Nous prions tous le même Dieu, nous le servons seulement de différentes façons. Les rivières, les lacs, les étangs, les sources et les océans contiennent tous de l’eau. Ainsi, les religions portent différentes noms, et contiennent toutes une part de vérité, exprimée sous des formes et des temps différents. Ça n’a pas d’importance que vous soyez Musulman, Chrétien ou Juif. Quand vous croyez en Dieu, vous devez croire que tous les gens font partie de la même famille. Si vous aimez Dieu, vous ne pouvez aimer que quelques-uns de ses enfants. – Muhammad Ali
Croire ou ne pas croire, telle est l’une des nombreuses questions.
Dieu ou pas Dieu en est une autre.
Pour moi, le mot Dieu ne désigne pas une figure d’autorité masculine, ni une religion spécifique ou une série de croyances, non plus un jugement face à ceux et celles qui ne croient pas la même chose, ni quelque chose qui existe à l’extérieur de soi, mais plutôt une source infinie d’énergie créative, un script non-écrit qui régit l’univers, une génératrice d’amour et d’abondance (que nous l’acceptions ou pas) et une toile unifiée qui intègre toute la ou les consciences.
Mais comme nous fonctionnons avec des mots, avec des agencements limités de lettres pour imager et imaginer le monde, en tant de différents langages de surcroît, il nous faut aller au-delà des mots, au-delà des concepts.
Que l’on utilise les termes Dieu, l’Univers, le Divin, l’Intelligence Suprême, le Grand Esprit, le Grand Mystère, la Vie, l’Existence, qu’on l’écrive en minuscules ou en MAJUSCULES, éventuellement et ultimement, nous référons tous et toutes à la même grande force d’amour liante génératrice de toute vie qui nous relie, qui nous unit. Au-delà de nos différences, de nos distinctions. En fait toutes ces différence et distinctions toutes réunies composent ÇA, nous. Chaque ingrédient est essentiel à la recette divine.
Le concept d’Omnisme pourrait s’avérer un mot utile pour nous rassembler et nous mettre d’accord, soit la croyance qu’aucune religion n’est la vérité mais qu’une part de vérité se trouve en chacune d’elle.
Bien sûr, certains préfèrent penser qu’aucune religion ne devrait exister, comme le fait que le mot Dieu ne devrait pas exister. Mais les deux existent, et ce, depuis des milliers d’années. alors il nous faire avec.
Au début on vénérait la nature et ses éléments et au fil de l’évolutionhumaine, on leur a imposé des noms et ériger des concepts théoriques pour tenter d’expliquer la mystère. Et différents peuples ont trouvé différents noms et diverses façons de voir cette vie qui nous passe dedans et qu’on observe en dehors.
On a coupé la même et unique réalité en différentes explications et systèmes théoriques. On a distingué, puis on a opposé. De manière généralement toujours très masculine. Alors que la source de vie universelle prend forme surtout dans la féminité. Depuis toujours, ce sont les hommes qui font la guerre et qui mènent les mouvements religieux, alors que ce sont les femmes qui prennent soin des enfants, du home et de la vie. Vivement le retour du féminin.
Et depuis qu’on a tranché la vie en concepts, depuis qu’on catégorisé, on – les hommes surtout – s’obstinent, argumentent, se pilent dessus, se bombardent et se trucident, imposent leurs croyances aux autres, et s’entretuent.
Nous sommes menés par la dualité du bout de notre nez, et celle de nos concepts théo(cra)tiques qui ont bien de la difficulté à s’intégrer, à se respecter et à chercher les ressemblances plutôt que les différences.
L’humanité, dans ses manifestations antérieures comme actuelles, est décourageante. Quand nous en sommes rendus à tuer nos enfants et des civils sans défense ni responsabilité pour imposer ses croyances au détriment des idées des autres groupes, il y a de quoi se questionner, Car nous sommes tous et toutes du même moule, tous et toutes enfants de chair de la même pâte divine. Mais pourtant, on se tire à bout portant.
Si une force supérieure existe, on doit reconnaître que c’est d’elle qu’émane aussi tous les conflits antérieures et actuels de l’humanité car de là que nous sommes issus, sur cette intelligence suprême que nous sommes modelé(e)s. Bien difficile à saisir tout ça par moments.
Mais a-t-on le choix de ne pas espérer ? A-t-on le luxe de perdre espoir ? Peut-on ne pas continuer d’essayer de comprendre et de sentir et de demeurer humain ?
Poser les questions c’est un peu y répondre. Malgré quelques visites dans le désespoir, prions pour que l’humanité s’éveille à notre unicité et souhaitons que l’on réussisse à prendre conscience de ce qui nous dépasse et nous unit.
Aho tous les Dieux et Déesses, et autres appellations incontrôlées !
Le sens de la vie est simplement d’être en vie. C’est simplement cela, tellement simple et évident. Mais pourtant, tout le monde court en panique comme s’il était nécessaire d’atteindre quelque chose au-delà de soi.
Si simple, et pourtant. On aime ça se la compliquer la vie non ?
Genre :
Q: Et qu’est-ce qu’est votre problème ? R: je sais que je suis une conscience impersonnelle mais je m’identifie en tant que personne
Car il y a ce que l’on sait, et ce que l’on pense savoir. Ce que l’on pense être en théorie, et ce que nous sommes ici dans cette réalité, en tant que personne.
