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META, BARNAK !

J’ai beau virer ça de tous bords tous côtés, ces temps-ci, je suis plus qu’ambivalent face à Meta, la patente à Zuckerberg. Notamment en lien avec ma propre utilisation de Facebook, suite à leur décision – drôle d’affaires ? – de ne plus permettre le partage de liens des médias parce qu’ils doivent payer pour.

Mauvaise foi, simple avidité, attitude monopolistique arrogante ou simple décision d’affaires ? Google fait sensiblement la même chose.

Pendant ce temps, nous sommes leur viande au moulin à cash, leur data, l’eau qui fait tourner les turbines de ces moulins géants. Même si certain(e)s déclarent l’utiliser en toute liberté, ajoutant candidement que nous avons toujours le choix et un libre arbitre. Peut-être mais drôle de game. À laquelle on ne gagne clairement pas.

Évidemment qu’il y a des avantages et des nannanes alléchants à naviguer sur FB – le seul réseau que j’utilise (même si j’apprécie Messenger et What’sApp mais ça me semble représenter une logique différente ces 2 services de messagerie appartenant aussi à Meta): soit de garder contact avec nos amis(e)s de par le monde, partager de l’info humaniste et pro-sociale, partager de la beauté postée par les ami(e)s, faire savoir au monde ce que l’on fait et ce que l’on pense, partager des chroniques comme celle-ci – que très peu de gens liraient si ne je ne postais pas sur FB. Ce que j’aimerais faire et ferai peut-être éventuellement, au risque d’être lu par seulement quelques paires d’yeux, pers j’espère, ou bleus est-ce mieux ?

Mais il y a d’autre effets secondaires moins bénéfiques: perte importante de précieux temps car FB est conçu spécialement pour nous accrocher et nous retenir, et ultimement nous vendre des bébelles (ils ne font pas des milliard$ pour rien), favoriser la faiblesse d’un tissu social de proximité, et maintenant à squeezer la bourse des médias. Ils nous tiennent by the emotional et psychological balls avec leurs algorithmes sophistiqués.

Et tout à coup, dès qu’ils doivent débourser quelques sommes que ce soit, les GAFA tiquent et rouspètent au frett. Par arrogance, par force du nombre, par pure avidité. Ils évitent de payer leur juste part, en nous tenant pour acquis. Et nous on continue à les encourager, et à rager un peu. Mais on continue quand même car nous sommes des bêtes sociales, et leurs services est devenu quasi essentiel, surtout quand on habite à l’écart, ou en forêt.

Et nous, pendant que les GAFA rouspètent, on continue de poster et de liker, on continue à nourrir leur moulin à ca$h. En toute liberté bien sûr. Ce qui provoque en nous, en moi – ou devrait provoquer – un certain malaise, ou minimalement un certain questionnement.

Car jusqu’où est-on prêt(e)s à aller pour soutenir ce géant ? Jusqu’où sommes-nous prêts à nous laisser utiliser par une géante entreprise qui applique sa propre censure ? Et où toutes les sources sont permises, sauf celles qui coûtent et qui souvent font les enquêtes de qualité. Je sais, certains diront : les mainstreams tous des vendus. Mais souvent les normes d’enquête les plus strictes et valides.

J’avoue que je ne sais trop quoi penser de ce grand média cirque , moi qui écrit habituellement davantage sur les états de nos âmes, la mienne notamment, que sur les grand enjeux sociaux et pas comiques.

Je vais donc continuer d’utiliser FB pour poster du social, du beau, du liant, et je vais continuer à m’informer sur cet enjeu. Car pour un fois que le gouvernement prend et tient sa position face à un entreprise ou deux, me semble qu’on devrait au moins s’y intéresser et se poser des questions.

Je ne prétends pas tout savoir du débat mais il me semble que les lois du libre marché n’ont pas nos intérêts à coeur. Me semble que ce sont toujours les plus gros et les plus puissants qui tirent la poche du père Noël de leur bord. Et que nous, les petits, on participe à leur grande séduction comme des brebis.

Peut=être qu’on devrait s’impliquer davantage et s’informer ? Sur FB et ailleurs.

Car en se pensant libres, on joue leur jeu. Et même Liberté, la marque de yogourt, n’existe plus.

