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ÉCRIRE PLUS DEEP QUE SON OMBRE

Habituellement, je ne pense pas à ce que je dis avant de parler. Je préfère y penser après l’avoir dit, , tard le soir, pour le reste de ma vie.

Ce matin j’avais un thème qui me trottait en tête depuis hier. Mais ça feelait trop sérieux, trop préparé. Alors, finalement, j’ai tout flushé.

Et je pars de ce meme ci-haut car je lui aime la vibe, j’aime son audace qui permet de tout dire et son contraire, ce qui n’est pas rien. Et on y pensera plus tard.

Les Cyniques disaient jadis: avant de parler je voudrais dire quelque chose, et moi je tape : avant d’écrire je voudrais taper quelque chose.

La beauté avec un blogue privé et non payant est qu’on peut dire n’importe quoi. N’importe quoi comme dans tout, genre tout ou rien. On peut écrire tout ce qui sort,ou presque, même ce qui reste pris dans les doigts ou dans la gorge, et ensuite on fait la job de finition, on sable nos propos. Si on écrit le premier jet pour soi, on peaufine par la suite pour qui lit. Qui lit ? Celui qui lit celui qui l’est. Et elle aussi.

Il est possible de tout dire, tout écrire plutôt. Comme Lucky Luke, je peux écrire plus vite que mon ombre. En fait si on laisse sortir le flot de mots, on écrit toujours avec son ombre. Ainsi, les mots qui sortent le font frais du four, frais du jour, encore tout chauds et non filtrés, on censurés. Un nex ou un ptit pain. No pain no gain. C’est après qu’on formate pour que ça soit acceptable, intéressant, captivant. Pour que ça passe, ou que ça casse.

Quand on écrit, souvent, on sort le premier jet d’un seul trait, d’union ou un très droit, tout droit de notre inconscient, notre boîte noire enfouie profond en soi. Là y résident de surprenantes surprises.

Ensuite, selon à qui on s’adresse, on espère, avec adresse, écrire la bonne adresse, puis on ajuste, on coupe, on édite. Delete. Ainsi, comme le dit Steve Martin : l’inconscient est l’écrivain, le conscient l’éditeur. En plus ou moins pleine conscience, je me sens full écrivain. En vain, j’écris. Sans but, ni passe passe.

J’écris pour voir ce qui sortira de ma caboche, de ma boîte à surprises. De mon coeur. Parfois, c’est surprenant, d’autres fois, plutôt banal, sinon bancal. Comme nous dans la vie de tous les jours. Extra et ordinaire. Nous avons parfois des idées de génie, parfois un brin de folie. Et parfois rien du grand tout.

Ainsi écrire pour oser voir ce qui se cache en soi. Ne rien prendre pour du cash, mais laisser le liquide flower. Le temps c’est l’agent, Glad to hear. Les mots sont un jeu et donne du jus. Liquide liquide quand tu nous tiens. Et floush et floush, les mots naviguent et galèrent.

J’aime écrire pour la rime, ce qui n’est pas une crime. Ni une puff. Air frais. Les mots sont du vent et la réponse y souffle de vie. Oui mon Bob, dis-le Dylan.

J’écris pour me distraire, mais pas pour plaire, ni déplaire. Mais certain(e)s aiment ça à l’air. Mol air qui flotte et une dent contre soi.

Ces lignes, qui dégoulignent de mon mental matinal, ne font aucun sens et il faut antre. Ni pour moi, et encore moins pour vous de sens font-elles ces dignes lignes. Mais quand même, quelques paires d’yeux les parcourront peut-être ? Ou pas ? Et un ou deux cyclopes aussi si je vois bien l’avenir avec mon troisième oeil.

J’écris pour avoir du fun, en anglais j’écris pour le pun. Je pense bilingue, je penche trilingue avec un pied ou deux dans la bouche. Mais j’enlève mes bottes et vous salue bien bas.

J’écris pour rire, pour ne rien dire qui vaille. J’écris en braille pour les aveugles qui voient ce que je veux dire. J’écris point à la ligne et droit au but.

J’écris en paix, pendant que la guerre frappe plusieurs de mes semblables. Bla Bla de mots nonos pendant que les bombes tombent. Univers parallèles et monde tout croche. Monde de fous plus que de folles.

J’écris brut, sans censure, sans césure, point final.

IMPLOSION

L’apothéose de la méditation est une pensée qui se fracasse elle-même sur son propre néant.

Pour lire Krishnamurti depuis longtemps, j’ai toujours trouvé ses propos très similaires à ceux d’Osho. Parait même que les deux se taquinaient l’un l’autre de leur vivant. J’ai toujours eu une préférence pour Osho à cause de son sens de l’humour et de sa folle audace, mais de plus en plus les mots de Krishnamurti trouvent écho à mon esprit.