On aimerait tellement être déjà ce que l’on pense qui devrait constituer un état de paix permanente et omniprésente, être illuminé(e), et pourtant.
Nous sommes simplement qui nous sommes, une simple personne, avec les mêmes besoins de base: respirer, boire, manger, dormir, avoir chaud au corps et au coeur, se sentir utile et signifiant(e), se réaliser, aider le monde. Grosso modo.
Certain(e)s veulent faire du cash, beaucoup de cash, mais au fond, ils et elles ne veulent probablement que la liberté. D’autres veulent être fameux, mais au fond ils et elles ne veulent probablement que se sentir reconnus, sentir leur juste valeur.
Chacun chacune nos buts et nos désirs. Et même qu’en terme de désirs, Osho disait qu’il n’y a rien de mal à en avoir, suffit d’avoir les bons objets de désir, et que si on pousse à l’extrême le concept de désir, le désir ultime consiste ultimement à sentir toute la vie qui passe en soi.
Alors le sens de la vie ? Naître, grandir, vivre, se réaliser à degrés variables, et mourir. En apprenant à surmonter les obstacles, à faire face à ce que la vie nous offre.
Mais peut-être que la plus grande réalisation de toute notre vie sera apprendre à aimer et à se laisser être aimé(e). À développer le sens de l’amour. et de l’humour aussi.
Oser se permettre d’aimer et d’être aimé(e). Risquer de s’attacher aux gens qui croisent notre route, nos proches, nos ami(e)s, nos amour(e)s. Et risquer de les perdre aussi quand ils et elles quitteront le navire. Soit avant nous, alors apprendre à vivre avec la peine et la tristesse de leur départ, ou quitter avant et apprendre à les laisser aller. Ou peut-être à les apporter avec nous, dans le coeur. Parait que c’est la seule chose qu’on peut ramener avec nous à notre mort, l’amour.
Pas compliquée mais pas si simple la vie non plus. Quelque part entre les deux. Un long détour qui passe par le coeur.
Alors peut-être que le plus grand défi est justement d’apprendre à se la simplifier la vie. À garder les valeurs de base au cour de notre quotidien. Un pas à la foi, continuant à vivre dans la foi, même quand on la perd. Car la foi, c’est comme le Nord, ça se perd, mais ça se retrouve. À la boussole du coeur.
Depuis des années, j’écris. First thing in the morning, la plupart des mornings, je choisis une image et je fais bla bla. Je livre mes quelques humbles réflexions sur des sujets divers, surtout des choses de l’intérieur. Parfois, je trouve que j’écris trop.
Surtout ces temps-ci, avec l’état du monde, je trouve mes mots et mes réflexions plutôt inutiles. Dans le chemin de mon coeur. Je ne sais plus quoi dire.
Quand des enfants sont pris pour cibles et meurent au quotidien, que peut-on dire ?
Quand des milliers de personnes sont tuées et violées bestialement par des fanatiques religieux, que dire ?
Quand une population de quelques millions de personnes est prisonnière, qu’on leur coupe l’énergie, l’eau et la nourriture et qu’on les bombarde, que pourrais-je écrire qui fasse sens ?
Nous, ici, dans le confort de nos foyers, nous, qui nous prononçons au sujet d’une situation que nous connaissons si peu et si mal.
Alors ces jours-ci je préfère me taire et me renseigner plutôt que de juger et de penser comprendre.
Depuis toujours, je considère que le conflit qui vient d’être réactivé au Moyen-Orient le mois dernier constitue le noeud du problème des relations internationales. Mais je ne sais pas vraiment rien de ce conflit.
À première vue, il semble opposer des religions mais il y a de nombreuses couches d’intérêts en jeu, soit des enjeux économiques, diplomatiques, militaires, stratégiques et énergétiques. Entre autres. Il y a des traditions ancestrales qui s’opposent depuis des milliers d’années. Il y une terre qui est revendiquée depuis toujours par divers groupes qui la considèrent leur.
Alors pour tenter d’y voir un peu plus clair, je m’informe à différentes sources, et surtout pas uniquement dans ce que rapportent les médias, qui sont tous instrumentalisés d’un côté ou de l’autre. Car oui, encore une fois, à première vue, une situation est tranchée en deux camps et chacun tente de nous attirer de son côté. Dualité quand tu nous tiens.
Mais la réalité est tellement plus complexe qu’elle n’y parait. Et chaque côté la présente à son avantage stratégique. Car la guerre se joue aussi beaucoup dans les médias. Pour nous du moins de notre confort ici, c’est notre seule lanterne sur une situation.
Le plus marquant sont les corps d’enfants qu’on voit, les hôpitaux bombardés, les cadavres de civils repêchés des décombres. Et cette réalité ne peut que nous bouleverser. Car c’est de notre humanité à tous dont il est question, ce sont nos enfants qui meurent et que l’on tue, nos frères et nos soeurs.
Et souvent, pour ne pas être trop touché(e)s, on a le réflexe de se réfugier dans le sarcasme et le cynisme. Et de se cacher derrière les mots et les théories.
Mais dans ce cas-ci, on ne peut que rester humain(e)s. On ne peut qu’espérer que le bon sens prédominera bientôt. Et que nous arrêterons de nous entretuer.
Et pour cela, les mots ne servent pas à grand chose. C’est le coeur qui doit veiller sur notre humanité.
