HEIN ? COHÉRENCE ?

Lorsqu’un système complexe s’éloigne de l’état d’équilibre, de petites îles de cohérence dans une mer de chaos ont le don de faire passer l’ensemble du système à un ordre supérieur. – Ilya Prigogine

Nous vivons dans un monde complexe. Un système mondial de plus en plus complexe. Et chaotique. Tellement qu’il est complètement impossible de le saisir dans son entièreté. On dit d’ailleurs que le système nerveux humain n’est pas construit pour traiter autant d’information qu’on nous propose en ce moment, et de ressentir autant de sensations. Makes sense.

Si on ne peut trouver de cohérence dans le monde, Il nous faut alors chercher un équilibre dans notre proximité plus immédiate, juste ici, en soi et autour. Pas que le monde finisse là, au contraire, mais il y commence et là qu’il s’y déroule.

Car le monde est vaste, trop vaste pour qu’on puisse y trouver un seul sens, un sens unique. De plus en plus une autoroute de la désinformation. Le sens ne peut que se trouver en soi et par la suite, prendre de l’expansion, se diffuser et s’expandre.

En fait, ce que l’on nomme le monde n’existe pas vraiment d’ailleurs. Il n’existe que dans l’absolu, dans l’imagination, dans ses divers reflets qu’on se met dans l’oeil et dans les oreilles. On ne perçoit que quelques petites bits de la vaste et complexe réalité du monde à la fois. Et souvent, on prend le monde pour ces petites bits d’information. On prend le monde pour le trou du beigne et soi pour le nombril du monde. On pense que le monde est notre ptit motton. Excusez-là.

Le vrai monde me semble ne pouvoir exister réellement qu’ici, juste là sous nos pieds et dans notre coeur, là où l’on peut toucher, sentir, voir, goûter et entendre. Ce que l’on peut ressentir avec et par nos cinq sens. Oh, bien sûr, il y en a sûrement davantage que cinq si on fouille un peu. Disons que c’est le monde primaire, le monde de nos sens. Là où l’on peut commencer à créer sa propre île, île qui cohabitera avec l’ensemble des autres îles, surtout celles situées directement plus près de nous.

J’ai posté cette citation hier mais elle s’applique avec encore plus de justesse aux propos d’aujourd’hui. Peut-être la cohérence qui nous parle ?

Et si par hasard tu ignores où tu dois Me rechercher,
ne va pas de-ci de-là ;
si tu voulais me trouver,
Moi en toi tu me chercheras.
Parce que tu es mon alcôve,
tu es ma maison et ma demeure,
où j’appelle à tout moment
lorsque je crois que la porte
est fermée dans ta pensée.
Hors de toi ne me cherche pas,
puisque pour me trouver Moi,
il suffira de m’appeler ;
j’irai vers toi sans tarder,
Moi en toi tu me chercheras.

– Thérèse d’Avila via Cristina RJ

On le sait bien que tout commence en soi, par soi, ici. Mais l’erreur que font peut-être certain.e.s consiste à penser que c’est là que le monde se termine aussi, alors que c’est là qu’il ne fait que débuter.

Le début du monde fin. Fin.

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Il n’y a pas d’illumination en dehors de la vie quotidienne.
– Thich Nhat Hanh

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