se réveiller, il est temps de rentrer nos ptits pickes dans nos culottes et de se serrer les couilles, et les coudes aussi.

La game a assez duré, en fait, elle a duré bien trop longtemps. Notre temps est faîte mais révolu – et comme nous l’apprennent les mouvements de notre propre petit pickle, tout ce qui monte redescend. Assez de dommages à notre crédit. Pesons sur la clutch, pis ensuite sul break.

Malheureusement, les hommes et gars – yo mes gars – qui devraient lire et entendre ce genre de messages lisent très peu et n’écoutent pas du tout, trop occupés à cracher leur venin et à taper leurs ptits maux sur les sous-réseaux du dark web et autres cavernes d’Ali Gagars. Après les alphas, les bêtas, mais là il est temps de devenir hommes les gars. Basta l’alpha ! Hommes et gars.

Les boys, au lieu de scraper la vie et la dignité de jeunes filles comme des jeunes garçons pour le reste de leur vie avec vos bas instincts qui vous débordent des culottes, pourquoi ne pas tout simplement vous masturber ? Self-made man. Ça prend juste quelques minutes et ça ne fait de mal à personne, ça va même vous soulager un peu. Car tout ce qui monte redescend. Et si ça remonte de nouveau, tu r’commenceras. C’est même bon pour la prostate qui disent.

Au lieu de forcer, de battre ou de tuer ta femme, qui n’est pas à toi pantoute by the way, pourquoi ne pas aller prendre a walk in the park ? Ou fesser sur un punching bag ? Tu peux aussi aller démolir un char dans une cour à scrap, parait que c’est pas trop cher pis que ça fait ben du bien. Dans Empathie, on a même découvert que tu peux aller lancer des haches et que ça défoulerait (j’sais pas si c’est vrai parzemp, va falloir que tu fasses tes recherches).

Ou, au pire, si tu veux vraiment faire mal à quelqu’un, si c’est ça qui t’allume, vire maso pis fais-toi mal à toi-même, tu risques d’aimer ça. Ton corps, ton choix. Car c’est ta colère à toi, juste à toi, pas à personne d’autre alors gère-la, pis gère-toi du coup, toi pis tes coups, de poing comme de pied. Un seul féminicide sera toujours un féminicide de trop. Et laisse tes enfants tranquilles si t’es pas ben pis que tu les aimes tant que ça.

Décidément, la saison du mâle dominant tire à sa faim en ce moment mais elle tire aussi à sa fin. Ça a assez duré. Derniers débordements espérons, soubresauts ultimes.

Car on ne domine rien les boys, ni la nature, ni les femmes, ni le monde, ni même nos instincts parfois. Mais ça se gère. Peut-être que notre machisme inter-générationnel a permis la domination d’Homo Sapiens sur les autres espèces jusqu’à maintenant, mais on est prêts à switcher à la qualité plus qu’à la quantité. Less is more.

Car ce pouvoir qui nous est confié, s’il n’est pas mis dans la collaboration et le respect de la nature et d’autrui, ce pouvoir sera notre dernier maux.

Un peu de Yin dans game ?

Mais peut-être que pour certains à la couenne devenue trop dure, ceux au pickle trop mou désormais, peut-être que pour eux, il est déjà trop tard et qu’après eux le déluge. Bon père de famille hein ? Et qu’à eux, il ne reste que les affaires, la guerre (faite par les autres) et la politique pour se sentir encore durs de durs ? Rest in peace alors. Mais fichez-nous la.