J’aimerais que vous soyez reconnaissant(e) de passer à-travers ces moments tristes avec toutes ces autres personnes. Car je vous le dis, s’il y a une chose pire que d’être triste, c’est être triste et seul(e). Il n’y a personne dans cette pièce – dans cette vie – qui ne soit seul(e).– Ted Lasso
Full novembre dehors comme dedans pour plusieurs ces temps-ci. Full novembre dans et sur le monde.
Le gris, la guerre, l’environnement, la dualité grandissante sur les réseaux asociaux, l’inflation et la crise du logement, sans compter tant d’autres dures et confrontantes réalités si concrètes et terre à terre. Pas OK, mais pas encore tout à fait KO, notre civilisation titube, notre humanité chancèle, notre perception de la réalité s’assombrit en ce triste novembre.
Pas facile de ne pas se sentir seul(e) quand notre moral souffre du syndrome de la gravité, que nous sommes plus près de la terre que des nuages. On passe tous et toutes par là à certains moments; c’est notre réalité d’êtres incarnés, l’inévitable loi de la gravité humaine.
Quand on souffre, le monde entier rapetisse à l’échelle de notre misère personnelle, et notre nombril, douloureux et criant, prend toute la place. Le monde a beau souffrir autour de nous, et il y a toujours pire que soi même si la comparaison est inutile, quand on a mal, la douleur prend beaucoup de place, obstrue notre vision et occupe toute l’avant-scène. Notre misère personnelle devient la misère du monde, en même temps qu’on ait tendance à verdir notre regard sur l’herbe des voisins/voisines.
Pour avoir connu des moments de souffrance à différents moments de ma vie, je sais que lorsque notre moral est lourd et gris, il est à peu près impossible de forcer une porte de sortie. L’épreuve requiert acceptation, patience, intégration. Pas de la résignation, mais pas loin. On doit parfois abdiquer devant les limites de notre humanité incarnée. Tout en gardant la foi et l’espoir, ce qui n’est pas toujours facile et parfois, même presqu’impossible à maintenir.
Car quand on s’enfonce en soi, quand on est amené à visiter nos méandres et marais personnels, avec parfois l’impression de presque se noyer dans la tristesse et le désespoir, on ne peut à peu près rien faire pour contrer la tendance du mouvement de la spirale vers le bas. Certains disent qu’on doit atteindre le fond du baril. Mais on dirait que certains barils ont plusieurs fonds.
Peut-être comme jamais auparavant, pour plusieurs d’entre nous du moins, jamais le monde entier n’a connu autant de désespoir généralisé. Ceci se reflète dans nos regards sur le monde et pèse sur nos réalités personnelles jusque dans les moindres racoins de nos âmes.
Quand on ne se sent vraiment pas en forme, les mots d’encouragements en provenance de nos proches peuvent même être perçus comme agressants. Car si on le pouvait, on irait mieux. On n’a pas besoin de se le faire dire. Mais ça veut pas, ça peut pas.
Mais malgré la douleur invisible que certain(e)s portent en leur corps et âme, ce qui la rend difficile à percevoir pour les autres, on doit continuer à vivre, pas comme si de rien n’était mais presque, sans trop la laisser paraître. Pas ça que l’on préfère partager. On doit porter son petit baluchon de misère tout en continuant à vivre, en attendant que ça passe.
Et c’est toujours plus long que prévu, toujours plus long qu’on le voudrait du moins. Souvent, quand ça s’allège le moindrement, on n’ose pas trop espérer, de peur que ça revienne. À force d’avoir mal, on finit par avoir le bonheur fragileet hésitant. Et les attentes prudentes.
Ces temps-ci, dans certains endroits du monde, des milliers de personnes vivent des épreuves inimaginables, des traumatismes écorchant l’âme humaine. Certaines en provenance de l’extérieur, et qui fraient leur chemin à l’intérieur pour y laisser des traces indélébiles, d’autres qui sont déclenchées sans qu’on sache trop pourquoi, ni comment, sans raison apparente. De soi du moins. Mais la souffrance n’est pas belle mais bien réelle.
À ces gens qui traversent des passages difficiles en ce moment, que vos yeux voeint ces mots ou pas, sachez que nous sommes tous et toutes avec vous, tous et toutes ensemble, car personne n’est à l’abri de l’épreuve. Nous sommes tout et toutes vulnérables devant la souffrance, qu’on l’ait réalisé ou pas encore. C’est ce que le fait de vieillir nous apprend. La mort et la souffrance font partie du lot de note humanité.
En espérant que le fait de se rappeler que nous ne sommes pas seul(e)s puisse contribuer à alléger un peu le poids du passage actuel dans votre vie.
Je te vois, te sens et je suis avec toi. Nous vous voyons, vous sentons et nous sommes avec vous.
Quand des drames tels que ceux qui sévissent en ce moment prennent place un peu partout sur notre boule perdue, que peut-on faire ? Prier, bien sûr. Se relier, par le coeur.
Mais est-ce que la prière peut venir à bout de la folie humaine, de l’inégalité et de l’injustice ? La question se pose mais malheureusement, la réponse semble trop évidente.
Car nous sommes nombreux à prier, et malgré tout, nous voyons le résultat se dérouler via les lentilles des médias que nos yeux perçoivent.
