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PARDON ?


Le travail de l’âme n’est pas une route ascendante. C’est plutôt une plongée profonde au coeur d’une tenace obscurité sans pardon qui ne vous quittera pas tant que vous ne trouverez pas la chanson qui vous ramène à la maison.
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O trabalho da alma não é uma estrada ascendente. Em vez disso, é um mergulho profundo no coração de uma escuridão tenaz e implacável que não o deixará até que você encontre a música que o guia para casa.

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english below / português depois do inglêset chanson à la fin fin
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Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux et celles qui nous ont offensé.

C’est cette phrase du Notre Père qui résonne toujours le plus fort pour moi quand on récite nos prières avant et après nos cérémonies. Car de nature, et d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été assez rancunier. Beaucoup en fait. J’ai une bonne mémoire, surtout quand les autres font quelque chose que je considère blessant, quand ils/elles me froissent, m’irritent et m’énervent. Même si et quand ils et elles n’ont aucune idée de m’avoir blessé.

Alors désormais, je pratique le pardon, je me pratique à pardonner. Never ending story et full time job.

Il y a des années de cela, Ze Ricardo avait partagé avec nous le décret de la guérison et de la libération (inclus ci-bas), inspiré initialement des mots d’André Lima, et adapté au fut et à mesure par Ze. Mais à chaque que je la lisais dans le cadre de nos travaux spirituels, je tiquais, quelque chose me semblait manquer, ou du moins ne pas être tout à fait juste.

Et récemment, Ze a envoyé ce même décret, mais en y ajoutant les quatre phrases du Ho’ponopono, prière à la mode il y a quelques années en provenance d’Hawaii.

Je suis sincèrement désolé
Pardonne-moi
Merci
Je t’aime

Et cet ajout est venu compléter avec grâce le dit décret. Car il me semble qu’avant de pouvoir pardonner les autres, deux étapes sont nécessaires. 1- Demander pardon et 2- se pardonner soi-même. Car le pardon est en premier lieu une demande.

Demander pardon en général à la vie, car on a sûrement blessé autrui sans s’en rendre compte. Et se pardonner à soi-même avant de demander aux autres de la faire car le pardon est avant tout une inside job.

Se pardonner tous nos errements, nos erreurs, nos gaucheries, nos manques de respect envers soi et autrui, nos petits et gros péchés. Car ce mot, péché, nous fait encore fortement réagir, mais pourtant 5 petites lettres qui signifient erreur, manquement. Et c’est souvent en commettant des erreurs qu’on peut apprendre, redevenir droit, revenir dans le droit chemin de son coeur.

Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux et celles qui nous ont offensé.

Donc premièrement demander pardon, et ensuite pardonner aux autres comme on voudrait être pardonné(e).

Qu’ainsi soit, et sera-t-il.
Aho !

DÉCRET DE GUÉRISON ET DE LIBÉRATION
En ce moment même, je libère et pardonne les ressentiments des expériences du
passé.
Je libère et pardonne toute personne, institution, entreprise ou gouvernement qui a pu me faire du mal ou me blesser.
Toutes les personnes et les expériences de ma vie m’ont apporté de multiples apprentissages et font partie intégrale et sont importantes dans tout ce qui m’arrive.
Je remercie donc pour tout ce que j’ai vécu, ainsi que tous ceux et celles qui ont contribué à mon évolution spirituelle.

Je suis sincèrement désolé
Pardonne-moi
Merci
Je t’aime

Je choisis de simultanément pardonner et me sentir en sécurité.
Je pardonne et j’apprends à respecter et à mettre mes limites à chaque fois que cela est nécessaire.
Je pardonne et je ferai tout pour mériter et développer uniquement ce qui est bon, heureux et prospère désormais.
Je pardonne à la vie pour toute situation dans laquelle j’ai pu me sentir victime.
Je pardonne et demande pardon à ma famille, à mes parents et à mes ancêtres pour toutes les souffrances individuelles et communes que nous avons endurées pendant que nous étions ensemble, dans cette vie comme dans d’autres vies.
Je me libère et me purifie consciemment de tous les souvenirs négatifs vécus au sein de ma famille, avec mes proches et mes ancêtres.

Je suis sincèrement désolé
Pardonne-moi
Merci
Je t’aime

En ce moment même, je choisis de laisser se dissoudre tout sentiment d’injustice, douleur, colère ou tristesse.
Par la Miséricorde Divine et la puissance de Dieu en moi, je me pardonne pour les moments où j’ai été séparé de Dieu et donc dans l’erreur, dans le péché et dans la douleur.
En toute humilité et en toute vérité, je me pardonne et je reçois les miens

Pardonnez-moi, je me libère de la culpabilité et ferme en ce moment toute sorte de
auto-punition.
Mon Soi Supérieur, qui est Dieu en moi, pardonne tout le monde et tout sans conditions, car moi, en tant qu’enfant de Dieu, je mérite de ressentir l’Amour Divin qui
coule librement à travers moi et d’atteindre ainsi la paix de l’esprit, la vraie joie et la prospérité.
Cette paix et cet amour sont mon essence même et je les laisse se manifester dans toute leur plénitude.
Ma tranquillité d’esprit et l’Amour dans mon cœur sont infiniment plus
plus importants que tout attachement, émotion négative ou ressentiment.
C’est en libérant ces sentiments que je me libère complètement. de tout apitoiement, plainte ou victimisation.
Je laisse aller le passé et je me réconcilie avec moi-même et tous les êtres du ciel et de la terre.
À partir de maintenant, je prends l’entière responsabilité de construire une vie pleine de paix, d’harmonie, d’amour, de vérité et de justice.
Ma conscience est ici et maintenant, totalement centrée sur le moment présent, pour créer la vie de prospérité et d’abondance que je désire et mérite.
Je permets à l’Amour et à la Gratitude de grandir et de se répandre en moi, de plus en plus, vibrant dans chaque cellule de mon corps physique, de mon mental et de mon esprit, cicatrisant, nettoyant et détoxifiant.
Je laisse cet Amour Divin et ce sentiment de gratitude me traverser et s’étendre au-delà de mon corps, contribuant à guérir l’environnement qui m’entoure, ma ville, mon pays, les eaux, l’air et la Terre, ainsi que tous les royaumes et tous les êtres qui les habitent.

