RIEN À DIRE DE TOUT COEUR

Ce matin je n’ai rien à dire, alors je vais le dire avec beaucoup de délicatesse, d’humilité, à doigts bas.

Dire mon petit rien, avec des gants de velours devant le grand gala de boxe qui prend place à trop d’endroits en cette Terre, comme dans le coeur des Femmes et des Hommes.

Pendant que l’humanité chavire, les marchands d’armes jubilent. Pendant que nos soeurs et nos frères subissent, eux encaissent.

Pendant que la mort sévit, la vie se cherche une fente d’espoir, une toute petite craque de foi.

Pendant que l’ombre frappe, la lumière vacille, mais la flamme ne meurt pas.

Ce matin, le coeur dans la flotte à l’intérieur avec tout ce qui se passe de folie à l’extérieur, la tête chercheuse de sens, je sens et ressens la peine et la douleur de tant de gens. La peur, la colère, l’impuissance et l’espoir, toujours en toile de fond.

Alors au-delà et entre les mots, c’est un silence chronique que j’envoies par ici.

ENCORE NEILLE

Quelle belle stretch de beau temps on vient d’avoir non ? Pas tout à fait normal, en fait même un peu inquiétant de briser des records de chaleur ainsi, mais au fond, on va quand même le prendre car lorsque la vie nous envoie des citrons, on fait de la limonade comme veut le dicton. Et celle-ci en fut une délicieuse. Avant que l’automne arrive pour de vrai.

Mais n’allons pas trop au fond des choses ce matin car

Alors on va surfer sur l’air du temps, chaud time. On va couler avec la vie, on va dire oui à ce qui est et que sera sera.

Bien qu’on en ait profité ces derniers temps de ce temps qui fut beau, car l’automne arrive pour de vrai aujourd’hui. Juste à temps pour l’Action de grâce, la nôtre pas celle des Américain(e)s qui arrive plus tard. Eux ont la chance de se farcir la grosse dinde rousse toute l’année durant.

Quand on observe la situation, locale comme planétaire, il y a quand même de quoi s’inquiéter. Plusieurs de nos frères et soeurs humains n’ont même pas le strict minimum. Ni toit, ni nourriture suffisante, ni conditions de vie adéquates. Même ici, dans un pays dit riche. Et on ne parle pas de tant d’autres dans des pays en guerre comme en errance.

En ce week-end de l’Action de grâce, souhaitons-nous de pouvoir nous éveiller à une plus grande humanité, pour soi comme pour autrui. Car il n’y a pas vraiment de différences entre moi et toi, entre nous et eux et elles, entre nous et vous.

Nous avons à peu près tous et toutes les mêmes besoins fondamentaux – grosso modo respirer, boire, manger, être au chaud et protégé(e), aimer et être aimé(e) – et sentir qu’on a une place dans ce monde, notre monde. Ce qui revient à la dignité.

Mais tant de différences ces temps-ci qui s’expriment partout en ce monde, tant d’hostilité, d’outrage, d’opinions divergentes. Alors comment garder le moral et l’espoir en ces temps plus que questionnants, en ces temps troubles ?

Évidemment, chacun(e) doit trouver pour soi-même. Mais probablement en débutant par cultiver la paix en soi, en gardant ça simple, en appréciant ce que l’on a, en restant humain. Pas besoin de vouloir devenir des Dieux ou des Déesses, simplement devenir 100 % humain(e) serait un bon début.

En gardant au coeur de soi l’essentiel, la simplicité, en pensant aux autres, en faisant le bien à notre humble et petite mesure. En partageant, en prenant soin, de soi mais aussi et tout autant des autres, de nos proches, des gens autour de soi. Car qu’à cette échelle que l’on peut avoir un impact. Pour le moment du moins. En espérant que les effets de nos bonnes actions fassent des vagues, qu’elles ondulent de par le vaste monde.

Actions de grâce, telles nos pensées, et l’espace entre elles. Avec foi au coeur.

Trouvons la grâce d’honorer la parcelle de vie que l’on nous a prêtée, confiée. Et faisons-en quelque chose de gracieux, de beau, de doux et de bon pour soi et pour autrui.

Car même en automne, il fait en corbeau.

Et restons vrai(e)s et sincères car je me fais plus d’injure en mentant que je n’en fais à celui à qui je mens. – Montaigne

DIRE QUE DALLE

Quand tu as quelque chose à dire, le silence est un mensonge.
– Jordan Peterson

J’entretiens une appréciation mitigée face à ce monsieur. Il dit des choses très justes parfois, et d’autres fois, il m’apparait rétrograde et tendancieux.