De toute façon, les hommes d’églises sont nombreux à prier pour leurs armées respectives qui vont se battre les unes contres les autres au nom du Bien contre le Mal. Et on dirait qu’au moins la moitié prie pour le mauvais Dieu. Et malheureusement, ce sont toujours les innocent(e)s qui paient le prix des paris perdus.
Quand il y a eu (une autre) tuerie de masse au Maine le mois dernier, le nouveau président de la chambre des représentants aux USA a offert ses prières et ses pensées aux familles endeuillées. Sans nullement remettre en question l’accès aux armes car évidemment que ce ne sont pas les armes qui tuent, ce sont les gens. Prières de pacotilles suscitant cynisme et sarcasme. Ce sont nos actes qui comptent, pas nos mots vides.
Genre :
Je questionne l’efficacité réelle de la prière ces temps-ci, encore plus que jamais. Car la prière ne semble clairement pas fonctionner considérant l’état du monde, de notre monde. Est-ce qu’on ne prie pas correctement ? N’y a-t-il personne pour entendre nos demandes ? Ou doit-on revoir notre conception de la prière ? Car clairement, somethings’s not working.
Je crois que l’on prie davantage pour se donner bonne conscience que pour concrètement aider le monde. Car de toute façon, comment aider ce monde ? Comment contrer les bombes et la barbarie ? En manifestant ? Malheureusement, ces manifestions pro et anti ne font que reprendre trop souvent encore une fois la même dualité du Eux contre Nous, et du Bien contre le Mal.
Ou encore, pour le dire crûment, prier peut nous donner l’impression d’aider quand au fond on ne veut pas aider, car on ne sait tout simplement pas quoi faire pour aider dans la plupart des cas. En effet, quoi faire pour aider ?
Personnellement, je préfère le simple silence à la prière à mots. Cultiver une paix simple en son coeur, en lien avec la vie dans toute son entièreté, l’ombre comme la lumière. En acceptant et en ressentant toute la douleur du monde. Tout en gardant la foi et l’espoir vivants. Et en faisant du mieux que l’on peut à notre échelle humaine.
Car par la prière, on ne sait plus à quels Saints se vouer de toute façon. Chacun prie son propre Dieu et le pauvre est tout mêlé, s’il existe. Tant de Dieux différents, tant de langages, tant de demandes trop souvent contradictoires les unes aux autres.
Malgré ce scepticisme, on ne peut que continuer de cultiver la paix dans son coeur, et de poser des petits gestes de bonté autour de soi. Comme ces moines Bouddhistes.
Et osons sentir et ressentir la tristesse sans cultiver une pensée rosée et déconnectée de la situation actuelle de notre monde, et non plus en l’intellectualisant. Car notre monde a mal en ce moment, des millions de personnes souffrent en de nombreux endroits. Gardons-les en notre coeur, pensons à eux et elles, car on nous offre ce devoir, et ce grand privilège de vivre en paix. Et si notre petit bonheur est bien confortable et douillet ici, prière de ne pas déranger, et tant mieux, but there is a world out there.
Ouvrons nos yeux et nos coeurs. Et restons humbles. Et réalistes.
___ Il y avait une jardin qu’on appelait la Terre ~ Georges Moustaki
C’est une chanson pour les enfants qui naissent et qui vivent. Entre l’acier et le bitume, entre le béton et l’asphalte, Et qui ne sauront peut-être jamais Que la terre était un jardin.
Il y avait un jardin qu’on appelait la terre. Il brillait au soleil comme un fruit défendu. Non, ce n’était pas le paradis ou l’enfer Ni rien de déjà vu ou déjà entendu.
Il y avait un jardin, une maison des arbres, Avec un lit de mousse pour y faire l’amour Et un petit ruisseau roulant sans une vague Venait le rafraichir et poursuivait son cours.
Il y avait un jardin grand comme une vallée. On pouvait s’y nourrir toutes les saisons. Sur la terre brulante ou sur l’herbe gelée Et découvrir des fleurs qui n’avaient pas de nom.
Il y avait un jardin qu’on appelait la terre. Il était assez grand pour des milliers d’enfants. Il était habit jadis par nos grands-pères Qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.
Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître ? Où nous aurions pu vivre insouciants et nus ? Où est-elle cette maison toutes portes ouvertes ? Que je cherche encore mais que je ne trouve plus.
J’écris parce que notre monde est inquiétant, et menaçant pour tant de gens…
J’écris parce qu’il tombe des bombes…
J’écris pour les enfants…
J’écris pour me relier… me délier, la langue et les doigts…
J’écris pour prier…
pour me dire…
pour me relire…
pour me décrire…
J’écris pour défier l’injustice…
J’écris plutôt que crier…
J’écris…
La plupart des matins, aux aurores, la première chose que je fais, j’écris. Souvent avec au coeur et en tête nos frères et soeurs dans le besoin, ceux et celles pris au milieu des crises humanitaires, ceux et celles pris/onniers au milieu des bombes qui tombent autour et sur eux et elles.
J’écris ma colère devant l’injustice, devant notre inhumanité comme notre humanité.
J’écris pour me vider la tête, pour aller puiser dans mon coeur, pour découvrir ce qui vit en moi et ce qui veut sortir de moi – extase littéraire – aujourd’hui. Comme les yogis utilisent leur corps, moi j’utilise mes doigts et mes mots pour demeurer flexible en esprit. En fait, pas mes mots, car comme pour la terre, rien ne nous appartient. Des mots. Nos mots. Car nous ne sommes propriétaires de rien, rien du tout ne nous appartient, nous ne sommes que des locataires, des preneurs de soin. Alors prenons soin.
