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LE MOIS DOUX – ET LE PLUS – D’AOÛT

Août est un mois doux. Un temps de vie, plein de sons, de douceurs visuelles en teintes dorées, de lumière riche, et jaune, et rosée, et orangée. Presque orangée par la fille des vues, la grande créatrice, la déesse toute puisante.

Août est full doux, si doux.

Août nous dit que l’été n’est pas encore fini, car le plus beau s’en vient, mais les nuits d’août, qui nous font si bien dormir, nous rappellent que nous vivons quand même au nord, chez le beau Réal.

Août ce sont les chants des grillons et des cigales, le chant des mâles, souvent eux autres qui crient le plus fort pour impressionner les dames. Damnés beaux chants. Moi j’aime mieux le mot crickets, ça sonne plus près du son qu’ils font.

Août nous avertit, il nous dit qu’il faut en profiter au maximum car les temps chauds vont encore durer un ptit bout en août, mais pas éternellement. Août nous offre un ptit échantillon de ce qu’otobre et novembre nous réservent.

Août ce sont aussi les pluies d’étoiles filantes qui s’organisent déjà dans les cieux, ce ciel affilant notre regard, les gros chauds de lumières, les glow show. Poussière d’étoiles à balayer du regard.

Août c’est le bois à fendre, c’est le poêle à ajuster, à noircir, et les tuyaux à ramoner.

Août c’est le jardin qui bloom, c’est le cannage à préparer, c’est le retour des sacs d’école et des autobus jaunes dans les rues et sur les routes dans quelques semaines. Août culminera avec la fête du travail, avec le faîte du travail de la terre.

Août c’est un glow show de couleurs pour les yeux et les autres sens, plein de bons sens, avec les teintes d’orée des bois d’automne qui suivront dans quelques semaines, le bal des bois en feu à venir, avant ceux des poêles.

Août c’est la bande-annonce de septembre, la première partie du plus gros spectacle de visuel l’année autour d’ici. Août c’est un mois en soi, un mois en soie, qui fait compétition à Mai comme le mois le plus beau à mon humble avis. Si Mai est le mois de Marie, août est le mois du bon Dieu.

Août c’est doux à l’âme.

Août c’est la fin de la folie des vacances de construction, c’est le retour aux chantiers, et des projets à plus long terme. Quiconque tient maison sait qu’août est le début du compte à rebours de la rentrée, de toutes les rentrées.

Août c’est le maïs et les épluchettes, ce sont les récoltes qui commencent.

Août c’est fou comme c’est bon. Menoum d’août, doux menoum et menoum de partout.

Août, c’est l’antichambre de septembre. C’est un entre-deux, un safe space. Août c’est doux et c’est tout.

Août, c’est le summum de l’été, c’est le pic de l’année.

Août dans l’année c’est comme la soixantaine dans la vie. Encore assez chaud et en forme pour faire ce que l’on veut, même si on sait que des temps plus lents s’en viennent, des temps plus blancs. De mémoire. Pas encore ici ni maintenant mais ça s’en vient. Août est un mois mature et lucide. Et chaque chose en son temps car on est en plein août, et c’est doux.

À chaque année depuis que je suis ici dans mon ptit bout de forêt du beau Réal, je le vois arriver comme un ptit toutou ce ptit août doux, ce ptit août fou. Touffu, tout fou, tout doux.

Cette année, c’est après une canicule de fin juillet et un show début d’août chaud et pas doux du tout, que lundi a apporté de la pluie et du plus froid, OK du frais, pas encore du froid.

Et hier, comme par magie, le 6 a fait le mois d’août, août était installé avec son chaud show son et lumières et nous avec nos chaussons de ptits matins frais. Car les sons et les lumières d’août ne sont comme nuls autres ni d’ici ni d’ailleurs.

Août est unique, plus unique que les autres mois, même si septembre ne donne pas sa place en terme d’unicité. Justement août et septembre forment un beau ptit couple. Août et septembre sont deux zuniques, deux uniques unis en un grand double moi. Double personne alitée.

Allez lecteur/trice, sortez votre mood d’août, et rentrez un peu, car août c’est nous, c’est doux, c’est fou. C’est août, un mois si doux.

VOIR À-TRAVERS LES MOTS

Un drôle de phénomène survient avec l’âge:
votre vue baisse drastiquement mais votre capacité de voir à-travers les gens s’améliore grandement
.

La même chose se passe avec les oreilles qui entendent de moins en moins bien les mots mais qui saisissent de mieux en mieux leur sens. Et que dire du cerveau qui roule peut-être un peu moins vite, mais qui voit de plus en plus le big picture, liant les points du grand destin à numéros. Comme la mémoire qui a parfois de la difficulté avec le court terme mais puise allègrement dans les plus vieux souvenirs, le fondamental, fond du mental. Sans parler des doigts qui sont moins agiles mais qui connaissent mieux la valeur de certains touchers et le précieux serrement des mains.

Avec l’âge on perd un peu d’acuité et de dextérité, mais on gagne de la finesse et de la délicatesse en lien avec l’essentiel. Avec le corps qui faiblit, avec les années qui nous rentrent dans le corps et la mort qui approche, le focus change et les sens s’affinent et se raffinent. Le rythme aussi, on en fait moins mais on le fait mieux, on en veut moins mais le peu que l’on veut compte plus.