Cette boutade de sa part me laisse en ce sens un peu perplexe. Car premièrement elle est trop générale. Trop de ça dépend en cause.

Dire quoi ? À qui ? Quand ? Pourquoi ? Comment ? aussi.

Avoir quelque chose à dire ne veut rien dire en fait. On dit d’ailleurs que la parole est d’or, et déjà un peu surutilisée. Alors qu’on pourrait tous et toutes se la fermer un peu plus et plus souvent, faire preuve de plus de silence plutôt que de réagir à tout et n’importe quoi.

Avec les réseaux sociaux, on ne s’est jamais autant exprimé et en même temps, il n’y a jamais eu autant d’incompréhension et d’insultes publiques, jusqu’au bullying et aux menaces de mort. Trop de paroles c’est comme pas assez.

C’est Bernard Werber qui disait : entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d’entendre, ce que vous entendez, ce que vous comprenez, il y a 10 possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer, mais essayong quand même.

Alors pour ce qui est d’avoir quelque chose à dire, on ainsi pourrait préciser et apporter plein de nuances.

Premièrement qu’a-t-on de si important à dire ? Qu’est-ce qui veut se dire de si primordial ?

Qu’on veut exister ? Qu’on veut la paix ? Qu’on aime le monde ?

Il y a des choses qu’on veut dire à certaines personnes, d’autres au monde entier. Et souvent plus facile d’aimer le monde entier que les gens qui le composent.

Je trouve toujours un peu drôle et étrange l’expression : se dire.

Car que peut-on dire dire d’autre que soi-même ? Tout ce que l’on perçoit du monde extérieur nous ramène toujours à nous-même. Comme disait Ramana : il n’y a personne d’autre.

Et d’ailleurs, on dit qu’à chaque fois que l’on juge autrui, c’est une partie non guérie (ou non assumée, non acceptée) de soi que l’on voit en dehors de soi, pour ça qu’on la voit justement. Sinon elle passerait sous notre radar probablement.

Alors qu’est-ce que j’ai tant envie et/ou besoin de dire au monde ? À vous en fait, les quelques personnes abonnées à mon blogue.

Que je peux vivre seul, par moi-même, avec ma voisine d’amour juste à mes côtés, en cette flabbergasting nature automnale, mais et que j’ai aussi besoin de vous savoir ici, présent(e)s, avec moi, de l’autre côté de mon écran. De maintenir un contact.

Que j’ai plus besoin d’écrire que de dire. Mes réflexions, mes questionnements, partage mon point de vue.

D’être lu ? Oui un peu, mais pas autant que de ramasser mes idées sur divers thèmes et de les exprimer.

Pour le moment, pas mal que cela qui vient.

We stay in touch lecteurs/trices.

L’ANGE GARDIEN(NE)

Vendredi, c’était le jour de Sao Miguel, samedi celui de la réconciliation avec les peuples autochtones, et aujourd’hui, c’est le jour des Anges Gardiens. Décidémment, y a d’la fête dans les Cieux. Et je souhaite aux peuples autochtones l’aide de l’un et de l’autre.

On dit que Sao Miguel est le boss des Anges, donc il doit y avoir un lien entre les deux anniversaires. D’autre part, si les anges n’ont pas de sexe, je crois sincèrement qu’elles ont des ailes. Et qu’elles sont des ailes. On peut bien faire jouer à Mikael le rôle de ptit boss des bécosses divines si on le veut, mais à voir les mères aller ici sur terre en ce bas monde, la plupart des Anges doivent être des ailes. Et comme le masculin règne sur terre, on pourrait laisser les airs aux féminin, aux hordes aidantes ailées.

J’aime l’idée de demander l’aide de notre ou nos Anges gardienne(s) avec des ailes et des elles. J’aime l’idée de demander de l’aide tout simplement. Que ce soit aux anges, ou aux humain(e)s. Ou à la vie en générale. On dit qu’on doit demander alors demandons. Et offrons notre aide aussi. Car on dit aussi que l’on reçoit ce que l’on donne.

Alors à tous les anges, up there et ici en bas, en sandales ou va nu pieds, hommes ou femmes, petits ou grands, ailées ou zélées, aidez-nous nous terrien(ne)s de la grosse boule bleue car on en a et aura bien besoin pour ré-apprendre à puiser l’entraide et l’empathie dans notre coeur.