PAR DON

C’est par les fréquences de notre coeur que nous sommes en lien avec notre âme, ainsi qu’avec l’âme du Divin dont nous faisons tous partie. Le meilleur antidote pour toutes les maladies de l’âme, face à la déconnection d’avec la fréquence divine e t le rythme de notre vie terrestre, est le pardon.
– Adama

Le pardon est un gros mot. Un mot de 6 lettres. Au moins.

Mais souvent, le pardon, on veut le donner plutôt que le demander. On pense pouvoir pardonner autrui. Mais toujours par et en soi que ça commence le pardon. Et que ça finit même.

Le pardon ne peut que commencer par une demande, pas par un don que l’on accorde à autrui.

Le pardon se demande toujours avant de pouvoir se faire donner.

Demandons pardon car nous avons sûrement blesser autrui sans le savoir. Demandons pardon juste au cas. Au moins à la terre car la pillons, mous lui pilons dessus.

Demandons pardon tout d’abord à soi-même pour les toutes les situations dans lesquelles nous nous sommes mises et par lesquelles nous avons manquer de respect envers soi, comme envers les autres.

Et quand nous demandons pardon, nous l’obtenons immédiatement.

Et nous n’avons alors plus besoin de pardonner à quiconque.

Car c’est toujours à soi qu’on doit pardonner.

Car comme le dit la formule: pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé.

Amen le pardon !

SOIE

Le Soi s’avère être une entité complexe composée de multiples désirs contradictoires. Nous sommes dans une guerre constante avec nous-même, et ce conflit interne se reflète sur nos activités externes. Comprendre le Soi, le conscient comme l’inconscient, constitue une tâche énorme, et l’on ne peut comprendre qu’au jour le jour, d’un instant à l’autre.
J. Krishnamurti

On cherche souvent le sens de la vie vous et moi.

On cherche les grandes leçons, on se donne des buts, on avance vers quelque part. On veut comprendre, se comprendre. Faire sens de ce qui vit en nous comme en dehors.

Mais au fond, le seul but de la vie ne serait-il pas d’apprendre à dénouer les noeuds qui nous tissent ? Mettre en lumière nos zones d’ombre et de doutes ? Apprendre à connaître ce cher Soi quoi ?

Cet amalgame de multiples facettes d’ombres et de lumière qui font de chacun(e) de nous un être complexe, multi, en proie à de nombreuses pulsions et habité de multiples doutes et d’incessantes questions et questionnements.

Peut-être. Ou pas.

Hier, je me posais publiquement la question à savoir si je restais sur FB et Google à la lumière de leurs récentes réactions de refus face à la récente loi canadienne pour soutenir les médias. Et j’y voyais là deux mouvements contradictoires en moi.

D’un côté, j’apprécie prendre des nouvelles de mes ami(e)s de par le monde, découvrir diverses choses intéressantes, être stimulé par la créativité du monde, être en contact avec mon monde, etc. Et de l’autre une forte pulsion à ne pas encourager des conglomérats milliardaires qui nous utilisent nous et nos données pour engranger des profits, sans respect à leur responsabilité sociale.

Deux facettes différentes de mon Soi, mon Moi, qui vivent à l’intérieur de ce corps et esprit, qui cohabitent et co-existent, et qui répondent à différentes désirs et pulsions: soit de connecter avec mes frères et soeurs, et l’autre, de demeurer intègre avec mes valeurs de partage et de responsabilité sociale. Qu’un petit enjeu, rien de bien grave.

Mais bel exemple de ces désirs contradictoires tels qu’évoqué par la citation de Krishnamurti. Ces désirs qui tissent ce Moi. Qui me tirent en de diverses directions, qui m’étirent, et me font me voir sous divers angles.

Et comme le dit si bien Krishnamurti, comprendre le Soi est une tâche énorme, qu’on ne peut comprendre qu’au jour le jour, d’un instant à l’autre.

En toute ouverture, avec une grande curiosité, sans présupposés pré-établis.

Avec les yeux et le coeur d’un enfant, avec la sagesse et la présence qui habitent toutes formes de vie.

Stoppons cette guerre interne, faisons la paix.

Et soyons doux avec Soi, soyons soie.

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Nombreux sont ceux et celles qui affirment que la réalité est telle qu’elle est, mais mon expérience est que le contraire est exactement vrai, la réalité nous appartient.
– Asara Lovejoy

IELLE EST DOUX DOUCE LA JOIE DU BONHEUR

La joie ne vient pas simplement à nous. Nous devons choisir la joie.
Et la choisir à chaque jour.
– Henri J. M. Nouwen

Joie et/ou bonheur. Question de nuance.

