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L’INTELLIGENCE DU COEUR

Toujours les mots justes ce cher monsieur Bobin, les justes mots.

La racine de l’intelligence se trouve clairement dans le coeur. Dans l’innocence, dans l’ignorance, dans le non savoir. Dans la présence du moment, dans la simplicité de l’être.

On associe souvent l’intelligence au cerveau, à la tête, au rationnel mais on a tout faux il me semble.

Un bébé naissant est pure intelligence, notamment tout le processus de la naissance. Les animaux sont aussi pure ingénierie intelligente, tout comme les plantes et tout le reste du cycle de la vie.

En fait, la vie elle-même, et toutes ses manifestations, n’est que pure intelligence. Même quand on ne comprend pas, quand on ne saisit pas, même quand rien ne fait sens. Une pure et chaotique intelligence de vie qui se manifeste à chaque instant.

On dit qu’il existe divers types d’intelligences, naturelle comme artificielles. mais il semble n’exister une seule stupidité naturelle.

Personnellement, je ne connais pas trop les nuances des intelligences; la stupidité un peu plus. Mais contrairement aux cheveux, je n’ai pas trop tendance à vouloir chercher à couper l’intelligence en quatre. Car comme l’affirme Christian Bobin, l’affirmation que la racine de l’intelligence est l’amour, qu’elle se situe dans le coeur, me suffit, me comble, me parle. Les autres types m’intéressent peu.

Quand on perçoit le monde à partir du coeur, à partir de l’intelligence de l’amour, tout fait sens, même le non-sens. Même l’incohérence, même le chaos.

En fait, l’ultime intelligence me semble être l’état d’amour dans lequel on peut se tenir, cette attitude avec laquelle aborder la vie, cette qualité avec laquelle on doit recevoir la vie et ses multiples manifestations. Ça ressemble à la foi ça non ? À une grande confiance du moins.

Les machines peuvent faire les tous calculs qu’on veut, mais jamais elles ne pourront sentir ni passer l’amour.

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N’AYEZ PAS PEUR DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE !
Claude Leclerc

❤️❤️❤️

N’ayez pas peur de l’intelligence artificielle
Méfiez-vous plutôt
De ce que vous considérez
Comme votre propre intelligence !

La seule intelligence véritable
Relève de la Conscience, de la Présence
De la vision claire, intuitive
Qu’elle permet !

Par définition
Aucune machine
N’aura un jour
La faculté de présence…

Si vous considérez votre mécanique mentale
Comme votre propre intelligence
Vous êtes perdu(e) !

Parce que cette soi-disant intelligence
Est aussi artificielle
Qu’aucune machine ne le sera jamais !

L’ensemble des perceptions, croyances
Et « façons de penser »
Qui la constitue
Est le pur résultat
De conditionnements sociaux
Familiaux, culturels
Et n’a rien ni de « propre »
Ni de véritablement intelligent !

Un ensemble d’artifices
Un écran de fumée
Imposé et surimposé
Sur la pureté de votre conscience
Votre véritable intelligence…

Au moins
Ce qu’on appelle « Intelligence artificielle »
Vous savez qu’elle est artificielle
Fabriquée
Factice
Un ensemble de programmes, de logiciels
De mémoires
Qui – c’est le cas de le dire –
Ne tiennent qu’à un fil… électrique…

Votre mental soi-disant rationnel
Est aussi un ensemble de programmes
De mémoires
Aussi fabriqué et factice que la première
Mais vous ne le savez pas
Ne vous en rendez pas compte…

La seule liberté possible
Par rapport à tous les faux semblants de ce monde
Dépend de votre capacité à vous connaitre
En profondeur…

Dépend de la découverte de votre âme
Faite de présence, de lumière et d’amour…

Là où réside la véritable intelligence
C’est-à-dire la capacité de voir les choses
Comme elles sont
Derrière le miroir des apparences…

Aucune machine
N’est capable de présence véritable
N’est capable d’amour véritable
Et ne pourra jamais l’être…

Elle peut feindre des comportements
Adopter des attitudes
Mais ni la présence, ne l’amour
Ne se définissent en termes de comportements…

Tous les séducteurs
Et les manipulateurs de ce monde
Savent cela
Consciemment ou inconsciemment…

Leurs victimes, cependant
Ne le savent pas…

Ne soyez pas du côté des victimes
Apprenez à vous connaitre !