Voyez d’ailleurs comment les deux disent la même chose, mais de façon légèrement différente :

La méditation est simplement une compréhension. Il n’est pas seulement question de s’asseoir en silence, de chanter un mantra. Il nous faut comprendre les fonctionnements subtils du mental. Alors que vous comprenez ces mécanismes de l’esprit, une grande conscience s’élève en vous, qui ne provient pas du mental. Cette vigilance s’élève dans votre être, dans votre âme, dans votre conscience.
– Osho via Alain Nyala

D’autres mots de Krishnamurti ci-bas qui pointent dans la même direction.

Lorsque tu observes attentivement, avec diligence, il n’y a rien à apprendre; il n’y a que ce vaste espace, ce silence et ce vide, qui sont l’énergie omniprésente.

À qui Rumi répond ainsi : À la porte du vide, tous les nœuds se dénouent.

Tous les mots des penseurs/ses, philosophes et maîtres spirituels pointent dans la même direction: vers l’observation sans jugement, vers l’acception du vide et du rien, vers le grand détachement du mental et sa transcendance, et la patience, la foi et la confiance profonde en l’existence.

Tellement simple et évident que c’en est difficile à saisir et à contre-courant car justement trop simple pour le mental incapable d’abandonner et qui veut toujours plus d’eau à son moulin, pour comprendre et faire sens.

Personnellement, pour avoir cherché pendant longtemps, souvent en dehors de moi, pour avoir tant voulu, je me rends à l’évidence qu’à un moment donné, on se tanne de courir et alors il ne reste plus qu’à s’arrêter, et prendre le temps d’observer ce qui en soi perçoit le monde, ce qui fait tourner le monde en boucle. Sans jugement, sans volonté, sans rien de plus. Qu’observer, accepter, et faire confiance.

Toutes les paroles des gens sages pointent vers la même destination : ici et en soi. Pas le soi roi, pas le soi moi, séparé du monde, plutôt le soi qui n’est que le monde en soi, tout en n’étant rien en ce monde.

Pour compléter mon blabla matinal, quelques mots de Gangaji car les sages femmes, même si elles sont moins nombreuses à avoir parlé publiquement sur ces thèmes, n’en sont pas moins pertinentes :

L’invitation fondamentale à l’introspection ne consiste pas à chercher un nouvel état de conscience, un état modifié, des lumières, la montée de kundalini. Non. Tout cela peut arriver, mais c’est secondaire. L’invitation fondamentale consiste à reconnaître ce qui est déjà présent ! Vous arrêtez de vous concentrer sur l’avenir en tant que but spirituel, et vous vous intéressez à vous attarder à ce qui est toujours présent, toutes les pensées, sentiments et émotions. Pour cela, il est important de savoir qui vous êtes maintenant.
– Gangaji

WOKE & DRÔLE

Lorsque tu es tellement woke que tu réalises qu’être woke n’est qu’une autre illusion de laquelle il faut prendre conscience.

Woke les moteurs !

Il y a de ces mots que tout le monde utilise mais dont personne ne sait vraiment ce qu’ils veulent dire. Woke en est un.

Un mot passe-partout, qui est utilisé la plupart du temps pour insulter autrui. Un mot passe-partout mais qui ne veut pas dire la même chose pour personne. Un mot payant pour certains commentateurs d’opinion qui aiment discourir sur tout mais surtout sur rien.

Un mot payant dans l’univers des concepts abstraits avec lesquels notre ptite tête aime bien jouer.

Tiré du Devoir :
Le terme « woke » (et le « wokisme » : l’idéologie qui s’en inspire) est né du terme anglais qui signifie « éveillé ». Il définissait, à l’origine, le fait de prendre conscience des injustices sociales, notamment les discriminations culturelles ou liées au genre et le racisme systémique. Il s’est répandu en français dès la fin des années 2010.Avec le temps, le terme s’est étendu à d’autres causes et «l’idéologie woke» a parfois pris une connotation péjorative désignant une forme de rectitude politique.

Et consécration ultime, le terme wokisme est même entré dans l’édition 2023 des dictionnaires Larousse et Robert.

Dans le fond, nous sommes tous et toutes wokes. Et le/la woke de quelqu’un d’autre.

En effet, nous sommes nombreux à nous penser éveillés, plus éveillés que d’autres en tous cas, et nombreux aussi à se penser si éveillés qu’on se donne comme mission de vouloir éveiller ou réveiller les autres, ceux et celles qui dorment au gaz, les moutons endormis ben dur, les brainwashés de la matrice.

Dans un autre fond, car les fonds se suivent et s’empilent ou s’accumulent, c’est selon, nous sommes tous et toutes endormis, inconscients de certains faits et de diverses réalités, de dimensions inconnues et méconnues, d’univers qui nous échappent, parallèles, superposés ou co-existants.

L’idéologie du wokisme est un peu comme le principe de la pleine conscience, si populaire en ce moment, et qui a suivi la grande vague de la non-dualité qui a frappé le mainstream il y a quelques décennies. Utilisée en masse mais sans qu’on sache trop ce que ça signifie.