Ainsi soit-il.

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ENGLISH

Forgive us our debts as we forgive our debtors.

It is this sentence of the Our Father that always resonates the strongest for me when we recite our prayers before and after our works. Because by nature, and as far back as I can remember, I’ve always been quite a resentful guy. A lot in fact. I have a very good memory, especially when others do something that I consider hurtful, when they offend me, irritate me and/or annoy me. Even if and when they have no idea they did.

So now I practice forgiveness, I practice forgiving. Never ending story and full time job.

Years ago, Ze Ricardo shared with us the Decree of Healing and Liberation (included below), inspired by the words of André Lima, from Brazil, and adapted by Ze. But every time I read it as part of our spiritual works, I winced, something seemed to be missing, or at least not quite right.

And recently, Ze sent this same decree, but in it the four sentences of Ho’ponopono, a prayer that was fashionable a few years ago from Hawaii.

I am really sorry
Forgive me
Thank you
I love you

And this addition gracefully completed the said decree. Because it seems to me that before being able to forgive others, two steps are necessary. 1- Asking forgiveness for ourself and 2- forgiving ourself. Because forgiveness is first and foremost a request.

Asking forgiveness in general, to life, to nature, because we have surely hurt other beings without realizing it. And forgiving ourself before asking others to do it because forgiveness is foremost an inside job.

To forgive ourselves for all our mistakes, our errors, our clumsiness, our lack of respect for ourselves and others, our small and big sins. Because this word, sin, still makes us react strongly, but nevertheless 5 small letters which only mean error, failure. And it’s often by making mistakes that you can learn the most, become straight again, come back to the path of our heart.

Forgive us our debts as we forgive our debtors. The magic key for me these days.

So first asking for forgiveness, and then forgive others as one would like to be forgiven. Simple no ?

So, so be it, and so will it be.
Aho !

DECREE OF HEALING AND LIBERATION
I release and forgive at this time all the resentments of the experiences of the
past.
I release and forgive any person, any institution, company or government that might have harmed me.
All the people and experiences that have passed through my life brought great learning and I was and still are an integral, important and co-responsible part for everything that happens to me.
So I thank, for what I went through, and everyone who contributed to my spiritual growth.

I am really sorry
Forgive me
I love you
I thank you

I choose to forgive and feel safe and secure at the same time.
I forgive and I will know how to put limits whenever necessary.
I forgive and I will do everything to deserve and expand only what is good, happy
and prosperous from now on.
I forgive life itself for any situation in which I have felt to be a victim.
I forgive and ask forgiveness from my family, my parents and my ancestors for whatever suffering we went through while we were together in this or other lives.
I consciously clean myself of all negative memories shared with my family, relatives and ancestors.

I am really sorry
Forgive me
I love you
I thank you

I choose to dissolve in this moment any sense of injustice, hurt, anger or sadness.
By Divine Mercy and with the power of God in me, I forgive myself for all the times I was separated from God and therefore lost in error, in sin and in pain.
In humility and in truth, I am forgiving and receiving myself.
I release myself from guilt and end at this moment any kind of self-punishment.
My Higher Self, which is God in me, forgives everyone and everything
unconditionally, because I, as a child of God, deserve to feel the Divine Love
flowing freely through me and thus achieve peace of mind, true joy and prosperity.
This peace and this love is my very essence and I allow It to manifest in all its fullness.
My peace of mind and the Love in my heart are infinitely more important than any attachments, negative emotions or resentments.
It is through releasing these feelings that I can completely free myself. of any whining, complaining or patterns of victimization.
I get rid of the past and reconcile with myself and all beings of heaven and earth.
From now on, I take full responsibility for creating a life of peace, harmony, love, truth and justice .
My consciousness is here and now, totally focused on the moment, present, to create the life of prosperity and abundance that I desire and deserve.
I allow Love and Gratitude to grow and expand within me, more and more, vibrating in every cell of my physical body, of my perispirit and my spirit, healing, cleaning and detoxifying.
I let this Divine Love and feeling of gratitude flow through me and expand beyond my bodies, helping to heal the environment around me, my city, my country, the waters, the air and the Earth, as well as all realms and all beings that inhabit them.

So be it.

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PORTUGUESE

Perdoa-nos as nossas ofensas assim como nós perdoamos a quem nos tem ofendido.

É esta frase do Pai Nosso que sempre ressoa mais forte para mim quando recitamos nossas orações antes e depois de nossas cerimônias. Porque por natureza, e desde que me lembro, sempre fui muito ressentido. Muito na verdade. Tenho boa memória, principalmente quando os outros fazem algo que considero prejudicial, quando me ofendem, me irritam e me aborrecem. Mesmo se e quando eles não têm ideia de que me machucam.

Então agora eu pratico o perdão, eu pratico o perdão. História sem fim e trabalho em tempo integral.

Anos atrás, Zé Ricardo compartilhou conosco o Decreto de Cura e Libertação (incluído abaixo), inspiraçao das palavras do brasileiro André Lima. Mas toda vez que o leio como parte de nossos trabalhos espirituais, estremeço, algo parece estar faltando, ou pelo menos não está certo.