Le jour où vous vous connaitrez
Comme un être de pure présence
Et d’amour pur
Vous n’aurez plus rien à craindre
Ni des machines
Ni des manipulateurs, manipulatrices…

Vous saurez
Vous verrez
La vérité derrière les masques
Le vide derrière les machines…

En attendant
Méfiez-vous de votre propre machine intérieure !

Les concepteurs de robots
Dit d’intelligence artificielle
Ne font rien d’autre que d’essayer
De reproduire ce qui existe déjà
Dans votre propre cerveau…

La conscience et intelligence véritable
Existe en dehors du cerveau
De tous ses artifices mentaux
Et ne peut donc être dupe
Des illusions qu’ils génèrent…

Vous n’avez qu’à débrancher l’ordinateur
Pour que toute sa soi-disant intelligence
S’évanouisse…

De la même façon
À la mort du cerveau
Et parfois même avant
Votre mécanique mentale s’éteint…

L’intelligence authentique
Non seulement ne dépend pas
Ni du temps, ni de l’espace
Mais en est la créatrice
Comme de tout le reste…

Un regard intelligent sacré
Préside
À la création
Et au fonctionnement de tous les mondes
Y compris du vôtre et de ses artifices…

Ce regard a un cœur
Et ce cœur est l’amour
Tout aussi sacré…

Cessez de craindre l’ombre
Chercher plutôt la lumière !

La lumière de l’amour
Et de la présence
Que vous êtes
Derrière tous les mirages…

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Si ça vous parle, référence sur les 9 types d’intelligence (via Srajano)

https://www.nordangliaeducation.com/pbis-prague/news/2020/12/09/the-nine-types-of-intelligence?fbclid=IwAR2paYJatXlWJtruzSQs09z3m1vK_4d9YyVud1GhoyB3P-6GaWHfV5C-tP0

BONHEUR INCONSOLABLE

Pas facile d’être heureux ces temps-ci quand notre monde rock n roule autant et craque de partout.

Difficile d’être léger et serein(e) alors que notre monde brûle, brasse, sèche, coule et croule de tous bords tous côtés.

Pas évident non plus de jouir de la chance que l’on a ici, nous qui vivons dans des coins de pays privilégiés, alors que d’autres vivent la guerre, la fuite et les camps de réfugié(e)s. Et que même ici, des milliers d’enfants comme d’adultes n’ont même pas assez à manger ni même un toit, sans parler de leur souffrance.

Mais pourtant, quoi faire d’autre ? Comment être heureux/se malgré tout ce drame qui en frappe tant parmi nous ?

Tout un défi que d’être heureux/se sans que les malheurs de tant de nos soeurs et frères, qui est pourtant bien réel et dramatique, nous submerge et éteigne notre privilège.

Mr Bauchau l’exprime bien, apprendre à être inconsolable ET heureux.

Et aider les gens autour de soi, à notre humble mesure.

Sans nier le malheur qui frappe le monde. Sans penser rose ni détourner le regard.

On ne peut vraiment consoler quiconque souffre. On ne peut que demeurer empathique face à sa peine, compassioné(e)e face à sa souffrance, et au moins reconnaître sa situation.

Comme on ne peut pas vraiment se consoler soi-même, ni même se guérir de nos traumas passés. On doit apprendre à vivre avec. À y puiser son bonheur.

Certains, face au trop gros lot de mauvaises nouvelles qui circulent, qu’elles soient environnementales ou humaines, préfèrent ne plus regarder, ne plus savoir, détourner le regard. Chacun(e)s ses choix.

Mais il me semble important de voir et de savoir dans quel monde nous vivons, de garder le coeur ouvert pour nos frères et nos soeurs.

Tout en contribuant à notre petite échelle.

Consoler avec bonheur.

TISSÉS SERRÉS

Tout est connecté comme le sang qui nous unit. Nous ne tissons pas la toile de la vie, nous n’en sommes qu’un brin de cette vaste toile. Tout ce que nous faisons subir à cette toile, nous nous le faisons subir à nous-mêmes.
– Chief Seattle

Nous ne marchons pas sur la terre, nous sommes la terre dit-on.

Tout ce que nous faisons subir à notre terre, à notre mère et à notre mer, c’est à nous que le faisons subir. Et ces temps-ci, il semble bien que nos milieux de vie nous renvoient en plein visage le fruit de nos actions passées.