Tant de titres pompeux, tant d’étiquettes pseudo rassurantes qui, au fond – encore un autre, deep l’affaire – ne font que tourner en boucles and on and on dans nos mentaux malades de repères à se mettre sous la dent et dans l’engrenage, de principes à saisir au vol dans un vaste nid de coucou.

Mais il me semble que tant que nous sommes incarnés, chilling con carne, dans la chair, encore et en corps, nous sommes condamnés à la dualité – moi versus toi, eux versus nous – et à la conscience pas pleine pantoute.

Une conscience limitée, qui peut prendre de l’expansion, lentement et plausiblement, mais peut-être pas inévitablement. Du moins certainement pas si on pense savoir et si on compare notre ouverture d’esprit et de conscience à celle d’autrui. On ne peut être plus conscient que soi-même.

Que ceux et celles qui pensent maîtriser la pleine conscience consultent le site du téléscope James Web https://webb.nasa.gov/. Vous allez voir que l’inconnu est plus qu’infini et votre ignorance et prétention crasses.

Je me souviens que lors de la collation des grades à l’U de M, en 2003, quand j’ai reçu mon doctorat en criminologie, j’ai réalisé justement combien mon ignorance était grande quand j’ai constaté que les 300 quelques autres personnes qui recevaient leur diplôme ne faisaient que me révéler tout ce que je ne savais pas. Humilisant Doc.

Alors gardons-nous une ptite gêne et restons ouvert(e) face à la réalisation que notre ignorance est probablement beaucoup plus vaste que notre prétendue connaissance. Cette connaissance qui n’est souvent que matériau emprunté, que savoir stérile, que de l’air chaud qui tourne à vide.

Car la seule réelle connaissance me semble celle que l’on doive incarnée, vivre avec tous ses sens, avec ses trippes. Celle pour laquelle on doit suer. Ce qui, à force de vivre et jusqu’à notre mort deviendra éventuellement certitude. Peut-être. Ou pas.

Alors woke ou pas, est-ce que telle est une question ?

On va méditer là-dessus. Jusqu’à ce que l’on devienne full woke. Ou pas.

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La méditation est simplement une compréhension.
Ce n’est pas simplement une question de s’asseoir en silence, ni de chanter un mantra.
C’est une question de comprendre les fonctionnements subtils du mental.
Alors que vous comprenez ces mécanismes de l’esprit, une grande conscience s’élève en vous, qui ne provient pas du mental.
Cette vigilance s’élève dans votre être, dans votre âme, dans votre conscience.

– Osho, via et traduit par Alain Nyala

LEVER DE JOUR

Petit dimanche de janvier.
Bref arrêt au coeur du temps.

Premier jour de la semaine.
Le jour du Seigneur qui vit en tout et partout.

Au lever du soleil.
Le ciel s’orangeasse, rosit et s’enrougit.

Au début du jour, un autre jour.
Le même, toujours, tout jour, toujours.

Que la vie qui coule.
Que la vie qui nous roule, en boule.

Un autre jour.
À tout Seigneur, tout bonheur.

DEAR BELOVED

Ce matin, même si le 19 janvier marque le jour de son passage en 1990, je n’avais pas nécessairement l’intention d’écrire au sujet d’Osho. Je cherchais autre chose dans ma banque de memes pour me partir, et il revenait constamment à mon esprit, à mon âme, à mon coeur.

Alors le voici le voilà. Même s’il ne me quitte plus jamais, le revoici qui me fait encore faire bla bla d’amour et de dévotion. Même s’il n’y a rien à dire quant à ce cher beloved.

Le voici le voilà, de nouveau, toujours nouveau, même après une quarantaine d’années dans ma vie et dans mon coeur, même mort, à m’inspirer, à me faire bouger à partir du coeur, à me permettre d’aimer quelqu’un mort depuis déjà de nombreuses années, quelqu’un en la présence de qui j’ai déjà été de son vivant, mais qui vit encore davantage depuis qu’il est mort, ou qu’il a quitté son corps comme on dit en dialecte spiritually correct.

Même si je me suis longtemps un peu moqué de l’expression quitter son corps, c’est tout à fait vrai qu’un maître ne meurt jamais quand il est aimé par un(e) disciple, par ses disciples. L’amour que l’on porte à un maître est unique, autant impersonnel que transpersonnel. Un amour pur, une amour libre, un Grand Amour.

L’Amour d’un(e) disciple pour son maître transcende l’amour ordinaire. C’est une forme d’amour d’un autre ordre, un amour venu d’ailleurs et qui mène ailleurs. Un amour plus grand que nature qui fait éclater notre coeur.

Je me souviens de la première fois que j’ai été en sa présence. Les yeux fermés, sans même savoir qu’il était déjà arrivé dans l’auditorium, une digue en moi a éclaté. J’ai pleuré pendant des semaines par la suite, pas toujours, mais on and off. Ma carcasse a été secoué en son coeur. Subitement et sans m’en attendre, j’ai comme su d’où je venais et où je m’en allais. Et la qualité ultime d’être que je cherchais depuis toujours.