J’écris, me relis et je lance ma bouteille à la mer des ondes. Enter. Boum dans le wifi.
Parfois ma petite boule flotte seule, esseulée, ignorée. Parfois, elle rejoint certain(e)s d’entre vous, et en touche d’autres. J’écris surtout pour moi, mais j’écris aussi un peu pour toi, et beaucoup pour vous qui ne me lirez jamais. Vive la beauté des gestes invisibles et inconnus.
J’écris sans but, sans but autre que de délivrer le silence de mon coeur, pour me relier à vous, à tout, à tous, à toutes. Relier dans comme religion, religare en latin. Viser la reliance. Pour toucher le silence en vous aussi chacun(e) chez-vous, en vous. Ce même petit et grand moi qui est en nous tous et toutes. Ce Je commun, ce nous.
J’ai le projet d’écrire mon histoire de vie juste ici, toujours en veilleuse. Cet hiver peut-être quand la neige recouvrira la vie par ici. Pas parce que mon histoire est si originale, mais surtout pour présenter les quelques êtres extraordinaires qui ont croisé la route de ma vie extra ordinaire. Et pour que mes grandes filles désormais sachent qui est leur père, dans le mou de mon coeur, qui est ce ptit gars ben ordinaire au coeur de moi. Car de là qu’elles orginent, d’ici qu’elles puisent racine. Écrire son héritage, petit bundle de vie.
Même s’ils ne peuvent transmettre exactement ni avec une parfaite précision l’essence de qui nous sommes, de ce que nous sommes sommes, les mots sont encore ce que nous avons de plus personnels pour se dire. L’agencement de ces mots en fait, pas ceux de la langue de bois, ceux que l’on doit sculpter avec patience et soin pour tenter d’exprimer le silence universel qui vit en chacun(e) de nous.
Car nous sommes le chef de l’oeuvre que l’on a nous a invité de créer à la naissance et qui vit dans chaque silence au coeur de soi.
___ Paroles d’un homme extra ordinaire (pas que je me considère guérisseur, je me suis guéri de cela jadis)
Je ne suis pas un «wino», mais je ne suis pas un saintnon plus. Un guérisseur ne devrait pas être un saint. Il doit expérimenter et ressentir tous les hauts et les bas, le désespoir et la joie, la magie et la réalité, le courage et la peur. Il devrait être capable de sombrer aussi bas qu’un insecte ou de s’élever aussi haut qu’un aigle. À moins qu’il puisse expérimenter les deux, il n’est pas bon en tant que guérisseur. Vous ne pouvez pas être si coincé, si inhumain au point de vouloir être pur, votre âme enveloppée dans un sac en plastique, tout le temps. Vous devez être Dieu et le diable, les deux. Être un bon guérisseur, c’est être au milieu de la tourmente, sans s’en protéger. Cela signifie vivre la vie dans toutes ses phases. Cela signifie ne pas avoir peur de découper et de faire le fou de temps en temps. C’est sacré aussi.
J’écris parce que notre monde est inquiétant, et menaçant pour tant de gens…
J’écris parce qu’il tombe des bombes…
J’écris pour les enfants…
J’écris pour me relier… me délier, la langue et les doigts…
J’écris pour prier…
pour me dire…
pour me relire…
pour me décrire…
J’écris pour défier l’injustice…
J’écris plutôt que crier…
J’écris…
La plupart des matins, aux aurores, la première chose que je fais, j’écris. Souvent avec au coeur et en tête nos frères et soeurs dans le besoin, ceux et celles pris au milieu des crises humanitaires, ceux et celles pris/onniers au milieu des bombes qui tombent autour et sur eux et elles.
J’écris ma colère devant l’injustice, devant notre inhumanité comme notre humanité.
J’écris pour me vider la tête, pour aller puiser dans mon coeur, pour découvrir ce qui vit en moi et ce qui veut sortir de moi – extase littéraire – aujourd’hui. Comme les yogis utilisent leur corps, moi j’utilise mes doigts et mes mots pour demeurer flexible en esprit. En fait, pas mes mots, car comme pour la terre, rien ne nous appartient. Des mots. Nos mots. Car nous ne sommes propriétaires de rien, rien du tout ne nous appartient, nous ne sommes que des locataires, des preneurs de soin. Alors prenons soin.
J’écris, me relis et je lance ma bouteille à la mer des ondes. Enter. Boum dans le wifi.
Parfois ma petite boule flotte seule, esseulée, ignorée. Parfois, elle rejoint certain(e)s d’entre vous, et en touche d’autres. J’écris surtout pour moi, mais j’écris aussi un peu pour toi, et beaucoup pour vous qui ne me lirez jamais. Vive la beauté des gestes invisibles et inconnus.
J’écris sans but, sans but autre que de délivrer le silence de mon coeur, pour me relier à vous, à tout, à tous, à toutes. Relier dans comme religion, religare en latin. Viser la reliance. Pour toucher le silence en vous aussi chacun(e) chez-vous, en vous. Ce même petit et grand moi qui est en nous tous et toutes. Ce Je commun, ce nous.