Malheureusement, les décideurs ne décident plus. Les corporations continuent leur chasse aux profits, les machines de guerre continuent la destruction. Et pendant ce temps, l’industrie du divertissement continue de tenter de nous distraire, et celle de l’humour de nous faire rire. Mais jaune est ce rire.

Nous fonçons droit devant, sans vraiment ne rien remettre en question. Un ministre pourtant business man ose dire qu’il faut réduire le nombre de voitures par au moins deux, et cela ne soulève que protestation et négation. Le ministre de l’environnement est mou comme un morceau de plastique non recyclable.

Oh bien sûr, il nous faut continuer à vivre. Et nous sommes plus de 8 milliards sur la boule, 8 milliards à l’avoir un peu perdu la boule, à force de vouloir avoir plutôt qu’être.

Mais on continuera de garder espoir, et de faire notre toute petite et humble part à notre si petite échelle. En espérant que nos enfants seront plus sages que nous.

On continuera à tisser notre petit bout de toile filante, et à nous laisser filer et tisser par la grande toile. En gardant au coeur et en tête que cette course folle vers l’ici et le maintenant n’a peut-être pas de sens unique, peut-être qu’une multitude de sens. Qu’on ne saisit pas encore tout à fait.

Aho !

OUVRIR LES MAINS, ET OUVRIR SON COEUR

Au final, le trésor de la vie est perdu par ceux qui tentent de le garder et gagné par ceux qui le laissent aller.
– Lao Tzu

Depuis quelque temps, les événements de la vie nous démontrent que l’on peut tout perdre assez rapidement. Inondations, feux de forêts, ouragans, tremblements de terre. Un peu partout sur la terre, et pas si loin de nous, certains perdent tout résultant d’événements naturels. Tout perdre, tout d’un coup.

En quelques heures, et quelques minutes même, tout ce que l’on pensait posséder peut se transformer en ruines. Et en cendres.

Même si cela ne nous arrive pas à nous directement, ça nous fait voir – et sentir – que ça pourrait nous arriver à nous aussi. N’importe quand. N’importe où.

En fait, si diverses catastrophes frappent certain(e)s de nos concitoyen(ne)s à un rythme de plus en plus rapide et intense ces temps-ci, c’est toute notre terre qui semble montrer des signes de rébellion. Surprenant qu’elle ne l’ait pas fait avant en fait.

Souvent, on se fait accroire, et on se rassure – ou le tente – en pensant que nous possédons des choses, que ce soit une maison, une auto ou des bidous à la banque, notamment dans un fond de pension, notre sécurité pour l’avenir. On s’accroche à nos affaires.

Mais on voit ces temps-ci que la maison peut brûler vite vite vite, l’auto peut partir dans un lit de bouette et que le fonds de pension est troué et n’a pas de fond finalement.

Devant un tel constat, on peut soit prendre peur, ou prendre conscience, mais de préférence prendre conscience que nous ne possédons absolument rien. Même pas ce corps physique.

On peut soit fermer nos mains sur nos prétendues possessions, ou les ouvrir et réaliser qu’on doit apprendre à laisser aller. Que la vie inclut la mort, que la mort fait partie intégrale de la vie. Et qu’entre les deux, on ne peut apprécier ce que l’on a -ou pense avoir – pendant le peu de temps que cela passe.

Et il devient alors possible et indispensable de se tourner vers ce qui est central et indéniable au coeur de cette vie. Soit l’impermanence. Le changement. La fluidité. Et prendre conscience que l’on ne peut que laisser aller le contrôle, et lâcher prise, cette fameuse expression tant utilisée mais si peu réellement réalisée réellement.

On dit qu’on ne meurt qu’avec ce que l’on a donné pendant cette vie. Alors donnons pour voir.

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Pour réussir, tout ce que vous avez à faire est d’abandonner tout ce que vous savez.
– Asara Lovejoy via Pierre Lemieux

PETITS BOUTS DE RIEN DU TOUT DE L’UNIVERS

Tu es une ouverture à-travers laquelle l’univers se regarde et s’expérimente elle-même.
– Allan Watts

L’autre jour je postais ceci, qui veut un peu dire la même chose:

Le réel vidé n’est pas celui sur lequel tu portes ton regard, c’est celui à partir duquel tu regardes.

On pense qu’il y a LE monde, là-bas, out there, et nous. On pense qu’on contemple le monde, qu’on dit vide, que le monde tourne autour de soi. Moi moi moi. Et mon nombril.