Quel numéro la sortie de l’autoroute des Cantons de l’est que celle de l’Ange Gardien(ne) ?

APPEL À SAO MIGUEL

Comme plusieurs d’entre nous, enfants de la religion catholique, j’ai longtemps été en réaction à tout ce qui émanait de l’église. Et pour de bonnes raisons. Car la religion catholique, l’une de celles que l’on connait le plus, a fait de nombreux dégâts, notamment face aux premières nations qui célèbrent justement la journée de la réconciliation demain.

Mais à mes yeux, il y a toujours eu un personnage qui se distinguait des autres dans cette lignée dominante et dominatrice, et c’est l’archange St-Michel, le boss de la gang d’anges.

Peut-être parce qu’il jouait de l’épée. Peut-être parce qu’il était un peu bad ass sur les bords, comme dans le coeur.

L’archange St-Michel, a comme mission de nous protéger du mal. Il peut tenir tête à Satan et à sa gang de méchant(e)s, le bad boy du mal en chef.

Sans trop savoir pourquoi, récemment je me suis procuré une image sculptée de St-Michel, ou Sao Miguel pour les latinos, pour notre petite église dans la forêt. Je l’ai placé sur le mur au-dessus de ma tête, pour veiller sur moi, pour veiller sur nous, nous et justement pour nous protéger du mal.

Et sincèrement, j’aime bien le feeling. Comme l’intuition qu’il répond à mes attentes et mes besoins de protection. Car peut-être que cette protection vient justement, surtout et tout d’abord de mon ouverture à être protégé, à recevoir une protection divine. Car évidemment que si on ne veut pas y croire, les chances que l’on soit protégé sont minimes.

C’est comme avoir la foi ça. Si on veut l’avoir, on a de meilleures chances de la cultiver et de la recevoir que si l’on y croit pas du tout. Et malgré les drôles de tournures que prennent la vie sociale ces jours-ci, garder la foi est une décision saine et indispensable à mes yeux.

Sans nier que la vie de certaines personnes est éminemment injuste, et cruelle même, du moins très difficilement acceptable, comme certaines décisions censées être prises pour le bien du plus grand nombre, on ne peut que garder la foi en la justice divine, du moins une certaine justice divine. Car celle des hommes est pas mal difficile à suivre.

Mais je crois sincèrement que si l’on demande protection à plus grand que soi, par cette demande même, on la recevra. Du moins on recevra quelque chose. Et cela requiert une grande dose de confiance et de lâcher prise car on n’a jamais de certitude. On ne peut que demander. Et espérer.

Demandez et vous recevrez dit-on. Peut-être. Peut-être pas. Ou peut-être seulement ce que nous avons besoin de recevoir que l’on reçoit. Et si on peut accepter tout ce que la vie nous offre, le menoum comme le beurk, et bien nous sommes et serons toujours béni(e)s.

Alors amène la vie, donne-moi ce que j’ai besoin. Mes deux mains et mon coeur sont tout verts.
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Je m’appelle Miguel, Michael, Micael… et d’autres formes de graphiques, originaires de l’hébreu מ os י ra א fi ל (Mikha’el), formé par la jonction des éléments mikhayáh et El et signifiant « Qui est comme Dieu ?  » .

Sa signification donne sens à une question rhétorique. La question : « Qui est comme Dieu ?  » présumez la réponse  » Personne n’est comme Dieu ! « . Pour cette raison, ce nom reflète l’humilité.

L’archange Michael représente l’intelligence cosmique, qui donne aux humains leur capacité de penser et de réfléchir sur leurs propres pensées. Il accompagne et apporte la force au bon développement de l’humanité sur les principes de l’éthique et de la morale.

Cette force intérieure est la conscience que nous devons chercher dans notre vie quotidienne pour maîtriser les dragons autour de nous : vanité, égoïsme, peur, ignorance, cupidité, orgueil, corruption, consumérisme et tant d’autres.

Les dragons sont tout ce qui nous lie au monde matériel, entraînant une inquiétude exagérée et nous fait oublier notre essence, notre « moi intérieur », qui est éternel en nous.

Célébré le *29 septembre*, date marquée au 9ème siècle. Il est traditionnellement le défenseur du bien contre le mal. Représenté comme une figure d’une gentillesse rayonnante mais aussi d’une force infinie. Dans de nombreuses figures, on peut voir le dragon sous ses pieds, être dominé par Lui.