Joie: Émotion agréable et profonde, sentiment exaltant ressenti par toute la conscience. Certains la disent liée à une cause particulière. D’autres non.

Bonheur: État de pleine satisfaction, ce qui rend heureux/se.

Peu importe le terme qu’on préfère, je tends à croire, comme Mr Nouwen, que le bonheur et/ou la joie est une question de choix. Chaque matin.

On dit que certains ont le bonheur facile. En effet, certaines personnes semblent prendre la vie plus légèrement que d’autres, qui sont plus profondes, ténébreuses, tourmentées. Peut-être le résultat de vies passées, peut-être simplement une question de chimie interne, ou de circonstances particulières.

Car évidemment aussi que tout le monde ne ressent pas bonheur ni joie mur à mur, de la naissance à la tombe. Le ciel est toujours ponctué de nuages. Et de quelques orages.

Je pense notamment ces temps-ci aux milliers de personnes à Lahaina à Maui qui ont tout perdu en l’espace de quelques heures. Et je me dis que la même chose peut arriver à tous et toutes à tout moment. À voir alors la qualité de notre joie et de bonheur si cela s’avérait.

Nous sommes des privilégié(e)s vous et moi. Plus ou moins du moins en général. Vivant dans un endroit sécuritaire, protégé, pacifique. Et malgré cela, nous ne sommes pas toujours 100 % happy ni joyful tout le temps. Imaginez ceux et celles qui vivent dans des conditions de loin pires que les nôtres.

Pensons aux gens qui ont des déréglements hormonaux ou biochimiques. Souffrances invisibles.

Aux gens qui perdent des êtres chers, notamment les parents qui perdent des enfants, ce qui n’est pas dans l’ordre naturel des choses.

À ceux et celles qui ont connu des enfances difficiles et qui doivent porter le poids de ces débuts.

Et pourtant.

Certain(e)s qui n’ont rien prennent la vie à la légère, faisant sens de leurs circonstances plus qu’atténuant la bonheur.

Et d’autres qui ont bien plus que tout le nécessaire qui en veulent toujours plus, et que ne ressentent jamais satisfaction.

Non décidément, le bonheur et la joie ne sont pas nécessairement innés, ils doivent s’acquérir, se gagner, se travailler. Se décider.

À chaque jour.

Et cela ne peut que se faire maintenant. Et répéter. jusqu’à ce que l’on puisse tout accepter avec un grand oui, même les tempêtes de la vie.

https://www.youtube.com/watch?v=flQiPH_IFcI

ICI LA QUEUE LEU LEU

Ne cours pas après la queue, elle est déjà tienne, et toujours là.

Hommes ou femmes, ou autres, nous sommes souvent comme un chien qui court après sa queue. Toujours en quête de quelque chose de plus, de mieux, quelque chose d’autre, ailleurs, plus loin, plus tard.

Jamais, ou rarement ou totalement content(e)s de ce qui est, comme dans le sens anglais du terme, jamais appréciatif/ves du content – contenu – déjà présent en soi. Qui pourtant, est tant, tellement, plus que parfait.

Toujours à la recherche de plus et de mieux.

La plupart d’entre nous, nous sommes souvent ou toujours en train de tendre vers, en devenir, à planifier, le prochain voyage ou notre éventuelle retraite, à veiller à préparer, à voir plus loin, sans pouvoir apprécier vraiment le court terme, ce que l’on nomme à la mode de chez-nous le moment présent. Ce fameux moment, instant de vie, qui n’existe pas vraiment car dès qu’on lui prête attention, il est déjà parti, passé, zoup, fini ! Ce moment qui nous file toujours entre les mains, entre les doigts, entre les lignes de vie et les idées.

Avec la gravité des conditions climatiques de la planète ces jours-ci, il semble de plus en plus futile de planifier trop loin d’avance. Peut-être que nous pouvons utiliser cet état de faits pour jouir davantage des infinis moments présents qui passent, du temps qui file si vite, de ces parenthèses de vie dans lesquelles nous nous trouvons. Pour simplement observer, apprécier, en profiter, ralentir, arrêter complètement même parfois.

Et ainsi, tout simplement, laisser le bon temps rouler de lui-même.

Wouf wouf & Euréka !