Mais au fond, probablement que le monde n’est que monde. Sans définition, sans détermination. Et que nous, nous petit bout de monde dans le grand tout, nous n’en n’observons qu’un petit bout, un infime et tout petit bout.

On ne peut même pas imaginer l’infinie vastitude de l’univers. Quelques photos prises par le téléscope James Webb nous donne une toute petite idée de notre tout aussi infinie ignorance de ce vaste univers. Car on ne peut imaginer que ce que l’on connait.

Pour le reste, on ne peut que garder la foi, et penser l’infini. On ne peut qu’imaginer, au mieux de notre capacité, l’infinie vatitude.

Mais sans jamais oublier que le vaste monde est aussi en nous, en soi. Pas ce petit soi qui se prend pour quelqu’un, qui se pense fini, qui se prend pour quelque chose.

Ce Je qui pense que le monde autour de. Peut-être qu’on pourrait simplement se laisser aller dans ce grand tout, dans cette grande valse des éléments.

L’autre jour on parlait d’intégration. Et quelqu’une mentionnait qu’ELLE devait intégrer l’expérience, une expérience beaucoup plus grande que ce que le mental peut imaginer.

Et plus tard, quelqu’un d’autre a mentionné qu’il voulait plutôt se laisser intégrer par l’expérience. Bingo !

Comme le veut l’expression, floridienne probablement, si tu as peur du crocodile, laisses-toi manger par le crocodile, et tu deviendras alors le crocodile. Pareil comme la vie quoi.

Laissons-nous prendre par la vie, laissons-nous happer par tout ce qui vit, laissons-nous nous dissoudre dans le vaste cosmos, dans l’inconnu, dans le grand vide qui contient tout.

Acceptons de ne rien savoir, accueillons le simple fait que l’on ne voit rien de tout ce qui vit et existe en dehors de soi, comme en soi. Nous sommes d’éternels étudiants en ce vaste monde et moins l’on pense savoir, plus on risque de la faire. Par hasard, par surprise, par simple ouverture d’esprit.

Aho !

AIMANT

Les gens les plus magnétiquement attirants sont ceux et celles dont l’énergie n’est pas investie à tenter de plaire à autrui, de faire partie du groupe, ni de satisfaire les opinions des autres. Ils et elles ne font que transmettre un message clair et simple à l’univers quant à qui ils/elles sont.
– Myriam Hansaa

Ci-haut, en concentré, clair et limpide, le mode d’emploi pour être soi-même. Tout simplement, totalement. Suivre son chemin, ouvrir sa propre voie.

Oh, bien sûr, pas inutile d’écouter les autres aussi à l’occasion. Mais au-delà de tout, suivre ce que l’on sent, cette petite voix qui résonne en nous.

Les gens les plus inspirants que j’ai rencontrés au cours de ma vie ont toujours été ceux et celles qui ont réussi à demeurer eux et elles mêmes. Le plus simplement du monde, mais aussi le plus totalement.

Pour devenir un aimant, on doit s’aimer, justement. Totalement.

Vous devez vivre complètement avec tout ce que vous êtes et aimer complètement qui vous êtes, avant de pouvoir devenir ce que vous voulez devenir.
– Bashar

Je sais, un peu paradoxal la vie 😉

CHRONIQUE VERS LE VIDE À PARTIR DU VIDE

Le réel vidé n’est pas celui sur lequel vous portez votre regard, c’est celui à partir duquel vous regardez.
– Adyashanti

2ème journée d’abstention de FB. Parfois, pour des périodes variables, je m’abstiens de FB par souci de déconnexion virtuelle, comme pour fermer les fenêtres, cette fois, c’est pour passer un message. Même si je suis très réaliste quant à la portée réelle de notre geste. Tout de même, nous sommes quelques mouches qui tentent de fatiguer la bête.

Ce matin, si vous lisez cette chronique, c’est soit que vous êtes abonné(e)s directement à mon blogue, et que vous recevez une notification, soit que vous tombez dessus plus tard, par intention ou par hasard. SI une telle chose existe.

J’aime l’idée d’écrire en circuit fermé. Comme ce matin.

Ce matin, je n’écris que pour vous, ces quelques paires d’yeux qui choisissent de me lire.

La plupart des gens lisent ce blogue parce que je mets un lien sur FB qui y mène. Ils et elles ne choisissent pas vraiment de me lire, ils et elles tombent dessus, ou voient le lien par hasard, et se disent, tiens je vais aller voir ce qu’il a à dire ce matin le chroniqueur.

