
Hier, mon administrateur WordPress me rappelait que j’écrivais ma 1000 ème chronique sur ce blogue qui roule depuis quelques années. Ah bin. Déjà. Comme Osho, ça m’a fait regarder en arrière pendant qu’on continue d’avancer par en avant tout en faisant du sur place.
J’aime écrire, c’est plus fort que moi. 1 à 0 pour l’écriture.
La plupart des matins que le bon Yeu nous amène, je m’assois ici. J’aime mon rituel du café fumant devant mon écran blanc avant que le soleil ne se soit levé. Comme si c’était le monde et moi. Je me choisis un meme dans ma banque de memes – qui est mieux garnie que ma caisse à bidoux – et je me lâche lousse. Allez ouste et sans frousse.
C’est que j’aime écrire.
Je le fais depuis que j’habite ici dans mon ptit home actuel dans la vallée de David, ou de la vie, c’est selon la perdition de la traduction. Ou c’est peut-être la vallée de la vie de David.
Je l’ai fait sous un autre nom pendant plusieurs années et des milliers de chroniques. Si vous êtes curieux, c’est par ici : https://atidion.com/. Non non, je n’ai pas fait faillite. Que changer d’identité, d’ati entité. Quelques milliers d’autres chroniques dorment par là-bas.
Wow ça fait beaucoup de mots pour un ptit cul qui a pas tant à dire dans le fond, comme en surface. Un ptit cul qui aime se taper du mot sur son écran et qui se balance des redevances. Qu’à vous lecteurs/trices que je rends des comptes, et décomptes.
J’aime écrire, et parfois j’aime me lire, et me relire. Notamment parce que ça ne remplit pas ma tirelire. J’écris free. Parfois, je radotte en polyglotte. C’est plus fort que moi, les doigts me picottent.
J’écris pour le fun, et parfois pour le pun. J’écris en me demandant ce que les yeux qui s’épancheront sur mes mots – non, en fait, pas mes mots, juste des mots libres et orphelins – comprendront. Comment ils interpréteront ce que je dis comme ce que je ne dis pas. Car j’ai beau écrire, c’est vous qui lisez. Ben, quelques-un.e.s. Car la plupart du monde ne me lit pas et ça ne m’offusque guère. C’est le guère que je préfère. L’autre guerre, on la laisse aux gens d’affaires.
Vous êtes quelques-un.e.s à me lire plus et moins régulièrement, ou plus ou moins, certains moins que plus. Mais je vous sais là. Allo toi comme disait Oncle Georges.
J’aimerais écrire comme Sol, avec du sens tout le tour de la terre. En fait, j’écris souvent en pensant à lui. En me demandant comment il canalisait tous ses jeux de mots à force de jus de bras.
Souvent j’écris juste pour moi aussi. J’écris fou fou, je crie tout doux. J’écris toutou. Comme un tichien. Poli pas poli. Diplomalittéracie. Je ne dis pas tout, pas plus que vous. Ni moins. Ni plus ni pluche.
Je ne sais pas trop si vous y comprenez toujours quoi que ce soit à mes écrits, ces écrits gris, noirs et blancs. Blancs de mémoire. Eh oui, nous sommes des blancs de mémoire, on voit l’histoire en blancs, l’histoire d’un monde pourtant multicolore. Nous sommes daltoniens face à l’histoire. Les ptites comme la Grande.
J’aime écrire free car je peux me permettre de dire – presque – n’importe quoi. Parfois je dis même des choses que je ne pense même pas. Ça c’est fort. Pour moi du moins. Quel luxe de pouvoir écrire sans penser, écrire 100 pensées, sans jamais trop y penser. Une vraie fleur. Mes pensées vous voient. Et je te tutoies.