Comme Michael, nous ne devrions pas tuer le dragon, mais l’affronter avec contrôle et équilibre (d’intelligence et de cœur, une pensée aimante) et ainsi dominer les forces ennemies qui habitent en nous. La grande bataille actuelle et pour rester ferme et serein dans le grand swing que traverse le monde. Micael est présent plus que jamais pour nous aider dans cette grande bataille intérieure. Il faut l’aide du monde spirituel pour observer les ténèbres elle-même et l’illumination avec le bon acte.

Michael vient nous apporter l’élan du courage de grandir et de mûrir, cherchant des réponses aux faits et aux situations de notre vie.

Micael fait ressortir le sabre de feu, un élément transformateur pour l’essence même de son Alchimie. L’Épée représente aussi la Parole édifiante qui communique notre pensée sur le monde. Rappelons-nous l’importance de la Parole respectueuse. Michael apporte aussi un bouclier de lumière qui met en évidence la Vérité qui donne l’action et le courage au-delà des liens matériels. Dans certaines figures, nous pouvons aussi voir la Balance représentant l’exécuteur de la Justice Divine de la Volonté et de l’Ordre cos

*Je salue Saint Michel l’Archange* 🙌🏽

*sauve l’épée de feu* 🔥

*sauve le bouclier lumineux* ☀️

*Saluez la balance de la justice divine* ⚖️

* »Qui est comme Dieu ? « *

* « Personne ! « *

LE RETOUR DE TITOUGH

via Samano

Première chronique pas postée sur FB. Donc que quelques rares paires d’yeux qui porteront regard sur ces mots, dont les vôtres. Nice to meet you.

Le fait de ne plus laisser savoir à la foule FB que j’ai couvé puis pondu une chronique change un peu la donne car peu de gens sont abonnés à mon blogue et reçoivent des notifications. Alors j’écris dans le vide. J’écris un peu pour toi, pour vous quelques abonné(e)s de ce blogue frôlant la blague, mais surtout pour moi. Je dis blogue frôlant la blague car j’ai toujours voulu être écrivain et avec ce blogue, j’y joue.

Car comme le dit si bien Beigbeder, on lit pour s’enfuir, mais on écrit pour revenir.

Quand on lit, on entre dans le monde de quelqu’un(e) d’autre, on découvre un autre univers, un monde en dehors de soi, un pays autre, imaginaire.

Alors que lorsqu’on écrit, par contre, c’est comme si on ramassait tous les petits bouts de soi-même, qu’on les enlignait et qu’on les tapait sur l’écran. Jadis on les gravait sur papier, on les stylisait, on les calligraphait, on les gravait à la main. Maintenant on les tape. La forme est semblable, que le fond qui change.

Quand on écrit, on est parfois – souvent plutôt – surpris par ce qui sort. Comme si on découvrait des parties de soi qu’on ne soupçonnait même pas. On se révèle à soi. Parfois on pèse sur enter, et on choisit de faire lire, de se faire lire, et parfois on delete tout simplement. Trop privé.

Écrire me permet vraiment de ramasser tous mes petits morceaux et de me découvrir, de m’assumer, de me ramasser. Centré, aligné, je refais le focus. Souvent avant de faire quoi que ce soit d’autre le matin. Tout touffu de retour de la nuit, de retour du pays des rêves et de l’inconscient, mes doigts me tapent la réalité au visage, me révèlent des pans d’inconscient qui m’habitent, des zones d’ombre qui demandent à venir se baigner dans la lumière.

Alors chers lecteurs/trices, me demandant si les s sont nécessaires, voici mon titoeuf du matin. Vous connaissez titoeuf ? Pas mal à lui que je ressemble au fond comme écriveux. Moi c’est titough. À la peau douce.

Maintenant que j’écris en privé, je peux vous faire des confidences et vous révéler mon vrai timoi 😉

ÉCRIRE EN CIRCUIT FERMÉ

via Alain Leblond

Ce matin, j’ai décidé d’annoncer sur mon mur FB que je ne posterai plus les liens vers ces chroniques-ci, donc sur ce blogue. Vous ne serez donc désormais que quelques-un(e)s plutôt rares à lire mes mots.