Pas ce matin. Ce matin j’écris seulement pour toi, vous, mes quelques fidèles lecteurs/trices. Je vous écris directement. J’écris du vide, à partir du vide. En essayant de décrire – un peu – le vide.

Comme j’écris à petite échelle, je me permets donc d’écrire un peu plus flyé, un peu plus éso que d’habitude. Je me permets de partager ces quelques mots d’Adyashanti qui m’ont fait vibrer dès que mes yeux les ont aperçus: Le réel vide n’est pas celui sur lequel vous portez votre regard, c’est celui à partir duquel vous regardez.

Ces mots m’ont fait reconnaître quelque chose en moi, un point de vue, une perspective, un endroit connu, et inconnu en même temps.

Je ne sais pas pour vous, mais parfois, moi, j’ai comme l’impression que si un vide existe, il est davantage à l’extérieur de moi qu’à l’intérieur. Comme in nous on était plein. Mais de quoi ? est la question.

Voir au-delà des apparences. Ou tenter de. Car on dit que ce monde, qui a l’air si concret, n’est composé que de vide et que ce l’on pense réel est composé d’énergie qui ne peut être considéré ainsi.

Le vide constituant ainsi l’intérieur de la plénitude perçue.

Je vous laisse réfléchir à ça aujourd’hui, pendant que nos yeux sont libres de FB scrolling qui nous fait penser que le monde extérieur est vraiment plein… de toutes sortes d’affaires dans nos écrans. Comme en soi.

Bon vide à vous.

Envoyé de mon vide à moi.

Et tout plein d’amour chez-vous.


ME NOUS

Peu importe ce que vous faites, observez : est-ce tout, toujours et seulement à-propos de toi-même, ou est-ce pour le bien-être du plus grand nombre. Ceci indique la distinction entre le bon et le mauvais karma.
– Sadghuru

Avec tout le respect que j’ai pour vous Mr Triste Ghuru, pas si simple que ça la vie je trouve moi.

Car en quelque sorte, on vit toujours tout d’abord en fonction de soi-même et de nos propres besoins. En premier lieu du moins. Comme on dit dans les avions, les parents doivent mettre le masque d’oxygène sur eux-mêmes afin d’être capable d’aider leurs enfants par la suite. Un peu ça la vie aussi me semble non ?

Car si je fais partie du monde, et que je me rend heureux, j’améliore le sort du monde non ? Vu de même.

Nous sommes tous et toutes fondamentalement égoïstes. Même quand on veut le bien du plus grand nombre, c’est principalement pour soi qu’on le veut et qu’on le fait. Par valeur, par principe, par conviction. Et en réalité, qui sait ce que le monde a réellement besoin ? On doit se méfier des sauveurs.

Bon et mauvais karma sont deux gros concepts. Qu’on ne saisit pas très bien. Et qui varient selon nos croyances, notre compréhension, comme selon les diverses interprétations religieuses et philosophiques qu’on en fait.

Pourtant, il me semble que le karma n’est jamais plus tard, il est toujours instantané. Quand on pose un geste bon, qui a des répercussions bénéfiques pour plus grand que seulement soi-même, en général on se sent bien. Quand on aide autrui, quelqu’un en besoin, le feeling est doux au coeur de soi, en soi(e). On sent qu’on participe, qu’on contribue, qu’on fait le bien, en tous cas du bien, et qu’on aide. Du moins on se fait du bien à soi.

Mais bien sûr que pour aider le monde, nos propres besoins fondamentaux doivent être comblés. Du moins dans une situation normale, hors d’un danger imminent.

Mais c’est d’ailleurs dans les situations d’urgence qu’on reconnait la force morale de fond des gens. Ces temps-ci, ils et elles sont plusieurs à aider leurs concitoyen(ne)s dans les feux de forêt et autres situations d’urgence qui tombent sur notre monde. À prendre soin des aîné(e)s, des enfants, des animaux. À rassurer. À réconforter.

Malgré ce qui transpire des médias sociaux et de masse qui aiment la mauvaise nouvelle et la perversion humaine, nombreuses sont les personnes qui travaillent pour le bien commun, tout en assurant leur propre survie. La plupart des gens sont de bonnes personnes. Du moins dans mon entourage. Mais je crois sincèrement que c’est le as de la majorité.

Le graphique suivant apport un éclairage intéressant car on constate que tout est question d’équilibre dans la vie.

Car trop de ceci ou de cela, comme pas assez, nous fait tomber dans un excès ou une carence. Funanbulisme au programme.