J’ai le projet d’écrire mon histoire de vie juste ici, toujours en veilleuse. Cet hiver peut-être quand la neige recouvrira la vie par ici. Pas parce que mon histoire est si originale, mais surtout pour présenter les quelques êtres extraordinaires qui ont croisé la route de ma vie extra ordinaire. Et pour que mes grandes filles désormais sachent qui est leur père, dans le mou de mon coeur, qui est ce ptit gars ben ordinaire au coeur de moi. Car de là qu’elles orginent, d’ici qu’elles puisent racine. Écrire son héritage, petit bundle de vie.
Même s’ils ne peuvent transmettre exactement ni avec une parfaite précision l’essence de qui nous sommes, de ce que nous sommes sommes, les mots sont encore ce que nous avons de plus personnels pour se dire. L’agencement de ces mots en fait, pas ceux de la langue de bois, ceux que l’on doit sculpter avec patience et soin pour tenter d’exprimer le silence universel qui vit en chacun(e) de nous.
Car nous sommes le chef de l’oeuvre que l’on a nous a invité de créer à la naissance et qui vit dans chaque silence au coeur de soi.
___ Paroles d’un homme extra ordinaire (pas que je me considère guérisseur, je me suis guéri de cela jadis)
Je ne suis pas un «wino», mais je ne suis pas un saintnon plus. Un guérisseur ne devrait pas être un saint. Il doit expérimenter et ressentir tous les hauts et les bas, le désespoir et la joie, la magie et la réalité, le courage et la peur. Il devrait être capable de sombrer aussi bas qu’un insecte ou de s’élever aussi haut qu’un aigle. À moins qu’il puisse expérimenter les deux, il n’est pas bon en tant que guérisseur. Vous ne pouvez pas être si coincé, si inhumain au point de vouloir être pur, votre âme enveloppée dans un sac en plastique, tout le temps. Vous devez être Dieu et le diable, les deux. Être un bon guérisseur, c’est être au milieu de la tourmente, sans s’en protéger. Cela signifie vivre la vie dans toutes ses phases. Cela signifie ne pas avoir peur de déconner et de faire le fou de temps en temps. C’est sacré aussi.
Jadis, j’ai demandé à un oiseau : comment fais-tu pour pour voler parmi toute la densité de cette noirceur ? L’oiseau répondit: l’amour m’élève.
Je pense aux familles israéliennes, qui ont perdu des êtres chers dans le cadre d’un événement d’une extrême barbarie le mois dernier, aux autres qui ont des proches pris en otage et qui attendent toujours, sans nouvelles et en dépit des attaques de leur propre gouvernement.
Je pense aux civils à Gaza qui reçoivent des bombes sur la tête au quotidien, n’ayant aucun endroit pour se réfugier, ni rien à boire ni manger. Drame qui dure depuis si longtemps.
Je pense aux gens en Ukraine à l’arrivée de l’hiver, un deuxième hiver de guerre.
Je pense aux Haïtiens, qui vivent dans des conditions intenables depuis si longtemps, et qui depuis des années sont sous l’emprise des groupes criminels.
Je pense aux migrants sur les routes du monde, ou sur des embarcations de fortune, à la recherche d’une terre d’accueil. Ayant tout laisser, tout risquer. Plusieurs avec leurs enfants dans leurs bras.
Je pense à nos frères et soeurs du Myanmar, à ceux et celles de la République démocratique du Congo, à plusieurs pays de la Corne de l’Afrique où sévissent de grandes sécheresses, aux gens du Burkina Faso, du Mali et du Niger aussi aux prises avec des crises humanitaires importantes, aux Afghans, en particulier les femmes et les filles, aux Libanais(ses), aux Syrien(ne)s, aux Yéménites, aux Soudanais(e)s, aux Nigérien(ne)s.
Je pense aux gens qui souffrent dans leur corps, dans leur tête, ou dans leur âme.
Je pense aux familles qui ont de la difficulté à boucler le budget, aux sans-abris de plus en plus nombreux.
Je pense aussi aux milliardaires concentrés sur leurs affaires et alignés sur les profits à tout prix, aux marchands d’armes, aux dictateurs. Bref je pense avec colère à l’injustice et aux abus.
Je pense à tous ceux et celles à qui je ne pense même pas, car si vaste le monde, et si ignorant de tant de choses suis-je.
Mais je pense aussi à toute la beauté qui est créée quotidiennement dans ce monde, aux si nombreuses manifestations de beauté et de bonté. Car malgré la laideur, on ne doit jamais oublier le beau, jamais.
Mais souvent, on préfère ne pas penser à certaines situations. Ce faisant, on oublie les peuples qui les subissent. Et en même temps, on ne veut ni ne peut s’abreuver que de drames et de négativité. Même si on ne doit pas les nier, car tout cela existe, on doit tenter de garder le coeur léger et la tête ouverte.
Alors ne jamais oublier de toujours apprécier l’immense chance dont on jouit ici. Malgré nos défis respectifs. Et conserver en notre coeur notre humanité et notre empathie pour ceux et celles qui souffrent.
Ces temps-ci, je réfléchis à la portée réelle de la prière. Je me sens souvent gêné de tout simplement prier pour tous ces gens qui souffrent. Car si facile. Trop facile.
Ce matin, je relis cette citation de Watts si parlante :
Le système nerveux sensible fait partie du monde extérieur. Et le monde extérieur est un événement dans le système nerveux. L’intérieur de la boîte est à l’extérieur de la boîte, et l’extérieur est à l’intérieur. Je veux dire, vous savez, il semble perpétuellement faire volte-face. -Alan Watts
Tout ce qui se passe dans le monde nous concerne et nous touche. Et vice et versa.