Souvent, j’écoute les gens parler et je n’entends pas les mots qui sont énoncés, je ne les sens pas, je ne les reconnais pas. C’est autre chose qui résonne à mes oreilles, et à mon coeur.

Derrière la haine et la colère, je sens et j’entends la peur qui émane des tripes. Derrière les arguments et les justifications, je perçois l’ignorance et la peur de ne pas savoir. Sous les menaces et les attaques, je vois l’insécurité. Derrière une prétendue certitude, j’entends l’ambivalence et l’hésitation.

Avec le temps qui passe, on ne prend plus les mots pour du cash, on regarde plutôt les actions, on perçoit mieux les fréquences. Même les dites nouvelles ne rapportent pas des faits objectifs, mais un certain choix d’événements qu’on choisit de rapporter. Souvent avec sensationnalisme et effroi. Et selon nos sources, notre monde varie.

On a et aura beau dire ce que l’on veut, prêcher tant que l’on veut, les faits de notre vie au quotidien s’avèrent le reflet de ce qui couve au plus profond de soi, au coeur de notre coeur, au-delà les mots et les idées. On a beau croire à tous les dieux et les déesses que l’on veut, entretenir des croyances et prétendues certitudes pour nous rassurer, dans les passages les plus étroits, c’est là que la vraie foi se révèle, que le fond de notre âme émane et se déploie. Et cela on ne peut l’éviter. On ne peut passer à côté de soi-même. Peu importe ce que l’on dit, nos actions témoignent de notre réelle réalité. Notre relation à soi sera toujours ce qu’elle est, quoi qu’on en dise. Nos actions parlent plus que nos mots.

La vie que l’on doit cultiver se trouve en soi, en notre coeur. Là que nos yeux prennent racine, là que nos sens trouvent leurs sens, là que les fleurs puisent leurs nutriments. Apprendre à fermer ses yeux, à se ressourcer au coeur de soi, au coeur en soi.

Ce coeur qui possède la capacité de tout pardonner, de brûler le négatif et de le transformer en engrais riche et potent, de pardonner les offenses des autres comme la vie nous pardonne les nôtres. Car errer est le propre de l’humain. Comme demander pardon aussi quand on se trompe. Pardonnez-nous erreurs comme nous pardonnons à ceux et celles qui nous ont offensés.

Quand on est jeunes, n a tendance à sous-estimer l’acuité des sens et des gens vieillissants. Mais la vie se charge de nous enseigner, si on peut apprendre, si on veut apprendre. Le coeur est toujours un coeur étudiant, un coeur d’étudiant(e).

Mais sous une performance qui semble déclinante, derrière un rythme qui ralentit, une qualité nouvelle se développe, une plus grande sensibilité à l’invisible, à l’imperceptible, à l’indicible. C’est peut-être la présence du créateur – ou de la créatrice, la grande génératrice – qui reprend ses droits en nous. Peut-être qu’avec les années, la vie se rarifie mais elle devient plus fine, plus précise. Peut-être est-ce la source qui émerge de nouveau comme aux premiers jours avant de quitter notre corps. Avec un intellect qui se met à devenir plus simple, plus essentiasliste et existentialiste

Viva la vie ! La vie qui va.

AMOUR, PAIX, DOUCEUR & BONTÉ

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En dépit de tout. Et grâce à tout aussi. Car rien ne fait pas partie du tout. Rien du tout.

Salut lecteur/trice.

Je reprend du clavier en ce petit matin d’août après quelques semaines de pause chronique. J’ai continué d’écrire, mais quelque chose qui sortira peut-être un jour. Ou pas. À suivre.

Au cours des dernières semaines, j’ai beaucoup joué dehors, j’ai fait des rénos, et de la musique, j’ai embelli la place autour d’ici. J’ai travaillé avec tout mon corps, pas juste mes doigts.

J’ai pris le temps, et la distance, de me décoller un peu du monde fou dans lequel on vit vous et moi, toi et moi. Un monde qui tourne drôlement parfois, un monde de plus en plus complexe, de plus en plus rapide, et polarisé on dirait. Ça doit être le réchauffement de notre planète la polarisation. Ou l’excitation de nos gamettes.

Un monde où le TOUT du en dépit de de l’affiche ci-haut est de plus en plus éclaté, exposé, commenté, visible et magnifié. Pas comme dans magnifique, davantage comme pitché en dehors de chaque petit soi pensant. Un monde où toutes les opinions, du moins plus qu’avant, sont exprimées, invitées à être vues, et lues.

On dirait que le monde est plus fou qu’avant. Mais il n’est seulement que peut-être plus vu qu’avant, plus su de tous de toutes. Plus socialement médiatisé. Pour le meilleur et pour le dire. Et le moins bon.

Mais au milieu de ce chaos apparent, encore plus nécessaire que jamais auparavant de se rattacher à l’amour, la paix, la douceur et la bonté comme l’affirme Schweitzer.