Au fond, l’équilibre s’avère être un constant déséquilibre qu’on rectifie à chaque instant, d’un bord comme de l’autre. Un perpétuel ajustement, une recentration constante. Ne nous reste qu’à trouver l’aisance pour le faire, le flow pour le retrouver, sans cesse. Car tout est toujours en mouvement.

Et comme ils disent, ben oui encore eux autres, la seule chose qui ne change pas c’est le changement.

ASS ANGE DE LA LIBERTÉ

Je suis en train de mourir. Lentement mais inexorablement. Je suis épuisé et j’ai perdu beaucoup de poids. Le confinement en isolement à Bellmarsh me tue. Je n’ai que très peu de contact avec l’extérieur. Tout cela parce que j’ai rendu publique la commission de certains crimes de guerre. Afin d’ouvrir les yeux de mes concitoyen(ne)s et dévoiler ce que les gouvernements veulent garde secret. Je suis en train de mourir. Et j’ai peur,, pour moi comme pour la liberté de presse et la démocratie.
– Julian Assange

english follows…

Sur un coup de coeur, j’ai récemment changé ma photo de profil FB pour une photo qui demande la libération de Julian Assange. Après m’être informé un peu à son sujet, je me suis dit qu’on lui devait bien cela. Car il est en quelque sorte un héros de la liberté. Un héros oublié de la plupart.

Alors que depuis quelques années, de multiples lanceurs d’alerte amateurs nous balancent toutes sortes de scoop sur les réseaux au sujet de toutes sortes de complots sanitaires, politiques et environnementaux depuis le doux confort de leur foyer, se prenant pour des chevaliers de la liberté, Assange en est un vrai. Et il en paie le prix.

Depuis 2019, il se meurt dans un relatif anonymat dans une prison anglaise, après avoir été sous surveillance de 2010 à 2012, pour ensuite se réfugier dans l’ambassade de l’Équateur à Londres de 2012 à 2019. Il est recherché par les É.-U. pour avoir dévoiler dans ses Wikileaks notamment des renseignements secrets au sujet de la participation des É.-U. à la guerre en Irak et autres petits secrets de guerre.

On dit que ce sont les américains qui ont fait pression sur ce petit pays d’Amérique du sud pour l’expulser de l’ambassade car on veut le rapatrier aux É.-U. pour le juger, là où Il est passible de 175 ans de prison pour du prétendu espionnage. Une guerre diplomatique est encours entre l’Angleterre et les É.-U. depuis quelques années.

Ce ne sont pas tant les détails du cheminement d’Assange et ce qu’on lui reproche qui m’intéressent car trop complexes pour mon petit cerebelum et ma curiosité pas assez grande pour les choses de l’extérieur. Mais il m’importe davantage le fait de se souvenir de gens qui ont agi et qui agissent encore pour le bien public, pour plus grand que soi, le bien du plus grand nombre. Rares sont ceux et celles aujourd’hui il me semble qui oeuvrent par altruisme, pour ce bien du plus grand nombre.

Mais même si rares, même si on en parle peu, il y a tout de même plein de gens qui oeuvrent par altruisme encore de nos jours, plein de gens qui font passer l’intérêt des autres avant le leur.

Notamment ceux et celles qui se défoncent pour sauver les gens et leurs biens des feux de forêt, des travailleurs(ses) de la santé qui prennent soin de la vie des autres dans des conditions difficiles, des profs qui, pour un tout petit salaire, affrontent des classes d’enfants qui n’ont plus la langue dans leur poche conne nous on l’avait, mais des cells dans leurs mains et pleins leurs yeux.

Alors ce matin, hommage et reconnaissance à tous ceux et celles qui travaillent pour le greater good comme disent les anglais, pour le bien du plus grand nombre, le bien commun.

Malgré la portée limitée de cette chronique, important pour moi de me souvenir et de nommer ces défenseurs de liberté et protecteurs/trices du bien commun. Car tant de petits profiteurs avares et d’avides exploiteurs en ce bas monde qu’on finit par penser que tout le monde est pourri. Mais ce n’est pas le cas. Non, ne nous fions pas aux apparences. La majorité des gens est du bon monde, avec un coeur sur la main, avec des pères et des mères, des frères et des soeurs dans ce coeur. Tous le même coeur anyway.

