
À voir aller le monde ces temps-ci, ces mots d’Osho, énoncés dans les années 70 ou 80, constituent en quelque sorte une prophétie. Notamment par la menace d’une existence robotique qui nous pointe au bout du nez, des doigts et du clavier surtout. Car on dirait bien que l’intelligence artificielle est en train de remplacer la stupidité naturelle et ego dégradable, pas nécessairement pour le mieux. Pas que du moins. En fait, les deux co-habitent encore et pas toujours harmonieusement.
Mais les algorithmes remplacent de plus et plus et graduellement les rythmes naturels de notre organicité; en fait, ils ne les remplacent pas seulement, ils les dictent, les décident et les modèlent de plus en plus. They are taking over. On perd graduellement tout sens de direction en se fiant de plus en plus au GPS et aux recommandations virtuelles. Génie, génie, dis-moi dans quelle direction aller.
Nous sommes de plus en plus fiché.e.s, suivi.e.s, surveillé.e.s, traquée.e.s comme dans kept in track.
On ne cherche plus en soi, on demande à Google, ou à Siri, ou peu importe le nom de nos nouvelles secrétaires personnelles et, simultanément, nos nouveaux maîtres. Secrétaires administratives.
Certaines personnes entretiennent même déjà des relations intimes avec des machines, des avatars. D’autres ont des thérapeutes virtuels. Oui ladies and gentlemen, on est rendus là. Tout plein de morceaux de robots qui revolent à tous vents et de tous bords tous côtés.
Mais la vraie rébellion ne consistera pas à prendre les armes et à sortir dans la rue car à ce jeu on ne fait pas le poids et on ne gagnera pas. ILS – oui, eux autres, les gens de pouvoir, d’avidité galopante et d’ambition sans scrupule – sont plus puissants que nous à ce pas drôle de jeu, méchante game, nous pauvres gens riches surtout de coeur. Nous le peuple, et gens simples d’esprit
Comme le dit Tagore,

Mais pas toujours facile non plus d’être heureux right ? On y travaille.
Non, la vraie rébellion va passer par le coeur, par le courage du coeur. Les deux termes ont la même racine d’ailleurs, cor.
La vraie rébellion va passer par l’ignorance et le refus du gros show médiatico-politique qu’on veut nous enfoncer dans la gorge jusque dans l’âme. Je crois sincèrement qu’on doit détourner le regard de là où on veut l’attirer; dans ce cas-ci on exclut la personne qui parle, tape et lit. Les conglomérats, les organes de presse, les big shots du pouvoir; les gros bonnets débonnaires, les gobe-sous et gobe-tout, notre attention surtout.
Pendant qu’un certain empire s’écroule devant nos yeux, on doit mettre en place un autre monde, un monde nouveau et parallèle, on the side. Un monde apolitique, collaboratif plutôt que compétitif, frais, plus humain où la personne redeviendra au centre de nos préoccupations plutôt que les profits et les choses. Un monde de coeur.
On doit utiliser plus intelligemment les machines qui sont mises à notre disposition; s’en servir plutôt que de les laisser nous utiliser. Pas facile je sais. Décrocher parfois, souvent, régulièrement.
Retourner à la forêt, retrouver notre animalité, un peu du moins. Se fier davantage à notre intuition, à nos sens qui font de nous des humain.e.s. sentant et feelant le monde.
Non, la vraie révolution doit prendre place tout d’abord en soi, dans le coeur du monde, dans nos coeurs à tous. Et de là, elle contaminera le monde entier.
Je ne sais pas si on doit réintégrer les Dieux, les ré-inventer, leur ajouter des Déesses, ou carrément les remplacer par celles-ci.

Mais je sens bien qu’une aspiration et une inspiration plus grande que nous les humain.e.s doit s’ajouter à notre nature humaine. Qu’elle passe par la nature ou par le coeur des êtres vivants, on doit grandir, évoluer, s’émanciper de notre simple humanité qui ne cherche qu’une gratification immédiate.
Bien beau de toujours chercher à vivre le sacré moment présent, mais la vie est un élan qui va quelque part, la vie est un mouvement qui prépare le monde pour le passer à une nouvelle génération. Certains disent même qu’on doit préparer le monde pour les 7 générations qui suivront. Ça implique de laisser la place en état, en bon état. Ce qui ne semble pas encore être le cas.
La vraie rébellion sera tout d’abord intérieure, et passera inévitablement par le coeur. La tête sera requise bien sûr, mais pas en tant que commandant en chef, en tant que serviteur. C’est le coeur qui doit mener, le coeur qui doit mener la bataille de la révolution à venir.
Probablement qu’on aura à passer par un bout rough and tough dans les prochaines années, question de réajuster le tir car on est partis sur un élan dans une étrange direction. Pas certain du temps qu’il nous reste mais quelque chose doit inévitablement changer, et assez rapidement je crois.
1-2-3 go…
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Et je marche en plein jour
là ou l’arbre est arbre
là ou la pierre est pierre
là où le vent est vent
et là où les mots forment une insaisissable union
de tout ce qui a été
de tout ce qui disparait
et ainsi demeure
comme des mots qui réconcilient
– Jon Fosse via Hélène Dorion, traduit par Camilla Bouchet et Gabriel Dufay
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L’ascension vers la lumière
Nous passons une grande partie de notre vie à gravir des escaliers invisibles.
Parfois dans l’ombre.
Parfois dans le doute.
Parfois avec le sentiment de ne pas savoir où mène la prochaine marche.
Et pourtant, quelque chose en nous continue d’avancer.
La lumière n’apparaît pas toujours au sommet.
Souvent, elle nous rejoint en chemin.
Elle éclaire juste assez pour révéler la marche suivante, puis une autre encore.
Chaque épreuve devient alors une invitation.
Chaque pas, un acte de confiance.
Chaque montée, une transformation silencieuse.
Peut-être que le véritable sens de cette ascension n’est pas d’atteindre la lumière, mais de découvrir que nous la portions déjà en nous depuis le commencement.
Et qu’à mesure que nous montons, ce n’est pas seulement le monde qui s’éclaire…
C’est notre regard qui apprend à reconnaître la lumière.
– inconnu.e

Quel beau complément que ce texte sur la lumière qui arrive toujours au bon moment….même quand le doute nous aveugle.
Merci.
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