Car le monde en dehors n’est rien d’autre que le monde en dedans. Il n’y a que notre peau qui nous sépare du tout. Et notre idée d’une séparation. Ce monde est nous, et nous sommes le monde, nous sommes ce monde. C’est notre monde et ce monde est chacun(e) de nous.

Nous sommes l’amour, la paix, la douceur et la bonté, comme nous sommes aussi la haine – ou la peur – la guerre, le dureté et la méchanceté. Nous sommes tout, et rien, nous sommes tout et son contraire. Et nous ne sommes pas vraiment non plus.

Comme mes doigts de chronique sont encore un peu rouillés, je vais vous laisser ici ce matin. Je vais vous laisser avec les mots simples et sages de deux autres belles plumes.

À pluche.
___
En fin de compte, nous allons devoir ouvrir notre cœur au monde entier, à tout ce qui s’y passe et à tout ce qui s’est déjà produit.
Nous allons devoir ouvrir notre cœur à tout ce qui pourrait arriver.

Pourquoi ?
Parce que nous ne sommes séparés de rien ni de personne.
Tout ce que vous considérez comme séparé de vous peut vous effrayer et vous intimider. Mais lorsque vous avez la volonté d’ouvrir votre cœur, d’être intime même avec les choses que vous n’aimez pas, avec les personnes et les événements qui vous effraient, avec l’état du monde qui peut vous intimider, alors vous trouverez un moyen par lequel le cœur de vous-même a un moyen de s’exprimer.
Vous pouvez exprimer et manifester la profondeur même de vous-même dans le monde extérieur, de sorte qu’il n’y ait plus de division entre l’intérieur et l’extérieur et qu’il n’y ait plus de frontière pour notre amour.

~ Adyashanti

____
Faites la paix avec votre souffle.
Inspirez les pompiers et les décombres, expirez les bâtiments entiers et les volées de merles à ailes rouges.
Inspirez les terroristes et expirez les enfants endormis et les champs fraîchement fauchés.
Inspirez la confusion et expirez les érables.
Inspirez les morts et expirez les amitiés de toute une vie intactes.
Faites la paix avec votre écoute : entendez les sirènes, priez fort.
N’oubliez pas vos outils : graines de fleurs, pinces à linge, rivières propres.
Faites de la soupe.
Écoutez de la musique, apprenez le mot merci en trois langues.
Apprenez à tricoter et faites un chapeau.
Pensez au chaos comme à des framboises qui dansent,
imaginez le chagrin comme l’expiration de la beauté
ou le geste d’un poisson.
Nagez vers l’autre côté.
Faites la paix.
Jamais le monde n’a semblé aussi frais et précieux.
Prenez une tasse de thé et réjouissez-vous.
Faites comme si l’armistice était déjà arrivé.
N’attendez pas une minute de plus.
~ par Mary Oliver

PAUSESTIVALE

J’ai fait un noeud dans mes doigts et vous ai parlé en de centaines d’autres façons silencieuses.
– Rumi

Yo lecteurs/trices,

Derniers mots pour toute sweet. Gros mots, mots nonos, mots jos, lis 😉

Déjà les mots s’estinent entre eux pour savoir qui sera le dernier. Sûrement le premier. Yo.

Besoin de prendre une pause chronique pour casser la routine, pour réfléchir à de nouvelles affaires. De toute façon, on parle et on écrit trop vous et moi. Beaucoup de bla bla. Le B A ba de nos mélanges de méninges. On va faire silence un peu. Un peu plus.

Et peut-être que vous, vous lisez trop ? Alors comme moi j’écrirai moins cet été, vous aussi vous serez en pause, sur pause. Ou pas. En pause de moi en tous cas, de mes mots. Et vous lirez sûrement autre chose. D’autres choses. Ou pas. Été illitéraire et plus terre à terre. Les deux mains dans la terre, les deux pieds sur terre. La tête dans les airs. L’air de rien, plus ici que là-bas.

L’été nous laissera le temps d’observer davantage, regarder plus, contempler le beau et le vrai. Plutôt que de toujours s’auto réfléchir en boucles. Des mots, des mots, un moment donné, les mots c’es trop. Alors grève de mots et trips de plage cet été. Pause des plages horaires. On se dérange le cadran.

I give you a break. Une short trace du moins. 😉 Quand on est rendus à faire des jeux de maux de cet acabit, c’est que c’est le temps de faire une pause qui lit qui lit. Plus rien à dire, tout à vivre.

Je fais une pause surtout pour m’ennuyer d’écrire, pour briser le rythme, pour changer la roue tétine, mamelle des mots de mes petits matins. Je ne sais pas pour combien de temps. On verra, ou pas.

Comme j’aime écrire, je vais peut-être me remettre à mon bookin. Ou pas. Peut-être vais-je verser des larmes et dans la pouésie. Voyons voir.

La vie parle de toutes sortes de manières et de diverses façons. Multi langues dans le vinaigre. On va l’écouter OK ? La vie je veux dire.

Et pour jouer un tour à mes mots qui se battent encore pour savoir lequel va être le dernier, je vous laisse sur les mots de Mme Roy, non pas Gabrielle, Arundhati 😉

Être, pour l’été et que sera sera. SoYOnara.