APPRENTIS SAGES & DÉSAPPREN/TISSAGES

Si vous ne pouvez désapprendre, je ne peux rien pour vous. Car vous êtes déjà trop plein(e)s.
– Osho

Les analphabètes du XXIe siècle ne seront pas ceux qui ne savent ni lire ni écrire, mais ceux qui ne savent pas apprendre, désapprendre et réapprendre.
– Alvin Töffler

On pense beaucoup, et on pense savoir. Et on pense que ces connaissances accumulées au fil des années sont permanentes, valides pour toujours. Dur dur notre disque. Or on fait reposer notre savoir sur un lit de connaissances qui n’est probablement plus actuel, passé date. On doit revoir nos fondations régulièrement, ce qu’on néglige souvent.

En fait, nous sommes – trop – pleins de nous-mêmes pour être en mesure de laisser passer la vie en nous, et trop certain(e)s de savoir qui nous sommes, ce qui nous empêche la plupart du temps de continuer à apprendre.

On pense savoir qui l’on est. Or nous ne sommes rien de défini, ni de définitif. Nous sommes en transit constant, une simple présence qui fluctue constamment, un flot d’énergie qui change sans cesse, une présence plus ou moins définie qui observe la vie qui passe dans et autour de notre corps, et qui conçoit le monde souvent à partir d’une vision limitée. Observant le monde surtout à partir de notre tête, pleine de croyances et de jugements, et si on est chanceux, on déplace notre regard de plus en plus vers notre coeur.

Et on pense savoir qui nous sommes, ce que nous sommes, et par extension ce qu’est le monde. Or comme l’affirme Adyashanti, il n’y a pas de vous à l’intérieur de ce cœur que vous protégez.

Ceux et celles qui pensent savoir n’ont plus de place pour apprendre. Leur tasse déborde. Sauf que pour pouvoir continuer à apprendre, pour réapprendre, on doit la vider et la revider cette tasse, et tout d’abord désapprendre pour être en mesure d’apprendre.

Oh bien, sûr, ça peut rassurer de penser savoir, de se penser connaissant(e). Mais c’est aussi un beau leurre. On doit plutôt détisser les noeuds de nos connaissances, défaire nos croyances empruntées, les démêler, les retisser. Demeurer des apprentis sages, en chemin, en cultivant un coeur d’étudiant(e).

C’est un peu le travail qu’effectue un maître avec un(e) disciple. Il ne nous remplit pas de nouvelles connaissances. Au contraire, il nous révèle notre ignorance, nous fait réaliser que le contenu de notre tête constitue un obstacle, une entrave à la réelle connaissance, au fait de connaître. Co-naître, naître de nouveau. À chaque instant. Un maître nous aide à vider notre petite tasse, pour nous donner accès à la grande théière.

Osho disait souvent que la connaissance ne peut qu’être empruntée d’autrui, que le réel savoir ne peut être que présent, découvert et redécouvert à chaque instant en soi et par soi. Une inside job le processus de savoir. Une expérience.

La vie est un grand mystère, une expérience vivante, sans cesse créée, et recréée. Un souffle à la foi, chaque pas dans la foi. La tasse vide, pleine d’ouverture.

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Lorsque vous abandonnez votre protection, la vérité entre et enlève l’image de soi. C’est pourquoi l’image de soi est venue avec un mur parce que, sans le mur, le souvenir de votre vraie nature va sauter rapidement et emporter l’image de soi, qu’elle soit bonne ou mauvaise Il n’y a pas d’image de soi qui n’ait pas de mur et pas d’image de soi qui n’implique pas de souffrance.

Non seulement vous avez vos propres murs, mais il y a aussi des murs que vous projetez sur les autres, les images que vous avez d’eux qui vous empêchent de voir leur vraie nature. Avec la volonté de voir qu’une image n’est pas réelle, les murs tombent. Lorsque le mur intellectuel s’ouvre, vous devenez ouvert d’esprit. Lorsque le mur émotionnel s’ouvre, vous devenez ouvert d’esprit.

Lorsque la réalisation de la Vérité supprime le moi limité, il n’y a soudainement plus d’image de soi, mais seulement une présence totale. Présence totale ! Cette ouverture est présente et sans image. Il n’est pas nécessaire de le protéger. Quelqu’un peut crier dessus, et le son traverse l’espace. C’est bon. Quelqu’un peut l’aimer. C’est bien, mais cela n’ajoute rien et n’en soustrait rien.