Je me souviens aussi du jour où il a quitté le navire en 1990. J’étais à la Humaniversity chez Veeresh en Hollande, et quand on appris la nouvelle, on s’est tous mis à pleurer comme des veaux, Veeresh exprimant le plus ouvertement son infinie tristesse. Hystérie collective. Gros braillage de groupe pendant des jours. On a utilisé cette tristesse commune dans nos sessions. Ce fut une puissante transformation. Car si un parmi les messages principaux du maître réside dans le détachement, ça s’attache ces ptits disciples-là.

Et avec les années, on réalise que la mort du corps n’éloigne ni ne fait faiblir l’amour que l’on porte à son maître. Au contraire. Je crois que même quand moi je vais mourrir je vais toujours continuer à l’aimer. Car l’amour transcende les corps. L’amour transcende la mort, comme la vie. L’amour est vie.

Impossible d’expliquer l’amour que l’on porte à son maître. Mais pas une raison pour ne pas tenter de le faire. Comme un geste de gratitude, un témoignage du plus grand remerciement que je pourrais exprimer dans ma vie.

Dans mon cas, j’ai eu la chance de rencontrer un autre maître par la suite, Mestre Irineu il y a une quinzaine d’années. Pas que je l’ai cherché. Car je suis plutôt unimaître et exclusif dans mes relations ésotériques en général.

Mais je me souviens qu’aux premiers pas de cette rencontre avec Mestre qui a eu lieu à quelque part up there et dans une forme pas terrestre du tout (Mestre est décédé en 1971) – on dit parfois dans l’Astral dans le Daime, terme un peu mystérieux qui signifie peut-être au fond de notre coeur ? – je me sentais en quelque sorte trahir Osho.

Puis lors d’une quête de vision chez Ze Ricardo entre deux travaux de Daime, je questionnais la vie au sujet de cette situation. Et j’ai comme entendu une sorte de voix me dire: Osho, Mestre Irineu, que des idées dans ta tête mon ptit gars, nous ne sommes plus là depuis longtemps, éveille en toi notre qualité d’être que nous enseignons.

Et c’est alors que j’ai senti que c’est l’amour que l’on porte à une présence plus grande que soi qui constitue le but de l’exercice, c’est l’abandon de sa petite personne, son petit soi en soie à quelque chose de plus grand que soi justement qui représente l’ultime défi, peu importe que ce soit devant un maître, la nature, ou devant la vie en général. Un peu comme la rivière qui se jette dans la mer à qui l’on aime parfois attribuer une certaine hésitation avant le saut de l’Ange. Mais quand on saute, en toute confiance de coeur, malgré les quelques petits doutes que le mental peut nous lancer à la tête, quelque chose se passe.

À mes yeux et à mon âme, Osho n’a jamais été vraiment un homme. Très féminin, il était plutôt vaporeux, toujours sur le point de s’envoler. Pour ça qu’il fut aussi aimable et aimant, et facile à aimer. Pour cela qu’il n’est pas moins présent qu’en corps.

Osho disait souvent que lorsqu’il quitterait, ses disciples, les gens qui l’aimaient, deviendraient ses ambassadeurs, ses am bad ass soeurs (pour mon bro AG celle-ci ;-).

Il disait aussi que dès qu’au moins 2 de ses disciples seraient réunis, il serait présent. Perso, je n’ai pas absolument besoin qu’un(e) autre de ses lovers y soit pour le sentir, car maintenant, il vit chez-moi, en moi, right in my heart.

Merci beloved.

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Le jour où je quitterai mon corps, votre responsabilité deviendra plus grande.
Vous devrez «me vivre» alors, devenir moi.
Mon départ du corps sera un défi pour vous.
Car maintenant que j’aurai quitté un seul corps, je pourrai être dans plusieurs corps.
Et je suis absolument certain, tout à fait heureux, que j’ai rassemblé les bonnes personnes qui seront mes livres, mes temples, mes synagogues.
Tout dépend de vous, car qui va me répandre dans le monde entier ?

– Osho

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Et l’une de ses principaux enseignements (via Irika, merci)

HEUREUX LES SIMPLES ESPRITS

Si tu ne peux méditer, fais une courte pause avant chaque gorgée de café.Si tu ne peux prier, remercie avant chaque repas. Si tu ne peux manifester ce que tu désires, apprécies ce que tu as déjà. Si tu ne peux tenir un journal intime, parle-toi à toi-même dans l’auto. Il n’y a pas de manuel pour la spiritualité. Sois présent(e) à toi-même dans de petits gestes qui te font te sentir bien.

Je tique toujours quand j’entends des gens mentionner que tel ou telle – souvent eux-même d’ailleurs – est une personne spirituelle.