______
Aimer.
Être aimé(e).
Pour ne jamais oublier sa propre insignifiance.
Ne jamais s’habituer à la violence indicible et à la vulgaire disparité de la vie qui nous entoure.
Chercher la joie dans les endroits les plus tristes.
Pour rechercher la beauté en sa propre demeure.
Ne jamais simplifier ce qui est compliqué ni compliquer ce qui est simple.
Respecter la force, jamais la puissance.
Et surtout toujours regarder.
Pour essayer de comprendre.
Ne jamais détourner le regard.
Et jamais, ne jamais oublier
.
~ Arundhati Roy

___
P.S. si vous voulez continuer à lire, plus de 500 chroniques sur ce blogue.

FULL RIEN

Le Zen ne vous apporte rien de plus, il ne fait que retirer les multiples couches de l’oignon et vous dit: regarde, ça c’est toi, qu’une pure vacuité. – Osho

Quand je vais être grand, je veux devenir rien, vide, vacuité. Full rien.

Je veux devenir le ciel devant lequel passe les nuages.

Je veux devenir la route sur laquelle défilent mes «pensées autos»-générées. Vroum Vroum 😉

Je veux devenir le témoin de la vie, pas de ma vie, juste la vie, toute la vie, sans rien retenir, ne refusant rien, ne m’accrochant à rien, choisissant le juste et bon pour moi comme pour le plus grand nombre, les bras et le coeur ouverts devant l’inconnu, même devant la mort.

Je veux devenir le tas de brin de scie qui sera la somme et le résultat final de ma vie de bois brut, dur et mou, le vide au coeur de l’oignon qui aura complètement disparu et qui aura perdu toutes ses pelures. En fait, l’oignon n’aura jamais existé, il ne fut toujours qu’un assemblage de pelures.

Que veux-tu faire quand tu seras grand ? Je veux devenir un effeuilleur.

Depuis tout petit, je me vois vieux, me berçant dans ma chaise – berçante bien sûr – et regarder passer la vie devant moi, en moi, à-travers moi. Impassible, tranquille, le coeur plein et la tête vide. L’âme légère.

En fait, quand je serai grand, je veux devenir le Zen, être Zen, n’être que Zen. Et rien, rien d’autre. Rien du tout, rien dans le grand Tout. Un bien beau but dans la vie il me semble. Le seul qui soit. Car de toute façon, c’est vers là qu’on se dirige, droit devant vers le grand rien.

Et je réalise ces temps-ci qu’il est exactement là le sens de la vie.

Dans le détachement, le dépouillement, l’allègement. La compréhension existentielle du vide.

La perte de ses croyances, de ses limitations, de ses oeillères. Pour voir grand, pour voir large, pour tout voir. Soi, comme la vie dans laquelle nous avons été déposée, consciemment ou pas.

La vie est une grande perte progressive.

Qui consiste à se délaisser de ses plumes jusqu’ au dénuement final. Une grande mue. De rien, à l’illusion d’un soi jusqu’au grand retour au rien.

Et quand on réalise ce grand délestage jusque dans sa chaire, on n’a plus rien à perdre et tout le rien à gagner. Aimer totalement, vivre intensément et mourir sans regret.

Allez, sur ce ptit rien tout nu, bon solstice chers lecteur/trices !

HAINE OU PEUR ?

Le monde en a marre de la haine – Gandhi

Affirmation ou question que ces quelques mots de Gandhi ?

Car on dirait bien que certaines personnes dans le monde ne sont pas encore tannées de la haine, du moins de la guerre et de son si lucratif commerce. On dirait bien que certaines personnes ou organisations en tirent encore profits et carburent à la haine. Encore de nombreux adeptes des jeux de pouvoir et de la division, de la peur de l’autre et des différences, de la cruauté et du barbarisme. Des deux bords, si deux bords il y a, si seulement deux bords il y a. Car on dirait bien que les scissions sont multiples et hétérogènes.

Je lisais hier que le plus grand acte de bonté était d’être bon et bonne envers les gens méchants, les belliqueux, les assoiffés de pouvoir et de division. Makes sense. Mais pas un exercice facile car certaines situations sont difficiles à observer avec neutralité. Salut Palestine notamment. Imaginons les vivre soi-même.

D’ailleurs si on aime les questions, à part se demander si les mots de Gandhi sont une affirmation ou une question, on peut aussi se poser la question à savoir si la haine n’est pas que de la peur extériorisée au fond ?

Peur de perdre son identité, peur d’en manquer, peur d’être envahi, peur de ne plus exister, finalement peur de mourir ? Qui serait la peur ultime. Peur de disparaître. Peur existentielle.

Alors plutôt que de ressentir la peur en soi, passivement, on préfère attaquer la source de ce qui stimule la peur en soi ? Autre question sans réponse formelle.

On en sait bien peu des choses de la vie. On observe le monde chacun chacune à partir de notre petit point de vue biaisé, limité, obtu, en référant toujours aux mêmes vieilles croyances que nous traînons culturellement et personnellement. D’ailleurs on observe bien davantage à l’extérieur de soi qu’en soi. Mais il n’y a pas de fin au spectacle extérieur.