Maintenant, la chose amusante à propos de la Vérité, ou de l’illumination, ou de l’éveil, c’est que nous la manquons même si elle n’est pas cachée. Ce n’est pas loin d’attendre un moment où nous le méritons. C’est difficile à trouver parce que c’est juste ici. Cette ouverture a toujours existé. S’il avait une voix, il aurait dit quelque chose comme « Pour l’amour de Pete, je me demande combien de temps cette histoire d’image va durer ! » »

La blague de tout cela est que vous regardez à partir de votre vraie nature en ce moment sans le savoir. Si vous cessiez d’être fasciné par le contenu de votre esprit, vous feriez l’expérience de ce que je dis. Sentez votre chemin dans ce que je dis plutôt que d’y penser. Seul un concept de soi regarde et aspire à Dieu. Laissez tomber votre concept de soi et il n’y a que Dieu qui rencontre Dieu.
– Adyashanti

PETITE LUMIÈRE DEVIENT GRANDE

Le monde ne s’assombrit pas, il se détoxifie. L’ombre que vous voyez représente les toxines qui s’accumulaient dans l’inconscient collectif de l’humanité. Vous ne la voyez désormais que parce qu’elle est en est extraite. Votre présence, logée en votre coeur, constitue l’antidote. Continuez de briller.
– Source inconnue du chroniqueur.

english below…

Je ne sais pas de qui sont ces mots mais ils résonnent justes en moi.

Je ne sais pas non plus avec certitude si cela représente la réalité – ou un pan de celle-ci – mais c’est ainsi que je perçois le monde, du moins que j’aime et choisis de le percevoir.

Car je ne crois pas que les choses soient nécessairement pires qu’avant, même si elles semblent réellement catastrophiques. Et je crois aussi que toutes les civilisations ont probablement toutes cru que leur époque était le point de bascule, la fin du monde. Du moins la fin d’un monde tel qu’on l’avait connu auparavant. Ce qui est toujours le cas de toute façon. Le monde meurt au passé et se renouvelle toujours, à chaque instant.

Peut-être que nous approchons la fin d’un grand cycle. Savoir s’il y aura quelque chose par la suite est une autre histoire. La planète a connu de grands bouleversements et à ce que l’on sache, elle, et nous, sommes encore ici. Peut-être que le règne humain et animal actuel ne passera pas le test qui nous est proposé actuellement, comme certains autres l’ont échoué jadis, mais la terre, elle, va probablement nous survivre. Jusqu’à ce quelle disparaisse elle aussi un jour. Ou un soir 😉

Tout ce que l’on peut faire est faire du mieux que l’on peut, avec ce que l’on a au coeur, et dans les mains. Le coeur pour sentir quoi faire, et les mains pour le faire. À toute petite échelle, en commençant autour de soi, et en élargissant le spectre de nos actions. Laisser briller notre petite lumière car comme on sait, petite lumière deviendra grande.

Ainsi, prendre soin de son corps, de son environnement, puis des êtres aimé(e)s autour de soi, comme des moins aimé(e)s (surtout d’eux/elles peut-être d’ailleurs sur qui il faille veiller car facile d’aimer les gens aimables mais peut-être pas eux qui en ont le plus besoin). Et cultiver la beauté et la bonté à petite échelle. En gardant en tête que l’ombre doit sortir et s’exposer à la lumière pour redevenir lumière. Car peut-être bien que l’ombre n’est que lumière qui s’ignore ?

De toute façon, qui vivra verra et sayonara.

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La lumière passe à travers le noir, et quand elle ne passe plus son souvenir suffit, et quand son souvenir pâlit, son nom seul, à l’écrire, la fait revenir, comme si l’écriture était un appel dans le noir et que toujours quelqu’un ou quelque chose réponde.
– Christian Bobin, Les ruines du ciel

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Lorsque nous sommes pris dans la complexité de ce monde, nous devenons piégés par lui. Et quand nous reconnaissons, la réalité unique, le Soi, au centre du panorama, alors seule cette conscience peut être le pouvoir qui nous libère.
– La splendeur de la reconnaissance, Swami Shantananda, via mon ami Rolph

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✬ Vénus rétrograde conjointe Lilith en Lion ✬ (via Marina)

En ce moment, nous nous trouvons sous l’influence céleste de Vénus rétrograde en Lion, rejointe par la Lilith en attente d’être vue. En un mot, cet alignement cosmique nous invite à explorer les profondeurs de nos cœurs et à réfléchir sur les coins refoulés de notre identité.