E, recentemente, Zé enviou este mesmo decreto, mas acrescentando as quatro frases do Ho’ponopono, uma oração que estava na moda há alguns anos no Havaí.

Sinto muito
Me perdoe
Eu te amo
Sou grato

E esta adição completou graciosamente o referido decreto. Porque me parece que antes de poder perdoar os outros são necessários dois passos. 1- Peça perdão e 2- perdoe-se. Porque o perdão é antes de tudo um pedido.

Peça perdão em geral à vida, porque certamente magoamos os outros sem perceber. E perdoe-se antes de pedir aos outros que o façam porque o perdão é antes de tudo um trabalho interno.

Perdoar-nos por todos os nossos erros, nossos erros, nossa falta de jeito, nossa falta de respeito por nós mesmos e pelos outros, nossos pequenos e grandes pecados. Porque esta palavra, pecado, ainda nos faz reagir fortemente, mas ainda assim 5 letras minúsculas que significam erro, falha. E muitas vezes é errando que você pode aprender, endireitar-se novamente, voltar ao caminho reto do seu coração.

Perdoa-nos as nossas ofensas assim como nós perdoamos a quem nos tem ofendido.

Portanto, primeiro peça perdão e depois perdoe os outros como você gostaria de ser perdoado.

Assim seja.
Oi Oi !

DECRETO DE CURA E LIBERTAÇÃO
Eu libero e perdoo neste momento os ressentimentos das experiências do passado.
Eu libero e perdoo qualquer pessoa, qualquer instituição, empresa ou governo que tenha me prejudicado.
Todas as pessoas e experiências que passaram pela minha vida me trouxeram grandes aprendizados e eu fui e sou parte integrante, importante e co-responsável por tudo o que me acontece.
Por isso eu agradeço pelo que passei e a todos que contribuíram para o meu crescimento espiritual.


Sinto muito
Me perdoe
Eu te amo
Sou grato

Eu escolho perdoar e me sentir seguro e protegido ao mesmo tempo.
Eu perdoo e saberei colocar os limites sempre que for necessário.
Eu perdoo e tudo farei por merecer e expandir somente o que é bom, alegre e próspero, de agora em diante.
Eu perdoo a própria vida por qualquer situação em que eu tenha me sentido vítima.
Eu perdoo e peço perdão a minha família, aos meus pais e aos meus antepassados por qualquer sofrimento que tenhamos passado enquanto estivemos juntos nesta ou em outras vidas.
Eu limpo conscientemente em mim todas as memórias negativas compartilhadas com minha família, parentes e ancestrais.

Sinto muito
Me perdoe
Eu te amo
Sou grato

Eu escolho dissolver nesse momento qualquer sentimento de injustiça, mágoa, raiva ou tristeza.
Pela Misericórdia Divina e o poder do Eu Sou em mim, eu perdoo a mim mesmo por todo o tempo em que estive apartado de Deus e portanto perdido no erro, no pecado e na dor.
Com humildade e com verdade, perdoando e recebendo o meu próprio perdão, eu me libero da culpa e encerro neste momento qualquer tipo de auto-punição.
O meu Eu Superior, que É Deus em mim, perdoa a tudo e a todos de forma incondicional, porque eu, como filho de Deus, mereço sentir o Amor Divino fluindo livremente através de mim e assim, alcançar a paz de espírito, a verdadeira alegria e a prosperidade.
Essa paz e esse amor são a minha própria essência e eu permito que Ela se manifeste em toda a Sua plenitude.
A minha paz de espírito e o Amor em meu coração são infinitamente mais importantes que quaisquer apegos, emoções negativas ou ressentimentos. É através da liberação desses sentimentos que eu me liberto completamente de qualquer lamúria, reclamações ou padrões de vitimização.
Eu fico livre do passado e me reconcilio comigo mesmo e com todos os seres do Céu e da Terra.
Eu assumo completamente a responsabilidade por construir uma vida de paz, harmonia, amor, verdade e justiça de agora em diante.
A minha consciência está aqui e agora, totalmente focada no momento presente, para criar a vida de prosperidade e abundância que eu desejo e mereço.
Eu permito que o Amor e a gratidão cresçam e se expandam dentro de mim, cada vez mais, vibrando em cada célula do meu corpo físico, do meu perispírito e do meu espírito, curando, limpando e desintoxicando.
Eu deixo que esse Amor Divino e o sentimento de gratidão fluam através de mim e se expandam para além dos meus corpos, ajudando a curar o ambiente ao meu redor, a minha cidade, o meu país, as águas, o ar e a Terra, bem como a todos os reinos e todos os seres que neles habitam.

Assim É. 

DISCIPLE À DEUX MAÎTRES

Mestre Irineu (15 décembre 1892 – 6 juillet 1971)

(extrait de : La vie d’un gars ben ordinaire – à la rencontre d’êtres extra ordinaires, en cours de rédaction, à paraître un jour, probablement, si Dieu le veut 😉

Le 6 juillet est un jour doublement spécial dans ma vie.

En 1983, alors âgé de seulement 22 ans et encore tout vert et si peu expérimenté en cette vaste existence, c’est en ce jour que je suis devenu un disciple d’Osho. Le début d’une grande histoire d’amour qui dure toujours 40 ans plus tard, et qui durera toujours. Une histoire que je ne saisis pas encore tout à fait, avec ma tête du moins, mais que je ressens profondément en mon coeur, jusqu’en mon âme. Une histoire qui ne m’a pas apporté quelque chose de plus, au contraire, une histoire qui m’a décapé et qui a retiré en moi tout ce que je croyais être, tout ce qui m’empêchait d’être. Et le processus de déconstruction n’est pas terminé. Work in progress.