Mais je n’écris pas nécessairement pour être lu par un si grand nombre de toute façon. J’écris pour le plaisir, j’écris parce que ça déborde. J’écris, sinon je crierais probablement. Et malgré les bons côtés de FB, je n’aime pas leur attitude, leur arrogance, leur avidité. Alors je décroche. Un peu. À mon humble mesure.

Comme Richard Séguin, j’écris pour toutes sortes de raisons. Mais avant tout, j’écris par amour, pour me dire un peu et jouer avec les mots, ou eux qui se jouent de moi plutôt j’imagine.

Alors à partir de maintenant, j’écrirai juste pour toi, pour moi, pour vous, pour nous donc. Que quelques paires d’yeux. Si vous avez envie de savoir quand je le ferai, vous pouvez toujours vous abonner. Ou pas. Et on se reverra ici un moment donné peut-être. Ou pas.

Sioux.

AMHAINE / PAIN & HATE

J’imagine que l’une des principales raisons pour laquelle les gens s’accrochent avec tant d’insistance à leur haine est parce qu’ils pressentent que lorsque la colère sera évacuée, ils devront s’occuper de leur douleur.
– James Baldwin

englis below…

L’enjeu du genre, comme d’autre causes sociales, soulève beaucoup d’émotions. De la colère, du jugement, et beaucoup de peur. Mouvement qui s’exprime par de la haine exprimées publiquement et sans gêne autant sur les réseaux asociaux que lors des manifestations.

Quand on voit s’exprimer ces discours haineux de la part de tous ces gens qui craignent de ce qui pourrait arriver, on peut constater la justesse des paroles de Baldwin. Les gens cherchent et se réfugient dans diverses causes extérieures pour exprimer leur inquiétude car au fond d’eux git un lourde de douleur et une perte de sens. L’avenir est plus inquiétant que jamais et devant l’inconnu, on tente de s’accrocher.

On dit qu’il y a fondamentalement deux émotions: la colère et la tristesse. L’une serait l’autre côté de la médaille de l’autre. Mais au fond, c’est une grande douleur interne, un profond malaise qui agit comme moteur de l’une comme de l’autre.

Idéalement, quand on est bien et en paix avec soi-même, on ne part pas en guerre. On vit sa vinaigrette dans son petite bol de salade. La colère est inévitablement générée par un événement extérieur, alors que la tristesse émane souvent de nos profondeurs, souvent en lien avec un événement du passé, ou en prévision d’un avenir inquiétant, comme la perte d’êtres chers, d’une souffrance à venir ou d’une grande insécurité.

En ce temps de grands bouleversements sociétaux, de profondes peurs émergent. L’avenir est incertain, ce qui rend charmant et sécurisant le retour aux valeurs du passé et à la nostalgie du bon vieux temps. Mais le temps coule, bouge, et les temps changent.

Les valeurs que l’on tenait pour acquises nous glissent entre les doigts et le tapis de la certitude sous les pieds.

On ne peut que prendre acte de ce qui se passe actuellement. Ici, en sécurité, au chaud et le ventre plein, libres de guerre, de famine et de grandes migrations, on a le luxe de réfléchir à la question du genre. Les choses pourraient être pires admettons-le.

Espérons que nous saurons apprivoiser cette douleur qui fait en sorte que tant de gens doivent émettre et exprimer de la haine et adopter des comportements violents pour avoir l’impression d’être entendus. Sauf que la haine ne fait que générer encore plus de haine.

Alors prions pour que les gens apprennent à assumer leur propre douleur, leur insécurité et leurs malaises et qu’ils s’en occupent. Mais c’est beaucoup demander sans aide ni soutien. Car ça requiert beaucoup de courage et d’introspection pour plonger dans les méandres de son âme et de sa psyché.

Amen !

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English

The gender issue, like other social issues, raises a lot of emotions. Anger, judgment, and beyond all a lot of fear. Movement which expresses itself through hatred expressed publicly and without embarrassment both on (anti) social networks and/or in public demonstrations.

When we see these hateful speeches expressed by all these people who fear what could happen, we can see the accuracy of Baldwin’s words. People seek and take refuge in various external causes to express their inner concerns because deep within them lies a heavy pain and a loss of meaning. The future is more worrying than ever and in the face of the unknown, we try to hold on to what we know, or what used to be.

It is said that there are basically two emotions: anger and sadness. One would be the other side of the coin to the other. But deep down, it is a great internal pain, a deep unease which acts as a driving force for both.

