LÉGER FLYDAY GIVRÉ DE MAI

C’est le plein temps lecteurs/trices. Fait beau. Pas encore chaud chaud le show printanier mais ben ben beau.

Bleu en haut, avec sa boule jaune qui tourne en l’air. L’air de rien, c’est le printemps à plein temps. Avec des milliers de ptits verts tendres à faire pâlir d’envie l’équipe de designers de la palette de couleurs chez Sico. Un brin psycho ces designers de toutes sortes de noms de couleurs. Vert meilleux. Vert solidaire. Vert meille ou mère vert. Vert tige de noms de couleurs. Tous les verts pointent vers l’été. Verts qu’à moitié pleins pour le moment. Mais vides de tracas en tous cas, comme libre de fracas. Sans frimas. Quoi que ce matin, c’est le point zéro ici de wow. Et les ptits verts ont un brain pâli. Kôliss. Ça glisse.

Parfois, le vendredi, je me la lâche lousse la boule qui me r’tourne au-dessus de mon ptit moi-même. J’écris foufou partout, nono tant qu’il me faut, tata sur les bords. Mais toujours sur mon clavier que j’écris, et que, chroniquement, je me tape de la chronique. En usant de la virgule à la pelle.

Et ce matin avec ces ptits verts tributaires de la renaissance de la terre nature, je n’écris pas gris. C’est juste si je ne cries pas. J’écris le coeur ouvert, le coeur tout vert, le coeur à l’envers de l’hiver duquel on vient de sortir. On y a goûté cette année. À la neige incolore, indolore, insonore. La neige ne goûte rien mais coûte beaucoup. Insipide mais pas invisible. Qu’en été qu’elle l’est. Eau eau eau. Coûte que coûte et goutte par goutte.

Ah la neige insolente, innocente, isolante et ISO 100, et lente à partir. Y en avait encore un ptit tas ici jusqu’à vendredi dernier. Jusqu’à la mi-mai l’hiver cette année. Enwèye bonhomme mime l’hiver et à ton tour d’aller hiberner dans ta caverne d’ali Baobab. Tu r’viendras nous voir en novembre. C’est ben pour dire en pas pour rire. C’est pour la rime et c’est pas de la frime crime. Puff and rough. Oui j’écris en frenchglish en friche. Oui, je sais, je triche en chriche.

Petit fly day matin un brin flyé de cette fin de mai yéyé. Mais oui. May West. Go west island young man.

Petit fly day matin flyé pour ne dire à peu près rien qui vaille, et pour tout dire le monde et ses failles. Mais tout de même, toujours de l’avant faut qu’on aille. De l’avant, toujours de l’avant, sans r’garder en arrière car par là, rien qui ne vaille. Aller de l’avant, en vivant dans le présent. Certains vont de l’avant en reculant, les deux pieds sans lien avec leurs deux babines, bla bla bla, talk talk talk et walk walk walk.

D’autres, vers l’avant ils vont, mais de reculons. Ben voyons donc. Si on va de l’avant de reculons, est-ce qu’on fait du sur place ? Et si on fait du surplace, se retrouve-t-on encore et toujours dans le moment présent ? Plaisant ou déplaisant ? L’hiver, c’est du surglace qu’on fait ? On va mettre ça sur la glace jusqu’à novembre à la place. Pour une couple de piasses.

Avance ou recule, on fait toujours du surplace ici maintenant. C’est tout ce qu’on a fait jusqu’ici, et d’ailleurs, c’est tout ce qu’on fera jusque là-bas. Ce là-bas qui ne sera toujours qu’un autre ici parmi d’autres quand il sera à répondre présent. Plus on avance, plus on est ici. Ici, qu’ici. AC DC qu’y disaient.

Vous connaissez l’histoire du cheval Hercule qui est devenu fou ? Ben oui, son maître lui criait sans cesse: enwèye Hercule avance ! Avance Hercule ! Excusez-là même pas celle-là, elle est déjà pardonnée, oubliée même. C’est la beauté de la faculté de la mémoire qui oublie. On peut oublier ce à quoi on ne veut pas penser. Pensez-y. Mais pas trop. Ou oubliez ça.

Petit matin givré en dedans, comme en dehors encore. Petit matin de wow. Be oui, encore. On doit attendre avant de planter. Mais pour se planter soi-même, y a pas de sot moment. On peut toujours faire un Sol de soi. Ou un Gobe laid et créer de la beauté. Beauté dans la terre, comme dans les airs qu’on fredonne en jardinant. All is music.

Et si ça vous dit de swinger votre propre compagnie à partir de la semaine prochaine, toujours possible. Car juin est vraiment pas loin, juste l’autre bord du dernier coin de rue de mai. Juin s’en vient. C’est bien, et pas très loin. Et l’été avec. Viva Primavera ! Et qui vivra shakera. Presque comme la chanteuse. Givré je vous disais le chroniqueur croque niqueur. Ben quoi, c’est flyday morning et samedi sait.

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