Le 6 juillet marque également le passage de Mestre Irineu (impossible pour moi d’écrire le mot mort car il est encore si vivant encore aujourd’hui, tout comme Osho d ‘ailleurs), fondateur du Santo Daime, lignée religio-spirituelle Brésilienne issue de l’Amazonie.

C’est en effet le 6 juillet 1971 que Mestre Irineu a quitté son enveloppe charnelle pour vivre dorénavant dans le coeur de tant de Daimistas. Aho Senhor do Juramidam !

Depuis une douzaine d’années, je suis donc un disciple à 2 maîtres. Relation ouverte et ouvrante sur l’inconnu. Double source d’inspiration. Deux sources d’aspiration, comme dans tendre vers. Deux phares dans ma vie. A barca que corre no mar.

Après le passage d’Osho en 1990, je n’ai jamais pensé ni désiré avoir ni suivre un autre maître. Car un est déjà plus qu’assez, plus que suffisant. En fait, je n’ai non seulement jamais voulu avoir deux maîtres, je n’ai même jamais pensé en avoir un seul. Grand mystère que celui-ci. Mais comme on dit, pas le disciple qui choisit le maître, pas l’aveugle qui peut guider celui ou celle qui voit.

Disciple d’Osho depuis 1983, vers 2005, j’ai commencé à être en contact avec les hymnes du Santo Daime via Carioca. Tant de superbes hymnes. Car dans la lignée du Daime, on ne fait pas qu’étudier des textes sacrés, on les chante, on les incarne, on les vit et on les joue. Dans nos travaux, on joue. Ensemble, avec nos frères et soeurs, on vise l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice, les quatre valeurs cardinales du mouvement. Les quatre directions. Avec l’humilité en prime.

En 2011, lors d’un voyage au Brésil, j’étais à Ceu de Dedo de Deus à Teresopolis en compagnie de la responsable de l’église de Montréal. Je l’accompagnais dans un processus de légalisation qu’elle avait entrepris quelques années auparavant.

Je n’étais pas un Daimista, ni même intéressé à le devenir. Le côté chrétien du Daime m’énervait, me faisait trop réagir. En fait, c’est un peu ce qui m’a attiré autant que rebuté envers le Daime. Je pouvais lire sur le Taoïsme ou faire zazen, réciter des mantras en sanskrit, ou prendre part à des rituels autochtones, mais la seule mention du nom de Jésus me faisait dresser le poil des bras. Je devais aller voir ce qui se cachait là.

L’affirmation de Jacques Mabit, ami et fondateur de Takiwasi au Pérou, qu’on doit au moins faire la paix avec la religion dans laquelle nous sommes nés est venue confirmer cette intuition. Du gros stock se cachait là. Mais avec du Daime, impossible de ne pas voir, du moins au moins investiguer. Si on a le courage d’aller voir.

J’avais guidé des cérémonies d’ayahuasca d’inspiration chamanique auparavant et à mon humble mesure, je voulais contribuer à formaliser les rituels de ce sacré breuvage, peu importe sa dénomination. Ce thé est vraiment précieux. Mais je ne pensais jamais devenir Daimista.

Donc à l’été 2011, quand je lui ai demandé comment je pouvais aider, comme personne ne pouvait accompagner la responsable de l’église de Montréal au Brésil, je me suis proposé pour le faire. Nous sommes donc partis pour un pèlerinage de 3 semaines, à Teresopolis, Sorocaba et Santa Catalina.

Lors de notre séjour à Teresopolis, Padrinho Ze Ricardo nous hébergeait et dans la chambre où je logeais se trouvait un livre d’Osho sur la table de chevet. J’y ai vu comme un signe. Surtout que sur son site web à l’époque étaient affichées diverses les photos de divers maîtres spirituels, parmi eux Osho. Clin d’oeil.

Lors de ce séjour, on devait prendre part à 2 cérémonies dans la petite église de Ceu do Dedo de Deus et entre les 2 cérémonies, j’ai demandé si je pouvais demeurer sur place pendant les 3 jours de pause, en solo, pour une mini quête de vision pour tenter de recevoir un éclaircissement quand à ma place dans le Daime, en corrollaire de mon état de disciple d’Osho. Car il me semblait que je trompais Osho si je disais oui à un autre maître.

C’est ainsi que pendant mes période de méditation et de contemplation, il m’est venu cette vision/message/idée, de la part d’Osho et de Mestre ou de moi-même ? allez savoir – que j’étais seul avec mes mindfucks à leur sujet, qu’eux deux n’étaient plus vraiment là, et qu’en fait, ils étaient la seule et même présence. Une présence transcendée et transcendante. Des portails différents mais similaires vers la lumière.

Et tout à coup, m’est venu le flash que nous étions le 6 juillet, et que ça faisait 28 ans jour pour jour que j’avais pris sannyas en Orégon – que j’avais dit oui à Osho, que j’étais devenu disciple.

Les événements se sont succédés pour graduellement se fondre de plus en plus en un seul et même chemin. Au fil de mes diverses rencontres (élaborées davantage dans le bouquin) et divers hasards, je suis devenu Daimista, et même Padrinho d’une petite église dans la forêt. Pas le plan de carrière prévu initialement.

Quand j’ai parti cette église, par souci d’intégration et de cohérence, je nommais cette église Osho Daime. en l’honneur de mes deux maîtres. Ces deux maîtres qui, chacun à leur façon m’inspire à tendre vers la lumière en chaque être humain.