Vénus, la planète de l’amour, de la beauté et de la connexion, agit comme une force de liaison entre nous et nos passions, ainsi que nos valeurs fondamentales. Pendant sa phase rétrograde, l’énergie de Vénus prend un tour réfléchissant. Cela nous encourage à réévaluer nos relations avec nous-mêmes et les autres, et la façon dont nous exprimons notre vérité. Sommes-nous alignés sur notre authenticité ?

Lilith, également connue sous le nom de Lune Noire, est le côté obscur de nos aspirations les plus profondes où réside un grand pouvoir. Elle représente une absence, une pièce manquante, un aspect perdu de nous qui se précipite violemment lorsqu’il est déclenché. Travailler avec Lilith, c’est équilibrer le zéro et la pleine force, comprendre pourquoi et comment elle s’exprime dans notre histoire, pour finalement l’intégrer dans notre être.

Leo, l’archétype d’une étoile brillante, nous exhorte à affronter toutes les barrières internes qui pourraient entraver notre capacité à exprimer notre vérité et à expérimenter de nouveaux niveaux d’amour et de connexion.

Comment se sent votre cœur ces jours-ci ?

Si vous vous retrouvez à soigner un cœur brisé ou à vous fermer, cet alignement cosmique offre une opportunité de croissance. Cela nous met au défi de garder notre cœur ouvert, même face à une douleur potentielle. En nous autorisant à être vulnérables, nous nous embarquons dans un voyage de découverte de soi et de guérison. Laissez votre cœur rester ouvert, même si cela signifie qu’il sera brisé à plusieurs reprises, et il le sera. Et alors? Nous sommes prêts.

Alors que nous travaillons dans cette dimension d’ouverture et de vulnérabilité, c’est aussi un moment important pour abandonner les relations toxiques qui ne nous honorent pas et ne nous valorisent pas. Le cœur sait toujours, même si nous subissons un lavage de cerveau mental par un conditionnement précoce ou des influences extérieures actuelles. Si vous vous trouvez empêtré dans une dynamique toxique, profitez de cette occasion cosmique pour dire merci pour ces expériences et les leçons qu’elles vous ont apprises. Et puis, avec force et respect de soi, choisissez d’avancer avec bienveillance et amour plus authentique que jamais.
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english

I don’t know whose words these are but they ring a bell in me.

I also don’t know for sure if this represents reality – or some part of it – but it’s how I see the world, at least how I like and choose to see it.

Because I don’t know if things are necessarily worse than before, even if they seem really catastrophic these days. And I also believe that all civilizations probably all believed that their time was the tipping point, the end of the world. At least the end of a world as we had known it before. Which is always the case anyway. The world dies to the past and is always renewed, every moment.

Perhaps we are approaching the end of a great cycle. Whether there will be anything next is another story. The planet has gone through great upheavals and as far as we know, she, and we, are still here. Perhaps the present human and animal kingdom will not pass the test now before us, as some others once failed, but the earth will probably survive us. Until she also disappears one day. Or one evening 😉

All we can do is do the best we can, with what we have in our hearts, and in our hands. The heart to feel what to do, and the hands to do it. On a very small scale, starting around ourselves, and broadening the spectrum of our actions. Let our little light shine because as we know, little light will become big.

Thus, taking care of our body, our immediate environment, then the loved ones around you, as well as the less loved ones (especially them perhaps actually who need to be loved the most because it’s easy to love kind and lovable people, but less the ones who need it the most). And cultivate beauty and goodness on a small scale. Keeping in mind that the shadow must come out and expose itself to the light to become light again.

Because maybe the shadow is only light that is unaware of itself ?

Anyway, who will live will see and sayonara.

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When we are caught up in the complexity of this world, then we become trapped by it.
And when we recognize, the One Reality, the Self, at the Center of the panorama, then This Awareness Alone can be the Power that frees us.
– The Splendor of Recognition, Swami Shantananda, via my friend Rolph

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✬ Venus Retrograde Conjunct Lilith in Leo

At this time, we find ourselves under the celestial influence of Venus retrograde in Leo, joined by the waiting-to-be-seen Lilith. In a nutshell, this cosmic alignment invites us to explore the depths of our hearts and reflect upon the repressed corners of our identity.