Car sincèrement, qui peut distinguer qui l’est de qui ne l’est pas ? Qu’est-ce qu’une personne spirituelle anyway ? Quelqu’un qui a un esprit, un être mû par un esprit ?

D’ailleurs, est-ce possible que quelqu’un ne soit pas habité(e) par un esprit ? Qu’il soit sain ou pas 😉

Mais qu’entend-on par le terme générique esprit ? Du latin, spiritus, l’esprit signifie le souffle.

Au niveau des définitions, les possibilité sont multiples:
1- la partie incorporelle de l’être humain, par opposition au corps, à la matière;
2- siège de la pensée, des idées;
3- principe de la vie psychique, intellectuelle;
4- revenant, fantôme, qui est supposé se manifester sur terre;
5- état d’esprit, disposition particulière;
6- sens général d’un texte, d’un règlement;

Et parce que je suis gentil cher lecteur/trice, je vous en passe d’autres. Comme on voit le terme esprit englobe une vaste gamme de possibilités. Peut-être pour cela qu’on ne s’entend pas et qu’on lui fait dire n’importe quoi.

Et tant qu’à être là, qu’est la différence entre esprit et âme ? Ouain, crinqué à matin le chroniqueur.

Personnellement, je conçois autant l’esprit et l’âme comme relevant du divin, de l’au-delà, quelque chose de plus grand que nous. Mais pour distinguer brièvement, l’esprit me semble plus individuel, la saveur plus personnelle de la manifestation du Grand Esprit, alors que l’âme serait la part de Dieu que chacun(e) de nous porte en corps.

Je suis persuadé que nous sommes tous et toutes, chacun chacune, petit(e) dépositaire de la même grande âme qui nous unit, nous relie. Nous, les milliards d’habitant(e)s du monde (celui-ci, et tous les autres puisqu’il y en a plausiblement d’autres), au-delà de nos simples caractéristiques personnelles, notre nationalité, de notre genre – ou perception de notre genre.

Le terme habitants incluant ainsi tout ce qui vit, humains, animaux, végétaux, minéraux et particules éthériques flottant dans l’air que l’on respire et dans lesquelles on vit, ce que certains nomment prana. Le souffle de vie quoi !

La réelle religion – ce qui relie – est nécessairement universelle et englobe tout ce qui vit. L’inter-connectivité de tout ce qui est vivant.

Tout comme Eckart Tolle, je crois que tout ce qui compte réellement, la beauté, l’amour, la créativité, la joie, la paix intérieure – vient au-delà du mental, fonction que l’on nomme souvent, en français, par le terme esprit quand on le comprend comme notre capacité de penser.

Tout ce bla bla pour dire tout simplement que la spiritualité n’est pas quelque chose de compliqué ni d’exclusif à mes yeux. Qu’elle se résumerait principalement pour moi par le terme bonté, assaisonnée d’une bonne dose d’humilité, de simplicité et de fluidité.

Que la spiritualité – comme la religion qu’on aime parfois distinguer l’une de l’autre mais à tort selon moi – ne peut que se vivre tout simplement, au quotidien, et s’exprimer par et dans chacun de nos gestes, dans notre plus simple façon d’être. Et que ce souffle de vie repose au coeur de notre coeur.

Et pour reprendre les rappels si pragmatiques ci-haut énoncés (de source inconnue):

Si tu ne peux méditer, fais une courte pause avant chaque gorgée de café.

Si tu ne peux prier, remercie avant chaque repas.

Si tu ne peux manifester ce que tu désires, apprécies ce que tu as déjà.

Si tu ne peux tenir un journal intime, parle-toi à toi-même dans l’auto.

Il n’y a pas de manuel pour la spiritualité.

Sois présent(e) à toi-même dans de petits gestes qui te font te sentir bien. Et je me permet d’ajouter à ce dernier point: partage-le avec les gens autour de toi afin de permettre à «ce sentir bien» de grandir pour ultimement contaminer le monde entier de bonté.

Amen zen !

LE MEILLEUR COMME LE PIRE

J’aimerais que les enfants ne meurent pas. J’aimerais qu’ils/elles soient temporairement élevés dans les cieux jusqu’à ce que la guerre prenne fin. Après la guerre, à leur retour à la maison, en sécurité, lorsque leurs parents leur demanderaient : où étiez-vous ? Ils répondraient: nous jouions avec les nuages.

Ça fait quelque temps que je croise cette citation sans trop savoir comment l’aborder. Car il me semble évident que personne ne veuille que les enfants n’aient à souffrir encore moins à mourir à cause des guerres d’adultes.

Au pire, on peut se dire et avancer que les personnes âgées ont déjà vécu, qu’ils et elles ont vu et vécu la vie, et que dans l’ordre naturel des choses, eux et elles qui devraient partir en premier. Mais les enfants !