Osho, davantage introspectif et tout menu, venu de l’Orient, et Mestre Irineu, grand homme de la Terre du Sud, incitant force et expression.

À suivre… et à poursuivre…

ASPIRATION

En inspirant, je suis devenu l’espace sans limite, libre de plans, libre de bagages. Et à l’expiration, je suis la lune qui vogue dans le ciel de la plus pure vacuité. Je suis liberté.
– Thich Nhat Hanh

Petite rechute chronique ce matin. Inspirée par ces quelques mots de Thich Nhat Hanh.

Car ultimement, le souffle est tout ce qu’il nous reste, notre ultime refuge. Quand le monde est trop fou en dehors, mais aussi en dedans, il ne nous reste qu’à respirer.

On dit d’ailleurs que la vie ne débute pas lorsque notre corps est expulsé de celui de notre mère, mais plutôt lorsque l’on prend notre premier souffle. Souffle de vie. Et on dit aussi que la vie nous quitte lors du dernier.

Osho, quand il parlait de la respiration, pointait quant à lui vers l’intervalle entre l’inspiration et l’expiration. Ce léger moment de suspension alors qu’on n’inspire ni n’expire. Ce flottement dans le temps, cette suspension de l’être. Cette zone ni yin ni yang, ni in ni out, ou de nombreux s’y cachent si on y porte attention.

Inspirant. Pendant que le monde expire, un souffle à la fois, chaque souffle dans la foi.

Ciao. Je retourne puiser l’inspiration pour poursuivre mon écriture à long terme.

POUR ÊTRE AVANT D’AVOIR ÉTÉ

Image via Jean Gagliardi

C’est ce doux être, qui a tant et si bellement écrit, qui dit cela.

Alors je le crois. Sur parole. Comme entre les dignes lignes. Je n’ai jamais rencontré Mr Bobin de son vivant, mais pour l’avoir aperçu et entendu en entrevue, je suis certain qu’il personnifiait ses propres mots. Qu’il les rendait vivants ses mots écrits à la main. Qu’il leur prêtait et donnait vie, douce vitalité et vigueur paisible.

Dernière chronique quasi-quotidienne pour moi pour un certain temps, pour un temps incertain.

Besoin de ré-orienter le flot des mots, besoin d’aller voir dans ma forêt qui j’y suis. Je suis d’ailleurs à magasiner une scie à chaîne à batterie pour aller faire le grand ménage des bois environnants. J’allais dire de mes bois, mais pas mes bois du tout. Que des bois, ici bien avant moi, autour et parmi lesquels je vis depuis 12 ans.

Envie de mettre du temps à écrire à longue vue, à plus long terme, écrire à plus longue portée que sur une base quotidienne. Écrire des bouts de ma vie pour la postérité, pour rendre hommage à ma mère, pour laisser à mes filles l’essence de ce qui anime leur paternel. Car on a beau être de la famille, personne ne nous connait vraiment de l’intérieur. À moins que ne se dévoile. Envie de me dévoiler, Tout d’abord à moi-même, et ensuite aux quelques personnes qui me liront. Écrire mais sans savoir si je ne serai jamais lu, mais écrire quand même, écrire dans le vide. Écrire tout d’abord pour me dévoiler à moi-même. Car je suis certain que je suis un cachottier face à moi-même.

D’ailleurs tel que l’affirme Tennessee Williams :
Personne n’est jamais libre tant qu’il ne dit pas la vérité sur lui-même et sur la vie dans laquelle il a été jeté. Écrivez-le, dites-le à un ami dans le besoin ou à un étranger qui a besoin de diversion. Nous sommes tous ici pour être un témoin de quelque chose, aider et guider d’autres personnes.

La parole doit venir à certains moments. À moi, elle me vient souvent, et assez facilement. Mais pour les prochains mois, j’ai envie de la déposer sur écran papier tout d’abord pour moi, notes à moi-même. Envie de la transmettre davantage en chansons 3D qu’en mots plats, envie de la diffuser accompagnée de musique.

Pour les prochains mois, j’ai envie de travailler en forêt quand il fera beau de soleil, et à l’ordi quand il fera beau de pluie. Pour les prochains mois, j’ai envie d’être autrement, même d’écrire autrement. En adoptant une routine différente, en cassant le beat régulier. Question de brasser la cage du temps, de prendre le temps, et de donner le temps au temps.

Envie de chanter, de jouer, d’étirer le temps un peu qui file trop vite, et trop en surface, envie de le regarder passer de l’autre côté. De le ralentir aussi ce fichu temps qui flye comme une mouche. De fermer un peu les fenêtres du sô sô sô sôcial virtuel. Et de vivre en vase un peu plus clos, de jouer dans la vase, vivre un peu plus près du dedans de moi. De visiter ce temps fait d’air frais, d’eau, de terre et de bois. De descendre en moi, et de remonter le temps qui a défilé et défier le temps.

Pour les prochains mois, envie de communier plus que communiquer. Envie de chanter plus que de parler, et de me taire aussi, envie de jouer plus que de travailler. Envie de marcher dans les bois.

Alors chers lecteurs/trices, je vous en souhaite un beau, un bon, un doux. Avec de la pluie pour la terre,

Pour être avant d’avoir été.

ÉGOÛTONS LE SILENCE

Plusieurs personnes apprennent à parler, mais peu apprennent à écouter. S’écouter les un(e)s les autres est d’une grande importance dans la vie. La musique nous apprend cela.
– Claudio Abbado

Beaucoup d’expression, peu de réception en notre monde.

Beaucoup de mots, de blas blas, d’explications et de justifications, peu de silence, d’impression et d’introspection.