Ideally, when we are well and at peace with ourselves, we do not go to war, or seek to attack. We live our life, working for the better, sharing who we are. Anger is inevitably generated by external events, while sadness often emanates from our depths, often linked to a past event, or in anticipation of a worrying future, such as the loss of loved ones, suffering to come or great insecurity.

In this time of great societal upheaval, deep fears are emerging. The future is uncertain, which makes a return to the values of the past and nostalgia for the good old days charming and reassuring. But time flows, moves, times they are a changing.

The values we took for granted are slipping through our fingers and the carpet of certainty under our feet.

We can only take note of what is happening now. Here, safe, warm and with full bellies, free from war, famine and great migrations, we have the luxury of thinking about the question of gender. Things could be worse let’s admit it. Let’s talk about it. Peacefully.

Hopefully we will be able to tame this pain that makes so many people have to emit and express hatred and adopt violent behaviour to feel like they are being heard. Except that hatred only breeds more hatred. And often how it works.

So let’s pray that people will learn to own and deal with their own pain, insecurity, and discomfort. But that’s a lot to ask without help and support. Because it requires a lot of courage and introspection to delve into the twists and turns of our soul and psyche.

Amen !

AMOUR, NOIRCEUR, OMBRE & LUMIÈRE

Lorsque l’amour prime, il n’y a pas de volonté de pouvoir et là où le pouvoir prédomine, il y a un manque d’amour. L’un est l’ombre de l’autre. – Carl Jung

Quand on aime, on peut. Ou là où l’amour règne, on a pas besoin de vouloir pouvoir. L’amour est pouvoir. L’amour peut. L’amour nous meut. L’amour nous émeut.

Je citais hier Krishnamurti qui affirmait : Quand vous aimez ce que vous faites, vous n’êtes pas ambitieux, vous n’êtes pas avare, vous ne cherchez pas la gloire, parce que cet amour pour ce que vous faites est tout à fait suffisant en soi.

De la suite dans les idées ce ptit chroniqueur des écrans blancs non ?

En effet, quand on aime, on laisse libre. Quand on aime, on n’a rien à vendre. Quand on aime, on fait ce que l’on aime faire sans le crier sur tous les toits. Quand on aime, on laisse l’amour faire, on laisse l’amour se faire. Ainsi on ne fait pas l’amour, on laisse l’amour se faire. Et l’amour dépasse largement la sexualité. Ça l’inclut, mais la dépasse.

Si on suit le raisonnement de Jung, l’amour et le pouvoir, du moins la volonté de pouvoir, ne peuvent coexister. L’amour fait fondre le pouvoir. Quand on aime, l’amour fait la job.

Même chose pour la relation entre lumière et la noirceur. Osho nous disait d’ailleurs qu’on ne pouvait se battre contre la noirceur, on n’a qu’à laisser briller notre lumière et la noirceur disparaîtrait alors instantanément. À la grâce de Dieu. Ou de sa mère. J’aime le concept de la mère de Dieu. Car elle-même doit avoir une mère, et ainsi de suite jusqu’à la source ultime de la lumière.

La noirceur et la lumière sont deux choses différentes. Si la noirceur est l’absence totale de lumière, il n’y a pas de lumière sans ombre. Il n’y a que des nuances d’ombre. De l’aurore à la pénombre. Bien davantage que 50 nuances de gris, entre autres avec les nuages. Mais le soleil luit toujours derrière les nuages.

Ainsi, en ce monde, comme en soi, on ne peut que travailler à partir de la lumière. Quand à l’ombre et la noirceur, laissons ça à ceux qui intéresse. Et aux psys de tous acabit.

Car comme on aime dire, la lumière gagne toujours. Du moins on l’espère. Mais c’est tout ce que l’on peut faire. Laisser briller la nôtre. Laisser briller notre flamme, notre étincelle de vie dans ce grand univers tout plein de tons de noirs. Et garder l’espoir et la foi que les multiples sources de lumière perceront le grand et noir mystère.

Keep the flame alive disait notre amie Paule.

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La pratique du Zen consiste à manger, respirer, cuisiner, porter de l’eau et nettoyer les toilettes – à imprégner chaque acte du corps, de la parole et de l’esprit – de pleine conscience, à illuminer chaque feuille et chaque caillou, chaque tas d’ordures, chaque chemin.
Tout cela conduit au retour de notre esprit à la maison. ♥️
~ Thich Nhat Hanh