Venus, the planet of love, beauty, and connection, acts as a binding force between us and our passions, as well as our core values. During its retrograde phase, the energy of Venus takes a reflective turn. It encourages us to reassess our relationships with ourselves and others, and the way we express our truth. Are we aligned with our authenticity?

Lilith, also known as the Black Moon, is the shadow side of our deepest yearnings where great power lies. She represents an absence, a missing piece, a lost aspect of us that rushes violently when triggered. Working with Lilith means balancing the zero and the full force, understanding why and how it is expressed in our story, to ultimately integrate it into our being.

Leo, the archetype of a shining star, urges us to confront any internal barriers that may hinder our ability to express our truth and experience new levels of love and connection. How does your heart feel these days? If you find yourself nursing a broken heart or closing yourself off, this cosmic alignment offers an opportunity for growth. It challenges us to keep our hearts open, even in the face of potential pain. By allowing ourselves to be vulnerable, we embark on a journey of self-discovery and healing. Let your heart remain open, even if it means it will be broken repeatedly, and it will. So what? We are ready.

As we work in this dimension of openness and vulnerability, it is also an important time to let go of toxic relationships that do not honor and value us. The heart always knows, even if we are mentally brainwashed by early conditioning or current external influences. If you find yourself entangled in toxic dynamics, take this cosmic opportunity to say thank you for those experiences and the lessons they have taught you. And then, with strength and self-respect, choose to move on with kindness and love more authentic than ever before.

SCONES À COEUR

Mon coeur et ton coeur sont de très très vieux amis. – Hafiz

Je reviens d’une fin de semaine de vaisselle et de coeur, de soleil et d’abondance.

Je suis allé aider ma plus vieille qui a ouvert un café dans les Cantons de l’est, à Austin plus précisément.

Comme je suis habituellement de face au monde, ce week-end j’ai apprécié lui tourner le dos, plonger dans l’évier et dans le coeur et laver de la vaisselle. Beaucoup de vaisselle. Mais pas autant que le plaisir que j’ai eu à soutenir ma fille dans son nouveau projet.

Ma plus vieille fait des pâtisseries etc., notamment ses fameux scones,

mais c’est beaucoup plus qu’une odeur de fraîcheur pâtissière que les gens sentent – et ressentent – quand ils entrent dans son café. Je l’ai vu sur leurs visages quand je me retournais, je l’ai senti dans l’air et dans mon coeur tout au long de la fin de semaine.

C’est de l’amour rendu sniffable qu’elle fabrique Léonie, un gros tas d’amour mangeable qui leur entre drette dans le coeur dès qu’ils/elles franchissent la porte.

Depuis quelques années, Léonie fait ses pâtisseries dans ce local, pâtisseries qu’elle livre dans quelques cafés des environs. Mais comme elle a pignon sur rue, et qu’elle caressait depuis des années l’idée d’ouvrir un café, cette année elle a plongé et a décidé de jouer au magasin.

Durant la semaine, elle produit pour ses clients réguliers et cet été, elle a décidé de se lancer et d’ouvrir ses portes les week-ends.

Pour les 2 longs week-end des vacances de la construction, elle a décidé d’ouvrir 3 jours. La fin de semaine dernière, c’est sa mère qui est allée l’aider, et celle-ci, c’était mon tour. Pendant 3 jours, j’ai eu le plaisir de me rendre disponible pour faire tout ce qui devait être fait, dans la mesure de mes capacités évidemment. Maître es vaisselle.

Même si j’ai eu la tête dans mon évier la majeure partie du long week-end, j’ai pu constater l’effet de l’amour de ma fille pour son projet et ses créations sur les gens qui venaient se sustenter. J’utilise l’expression se sustenter volontairement ici car ce n’est pas que leur ventre qu’ils et elles viennent remplir quand ils passent chez Léonie, c’est plus que ça.

L’amour qu’elle porte à tout ce qu’elle confectionne, que ce soit pâtisseries, sandwiches et salades, cafés ou limonade, est contagieux, et déborde largement ses moules à muffins et ses plaques à biscuits. Ça se répand dans l’air, ça flotte dans la place et si ça entre par le nez des gens, ça se loge un peu plus bas, dans le coeur, et de là, partout dans leur corps, jusque dans leur âme.