Nous sommes un monde bruyant, nous sommes du monde bruyant.

Nous parlons beaucoup, trop. Nous pensons beaucoup. Même quand nous écoutons autrui parler, nous nous parlons à nous-même, nous empêchant de vraiment entendre, s’entendre, nous entendre. Nous sommes plein(e)s de bruits.

En effet, la musique peut nous apprendre à mieux écouter. Avant de pouvoir jouer ou chanter ensemble, on doit écouter, s’écouter, on doit se laisser entendre. Laisser les sons entrer en soi, les laisser sonner et résonner dans tout notre corps. Les sentir, les ressentir. Entendre et sentir leur hauteur, leur tonalité, leur texture. Pour ensuite se mettre au diapason, au même niveau, sur la même longueur d’ondes. Et s’harmoniser.

D’ailleurs, dimanche dernier, nous avions une pratique de musique pour apprendre de nouveaux hymnes. Et on n’avait pas le choix, on devait s’écouter car on avait jamais jouer ensemble ces hymnes. Avant d’émettre, on doit se mettre en mode écoute et se permettre de recevoir.

Récemment j’ai été au centre d’une situation de discorde. Et si j’entends les gens raconter deux versions de la même histoire, j’entends aussi des histoires complètement différentes. J’entends aussi que les gens ne s’entendent parce qu’ils ne s’écoutent tout simplement pas. On ne s’écoute pas les un(e)s les autres, moi inclus bien sûr.

On dit qu’on ne se parle toujours qu’à soi-même. Grand constat. Qu’on doit apprendre à changer, état qu’on doit apprendre à modifier.

On dit aussi qu’on a une seule bouche et deux oreilles, qu’on devrait alors écouter au moins deux fois plus qu’on parle. En tous cas, je pense qu’on devait écouter déjà un peu plus qu’on ne le fait en ce moment.

D’ailleurs, avez-vous remarqué que lorsqu’on parle, on répète souvent la même chose, on radote. Parait que lorsqu’on écoute, on risque d’apprendre quelque chose de nouveau.

On a mis quelqu’un au monde, on devrait peut-être l’écouter, disait le poète.

Et si on commençait par se la fermer et s’écouter soi-même ? On pourrait être surpris(e) de ce que la vie a à nous dire.

Bonne écoute, bon été.

SILENCE ON VIT

Mène ton bagage vers le silence lorsque tu cherches des signes sur le chemin. – Rumi

Nous portons tous un bagage. Qu’il soit génétique, culturel, idéologique, karmique.

Et l’un des buts primordiaux de notre existence sur terre est d’arriver, parfois ou pour de bon, à le déposer, à l’alléger, à s’en dégager, un peu ou complètement.

Et c’est le silence qui doit constituer notre destination, comme notre refuge.

En fait le silence doit devenir notre chemin.

Alors quand on ne sait plus où aller, quand on ne sait plus quoi faire, peut-être que la première chose à faire est d’arrêter et de faire silence. Et écouter.

Car le silence est notre maison.

8. COMING HOME
Hinario Luz Azul # 15

We are coming home
Safely coming home
We are coming home
Sweet home again

As we are approaching
Getting closer and closer
We all have to leave
Our luggage behind

As we’re getting nearer
Getting lighter and lighter
We’re finding our way
Back home again

Para sempre home again
Para sempre home again

DE MOI MOI À NOUS NOUS

Personne ne transforme autrui, pas plus que personne ne se transforme seul(e).
Nous sommes transformé(e)s par nos rencontres.

Nous sommes dans une ère du moi. Moi moi moi, me me me, je je je. Moi et le monde.

Petit moi qui prime, qui trône au sommet de nos occupations et préoccupations personnelles.

Pourtant, que moi dans le monde.

Alors que notre monde se transforme de façon inquiétante, notre petit nombril personnel prend toute la place du monde, ce petit nombril à soi qui nous bouche parfois les yeux sur plus grand que soi et nous entrave souvent le coeur.

Le nombril, centre du notre monde, peut constituer soit une antenne vers le monde, ou une fin en soi se refermant dans la peur de l’autre.

Comme si on pouvait vivre en solo. Oh, on peut survivre en solo, mais vivre ? Totalement ? Réellement ? Sincèrement ? Pas certain du tout.

En tous cas, si on périt, on le fera tous et toutes ensemble. Comme le dit l’affiche ci-haut, si personne ne transforme personne d’autre et personne ne peut se transformer seulement par soi-même, c’est par nos rencontres que nous pouvons et que nous pourrons le faire. Dans nos échanges, notre collaboration, notre soutien les un(e)s envers les autres, en particulier envers les plus démuni(e)s et les plus nécessiteux.

Peut-être que cette évolution technologique, qui nous a conduit à une telle intensité dans notre isolement social, malgré l’avènement de tant de réseaux dits sociaux, ou à cause de ceux-ci, nous permettra de réaliser que nous avons plus que jamais auparavant besoin de travailler ensemble, les un(e)s avec les autres.

Un seul et unique monde. Malgré nos 8 milliards de petits mondes. Malgré nos différences, malgré nos désaccords, malgré notre réflexe et instinct de nous refermer sur soi quand ça brasse dans la grande et grosse cabane humaine.

On doit penser en fonction de soi, de ses propres besoins, en premier lieu, bien sûr, tout part de là. Mais pas seulement, ni uniquement. Crucial de garder en tête et au coeur le bien du plus grand nombre. Et grand grand ce monde.