Même si personne ne devrait mourir dans des guerres, ni jeunes ni vieux ni civil(e)s, , les guerres se déroulent depuis longtemps, sinon depuis toujours. Et elles sont toutes abominables.

Mais la vue d’enfants blessés et tués dérange au plus profond de notre humanité partagée, elle heurte directement le coeur humain. Du moins ça devrait me semble si on parle d’humanité. Car ces faits vont à l’encontre même de la vie. Comme la folie de cibler des hôpitaux, des écoles ou des civils avec des missiles. Anti-vie.

Je disais plus haut qu’il me semble évident que personne ne veuille que les enfants n’aient à souffrir ni mourir, pourtant il existe des pédophiles et des prédateurs sexuels en ce bas monde. Comme des gens qui extorquent des personnes âgées, ou des migrants en fuite. Le fond du fond de l’âme humaine.

Bien sûr que ces gens ont des problèmes psychologiques, des failles qui prennent racine dans leur propre enfance, tout de même, comment trouver empathie pour de tels êtres et de tels gestes ? Même chose pour les compagnies de tabac et de vapotage qui visent entre autres à développer des habitudes de dépendances chez les plus jeunes pour fidéliser leur future clientèle. Ou les compagnies pharmaceutiques avec les enfant et la présumée hyper activité. Comme les compagnies de high tech qui cherchent le plus possible à nous accrocher, les jeunes tout spécialement. Mais autre débat.

Comme certain(e)s d’entre vous probablement, c’est cette partie de notre inhumanité qui touche aux enfants et aux plus démuni(e)s qui m’atteint le plus. La part la plus sombre de nous, humain(e)s, animaux présumément pensant et intelligents, êtres dits sociaux.

On dit d’ailleurs qu’aucun animal n’est plus cruel que les humains envers leurs semblables. Comme si nous sommes capables du meilleur comme du pire les un(e)s envers les autres, pour ou contre les autres. Comme envers soi-même parfois.

Peut-être que grâce à leur innocence, certains enfants sont en quelque sorte protégés en partie des folies de la guerre. Mais rien ne peut contrer les attaques physiques. Et rien ne peut atténuer la vue de bébés prématurés qu’on devait transporter d’urgence suite à des bombardements.

Je ne peux concevoir comment nous, humain(e)s, pouvons en arriver à certaines bassesses et à ce flagrant manque de dignité fondamental. Ce sont ces événements qui sont les plus difficiles à tolérer, impossibles à accepter. Ce type d’événements qui nous questionnent le plus. Ce type d’information que l’on tant de difficulté à affronter et desquels on veut instinctivement détourner notre regard.

Peut-être parce que nous portons en nous ce fou instinct et que nous n’agirions peut-être pas si différemment dans de pareilles circonstances ? Peut-être parce que de tels actes sont intolérables et qu’on aimerait mieux ne pas les voir ni les savoir ?

Et pourtant, sans aller aussi loin, nous continuons à vivre au-dessus de nos moyens sur cette planète en termes de ressources, hypothéquant l’avenir même de tous les futurs habitants. Ainsi nous contribuons tous et toutes à cet état de faits.

Dans toute crise, on voit des comportements d’entraide côtoyer des actes barbares. Peu importe le côté.

Je veux bien accepter l’argument que l’on doive vivre en joie et en paix malgré les torts de notre monde, mais certains faits sont plus difficiles à accepter que d’autres.

Nous sommes capables du meilleur comme du pire. Et il ne faut pas sous-estimer que nous portons tous et toutes en nous ces deux extrêmes. Pas facile d’en prendre conscience.

OMBRE & LUMIÈRE

On doit faire preuve de beaucoup de maturité émotionelle et spirituelle pour être témoin de toute la force de l’ombre collective de l’humanité et garder son coeur ouvert.

Imaginons ceux et celles qui la subissent au quotidien cette dite force de l’ombre. Another ball game, des balles et des bombes qui blessent et qui tuent.

Car nous, ici, dans le confort de nos foyers et via le filtre déformant, protégeant et déshumanisant de nos écrans catholiques, on a le luxe et l’immense privilège de seulement être témoins de l’ombre qui se déploie sous nos yeux, à distance. Elle ne nous touche que très peu, de loin; en fait elle est loin de nous toucher, elle ne fait que nous effleurer les yeux.

Oh bien sûr, on a chacun nos défis et nos ptites misères à gérer. Mais rien de trop grave, considering. Et nos conditions de vie spécifiques au quotidien peuvent parfois être difficiles, exigeantes, confrontantes et menaçantes. Tenez, par exemple, ces quelques sources de menaces perçues par nous, humains modernes.

Dangereuse la vie. Potentiellement du moins. On s’en sortira sûrement pas vivant(e). Mais so far so good.

Et en même temps qu’elle est challengeante sur plusieurs fronts la vie, notre vie, nos vies, on l’a quand même relativement facile par ici. Alors tout d’abord, apprécions notre chance, gratitude pour notre très soutenable aisance de vivre. Et ayons la toute simple et minimale dignité de ne pas nous plaindre. Ventres pleins, au chaud, tous services assurés.