Alors que peut-on faire d’autre que de continuer à porter le monde entier dans notre propre coeur, à tendre vers l’amour, la légèreté et la lumière, et à faire ce que l’on considère comme le bien autour de soi, du mieux que l’on peut, à la limite de nos moyens. Dans le respect de tout, de toutes et de tous. Ni dieux, ni déesses, simplement humains, humaines. Unique, comme tout le monde. Au coeur du même monde.
Dur automne pour la paix. Passage ardu pour et sur la terre.
Ça brasse, ça bombarde, ça tue. Ça tire et ça tiraille. Ça se tire et se mitraille.
La haine et la peur habitent le coeur de tant de gens en tant d’endroits.
Et nous, ici, choyé(e)s et impuissant(e)s, à regarder nos frères et nos soeurs tomber sous les bombes. Nous avons le luxe de prier pour aider. Si prier peut aider. Mais prier à qui au juste ? Car tant de Dieux aux intérêts divergents.
Le monde est divisé. Entre le bien et le mal. Entre la vie et la mort. Entre un côté ou un autre. Entre le noir et el blanc. Pourtant nous sommes tous des zèbres.
Pendant que tant d’innocent(e)s, enfants, femmes et hommes, comme tant d’humanitaires, sont prisonniers et manquent de tout. Et fuient les bombes sans pouvoir fuir nulle part. Nulle part ailleurs qu’en soi.
L’inhumanité côtoie l’humanité, la générosité l’avidité.
Les marchands d’armes sont heureux, leurs profits montent, l’argent coule à flot.
Les fanatiques ont de l’eau à leur moulin et monopolisent autant le débat que le terrain de la guerre.
Pendant ce temps, tout ce que l’on peut faire, c’est souhaiter la paix. La cultiver. La faire en soi tout d’abord. Et autour par la suite. Comme des vagues.
Et espérer, garder l’espoir vivant. Tant qu’il y a de la vie.
Et vivement les miracles.
___ Je ne prie plus pour la paix Par Ann Weems
Au bord de la guerre, un pied déjà dedans, Je ne prie plus pour la paix : Je prie pour des miracles. Je prie pour que les cœurs de pierre se transforment en tendresse, et les mauvaises intentions en miséricorde, et que tous les militaires déjà déployés soient arrachés au danger, et le monde entier sera stupéfait, à genoux. Je prie pour que toutes les paroles de Dieu s’incarnent et qu’on se lève pour nous débarrasser de notre manteau d’infidélité, et marcher à nouveau dans sa puissante vérité. Je prie pour que le monde entier puisse s’assoir ensemble et partager son pain et son vin. Certains disent qu’il n’y a plus d’espoir, mais j’aime me souvenir des saints fous qui ne semblent jamais abandonner face au scandale de notre foi : que nous sommes aimés de Dieu… que nous pouvons vraiment nous aimer.
Je ne prie plus pour la paix : je prie pour des miracles.
Si vous gardez le silence au sujet de cette guerre entre le bien et le mal, votre vie sera plus aisée. Mais pas celle de vos enfants.
english below…
Parfois je pars d’une citation qui me chicote pour starter une chronique. C’est le cas avec celle-ci. Car le bien de l’un n’est souvent que le mal de l’autre, et vice et versa. Si seulement il y avait une telle chose qu’une claire et précise démarcation entre les deux, le monde serait bien plus simple. Mais tout est question de contexte, de jugement, de valeurs. De nuances. Plus de 8 milliards de teintes de gris. Quoique tuer des innocent(e)s, notamment des enfants, me semble ne jamais pouvoir relever du bien. Mal non nécessaire. Et incompréhensible.
D’ici, où nous sommes si biens, nous sommes très mal placés pour nous prononcer sur les divers événements prenant place dans notre vaste monde. Car il nous manque invariablement les éléments contextuels et historiques liées aux diverses situations. Faut avoir les pieds dedans pour mieux sentir.
Par exemple, en lien avec la guerre actuelle au Moyen-Orient entre le gouvernement d’Israël (et pas nécessairement tout son peuple) et la branche armée du Hamas, les deux extrêmes de chaque côté, souvent eux qui prennent le dessus des conflits), que sait-on vraiment au sujet de cette guerre qui remonte si loin dans le temps ?
Cette vidéo est éclairante en ce sens :
Le principal problème ici me semble résider dans le désir d’appropriation du territoire par les humains. Penser que la terre, ou une partie de celle-ci, nous appartient est en soi la source de toute guerre il me semble. Yuval Harari identifie d’ailleurs, dans Sapiens le début des problèmes actuels de l’humanité à ce désir d’appropriation. Dès que nous avons fait de cette terre notre propriété, nous sommes devenus ses esclaves. Nous nous sommes enchaînés.
Peu importe où se déroule la guerre, il y a aussi cachés derrière les marchands d’armes qui visent à faire des profits et à les engranger, pour eux seulement. En vendant aux deux factions. Comme on dit en anglais, quand on veut connaître la source d’un conflit, follow the money. Ici c’est la dualité, qui s’exprime par l’avidité, par l’exploitation, et qui relève de notre séparation d’avec autrui, avec le reste de nos frères et soeurs sur terre, qui nous rend insensible à leur bien-être, notamment celui de tous les enfants du monde. Mais aussi celui de nos aînés. Peu importe la nationalité. Si on pouvait se considérer comme une seule nation. Mais pas le cas. Pas encore.
