MENTAL SENTI / SENTI MENTAL

Nous sommes des animaux émotifs, et de pensées. Des humain(e)s pensant et sentant. On sent beaucoup, on pense aussi, souvent encore plus qu’on sent, souvent on pense trop. Et d’autres fois on pense qu’on sent.

On pense tout le temps. En fait, ça pense tout le temps. Là, en haut dans notre tête, derrière nos deux yeux. Comme le troisième.

Comme ça sent aussi tout le temps, ici-bas, partout dans notre corps. Mais ça sent dans notre tête aussi. Car notre tête fait partie du corps, la plupart du temps. Senti le mental aussi.

Parfois on pense qu’on sent mais au fond souvent on ne fait que penser sentir. Car parfois on sent toutes sortes d’affaires. Parfois on sent les bonnes affaires, et parfois pas. Parfois on ne ressent que nos vieilles affaires.

On sent – et on sait – que la pensée nous fait tourner en rond, et en même temps, penser est inévitable, indispensable même. Et penser se fait tout seul, et sans cesse. Tant que ça pense on doit suivre le fil, on doit observer. Le hamster est autonome, et la cage bien huilée.

On sent – ou on pense ? – que sentir est supérieur à la pensée. Mais les émotions concernent autant la pensée que le senti. Car le mental est aussi senti, et le senti mental. Les deux jambes de la même bibitte.

Pas de distinction si nette ni claire entre senti et mental, entre pensée et ressenti. L’un influence l’autre. Si je pense à une injustice, je vais ressentir une émotion, et, de l’autre côté, peut-être qu’avant même de penser, à la vue de quelque chose, je peux ressentir et ensuite interpréter. Les émotions ne sont pas un sens unique. Les deux pôles – senti et mental – interagissent. Et probablement que ça négocie différemment selon notre culture, nos croyances, nos expériences, notre genre, etc.

Nous sommes tous et toutes simultanément des êtres de sensations et de logique, des âmes pensantes et sentantes.

Certain(e)s pensent plus qu’ils/elles ne sentent. Certain(e)s pensent beaucoup et ressentent peu, d’autres sentent à profusion mais pensent dispersé, écartillé, tout partout. Certain(e)s valorisent le senti davantage que la pensée, d’autres l’inverse. Comme si l’un pouvait et devait être plus important que l’autre.

On associe généralement davantage la pensée au masculin et le senti au féminin. Généralement. Mais est-ce qu’un est plus important que l’autre ? Évidemment que non, tout est question d’équilibre et de danse ente les deux sphères au sein de notre être.

Tout ressentir sans relativiser nous envahit émotivement, et trop penser sans ressentir nous isole dans notre mental. Mais autant sentir que penser peuvent nous tromper. Car parfois on ressent du vieux stock, et d’autres fois, on pense en boucle. Et la plupart du temps on pense toujours aux mêmes affaires.

Si je m’arrête, je sens, je me sens, et ressens, et simultanément ça pense aussi beaucoup, en boucle en fait. Ça pense à toutes sortes d’affaires. Et quand je m’arrête pour sentir le monde, ça donne beaucoup à sentir. C’est grand et complexe le monde.

Mais est-ce que ce que je sens est toujours en lien avec la réalité ? Et quelle réalité ?

Ou ce que je sens n’est-il pas plutôt en lien avec ce que j’ai déjà vécu auparavant ? Ou avec les croyances que je porte en moi ?

Même chose pour la pensée. Que sont ces choses auxquelles je pense ? D’où ça vient et où ça s’en va ? Ça ne fait que passer ?

Il y a clairement un lien entre senti et mental, entre pensée et ressenti, entre intuition et réflexion. Mais ce lien n’est pas toujours évident.

Alors ?

Je pense que je sens, donc je dois être.
Je sens donc je sais, mais sais-je vraiment quoi que ce soit ?
Je pense donc je ressens ?
Je sens, mais quoi au juste ?
Je sens puis j’interprètes.
Je pense sentir alors je ne sais pas trop quoi en penser.

Au fond, peu importe les réponses à ces questions, tout passe et tout passera.

Et pendant ce temps-là, il y a la vie. Et un tout petit quelque chose au centre de soi.

___
Les émotions ont des objets et parfois même des cibles… des traductions limitées de sensations tentant d’interpréter les raisons et les effets de l’espace-temps.
Les dévotions — comme la joie, l’amour, la foi, la confiance et l’inspiration n’ont pas d’objet et ne sont jamais militarisées. Ce sont de vastes étendues de libertés extra-sensorielles sans mesure ni limitation d’espace et de temps.
Le pouvoir de la prière, de la méditation, de l’intuition contemplative et de la perspicacité sont tous des pouvoirs de dévotion. Si la vie était un film dans le théâtre de ce monde, la dévotion serait le pouvoir d’accéder à la salle de projection et de modifier l’hologramme à ultra haute densité qui se trouve sur le film de l’existence avant qu’il ne soit projeté.
De cette manière, les dévotions modifient la lumière qui construit la projection de la vie dans l’espace-temps… modifie en fait les sensations du temps dans les illusions de l’espace. C’est un cadeau parfait à avoir dans le monde actuel de projections corrompues, de fausses réfractions et de réflexions égocentriques.
Vous voyez partout, quotidiennement, des gens s’effondrer sous les couches de leurs propres émotions… pas même légèrement soutenus par aucun système actuellement en place pour préconiser des solutions.
La dévotion n’est pas une dévotion à quelque chose – c’est une allégeance ou une alliance – la dévotion est un état d’être. Au niveau sensoriel de l’univers matériel, il y a des règles et des lois, mais la dévotion – comme l’infini – n’a ni règles ni lois… elle est illimitée.
La dévotion peut générer au hasard les avantages d’un chemin autoguidé… la création aléatoire de l’ordre dans un champ de chaos. Tout le tissu de « ce qui est » peut être modifié lorsque les dévotions brisent le charme sensoriel. Les gardiens de la sagesse l’utilisent dans leurs actions afin que des réactions égales disparaissent dans un miracle imminent. Ici, maintenant, ceux qui connaissent cet art et cette technologie doivent enseigner à ceux qui en ont besoin.
Notre prière est que vous donniez ce don parfait de dévotion au monde des projections, des réfractions et des reflets ; que vous permettiez aux gens de créer des alternatives là où elles sont nécessaires, et d’offrir ces cadeaux pour le bien de tous, pour rendre l’amour, la joie, la foi, la confiance et l’inspiration populaires et banals sur Terre.
Toujours avec gratitude,
Gourou Singh et Guruperkarma Kaur

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