Ailleurs, ils et elles sont de plus en plus nombreux à se noyer en tentant de fuir pour simplement survivre. Ici, ils et elles sont de plus en plus nombreux et nombreuses à se retrouver à la rue faute de pouvoir trouver maison, de plus en plus d’aîné(e)s parmi eux. Ici aussi, ils et elles sont de moins en moins rares à ne pas manger à leur faim, parmi eux de nombreux enfants. À chaque jour. Juste à côté de nous.

Et la liste des sévices pourrait continuer. Comme le besoin de service.

Plusieurs parmi nous préfèrent ne plus regarder les – mauvaises – nouvelles car on ne veut pas être dérangé(e)s dans notre petit confort ici. On ferme nos oeillères et on continue à vivre chacun chacune notre petite vinaigrette. Mais le feu est pogné dans le bol de salade.

Et il me semble inévitable d’ouvrir nos yeux pour en prendre conscience, même si ça nous dérange la douce illusion de bonheur séparé du tout. Et tout aussi essentiel d’ouvrir nos coeurs pour sentir et ressentir toute cette douleur humaine qui peut soit nous écraser, soit nous motiver à se relever les manches pour contribuer à arranger le monde, ensemble. Car notre monde.

Et pour se faire , on ne peut que commencer en soi, puis autour de soi, et agrandir ce cercle de partage, de service. Car la vie, comme l’amour, est une spirale, qui ne veut et ne peut que grandir, s’accroître, prendre de l’expansion et ouvrir, de plus en plus. Comme nos coeurs.

Aho !

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Lorsque nous regardons la réalité du point de vue de nos personnalités – à partir de notre petit soi séparé, nous recherchons constamment ce qui nous distingue les uns des autres. Mais quand nous vivons du point de vue de l’amour sans limites, nous commençons à voir tous les liens et les connexions qui nous unissent.
L’amour engendre l’amour.
– Franck Ostaseski via Karine Bourbonnais

S’ÉLEVER JUSQU’AU COEUR

Si tu veux la lune, n’évites pas la nuit.
Si tu veux une rose, n’évites pas les épines.
Si tu veux l’amour, ne te détournes pas de toi-même.
– Rumi

Je n’ai pas le droit de m’appeler celui qui sait.
J’étais quelqu’un qui cherche, et je le suis encore, mais je ne cherche plus dans les étoiles ni dans les livres; je commence à entendre les enseignements de mon sang battre en moi.
Mon histoire n’est pas agréable, elle n’est pas douce ni harmonieuse comme les histoires inventées ; elle a un goût de folie, d’égarement et de rêve, comme la vie de tous les gens qui ne veulent plus se mentir.
~ Hermann Hesse

Quand on veut apprendre à se connaître dans sa totalité, aller au fond de soi, tout tout tout connaître de soi, on doit jouer le tout pour le tout, vivre totalement, all-in.

On doit oser tout regarder – et tout voir – à-propos de soi-même. Fouiller dans tous nos racoins, nos tous les fonds de tiroirs de notre âme, et de notre psyché. Surtout les plus sombres, les plus loins et profonds, voir toutes ses ombres, et permettre de laisser remonter à la surface tout ce qui vit au plus profond de soi. Pas toujours facile à faire mais incontournable. Et beaucoup plus facile à dire qu’à faire.

Quand on entame l’interminable chemin de la re/découverte de soi, on doit passer à-travers cette personnalité dans et par laquelle on voyage en cette existence. Et on ne sait jamais vraiment dans quoi on s’embarque. Mais une fois entrepris, le voyage ne peut s’arrêter.

Nous qui sommes si avides et friand(e)s de lumière et de menoum menoum devront inévitablement à un certain point confronter nos ombres, travail de découverte qui n’est jamais tout à fait complet ni complété. Toute ombre devra inévitablement faire face à la lumière pour s’y révéler, puis s’y fondre.

Cette phrase de Hermann Hesse est particulièrement inspirante: Je commence à entendre les enseignements de mon sang battre en moi.

Pas seulement entendre son propre coeur qui bat, mais jusqu’à son sang qui circule partout dans notre corps.

Si juste et éclairante citation.

Car après un certain temps, on réalise que ce que l’on cherche ne peut se trouver à l’extérieur de soi. Si on contemple les étoiles, ce n’est que pour réaliser que nous n’en sommes que poussière et tout petit(e) en cette immense existence.

Vient un moment où l’on réalise que pour se connaître réellement, on doit fermer ses yeux, ouvrir son coeur et plonger en soi. Plonger en soi, en ouvrant tout grands les yeux, en respirant profondément, sans se boucher le nez, car c’est aussi en sentant que l’on découvre certaines zones d’ombre qui sommeillent au plus profond de nous. En sentant et en ressentant. En écoutant, patiemment. En attendant, sans s’attendre à rien. Une respiration à la fois. Chaque respiration dans la foi.

Osant tout vouloir voir et regarder, sentir et ressentir. Permettant à tout ce qui émerge d’être vu, reconnu et abandonné. Surtout ce sur quoi on voudrait fermer les yeux, détourner le regard.

Car ce n’est qu’en portant attention que l’on peut voir, sentir et connaître, re-connaître.

Bon voyage !

LÈCHE-VITRINE EXISTENTIEL

La plupart d’entre nous sommes à la recherche de quelque chose. Quelque chose de plus, de plus beau, de plus doux, de plus paisible. Quelque chose en dehors de nous.

Quelque chose ou quelqu’un(e). Une chose, une personne, un groupe, un état, un lieu, ou encore des conditions particulières. Plus d’argent, de confort, d’aisance ou de jouissance. Rien en soi de problématique avec la recherche du mieux pour soi et nos proches. Et on devrait inclure le monde entier au bout de notre liste. Pour le bien du plus grand nombre.