Je l’ai vu, je l’ai senti. Goûter un peu aussi of course. Et entendu aussi, car quelqu’un est venu me voir quand je nettoyais la terrasse, les yeux et le coeur grand ouverts, la face en point d’interrogation, pour me dire qu’il ressentait tellement d’amour ici, que les gens étaient tellement sympathiques, et me demander sincèrement ce qui se passait dans ce café.

C’est de l’amour monsieur, de l’amour. L’ingrédient principal des créations de ma fille. L’amour pour ce qu’elle fait, fabrique, concocte, cuit, brasse. Ses créations sont des actes d’amour et de passion. De petits chefs-d’oeuvre dégustables, de l’amour mangeable. Qui part de son coeur, jusqu’au nôtre. Ces vieux amis.

Oui je sais, je ne suis pas objectif du tout. Oui je sais aussi, un peu cheezy cette chronique ce matin, mais j’ai été sincèrement impressionné par ce que j’ai vu et senti ce week-end. Et terriblement fier.

Mais pas aussi cheezy que le scone épinards et fromage fêta rapporté de sa shop à magie d’Austin que je m’apprête à aller déguster.

VA & VIENT & QU’ICI QU’ICI

Tu ne t’en vas pas nulle part, tout vient vers toi.
– Abraham Hicks

On aime penser que l’on chemine pendant notre vie. Que l’on avance, qu’on évolue, qu’on poursuit notre route, qu’on s’en va quelque part. Vers notre cercueil, ou notre urne c’est selon, peut-être notre seule certitude en ce bas monde mouvant.

Mais dans les faits, ne va-t-on jamais vraiment ailleurs qu’ici ? Qu’on pense avancer, ou pas, on fait du sur place.

Et si on voyait plutôt la vie comme venant à nous plutôt que nous qui allons en direction de quelque part ailleurs qu’ici ?

Car en fait, nous sommes toujours ici, à ne rien faire, ou à faire quelque chose, à nous activer ou pas, et pendant ce temps, la vie nous envoie exactement ce dont l’on a besoin. Elle nous donne toujours ce que l’on a besoin, puisque c’est ce qui nous arrive, ce qui arrive à nous.

Et la vie n’a pas commencé à notre naissance, elle a toujours été ici. Et le sera après nous. La vie vient, et va. Et nous on est ici, puis on repartira. Hors corps.

Pis, qu’est-ce qui t’arrive de bon ?

Tout, toujours, même ce que je qualifie de mauvais, d’indésirable, de non voulu. Toujours bon.

Et où t’en vas-tu ?

Nulle part, je ne suis qu’ici, qu’ici qu’ici. Guili guili.

ENWÈWE À MAISON

Dieu est à la maison, ce n’est que nous qui sommes partis faire une marche. – Maître Eckhart

Osho avait l’habitude de dire qu’il n’y a absolument rien à faire pour être en contact avec soi, pour être à l’intérieur, suffit simplement d’arrêter d’en sortir. Un peu ce que Mestre Eckhart avance ici aussi en utilisant le concept de Dieu. Et on ne soulèvera pas un tollé pour ça (pour Edgy celle-ci, yo bro). Excusez-là.

Suffit d’arrêter de se projeter à l’extérieur de soi, de se comparer à autrui, de se perdre dans le monde, de regarder partout sauf en soi, Suffit d’arrêter de fuir dans sa tête, de s’évader par ses yeux en regardant partout ailleurs qu’en soi. De s’éparpiller dans ses idées et ses jugements, ses croyances et ses certitudes reçues d’ailleurs, de se perdre dans ses pensées, et de les suivre à l’infini cercle vicieux qui revient constamment sur lui-même. Hamster bionique.

Alors que retrouver son centre, qui ne bouge jamais, qui n’est jamais ailleurs qu’ici, jamais plus tard que maintenant. Simplement reprendre prise sur cette réalité immédiate, en respirant, en sentant, en ressentant. En gardant nos deux pieds au sol, sentant la pulsation de la terre jusque dans notre coeur, ce qui permet à nos ailes de se déployer en toute sécurité.

En acceptant aussi tout ce qui monte et ce qui poppe en soi, ce qui émerge quand on prend le temps, le beau comme le moins, le confo comme l’inconfo, le menoum menoum comme le beurk.

Qu’être ici, rester ici. Tout simplement. Et dire oui à ce qui est, comme à ce qui n’est pas. Alors enwèwe à maison.

En fait même pas coming, que being.