La vie est noire et blanche, sombre et lumineuse, folle et géniale. Et pleine de nuances.

Et entre tous ces extrêmes, entre ces polarités relatives, nous naviguons, surfons, tanguons parfois, faisant du mieux que l’on peut avec ce que nous avons entre les mains, dans les mains, comme le coeur et dans la tête.

Hier, j’exprimais ici que j’ai parfois mal à notre humanité quand je regarde notre monde (d)évoluer. https://atisupino.com/2024/01/15/au-creux-de-lamour/

Mais tout en ayant mal, tout en doutant, tout en désespérant par moments, je décide et veux continuer à croire que quelque chose enfoui au plus profond du coeur de l’humain et de l’humaine est encore bon, juste et généreux. Que c’est la peur – exprimée parfois dans son pôle actif sous forme de colère – qui nous fait parfois faire des folies inhumaines.

Alors, comme on a encore les bons mots pour les dire, semons-les à tous vents ces bene dictions.

Et ce matin, je veux faire place à ceux des autres. Ci-bas, deux textes inspirants, une courte citation d’Edgar Morin, et un plus long et profond de Maya Angelou.

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Vivez poétiquement.
La poésie ne doit pas seulement être une chose écrite , lue , récitée .
C’est une chose qui doit être vécue !
– Edgar Morin

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Une vérité courageuse et surprenante
par Maya Angelou

Nous, ce peuple, sur une petite planète solitaire
Voyageant dans un espace décontracté
Au-delà des étoiles lointaines, à travers le chemin des soleils indifférents
Vers une destination où tous les signes nous l’indiquent
Il est possible et impératif d’apprendre
Une vérité courageuse et surprenante
Et quand on y arrive
Au jour du retour de la paix
Quand on relâche nos doigts
Des poings d’hostilité
Et permettons à l’air pur de rafraîchir nos paumes
Quand on y arrive
Quand le rideau tombe sur le spectacle de haine des ménestrels
Et les visages couverts de mépris sont lavés
Quand les champs de bataille et le Colisée
Ne ratissez plus nos fils et filles uniques et particuliers
Fini l’herbe meurtrie et sanglante
Se trouvant dans des parcelles identiques en sol étranger
Quand la prise d’assaut rapace des églises
Le vacarme hurlant dans les tempes a cessé
Quand les fanions s’agitent gaiement
Quand les bannières du monde tremblent
Vivement dans la bonne brise propre
Quand on y arrive
Quand nous laissons les fusils tomber de nos épaules
Et les enfants habillent leurs poupées avec des drapeaux de tromperie
Quand les mines terrestres de mort auront été retirées
Et les personnes âgées peuvent entrer dans des soirées de paix
Quand le rituel religieux n’est pas parfumé
Par l’encens de la chair brûlante
Et les rêves d’enfant ne sont pas réveillés
Par des cauchemars d’abus
Quand on y arrive
Alors nous avouerons que ce ne sont pas les Pyramides
Avec leurs pierres serties dans une perfection mystérieuse
Ni les jardins de Babylone
Suspendus comme une beauté éternelle
Dans notre mémoire collective
Pas le Grand Canyon
Allumé dans une couleur délicieuse
Aux couchers de soleil occidentaux
Ni le Danube, déversant son âme bleue vers l’Europe
Pas le sommet sacré du Mont Fuji
S’étirant vers le soleil levant
Ni le Père Amazone, ni la Mère Mississippi qui, sans faveur,
Nourrissent toutes les créatures des profondeurs et des rivages
Ce ne sont pas les seules merveilles du monde
Quand on y arrive
Nous, ce peuple, sur ce globe minuscule et sans clan
Qui cherche quotidiennement la bombe, la lame et le poignard
Pourtant, qui demandent dans le noir des gages de paix
Nous, ce peuple sur cette motte de terre
De certaines bouches desquelles sortent des paroles acerbes
Qui remettent en question notre existence même
Pourtant, de ces mêmes bouches
Viennent des chansons d’une douceur si exquise
Que le cœur échoue dans son travail
Et le corps est toujours impressionné
Nous, ce peuple, sur cette petite planète à la dérive
Dont les mains peuvent frapper avec un tel abandon
Qu’en un clin d’œil, la vie est enlevée aux vivants
Pourtant, ces mêmes mains peuvent toucher avec une tendresse si curative et irrésistible.
Que le cou hautain se contente de s’incliner
Et le dos fier est heureux de se plier
Hors d’un tel chaos, d’une telle contradiction
Nous apprenons que nous ne sommes ni des diables ni des divinités
Quand on y arrive
Nous, ce peuple, sur cette voie, corps flottant
Créés sur cette terre, de cette terre
Assumons le pouvoir de façonner cette terre
Un climat où chaque homme et chaque femme
Peut vivre librement sans piété moralisatrice
Sans peur paralysante
Quand on y arrive
Nous devons avouer que nous sommes le possible
Nous sommes le miraculeux, la véritable merveille de ce monde
C’est quand, et seulement quand
Nous y arrivons.

