
Quand on regarde le monde, il est légitime de se poser des questions. De sérieuses questions.
L’environnement, les conflits, le clivage entre riches et pauvres, la sur-technologisation de nos communications, l’avidité galopante des déjà trop pleins, l’AI/ïsation du monde, name it. Ou même pas besoin. On peut facilement constater une déshumanisation certaine du monde qui nous entoure. Une perte de repères fondamentaux.
Grosse job que celle de penser changer l’état du monde. Comme celle de changer la perception des tas du monde, ceux qui détiennent un pouvoir certain.
On regarde la game se dérouler out there et on se demande quoi faire.

Elle n’aurait pas besoin de nous haïr. Elle n’aurait pas à être fâchée après nous. Elle n’aurait qu’à devenir indifférente à notre existence – en décidant que les ressources essentielles dont la IA a besoin sont plus importantes que nos propres vies.
Exactement la façon dont les humains négligent la vie sauvage et le monde naturel.
En oubliant notre milieu de vie, notre environnement, l’importance de nos rapports sociaux, on dirait bien que nous sommes en train de nous éliminer nous-mêmes, de nous rayer de la carte par nos propres moyens. Consternant.

Il est facile de regarder l’état de notre monde, ses crises politiques, écologiques ou sociales, et de chercher des coupables extérieurs. Pourtant, Jung nous ramène à la seule responsabilité que nous possédons réellement : nous-mêmes. Pour Jung, la société n’est que la somme des psychés individuelles. Si nous refusons de guérir nos propres blessures et d’affronter nos propres ombres, nous projetons cette violence et ce chaos vers l’extérieur. La haine du monde extérieur commence souvent par un conflit non résolu avec soi-même.
Si les choses vont mal dans le monde, c’est parce que les choses vont mal dans l’individu, parce que les choses vont mal en moi-même.
– C.G. Jung
OK alors, on va continuer la job. Celle de se regarder, d’assumer et de prendre responsabilité pour ses propres pensées et actions car quoi d’autre à faire ? Que faire du mieux qu’on peut en soi et autour.
See you.