Et on n’écoute jamais vraiment avec totale neutralité, on ne voit jamais vraiment les choses telles qu’elles sont, nous ne sommes jamais neutres devant les choses du monde.

On ne sait pas comment écouter, commet regarder, comment entendre car dès que lorsqu’une chose nouvelle est exprimée, on la met immédiatement dans de vieilles bouteilles, la réduisant à de vieilles terminologies, et ainsi on la dénature, comme du vin nouveau dans de vieilles bouteilles. Qu’est-ce qui arrive lorsqu’on met du vin nouveau dans de vieilles bouteilles ? La fermentation débute et les bouteilles cassent et pourtant, j’ai bien peur que c’est ce que la plupart d’entre nous faisons. – Krishnamurti

Regarder sans juger, accepter qu’on ne sait rien, ou si peu, rien d’autre que ce qui relève de notre propre expérience qui est somme toute limitée.

Observer le monde sans tomber immédiatement dans le jugement est probablement la plus grande tâche à laquelle nous, humain(e)s, devons nous astreindre, particulièrement quand on réagit le plus fortement à certaines situations. Non pas nécessairement tout accepter, quoi que, mais au moins observer et assumer ses propres réactions, comme notre propre impuissance et ignorance.

Affirmation ou question ? Haine ou peur alors ? Fouillez-moi, et fouillez-vous itou et surtout.

J’imagine que les choses vont se poursuivre telles qu’elles le font en ce moment tant que ça devra être, tant que c’est ainsi, malgré ce qu’on en pense, malgré ce que l’on ressent, malgré ce que l’on voudrait que ce soit.

Alors, continuons à regarder le monde se déployer, malgré l’apparente folie ambiante. Et accepter que les choses sont ce qu’elles sont, avec ou sans raisons précises. Et continuons à faire du mieux que l’on peut au meilleur de notre connaissance, ignorance et expérience. Car la majorité du monde est bon, et tanné de la haine.

Peace and love le monde en cette dernière journée de printemps caniculaire.

CERCLES D’AMITIÉS

Construis un cercle d’ami(e)s authentiques, dont l’énergie est sécurisante, matures sur le plan spirituel, qui «tiennent l’espace» sans animosité, relié(e)s dans la compassion et non dans le jugement, qui prennent le temps de garder contact avec vous pour savoir comment vous allez, qui grandissent dans la vie à vos côtés, et qui souhaitent sincèrement le meilleur les un(e)s pour les autres.

Dans ma vie, les ami(e)s sont ce qu’il y a de plus précieux.

Les histoires d’amour durent un temps, certaines, rares, toute la vie durant, et si on est chanceux, et qu’on y met du sien, l’amitié peut s’y développer et durer dans le temps peu importe le statut de la relation. Parfois pendant toute la durée de la relation amoureuse, parfois plus longtemps, même après que nos routes aient divergé.

De nos jours, en ces temps d’amitié de réseaux, la notion même d’amitié a bien changé. Amitiés de mpeme, amitié de meme.

Il y a certaines relations, plus protocolaires, lointaines et à distance, dans lesquelles on s’échange des photos ou des allos, des mots poéticos, nonos ou des émoticos. J’ai quelques ami(e)s FB particulièrement witty en ce sens. Salut Toot entre autre !

Mais dans une vie, on n’a que quelques relations d’amitié sincères significatives. Car des ami(e)s c’est d’la job, de l’engagement et du temps. On ne peut avoir une si grande quantité d’amitiés. Mais on peut avoir divers types d’amitiés.

Moi je suis chanceux, j’en entretiens différentes. C’est beaucoup grâce à Veeresh, mon mentor d’amour et d’amitié, qui disait toujours friends forever. L’amitié dans le temps, éternellement.

La première, et la plus importante, est celle avec ma voisine d’amour, ma femme, mon amoureuse, Elsa. On apprend à vivre le quotidien ensemble et côte à côte, avec engagement mutuel, avec nos intérêts communs et nos différences, à cultiver l’amour et le respect, et à prendre soin de notre petite église dans la forêt ensemble. Minha Rainha, minha Amorinha.

J’ai des relations d’amitiés grandissantes avec les gens de mon église aussi. Ensemble, depuis plus ou moins longtemps, on chante et on fait musique aux deux semaines, on médite, on prie et on cherche à faire descendre les cieux sur terre. Formidable d’aimer autant les mêmes hymnes et d’aimer les chanter ensemble. Fofolle congrégation d’ami(e)s sur terre comme aux cieux.

Mais le travail spirituel n’est pas désincarné, bien au contraire. Sur la terre comme au ciel, et un peu plus down here même car ici que l’on vit, ici que vivent nos corps. Important de conserver des relations terrestres les plus claires possible si on veut que les cieux et les êtres divins aient envie de venir nous visiter. Il faut qu’ils se sentent attirés à descendre.

L’amitié demande investissement, engagement et sincérité. Parfois, par les chants, d’autres fois par le biais d’actions collectives autour de l’église pour soutenir l’extra ordinarité de l’amitié dans la matière. Sur la terre, dans la forêt, comme au cieux. Dans le Daime, on travaille ensemble sur divers plans.