Toute notre vie durant, nous parcourons le vaste monde à la recherche de ÇA, de soi, du bonheur, de la paix, de Dieu ou du grand Esprit, name it.

J’aime la parabole qui veut que les humains cherchent la clé de la sagesse et de la plénitude partout dans le vaste monde alors que c’est dans notre propre coeur qu’elle a été déposée. Tout simplement. Juste ici. Là. En notre propre coeur.

Suffirait alors peut-être de tout simplement fermer les yeux et de plonger ? Ou plutôt de s’y laisser descendre. Tout doucement. Une respiration à la fois.

Se laisser descendre en soi, mais aussi faire preuve de patience car avant d’arriver au coeur du coeur, au coeurs de soi, on doit calmer le mental, le fameux petit hamster qui est convaincu de devoir s’essouffler à mort avant d’arriver au trésor, au joyau.

Et de plus, en ce monde de matérialité, on doit gagner sa vie. Et souvent on s’y perd. On s’essouffle à tout simplement tenter de joindre les deux bouts. Même ceux et celles qui en ont en beaucoup en veulent encore et toujours plus.

Et désormais, il est possible de faire du lèche-vitrine existentiel en ligne. Virtuelle quête spirituelle à travers un écran. En seulement 3 versements. Quand au fond, tout ce que l’on doit faire, c’est arrêter et respirer. Et attendre l’innattendu.

Et peut-être qu’au lieu de chercher, on devrait simplement trouver ce qui est déjà ici ?

Pour cela que j’apprécie tant le Zen. Aucune promesse. Qu’un oignon à déshabiller. Une pelure à la fois. À l’infini. Jusqu’au néant.

Le Zen ne vous apporte rien, au contraire il ne fait que retirer toutes les pelures de l’oignon et vous dit: Regarde, voilà ce que tu es, un pur néant.
– Osho

TÊTE À COEUR

Ce sont les pensées et les interprétations du mental qui nous incitent à fermer notre coeur.
– Adyashanti

Enfant, personne ne nous a jamais dit que la cohabitation entre la tête et le coeur serait une marche dans le parc, ni toujours aisée, ni harmonieuse et flowing. L’un de nos grands défis d’être humain d’apprendre à faire co-habiter la tête et le coeur. La grande faille de la dualité humaine. Apprendre à laisser cohabiter le coeur et la tête est une travail d’artiste es présence, la tâche d’une vie. À apprendre à chaque jour car jamais acquise.

Les deux sphères se préoccupent de choses différentes: la tête pense, planifie, calcule, prépare, et regarde en avant. La tête tente de faire du sens de tout ces ceci et ces cela. Une épée qui doit parfois trancher, prendre position, décider. Même si parfois elle tourne et spin dans l’ambivalence.

Tandis que le coeur est une éponge qui pulse, qui gobe, qui bat le rythme de la vie, qui émane l’amour. Ouvert, il goûte, savoure, sent et ressent. Fermé, il se sert, a peur et étouffe. Le coeur est le carrefour giratoire des mondes matériel et spirituel. Par là que tout passe, à chaque battement, chaque pulsation. Notre point d’ancrage en cette existence terrestre. Poupoum poupoum. Quand on ne sait plus où donner de la tête, on trouve refuge en son coeur.

En fait, la tête comme le coeur pensent et pansent: la tête avec un E et le coeur avec un A. L’Amour avec un grand A.

La tête n’en finit plus de penser, rien à faire pour la stopper, c’est son travail, sa fonction, soit de laisser les idées rouler et de les observer, et, si possible, de les organiser pour faire sens, pour construire un sens parmi tout ce qui passe en nous comme en dehors. Pas facile, particulièrement ces temps-ci.

De son côté, le coeur aime, le coeur berce, le coeur dit oui et cherche à rejoindre: la vie, les autres, le tout. Et quand il panse, ce sont les plaies émotives davantage que les concepts que le coeur guérit.

Avec le temps, j’ai de plus en plus l’intuition que le coeur constitue le siège véritable de notre âme, le fil doré qui nous lie et relie au reste de l’existence, au coeur du monde. Là que résiderait notre sagesse ancestrale, la bagage d’expérience que nous transportons de vie en vie si tel est le cas, à partir de là que l’on garderait un fil avec notre lignée, avec la source.

D’ailleurs, selon Annie Marquier, dans le coeur se situerait un deuxième cerveau, contenant un système nerveux indépendant et bien développé, avec plus de 40 000 neurones et un réseau complexe et dense de neurotransmetteurs, de protéines et de cellules d’appui. Et que grâce à ces circuits élaborés, il peut prendre ses propres décisions et passer à l’action indépendamment du cerveau. On dit aussi qu’il peut apprendre, se souvenir et même percevoir grâce à quatre types de connexions qui partent du cœur et vont vers le cerveau de la tête.

Pas fou le coeur.

Quant à savoir qui doit être le pilote et/ou le co-pilote, là n’est pas nécessairement la question. Chaque centre a un rôle précis. Certaines personnes sont davantage rationnelles et intellectuelles, des penseurs/ses, d’autres davantage des gens de coeur et d’émotions, des aimant(e)s. Le défi consiste pour chacun(e) de nous à trouver un équilibre confortable en soi-même, pour pouvoir marcher sur deux pieds.

De la tête au coeur, et du coeur plein la tête.

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Gardez vos pensées positives parce que vos pensées deviennent vos mots.
Gardez vos mots positifs parce que vos mots deviennent votre comportement.
Gardez votre comportement positif car votre comportement devient vos habitudes. Gardez vos habitudes positives car vos habitudes deviennent vos valeurs.
Gardez vos valeurs positives car vos valeurs deviennent votre destin.
– Mahatma Ghandi