Oh bien sûr, ils existent les gens de mauvaise volonté, mais laissons-les à eux-mêmes, à leur propre conscience car comme aurait dit Jésus jadis, pardonnons-leur car ils ne savent pas ce qu’il font. Sinon ils ne le feraient pas, pas ainsi du moins, ou ils feraient mieux. Car au fond, on ne peut que faire du mieux qu’on peut avec ce que la vie nous a mis entre les mains et dans le coeur. Et on dit que la seule justice en ce bas monde est de vivre avec les conséquences de nos actes. On verra bien.

Alors d’ici, de mon petit coin de forêt, je vous dit merci Mr Assange pour avoir oser révéler ce que certains ont voulu garder secret car les incriminant. Vous payez le prix mais ce faisant, vous conserver votre honneur et votre intégrité, votre droiture et votre dignité.

Thank you Julian !

___
english

On a whim last week, I recently changed my FB profile picture to one calling for the release of Julian Assange. After finding out a bit about him, I said to myself that we owed him at least that. Because he is in a way a hero of freedom. A hero forgotten by most.

While for the past few years, multiple amateur whistleblowers have been giving us all kinds of scoops here on the networks about all kinds of health, political and environmental conspiracies from the comfort of their homes, taking themselves for knights and queens of freedom , Assange is a real one. And he pays the price.

Since 2019, he has been dying in relative anonymity in an English prison, after living under surveillance from 2010 to 2012 in England, then taking refuge in the Ecuadorian embassy in London from 2012 to 2019. He is wanted by the United States for having revealed in its Wikileaks files in particular secret information about the participation of the United States in the war in Iraq and other big and small smelly secrets of war.

It is said that it was the Americans who pressured this small Equator to expel him from the embassy because they want to repatriate him to the United States for trial, where he is liable to 175 years in prison for alleged espionage. A diplomatic war has been going on between England and the US for some years.

It’s not so much the details of Assange’s journey and what he’s been blamed for that interest me because they’re too complex for my little cerebellum and my curiosity isn’t sharp enough for things from the outside. But it matters more to me to remember people who have acted and who still act for the public good, for greater than oneself, the good of the greatest number. Rare are those today, it seems to me, who work out of altruism, for the good of the greatest number.

But even if rare, even if we don’t talk about it much, there are still plenty of people who work out of altruism even today, plenty of people who put the interests of others before their own.

Including those who get high to save people and their property from forest fires, health workers who take care of the lives of others in difficult conditions, teachers who, for a very small salary, face classes of children who no longer have their tongues in their pockets as we had it, but cells in their hands and in their eyes.

So this morning, tribute and recognition to all those who work for the greater good as the English say, for the good of the greatest number, the common good.

Despite the limited scope of this column, it is important for me to remember and name these defenders of freedom and protectors of the common good. Because there are so many miserly little profiteers and greedy exploiters in this world that you end up thinking that everyone is rotten. But this is not the case. No, let’s not be fooled by appearances. The majority of people are good people, with a heart in their hands, with fathers and mothers, brothers and sisters in that heart. All the same heart anyway.

Oh of course, there are people of bad will, but let’s leave them to themselves, to their own conscience because as Jesus would have said in the past, let’s forgive them because they don’t know what they are doing. Otherwise they wouldn’t do it, at least not like that, or they would do better. Because deep down, we can only do the best we can with what life has put in our hands and in our hearts. And they say the only justice in this world is to live with the consequences of our actions. We’ll see.

So from here, from my little corner of the forest, I say thank you Mr Assange for daring to reveal what some wanted to keep secret because it incriminated them. You pay the price but in doing so you retain your honor and your integrity, your righteousness and your dignity.

Thank you Julian !

LIÉS PAR LE COEUR, L’AIR, LA TERRE ET LE FEU

Être sensible c’est ressentir les gens, les oiseaux, les fleurs, les arbres, pas parce qu’ils vous appartiennent, simplement parce que vous êtes éveillé(e)s à l’extraordinaire beauté du monde.
– J. Krishnamurti

Depuis l’horreur de Maui, j’apprécie le confort de mon humble home comme jamais auparavant. En même temps que je suis plus conscient que jamais que je peux tout perdre. J’ai passé 3 mois à vivre sur la plage de Maui dans ma jeune vingtaine, alors ce drame m’a touché tout particulièrement, personnellement. Je vivais à Kihei, mais suis passé plusieurs fois par Lahaina qui n’existe pratiquement plus. Woush ! une grosse rasade de feu et tout a disparu. Fragile la vie. Impermanent. Intemporel. Illusoire même. Je peux seulement m’imaginer ce que ça peut faire ressentir à quiconque de voir sa maison disparaître dans les flammes, que dis-je sa ville, le désarroi que l’on peut ressentir.