Un autre type de relation bien particulière et précieuse dans ma vie depuis 3 ans est celle que j’entretiens avec mes ami(e)s du Dojo virtuel. Ensemble, on ne se parle jamais. Du moins, pas avec la bouche, ni avec des mots, plutôt par le biais du silence, et par le coeur. On voit nos ptites faces dans nos écrans respectifs, ou pas car certain(e)s préfèrent demeurer incognito, puis on ferme nos yeux et on médite ensemble plusieurs fois par semaine, certain(e)s depuis des années. En fait, on ne communique pas, on communie, coeur à coeur. Et dans le silence n’existe aucune distance.

J’ai différents cercles d’ami(e)s. Certains que je fréquente plus régulièrement, d’autres moins souvent car nous sommes chacun(e) occupés de nos bords mais qui sont tout aussi importants. Meegwetch en particulier à Ghosh and Kavee, à Dianne and Steph. On se voit moins souvent, busy busy we are, mais on se sait toujours liés par le coeur, par la terre, par nos chemins communs, qu’ils soient rouges, arc-en-ciel ou d’Osho.

L’amitié est en fait ce qui me garde sur FB malgré sa sponsorisation grandissante. Car si le temps est limité, et si comme nous on vit en forêt ici à distance, depuis les 40 dernières années, j’ai croisé tant de gens par le biais du monde d’Osho, de la Humaniversity – mon alma Mater en Hollande – et du Santo Daime.

Toutes ces relations ne sont pas toutes intimes ni personnelles, mais quelque chose de plus grand que nous nous unit. Et j’aime savoir ce qui se passe ces ami(e)s de longue date, ami(e)s de cercles distincts et unis tous de même par l’amitié internationale. Tous des cercles qui cherchent et cultivent la paix, l’harmonie, l’amour, la vérité et la justice, en soi et dans le monde.

L’amitié a clairement différentes saveurs et diverses formes. Certaines sont plus quotidiennes, d’autres plus lointaines désormais, mais non moins importantes.

L’amitié au temps des réseaux asociaux.

Comme disait les poètes : if you can’t be with the ones you love, love the ones you’re with.

Mais first of all, apprenons à nous aimer soi-même, à devenir notre meilleur(e) ami(e) car c’est de là que toute l’amitié part pour de vrai. Toutes les autres ne sont que des répercussions de celle-ci, des amitiés aimantées par le coeur qui se sentent appelées par la sincérité, la confiance et l’authenticité.

Aho !

STOP, RESPIRE & WATCH IN

Plutôt que d’appeler ça «méditation» – qui est un gros mot pour lequel tu as déjà décidé que tu n’étais pas doué ou qui ne fonctionne pas pour toi, ou que tu ne veux pas faire, peu importe, dis-toi seulement : je vais m’assoir pour 15-20 minutes – pas plus – et viser un état de satisfaction. Seulement un état de satisfaction.
– Abraham

Quand on médite, que ça soit 15-20 minutes ou 1 heure, que ça soit une méditation active ou une technique immobile telle la vipassana ou une simple respiration consciente, en silence ou avec musique, on peut bien viser un état de satisfaction comme le suggère Abraham, mais cet état n’est jamais garanti.

D’ailleurs la seule intention d’obtenir quelconque satisfaction de la méditation inclut en soi une graine d’insatisfaction. Et ce n’est pas le but ni une fin en soi d’obtenir satisfaction. L’idée est d’être conscient(e), aware.

Personnellement, quand je m’arrête non pas pour faire quoi que ce soit comme ce que l’on nomme méditer, mais simplement pour arrêter, ne rien faire et observer tout ce qui monte, je ne vise pas ce désir d’obtenir satisfaction. Car l’insatisfaction suit la satisfaction telle son ombre.

En fait, quand on médite, ou qu’on arrête et observe, on voit beaucoup de choses qu’on aimerait même mieux ne pas voir en soi, de soi.

On voit notre mental qui roule à 100 miles à l’heure, surtout au début, on ressent toutes sortes de petits inconforts, on a même souvent hâte que ça finisse pour s’activer, s’occuper et s’oublier un peu de nouveau. Nous sommes des êtres de divertissement.

Méditer est en quelque sorte contradictoire. C’est rien et c’est tout en même temps. On ne fait rien, mais on voit tout, on observe tout, on est full présent(e). Si on observe bien et si on est sincère, on fera face à tout soi. Le beau comme le moins. Le shiny comme le sombre.

Souvent aussi quand on médite, on prend note que nous sommes souvent absent minded ou spaced out comme disent les zenglais. En ce sens, penser ressentir une satisfaction est un leurre. L’idée consiste plutôt à apprivoiser les inconforts, petits et grands, et à apprendre à les laisser aller, passer, s’évaporer. Car tout passe, même la satisfaction. En fait, rien ne passe comme la satisfaction.

On ne fait pas que tout voir quand on médite, on peut le suivre même parfois lorsqu’une pensée ou une émotion négative surgit. Oui, on peut suivre la sensation, ce qu’elle tente de nous dire, ce qu’elle tente de pointer en soi. On inspire, on expire, on joue avec., on la suit, on la sent. On ne tente pas de s’en libérer, on rentre dedans. On respire dedans.