Dans tous les conflits, j’imagine que chacune des parties justifie ses actions par des arguments qui font sens, et qui sont relayés par des médias jamais neutres. Chacun justifie l’attaque comme un moyen de défense. Mais où se situe la ligne ?
Sincèrement, comme le veut l’image ci-haut, qu’est-ce que cela ajoutera que l’on dise quoi que ce soit au sujet de ce conflit dont on n’en saisit qu’une si infime partie ? Stimuler des jeux ce – gros – mots sur le web ? Nourrir la guerre virtuelle ? En quoi cela aidera-t-il à ce que des enfants ne soient plus tués ?
Chanceux de vivre ici en paix et en sécurité – pour le moment, ne tenons jamais rien pour acquis. Si on veut tenter de commencer à comprendre la profondeur du conflit au Moyen-Orient, arrêtons de préjuger sans savoir, et informons-nous au moins minimalement pour comprendre d’où origine ce conflit. Sinon on parle avec nos pieds dans la bouche, les babines pleines de bottines.
La majorité des deux peuples préfère clairement vivre en paix – en fait au moins deux peuples mais même ça, c’est plus complexe qu’il ne semble, et au fond, un seul et même peuple partout sur terre. Mais pas encore.
Peut-être qu’au fond que la seule chose à faire est justement de garder le silence ? Pour ne pas ajouter encore plus de distortion au bruit ambiant.
___ À qui a goûté le silence, les discussions banales, les débats et autres colloques deviennent insupportables, vite étouffants.
Le silencieux, le solitaire ont besoin d’air, d’espace, parce que dans le silence, dans la solitude, ils ont fait l’expérience de l’immense.
Dès lors, tout le reste semble étriqué et vain.
La « communication » obligatoire, l’injonction de « s’exprimer » à tout propos apparaissent grotesques: c’est toujours le moi prétentieux qui bavarde et s’expose, qui obstrue le vaste pays intérieur.
– Jacqueline Kelen via Sol Ange
___ Il faut faire attention : l’enfer et le paradis sont séparés par une ligne très fine. J’ai rencontré plusieurs démons dans ma vie et ils empestaient l’encens.
– Gandhi, via Sol Ange
____ english
Sometimes I start with a quote that bothers me to initiate a column. This is the case with this one. Because the good of one is often only the evil of the other, and vice versa. If only there were such a thing as a clear and precise demarcation line between the two, the world would be a much simpler place. But it’s all and always a question of context, judgment, values. Of nuances. At least 8 billions of them. Although killing innocent people, especially children, never seems to me to be good. Unnecessary evil.
From here, where we are so very comfortable, we are very poorly good enough to comment on the various events taking place in our vast world. Because we invariably lack the contextual and historical elements linked to various situations. We need to be there to feel it. Other we are only watching from afar.
For example, in connection with the current war in the Middle East between the government of Israel (and not necessarily all of its people) and the armed wing of Hamas (and not necessarily all of the people of Palestine), the two extremes on each side, often taking the upper hand in conflicts) , what do we know about this war that goes back so far in time ?
The video above is enlightening in this sense
The main problem here is the desire of appropriation of the territory by humans. Thinking that the earth, or part of it, belongs to us is in itself the source of all war it seems to me. Yuval Harari identifies in Sapiens the beginning of humanity’s problems with this desire for appropriation. As soon as we made this land our property, we became slaves. We tied ourselves.
No matter where the war takes place, there are also arms dealers behind it who aim to make profits and reap them, for themselves only, for their own greater good. By selling to both factions. And by promoting hate. as they say, Follow the money. Here it is duality, which is expressed by greed, and which arises from our separation from others, from the rest of our brothers and sisters on earth, which makes us insensitive to their well-being, in particular that of of all the children in the world. But also that of our elders. No matter the nationality. Only one nationality in fact. But now yet in reality.
In all conflicts, I imagine that each party justifies its actions with arguments that make sense. And diffuse it around in the biased media. Everyone justifies the attack as a means of defense. But where is the line ?
Honestly, what will it add if we say anything about this conflict of which we only understand such a tiny part ? Stimulate hate fights on the web ? How will this help prevent more children from being killed ?
Lucky to live here in peace and security – for now, let’s never take anything for granted. If we want to try to begin to understand the depth of the conflict in the Middle East, let’s stop prejudging without knowing and let’s educate ourselves minimally to understand where this conflict comes from. Complex task.
The majority of both peoples want to live in peace – at least two people but even that is more complex than it seems, and basically one and the same people everywhere on earth. Only one human tribe fundamentally.
Contrary to what this meme suggests, perhaps deep down the best thing to do is to remain silent ? To avoid adding even more distortion to the ambient noise.
___ To those who have tasted silence, banal discussions, debates and other conferences become unbearable, quickly suffocating.
The silent, the solitary needs air, space, because in silence, in solitude, they have experienced the immense.
From then on, everything else seems narrow and vain.
The obligatory « communication », the injunction to « express oneself » on everything appears grotesque: it is always the pretentious self which chatters and exposes itself, which obstructs the vast inner country.
– Jacqueline Kelen via Sol Ange
___ You have to be careful: hell and heaven are separated by a very fine line. I have encountered several demons in my life and they reeked of incense.