
Plusieurs histoires très human interest à gérer et à digérer ces temps-ci le ptit chroniqueur des grands chemins.
On apprend en vivant disait le pouett pouett. Ou pas, répondait l’enseignant.
On dirait que la vie veut m’apprendre – ou moi qui doit apprendre et la vie m’enseigner ? – à faire attention à ma parole, à toutes mes paroles, à ce que j’émets en général.
Bons mots, bene dictions, plutôt que malédictions, paroles négatives et commérages.
La parrhésie bien sûr. Apprendre à se tenir droit, à garder sa parole pure, digne et sincère, à dire ses choses, mais aussi apprendre à entendre quand les autres ont à nous dire leurs propres choses en lien avec soi et nos comportements. Give and take la vie.
Les compliments sont toujours doux à entendre à première vue, ou à première écoute plutôt, quoique souvent on attend le pot après les fleurs pendant que les compliments sont émis, faisant en sorte que ne pouvons vraiment apprécier le menoum, car en attente du bang ! De toute façon, trop de compliments sonnent souvent louches right ?
Parler droit donc, mais écouter droit aussi.
Dire sa vérité, entendre et écouter les choses que nous disent les autres, les proches du moins, des choses qui peuvent nous heurter ou déranger. Les recevoir, les sentir, et les laisser aller après qu’e les mots nous aient traverser et qu’ils aient fait leur job.
Ne pas fermer les oreilles, ni le coeur. Et continuer à écouter ce qu’ils ou elles ont à nous dire, sans repousser, voir ce que l’on peut changer, améliorer, se perfectionner, à la lumière de leurs commentaires. Sans jamais penser atteindre la dite perfection car un processus la perfection, qu’un lent et long processus de perfectionnement la vie. Innatteignable. Un élan vers la droiture en soi et face au monde. Pas un objectif à devenir.
Encore une fois, la bonne vieille classique prière de la sérénité qui s’applique:
Mon Dieu, donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer,
le courage de changer les choses que je peux,
et la sagesse d’en connaître la différence.
Tout un contrat que d’être humain hein ?
En fait, je ne suis pas certain si on naît humain, je crois qu’on nait humain en devenir et qu’on le devient lentement mais pas nécessairement toujours sûrement. Et souvent ce sont les défis de la vie qui nous enseignent le plus. La vie nous polit face à nos vieilles habitudes négatives, mais cela est souvent douloureux de perdre des morceaux, même s’ils sont lourds à porter et encombrants. Blessant de se faire corriger, de se raffiner, de revenir à son essence la plus essentielle qui dort au fond de note coeur.
Veeresh nous disait souvent qu’on apprend soit par choc, ou par répétition. Makes sense. Les chocs sont durs à prendre, alors que les répétitions prennent du temps, impliquent qu’on fasse les mêmes erreurs on and on et demandent d’assumer tous nos gestes, comme de se regarder aller. ET de rester humble en marchant sa vie.
De nos jours, on doit faire preuve de discernement face à ce que l’on énonce publiquement. Car les écrits – et les posts FB etc… comme les ptites vidéos – restent. Plusieurs l’apprennent ces temps-ci avec les élections. Le passé peut refaire surface à tout moment. Ou même être inventé désormais. Fou de même le monde moderne et l’artificialité de l’intelligence pas toujours naturelle.
Alors dire ses choses, marcher son bout de chemin, se tenir droit et debout pour ses convictions profondes tout en acceptant que celles-ci peuvent changer avec le temps qui passe et au contact des autres qui peuvent nous enseigner. Car pas mal eux et elles la vie.
Et comme on dit: qui sème le vent récolte la tempête. Alors semons du bon, du beau et du droit pour le bien du plus grand nombre. Et voyons de quoi sera composée la récolte. L’Action de grâce s’en vient justement.
Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés… une bonne celle-là.
Aho !
P.S. et pardon si mes gestes ou paroles ont blessé quiconque… pas l’intention.
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C’est notre façon de percevoir le monde et la vie qui détermine la façon dont nous le traitons et dont nous nous traitons nous-mêmes.
C’est notre façon d’être au monde qui détermine ce que nous sommes.
Ce que nous acceptons, tolérons, est ce qui continuera…
Nul ne sert plus de dénoncer, de montrer du doigt l’horreur qui s’étend tout en continuant à obéir aux « règles » qui la génèrent, tout en continuant de reproduire docilement et aveuglément les comportements ordinaires qui la génèrent.
Nous sommes tous responsables.
Nous sommes le vivant.
Nous sommes le pouvoir.
~ John Trudell via Alain Nyala
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…
Faisons bien attention aux commérages.
Ils sont déjà monnaie courante et se sont même installés dans nos pratiques.
Il faut y mettre un terme.
Les commérages sont toujours responsables des « balanços » — des secousses et des perturbations — ici et là.
Ils sont l’une des principales causes du découragement, car ils constituent un canal de négativité qui finit par dresser les frères et sœurs les uns contre les autres.
Ce cheminement mérite que nous en prenions soin.
Veillons à ne pas nous décourager ni à décourager les autres.
Finissons-en avec les commérages.
Ayons du respect, abstenons-nous de critiquer et cultivons de bonnes amitiés.
Ayons le courage d’en finir avec les commérages.
Nous attirons votre attention sur la nécessité de prendre soin de ce cheminement.
Cette Doctrine )le Santo Daime) est la plus belle découverte de notre existence; elle est à portée de main.
Nous devons nous raffermir afin de pouvoir cheminer et surmonter les épreuves.
Cette occasion de cheminer dans la Doctrine est si précieuse, si présente, si merveilleuse et si rare que nous devons l’embrasser et poursuivre avec joie et satisfaction.
Si nous n’y prenons pas garde, nous risquons de nous éloigner et d’entraîner d’autres personnes avec nous.
– Padrinho Saturnino Mendes, 5 avril 2018