Si on space out parfois, perdu(e)s dans l’espace – soyez les bienvenu(e)s – on peut spacer in aussi. On plonge en soi, on explore, on voyage. Un vaste univers là-dedans. En inspirant et en expirant, et en revenant constamment à la respiration. Et si on utilise de la musique ou si on bouge dans le cadre d’une méditation active, on ajoute ces props à l’observation. Ça en fait juste plus à regarder, à observer. Et on observe aussi l’observateur/trice qui s’observe observer.

Comme le dit si bien Krishnamurti: L’ordre est la transformation de ce foutu bordel. Lorsque l’observateur/trice devient ce qui est observéalors il y a un ordre complet.

Mais l’ordre ne dure pas. L’équilibre est un constant déséquilibre.

Alors on observe tout ce qui se passe en soi, tout ce qui passe, trois millions de fois passera. Et on réalise lentement que la vie est un flot, un flow. De pensées, d’émotions, de sensations, d’observations, et si on accroche sur rien, ou si on réussit à décrocher si on accroche en revenant à sa respiration, nous sommes là, au milieu d’un grand calme ou d’une folle tempête, impassible, immobile, témoin, observateur/trice. Même de la présence qui observe.

La méditation est, au final un cercle vicieux et vertueux de vie en soi qui observe la vie en soi comme celle autour, jusqu’au bout de l’univers. And back. Et aller-retour, sans début, ni fin.

Avec mes ami(e)s du Dojo virtuel, nous nous assoyons régulièrement, ensemble, à distance, en musique et en silence. Et au gong final, Namasté et chacun(e) retourne vaquer à ses occupations car encore dans le monde nous vivons. Le fait d’avoir un horaire est une aide précieuse. Et bien sûr que si nous sommes toujours seul(e) en soi quand on ferme ses yeux et qu’on médite, nous sommes aussi lié(e)s à tout, à tous et toutes, à la vie entière. Tous et toutes des portails de la même grande vie, qui sintonisons la même fréquence universelle dans nos récepteurs individuels.

En cette ère de multi branchage numérique, je crois qu’il nous est et sera de plus en plus essentiel de prendre du temps pour arrêter, décrocher, fermer ses yeux, respirer, ouvrir son coeur et tous ses sens et simplement prendre le temps de ne rien faire et simplement s’observer observer.

Car on peut bien courir autour du monde, s’occuper à 1000 choses et d’autres, lire toutes les nouvelles que l’on veut sur tous les supports que l’on peut, parcourir les réseaux en boucle et en boucle, on finit toujours ici, maintenant, simplement, avec soi. Et peut-être que l’objectif ultime de la vie est d’être prêt(e) à tout, à la vie et à la mort.

Et la méditation est la parfaite non-action pour arriver ici, maintenant, en fait pour réaliser que ce n’est que là qu’on vit toujours et sans temps quand on arrête simplement de s’éparpiller. Satisfaction ou pas.

Welcome home.

LE FAÎTE DE MA PAIRE

Aujourd’hui, c’est la fête des pères
Ça tombe bien, moi j’en ai une paire
Deux belles grandes filles, que je veux dire
dont je suis fier
et que j’ai collaboré à faire
la belle affaire, deux belles à faire
En fait c’est vous, en paire, qui m’avez fait père

Surtout dans les débuts
par petits bouts
genoux, hiboux chouchoux et tout itou
car après on doit beaucoup à leurs mères
elle ont su y faire
autrement que moi ptit père

Deux belles grandes filles
plus smatts que moi
C’est pas de ma faute
Toute mon intelligence, leur ai donnée
et deux-trois bolts (c’est pour la rime câline de bine dixit le riminologue)

Ah oui, aussi
mes deux grands pieds, leur ai légués
Une, chaque, mais chacune deux, pour elles c’est mieux
Sclak à schlak (encore pour la rime et pas d’la frime)
Pouce mais pouce égal
Et deux grands coeurs c’est pas banal

Comptez-vous chanceuses
Comptez-vous chanceuses ?
Comptez, vous chanceuses
1 2 3 4
J’ai gardé mon nez pour moi
plus que mes dad’s jokes à votre endroit

La photo ci-haut
va avec une vidéo
que je vous ai déjà postée
sur notre groupe à dad’s jokes partagées

Mais elle représente bien
les dures leçons à la dure pour vous fifilles
De père en devenir que j’ai appris – parfois à vos dépends
Car devenir père, ça dépend et ça s’apprend, ça s’est appris
à la dure, surtout pour vous mes filles
oui papapoups ! ou pas…

Pour honorer Léonie je tente de faire un peu de poupsésie
ça rime en crime puff câline de rough
Tandis que pour Fanny, je n’en ferai papa
pas d’actus reus malgré que le mens rea y soit