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Pour moi, tous les meneurs un peu délirants, les Trump, les Musk, les Poutine, les Erdogan, Netanyahou (il y a toute une galaxie), se ressemblent beaucoup.
C’est un peu des vieux hommes blancs névrosés et ultra riches.
Ils ont tous la même pensée. 
La même peur des femmes. 
La même obsession pour la domination. 
Et donc, pour moi, ça, c’est le signal d’un basculement. 
Ils n’ont plus rien à proposer, c’est la fin. 
C’est le champ du cygne. 
En fait, ils sont déjà obsolètes. 
Ils sont déjà ringards. 
Ce sont des fossiles d’un monde passé.
Et en parallèle, il y a tout ce monde robuste qui monte. 
C’est la fameuse phrase: « Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse» 
Ben eux, c’est l’arbre qui tombe qui occupe beaucoup les médias.
Mais il y a aussi la forêt qui pousse.
Vous allez me dire que je suis vraiment très optimiste…

– Olivier Hamant, chercheur français en biologie et biophysique

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Tous les témoignages d’amis de Rozon ont un goût amer.
Ils transpirent la nostalgie d’un temps révolu.
Et tant mieux s’il est révolu !
Un temps où l’amitié masculine servait de passe-droit, où on fermait les yeux entre « chums », comme si cela excusait tout.
Quelle tristesse. Et quel manque de sensibilité, surtout.
À lire leurs propos, on comprend qu’ils n’ont rien saisi du courage qu’il faut pour dénoncer. Rien compris de la honte, du vertige, du risque.
Parler, c’est un acte d’humilité. C’est exposer au monde une partie vulnérable, cabossée, moche de soi. Ça mérite du respect et non du mépris voilé sous le couvert de la loyauté.
Ces bonhommes-là – car oui, ce sont des bonhommes, dans le sens le plus figé du terme – n’ont visiblement pas évolué.
Ils campent dans un monde d’avant, celui des tapes dans le dos et des regards qui glissent.
Un monde où la mini-jupe servait d’excuse !
Mais heureusement, ils ne représentent pas tous les hommes.
Des milliers sont du côté des femmes. Ils écoutent, ils comprennent, ils agissent autrement. Ils savent que #MeToo n’a pas « détruit des réputations », mais a simplement révélé des vérités.
Et à mes yeux, ces « témoignages d’amis », n’ont aucune crédibilité.
Ce sont les derniers échos d’une époque qui ne reviendra pas.
On verra la suite….. mais Ark.

– Christine Pouliot sur FB

SILENCE… JE GOÛTE… ET EN AVANT LA MUSIQUE…

Le silence est essentiel. On a besoin de silence, tout comme on a besoin d’air, tout comme les plantes ont besoin de lumière. SI nos esprits sont toujours pleins de mots et de pensées, il n’y a plus d’espace pour soi.
– Thich Nhat Hanh

Le monde est full pollué. D’images, de sons et de bruits, de mots, de concepts, d’élucubrations diverses. Diarrhée sociale de mots et d’images sensée nous relier mais qui nous scinde plutôt, nous sépare, nous submerge.

On nous remplit de bruits divers, on nous gave de bébelles auditives et visuelles. En fait on se laisse gaver, on se laisse bourrer. Comme des oies et des canards. Nous avons la foi grasse et grosse des mots des autres, de stunts publicitaires pondus par des pros de la pub, par des tentatives de conviction diverses des multiples lobbyistes aux intérêts certains et aux valeurs douteuses.

Nous sommes bombardés de slogans, de marques, de branding et de memes. Fou de même le monde. Gavé.e.s de stuff jusqu’à plus soif.

Depuis plus de 4 ans déjà, nous sommes un petit groupe d’ami.e.s du silence – et de la musique – qui nous rassemblons 4-5 fois par semaine pour méditer ensemble, en ligne. Des pauses de silence et de beauté musicale qui dansent ensemble, pour couper dans le gras du bruit, pour fuir la folie du monde dans le silence et l’introspection. Pitstop pour l’âme, les yeux, le coeur et les oreilles. Et on fait ça en ligne. Digne ligne.

On combat le feu du bruit roulant sans cesse par des flammèches de silence et des bulles de musique. Nos écrans deviennent des écrins quand on ouvre nos oreilles et qu’on ferme nos yeux. Namasté ! And shut up and listen !

Des espaces dédiés, alternant entre silence et musique, variant entre 20 et 45 minutes. Du temps et des espaces intérieurs pour arrêter, pour écouter, autant le silence que la musique, que nos pensées et émotions qui poppent up in between. Devant ou derrière.

