
Les circonstances en tant que telles ne créent pas la résistance, c’est plutôt le sens et la signification que tu attribues à la situation qui crée cette résistance.
Ainsi, si tu changes ta perception face à ce que la situation te renvoie au sujet de ta vie ou de toi-même, la résistance disparaît et ton alignement naturel se révèle de soi.
Quelques irritants ces jours-ci dans nos écrans right ? Riche matière à réflexion. Nos miroirs nous renvoient de nombreuses images dérangeantes de notre humanité partagée. Certains pans sont plus difficiles à digérer que d’autres je sais bien. Mais comme on dit, c’est ça qui est ça.
C’est que la plupart d’entre nous divisons l’humanité en deux camps: les bonnes personnes, et les mauvaises. Moi et eux/elles. Nous et les autres. Les rouges, les bleus. Le bien, le mal. Les gens qui méritent d’être aimés, et les autres qui, considère-t-on, devraient être rejetés, éliminés, disqualifiés.

– Vishrant
Pas mal de job d’acceptation à faire ce matin en ce lendemain de dur réveil pour certain.e.s, mais de douce veille pour d’autres. Les élections, la religion pis le hockey, rien pour nous diviser autant.
Et si on s’élevait un peu au-dessus de la mêlée ?
Si on embrassait – littérallement prendre dans ses bras et non pas faire kiss kiss sur la bouche – toutes les facettes de cette humanité que nous partageons et portons tous en nos coeurs ? Car comme on dit : un seul coeur.
Alors et si on restait branché.e.s. sur ce coeur ? Peut-être ça la Source ?
Et si on assumait ce que le grand cirque nous fait vivre, car comme on dit aussi, pas la situation comme telle qui nous dérange, plus notre réponse – plutôt que réaction – à celle-ci.
Paix en vos coeurs, mais aussi en vos têtes.
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Le déni est l’action de refuser la réalité d’une perception vécue comme dangereuse ou douloureuse pour le moi.
Il peut porter sur un sentiment, une émotion, mais aussi sur des faits qui se sont produits.
Le déni protège le moi en remettant en question le monde extérieur.
Il permet une absence de conflictualité, puisqu’il fait coexister au sein du moi deux affirmations incompatibles, qui se juxtaposent sans s’influencer.
– Marie-France Hyrigoyen via Cristina RJ
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Je me suis réveillé ce matin avec un cœur rempli d’amour et de compassion pour toute l’humanité.
Avant même que la journée ne m’impose quoi que ce soit, j’ai senti à quel point nous appartenons les uns aux autres ; comment la même vie nous anime tous, sous-jacente à tout ce qui nous différencie.
Puis la tristesse m’a envahi face à toutes ces façons dont on vit séparés les uns des autres.
La suspicion.
Le mépris.
La facilité avec laquelle nous déshumanisons ceux dont nous pourrions reconnaître la souffrance si nous nous en approchions.
Mais je n’ai pas désespéré.
Ce que j’avais ressenti était trop profond pour être ignoré.
Un instant, nos divisions m’ont semblé moins inévitables, et j’ai entrevu la possibilité de nous rencontrer autrement.
Il y a des jours où je regarde le monde, avec toutes ses absurdités, ses vanités et ses hostilités, et je me dis : « Ce n’est pas mon cirque, ce ne sont pas mes singes. »
Mais attendez.
Si.
Le parcours humain est mon cirque.
Ce sont mes semblables.
Et à vrai dire, ma propre vie a parfois été un vrai cirque, dont j’étais le maître de cérémonie.
Il m’est arrivé, c’est sûr, que ma réflexion n’ait même pas impressionné un babouin.
Je ne peux me soustraire à la condition humaine simplement parce qu’elle m’exaspère.
Je suis pris dans sa confusion, capable de ses cruautés et dépendante de cette même patience et de cette même compassion que j’ai parfois du mal à manifester.
Pour le meilleur et pour le pire, on est une seule et même famille humaine.
Nos vies diffèrent énormément, mais tant de nos besoins, de nos désirs et de nos peurs sont universels.
On veut être aimés.
On veut compter.
On veut trouver notre place.
Nous craignons le rejet, la perte, l’humiliation et l’oubli.
Et nous ne sommes pas très originaux dans les stratagèmes que nous élaborons pour assurer notre bonheur, notre estime de soi et notre importance.
Je sais ce que c’est que de courir après ce qui ne peut pas me donner ce que j’en attends.
Je sais ce que c’est que de blesser autrui en essayant d’échapper à ma propre souffrance.
Je crois que si j’étais face à face avec n’importe qui, si je plongeais mon regard dans le sien et si je pouvais voir au-delà des défenses et du passé, je reconnaîtrais la vie que nous partageons.
Deux êtres humains distincts et irremplaçables, chacun une expression vibrante d’un même fondement intemporel et infini de l’être.
Aujourd’hui, je m’en souviendrai :
Chaque être humain porte en lui une douleur que j’ignore, une douleur qui me briserait le cœur si je la comprenais.
Chaque être humain connaît la solitude, le sentiment d’abandon ou d’oubli.
Chaque être humain a besoin d’amour, d’appartenance, de compassion et du sentiment d’être vu.
Chaque être humain a des blessures dont j’ignore toute l’histoire.
Chaque être humain est en devenir. Personne ne peut être réduit à son pire acte ou à la pire épreuve qu’il ait endurée.
Chaque être humain mérite mon respect et la possibilité de vivre dans la dignité, la liberté et l’espace nécessaire pour s’épanouir.
Se rappeler de ça ne rend pas le mal inoffensif.
La compassion peut exiger de poser des limites claires, d’affronter la réalité avec franchise ou d’avoir le courage de protéger autrui.
Même alors, je veux me souvenir de l’humanité de la personne qui est devant moi.
Je ne veux pas que le mépris devienne ma façon de vivre.
Quelle que soit la signification de l’unité, elle doit imprégner notre façon de parler, d’écouter, de diverger et de prendre soin les uns des autres.
Elle doit faire une place à ceux dont la vie et les convictions diffèrent des nôtres.
Nous n’atteindrons jamais l’harmonie en élaborant un ensemble de croyances religieuses que chacun doit accepter.
Il y a en nous un chemin, une vérité, une vie qui coule dans nos veines et qu’aucune doctrine ne peut contenir.
Ce que j’entends par « Dieu » dépasse nos croyances, nos interprétations et nos certitudes. J’en entrevois la présence lorsque la souffrance d’autrui me touche, lorsque je perçois la peur sous sa colère, lorsque l’amour m’interpelle et que je réponds.
Le secret est gravé dans nos cœurs. Notre mission est de lui donner vie dans le monde.
La religion m’a appris que mon salut dépendait de ma capacité à porter Jésus dans mon cœur.
J’ai finalement compris que ma libération impliquait d’y porter toute l’humanité.
En réalité, c’est ce que porter Jésus dans mon cœur m’avait toujours demandé.
– Jim Palmer