Hier matin, après avoir vu que des milliers de personnes ont dû être déplacées à cause des feux de forêt à Yellowknife et Kelowna, où je suis aussi passé plus jeune dans ma période go west young man, je suis allé marcher dans la forêt derrière chez-moi.

Pour m’aérer le coeur et l’esprit, pour reconnecter avec la beauté, avec le moment, avec la vie, avec la simplicité toute naturelle du vivant. Je fais ça quotidiennement ces jours-ci pour me ramener au coeur du réel, car la dureté du monde est frappante en ce moment. Inégalités sociales, apocalypses en série, drames humains tout le tour de la terre. Notre monde, notre terre est en feu et en flammes.

Je peux – seulement en imagination pour le moment – me mettre à la place des gens qui perdent tout, subitement, tout, tout d’un coup. Je pense particulièrement aux personnes âgées, aux parents et à leurs jeunes enfants, aux animaux, aux arbres qui brûlent. Nos pères et nos mères, nos frères et nos soeurs, nos enfants, qui sont en fuite devant le danger. Quelle tragédie. Quel drame. Ça brûle aussi dans mon coeur, dans mon coprs.

Nous pensons posséder des choses, quoi que cela soit, ou parfois même liés à vie à des gens. Et pourtant. Nous sommes né(e)s les mains vides, seul(e)s, et repartiront ainsi. Tout passera, tout nous sera retiré un jour. Soit par le feu, soit par la mort. Comme graduellement ce l’est de toute façon par le temps qui passe.

Ces temps-ci, comme vous aussi j’imagine, le sort du monde me rentre dedans.

La situation est critique. La terre crie. Le ciel brûle.

Et cela nous concerne directement. Même si nous vivons dans une partie du monde relativement protégée, climatiquement modérée, la situation mondiale qui semble souvent si éloignée commence à se rapprocher, à nous chauffer les fesses à nous aussi. Les récents feux de forêt dans le nord cet été nous l’ont fait voir et sentir, voir ressentir. On a pu respirer et sentir de nasu la catastrophe nous aussi.

Il est approprié de s’inquiéter je crois. Du moins se préoccuper très sérieusement. Et de commencer à penser concrètement et rapidement changer nos habitudes car le feu nous pousse au derrière. Même Fitzgibbon se rend compte de l’urgence. Mais on préfère ne pas entendre. L’oreille a tendance à se faire sourde devant la criante urgence. Touche pas à mon confort. Mais la réalité nous rappelle à l’ordre. Ou le fera éventuellement.

Certains prétendent, avec une arrogante certitude et du haut de leur clavier, sur les réseaux, que tous ces feux sont de cause humaine. Qu’en savons-nous ? Et même si cela s’avérait, quelle différence cela fait-il pour les gens qui sont en fuite face au feu qui menace ? Cause divine ou cause humaine, pas de différence. Tout est un.

Dans le confort de leur foyer, encore protégé des flammes pour le moment, certains aiment avancer leurs grandes théories empruntées sur les réseaux algorithmés. Mais cela ne camoufle que très mal leur propre peur devant l’inconnu, leur propre peur de tout perdre leurs choses à eux, leur petit monde.

Si on se sent le moindrement liés de coeur et d’humanité aux gens qui souffrent en ce moment, on ne peut que souffrir nous aussi avec eux, avec elles, pour eux et elles. Par solidarité, par humanité partagée.

En sachant, de plus en plus lucidement, qu’un jour ça pourrait fort bien être notre tour, qu’un jour de moins en moins éloignée, que ça sera probablement notre tour.

Se relier non pas pour souffrir inutilement, ou pour se donner bonne conscience. Simplement parce que la situation actuelle nous concerne tous et toutes.Et pour apprécier le privilège dont on jouit de vivre en paix et en sécurité. Pour le moment.

Être sensible c’est ressentir les gens, les oiseaux, les fleurs, les arbres, pas parce qu’ils vous appartiennent, simplement parce que vous êtes éveillé(e)s à l’extraordinaire beauté du monde. Et à sa lucide et fulgurante réalité.

Soyons sensibles, à soi-même, comme les un(e)s aux autres.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2004653/feu-west-kelowna-mcdougall-evacuation