Des moments sacrés, des moment de grâce. Des moments pour ne rien faire d’autre qu’être. Attentif, présent.e, ici. Tout simplement. en ligne avec le Divin.

Le fait d’alterner entre musique et silence nous permet de cheminer d’un espace à l’autre. Pour quelques minutes, la musique nous berce, nous prend et chemine en nous. Elle entre par les oreilles puis se faufile partout en soi, en soie. Jusqu’au coeur toujours. Coquine la musique. Elle nous adoucit et nous polit, elle nous introvertit.

Puis quand arrive le silence, elle continue de résonner, car chaque musique a son propre silence qui la suit si on sait écouter, si on sait arrêter et lui prêter toute notre attention. Et puis, de nouveau, après un temps quelconque à baigner dans le silence, une autre musique vient nous prendre et nous surprendre. Aller retour silence et musique. Pure harmonie. L’ouïe est un sacré sens.

Souvent, si on ne fait que faire silence, on finit par se perdre dans nos pensées, ou dans nos émotions ou sensations corporelles. Oh bien sûr, on peut toujours revenir à la respiration, le rythme ultime et connexion avec le Divin. Mais souvent le cerf-volant du mental quitte terre, le fil se détache, se rompt et off and away we fly. La musique nous ramène toujours, et nous ré-unit, nous réunifie car dans le silence, nous sommes seul.e, mais en partageant l’écoute d’une même musique, nous refaisons un. Re-bienvenue à bord.

Voyage magique entre soi et les autres, entre la solitude et l’unité. Entre le silence et la beauté musicale.

De fait, le silence est musique, et vice et versa, si on est à l’écoute, si on écoute finement, avec finesse et délicatesse. Plusieurs niveaux de décibels.

Le silence est d’or, et déjà, une richesse, et il se trouve d’autant plus beautifié et mis en valeur par la musique qui le révèle. Si on sait écouter. Car l’écoute est une pratique à raffiner, à peaufiner car on écoute aussi avec sa peau. En fait, on écoute avec tout son corps. En fait, on écoute ni musique ni silence, on écoute toujours la présence qui écoute, ce qui respire en soi.

Le silence, comme la musique, ne fait pas que se laisser écouter: ils se goûtent aussi. Ils s’égoûtent en nous, goutte à goutte. Les deux se cueillent et se recueillent, d’où la sensation de recueillement. Pour faire antidote à l’écoeurement dans lequel le monde extérieur peut parfois nous faire basculer parfois avec sa violence et sa grossièreté made in USA. Et ailleurs d’ailleurs.

Si jamais l’envie vous prend: virtueldojo@gmail.com

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La belle musique apaise le tumulte intérieur des pensées et permet à l’esprit de retrouver son état naturel de joie.
La musique libère notre esprit et nous permet de nous élever vers des sommets où nous pouvons expérimenter le céleste.
La musique ouvre notre esprit pour permettre la perception de nouvelles pensées d’une nature supérieure, ce qui nous procure une élévation spirituelle et produit encore plus de joie.

~ Wu Wei I Ching Wisdom

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Ce sont tous vos désirs que vous voyez lorsque vous pensez.
Mais lorsque votre esprit est calme, sans désir, vous êtes complet et aussi merveilleux que vous l’avez toujours été.

~ Papaji

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Le vieux George Orwell avait tout compris à l’envers.
Big Brother ne regarde pas.
Il chante et danse.
Il sort des lapins d’un chapeau.
Big Brother s’occupe de capter votre attention à chaque instant où vous êtes éveillé.
Il veille à ce que vous soyez toujours distrait.

Il veille à ce que vous soyez pleinement absorbé.
Il veille à ce que votre imagination se fane.

Jusqu’à ce qu’elle soit aussi utile que votre appendice.
Il veille à ce que votre attention soit toujours comblée.
Et être nourri, c’est pire que d’être observé.
Avec le monde qui vous remplit en permanence, personne n’a à se soucier de ce que vous avez en tête.
Avec l’imagination de chacun atrophiée, personne ne sera jamais une menace pour le monde.
– Chuck Palahniuk