AU CREUX DE L’AMOUR

L’Amour authentique ne se trouve pas lorsque vous êtes à votre mieux, il se trouve lorsque vous êtes à votre creux. – J.S. Park

On dirait que notre monde cherche l’amour authentique ces temps-ci. Car il ne me semble clairement pas à son mieux, mais plutôt à son creux. Ou l’un de ses creux, car pas le premier. Un baril peut avoir plusieurs fonds.

En repos ces temps-ci, je contemple un peu la suite du chemin que je voudrais préparer pour l’année à venir, la route à prendre. Tout en pelletant les trombes de neige tombés dans les chemins autour de la maison.

Mais j’avoue que je trouve un peu difficile de planifier des projets personnels en ces temps si troubles sur et pour notre boule bleue. Tant de gens qui souffrent, qui meurent, qui errent sur les chemins, notamment des enfants et des personnes âgées. À ce que l’on dit du moins, à ce que l’on nous rapporte dans les mauvaises nouvelles.

Je ne m’abreuve pas tant aux nouvelles, mais j’en vois passer ici et là sur mon écran tout comme vous probablement. Parfois, j’essaie de comprendre les grands conflits. Et souvent je m’arrête, j’abandonne. Car jusqu’où s’informer de l’état de notre monde si complexe et surprenant d’inhumanité ?

Souvent j’ai mal à notre humanité justement. La mienne, comme la nôtre.

J’essaie de voir comment je pourrais contribuer au grand soulagement mais ta tâche semble colossale, sinon impossible. Alors je reviens à mon petit monde, à un soulagement raisonnable. Je reviens ici dans le moment, autour de moi. Dans la gratitude et la chance que l’on a de vivre ici, dans l’appréciation de notre privilège.

Mais cette appréciation me semble parfois aussi insuffisante quand il règne tant de chaos autour. En particulier lorsque des gens qu’on aime, près de soi, ne vont pas si bien, quand pas bien du tout.

J’ai beau me dire que je ne peux que faire du mieux que je peux à ma petite échelle, faire briller ma petite flamme à moi et tenter d’éclairer mon monde du mieux que je peux. Parfois, ça marche, mais parfois ça ne fait pas la job.

Comme si ma compréhension n’arrive pas à compenser la folie submergeante du monde insensé dans lequel on vit. Comme si l’inhumanité de notre monde finit par me rattraper dans mes trippes. Comme si mon empathie faisait entrer de l’eau dans mon bateau.

Dans ces moments, alors, je ferme les yeux, comme la switch du vaste monde, et je me rappelle les mots de J.S. Park ci-haut que l’Amour authentique ne se trouve pas lorsque nous sommes à notre mieux, mais plutôt dans notre creux.

Et je continue alors à chercher au fond de mon coeur, le seul que j’ai, un parmi les milliards de coeurs humains. Car inévitablement, la flamme y luit.

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Chaque fardeau porte un cadeau,
chaque défi apporte un trésor,
et chaque revers cache une bénédiction.

– source inconnue

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C’est dans les tempêtes du monde que naît l’intégrité.
C’est dans les défis du monde que l’on se cristallise.
– Osho

MARCHER POUR LE PLAISIR

On admire souvent les gens qui disent toujours ce qu’ils pensent. Depuis la prolifération des réseaux, on voit ce que ça donne. Cacophonique en masse, mais pas tant le fun. Je ne consulte que FB mais je peux imaginer tant de propos multipliés par 1000, ou plus.

Personnellement, plutôt que de dire tout ce que je pense, j’apprends à en dire moins, à moins parler. Du moins j’apprends à observer ce qui se pense en moi avant de laisser le sortir de ma bouche, et encore moins le croire. Car nos pensées roulent en boule, sans cesse, même quand on dort. Beaucoup d’action pour les hamsters qui voudraient bien eux aussi se reposer par moments.

Alors pensons avant de parler, car pas tout ce qui nous monte à la tête mérite d’être dit ou partagé. Et marchons pour le plaisir car on fait toujours du sur place anyway. Même si on pense avancer, même si on pense aller à quelque part.

Et réalisons que nos pensées ont un impact sur notre corps et notre moral, et que nos paroles ont des conséquences sur autrui et le monde dans lequel on vit. Si on ne peut contrôler les pensées qui nous roulent en tête, on peut au moins les soutenir ou les mitiger et les laisser se perdre dans le grand dépotoir des pensées perdues.

Mais on a toujours le choix des mots qui sortent de notre bouche, comme de nos doigts. Alors soulageons le monde un peu et parlons pour le mieux et le bien du plus grand nombre.

Et marchons pour le simple plaisir, et dansons pour le fun.