J’ai donc écrit plus de 3 500 chroniques et je considère toujours n’avoir rien dit. Rien qu’il faille, rien qui vaille. Je ne fais que me délier les doigts, et la langue frenchaise. Franchement.
Je me suis parfois dédit aussi. Et contredit. Ça j’aime ça, ne pas être d’accord avec moi-même. Ne pas être raccord, ne pas avoir rapport. Parfois je me relis et je suis surpris, je me surprends encore. J’ai dit ça moi ? En tous cas, les écrits restent. Tranquilles mes écrits, tranquilles.
Je me prends à peine pour un ptit écrivain des ptits riens et des grands chemins. Un écrivoeux. Je souhaite écrire longtemps. No sweat.
J’écris surtout pour le plaisir de voir ce qui va sortir de mes doigts de guitariste. Dring dring entre les dignes lignes. J’écris notes et accords. Musique à mes yeux et ptits riens à vos oreilles. Du pareil au même, et des memes pareils pour me partir le sac à scrabble. Toutes les lettres comptent trip.
J’aime faire danser les mots, et valser, les faire s’entrechoquer les uns et les autres parfois aussi. Car les mots veulent se frotter les uns aux autres car qui s’y frotte s’épique.
J’aime écrire pour ne pas dire ce qu’il faudrait dire. La comprenez-vous celle-ci ? Moi non plus. J’adore quand je ne sais pas ce que je dis et que vous me suivez dans mon dé lire. Car il faut bien délier la vie si on veut qu’elle coule. Il s’en va où avec ses skis dit pas ? No tics, no tacs. Je sais, je sais, on s’engage sur une pente glissante. Mais qui n’ose pas ne sait pas ce qui se cache derrière le non-dit. Oui Sigmund.
Il y a une dizaine d’années, j’ai même osé ramasser 108 de mes premières chroniques – mala/de chroniques le ptit disciple dissipé – dans un recueil dont il me reste ici encore quelques copies.

Si vous vous êtes rendu.e jusqu’ici, et que vous n’avez jamais vu le ptit bookin, écrivez-moi, je vous en réserverai une copie. Recto verso ascendant taureau. Car j’ai quelques piles de mots de face qui dorment ici sur ma tablette et qui demandent d’être réveillés, à défaut d’éveiller autrui.
Car je n’écris pas pour éveiller qui que ce soit d’autre que moi-même. Ça doit être pour ça que j’écris tôt le matin. Certain.e.s se prennent pour des éveillé.e.s. Pas moi. Plutôt pour un semi endormi à certaines réalités, un semi conducteur de ptits mots. Ptits mots dits va.
J’écris et je ne me prends pas pour un autre. Déjà que pour moi-même, c’est déjà en masse. Pas de trouble de personnalité par ici, ni même de personne alitée. J’écris assis mais j’essaie de rester debout, droit et digne. Ptit pou va. Debout, sur mes deux fesses et mes deux pieds. Je vous vois tenter d’imaginer la posture de chez-vous. Yoga littéraire 101 ça m’ssieurs dames.
Alors voilà chers lecteurs/trices. La fin de la 1001 nième. Vous serez probablement tout au plus quelques douzaines à voir mes élucubrations de ce 15 septembre de lent 2026. En effet, j’écris pas vite ce matin. À peine mot par mot, rondement, parfois même je hocquette, mais jamais je n’écris à reculons. Carrément toujours pour le plaisir de tourner les coins coins ronds comme disait le canard.
Les colibris sont repartis je pense. See you lator beija-flor.

Et comme Osho, j’avance par en avant. En regardant par en arrière un tout tsi peu ce matin.
That’s my Guru !

Et j’avoue, j’aime un peu singer les grands écrivain.e.s. Je vous aime.
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Mais personne ne nous doit rien, surtout pas ceux que nous aimons !
Ils nous ont déjà tout donné !
Ils ont réveilé en nous I’amour !
Oser dire: Tu me dois quelque chose.
L’amour que j’ai pour toi a créé des droits.
J’ai des droits sur toi puisque je t’aime.
Ignoble. Ignoble. (…)
Apprenons ce qu’est l’amour.
Comment y aurait-il une autre raison à l’amour que d’aimer ?
Vous voulez en tirer un avantage supplémentaire ?
Ceux qui m’ont, dans ma vie, inspiré de l’amour, mais je leur dois tout !
– Christiane Singer
P.S. Connaissez-vous la joke du chauffeur d’autobus ? Moi non plus j’étais en arrière.
Avancez en arrière