À vous mes deux filles chéries, bénies, oui oui (anti jeux de mots caché)
rendues bien grandes en ce jour d’aujourd’hui
Voici chronique comique (ben pas tant que ça, mais un gars s’essaie souvent)
je vous dicte ces quelques mots nonos – oui oui, encore !
que je rendrai publics
mais sans photos de vous, car ça ça reste entre nous
comme les cadres de portes et autres émotions fortes
que je vous aurai fait vivre depuis vos débuts

Je vous aime mes 2 gilrzz
j’vous aime pas, j’vous adore
même si dans les fims souvent j’m’endors

Merci d’avoir fait de moi un père qui dure
et d’avoir enduré mes jokes plates et molles (endurées mes jokes, molles 😉
mes jeux de mots douteux, et charades souvent trop pévidentes (liaison liaison)
et mes rimes qui ne riment pas toujours – pas toutes, ou pas pantoute

Un gars s’essaie, et dans votre cas, je trouve que j’ai très bien réussi, si si
et aujourd’hui c’est vous que je remercie, oui oui (jamais 203)
car je suis au fait que c’est la fête, et je suis faîte en tant que père
car vous êtes venues dans ma vie en paire, léger délai il est vrai
pour faire de moi une dad’s joke sur 2 pattes mais pas monc…

votre éternel paternel

LA BEAUTÉ MALGRÉ TOUT

Cette photo, qui juxtapose création et destruction, me semble représenter parfaitement les deux bouts de notre humanité, et de notre inhumanité.

Comme quoi la vie, Comme la vie quoi.

Pendant qu’elle se renouvelle quotidiennement, que des nouveaux-nés voient le jour, d’autres perdent la vie après un bref passage sur terre. On nait, on meurt. On passe. Au suivant.

Pendant qu’on bombarde des territoires, dans certains autres, tout juste à proximité de la même région, on construit des tours de Babel d’opulence et de luxe. Bien souvent bâties par les bras mêmes des plus pauvres, et au mépris de leur sécurité fondamentale. Et sous-payés.

Pendant qu’on jette du plastique à tour de cruise ships dans nos océans, la permaculture et l’agriculture biologique se développent et on prend conscience des limites de notre terre mère. À temps ou pas, une autre question. Tic tac tic tac.

Pendant que certains accumulent les maisons secondaires et les domaines privés, ils sont nombreux qui ne peuvent même pas trouver à se loger, alors que tant d’autres vivent sur les routes ou dans la rue.

Pendant que l’on gaspille de la nourriture, d’autres ne mangent pas à leur faim.

La vie côtoie la mort, la beauté la laideur, la sécheresse et les feux de forêt sévissent ici alors que les inondations frappent là-bas.

La vie est réellement est un phénomène à deux têtes, en fait une histoire de tête qui s’allie à une histoire de coeur. Une job de bras. Le meilleur côtoie le pire, la vie s’appuie sur la mort, et vice et versa.

Tout trouve son contraire, ou son opposé, ou son extrême inversé c’est selon, en notre monde. On trouve de tout. Devant une catastrophe, certains se précipitent pour aider autrui et s’entraident alors que d’autres exploitent leurs prochains.

Amour et haine, ou amour et peur ?

Certains font du travail humanitaire au risque et péril de leur vie, alors que d’autres tirent gros profits à produire et à vendre de l’armement militaire, qu’ils se plaisent à nommer matériel de défense.

Dans ce bas monde, on trouve des bénévoles, et d’autres qui carburent aux profits à tout prix.

Certains cherchent le bonheur intérieur, d’autres la gloire.

On nous bombarde d’images catastrophiques à tour de yeux alors on en vient à penser que le monde est pire que jamais. Mais probablement qu’au fil du temps et de l’histoire, les choses ne font que changer, se transformer, évoluer. Ou dévoluer. S’améliorant parfois et se rempirant à d’autres moments.

Nous vivons clairement un temps de grands changements. Comme toujours auparavant, comme jamais. Bien sûr que les défis sont nombreux, et plus complexes que jadis, mais gardons notre focus sur le bien davantage que sur le mal. Et développons le meilleurisme (1) à notre mesure et à notre échelle. Car c’est tout ce que l’on peut faire. Et il faut le faire car ça me semble seule façon de vivre avec sens.

Prenons soin des gens, des animaux et des plantes autour de nous, car c’est aussi nous. Tout n’est que nous. Même moi, toi, même vous. Ici, partout. Car tout n’est pas ce que ça semble être à première vue. Tout ce que l’on voit n’est que première impression.

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Pratiquez jusqu’à ce que vous vous voyiez dans la personne la plus cruelle sur Terre, l’enfant affamé, le prisonnier politique.

Continuez jusqu’à ce que vous vous reconnaissiez dans tout le monde au supermarché, au coin de la rue, dans un camp de concentration, dans une feuille, dans une goutte

Méditez jusqu’à vous voir dans un grain de poussière dans une galaxie lointaine.

Regardez et écoutez de tout votre être.

Si vous êtes pleinement présent, la pluie de Dharma arrosera les graines les plus profondes de votre conscience, et demain, en lavant la vaisselle ou en regardant le ciel bleu, cette graine germera, et l’amour et la compréhension émergeront comme une belle fleur.

– Thích Nhất Hạnh

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(1) https://atisupino.com/2024/06/13/meilleurisme/