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TRAVAIL D’AMOUR RÉFLÉCHISSANT

Plus je vis, et plus j’apprends que l’amour – qu’on le nomme amitié, famille ou romance – réside dans le travail qui consiste à nous refléter notre lumière. Un travail doux. Un travail ferme et constant. Un travail phare en ces moments quand la honte et le chagrin nous empêchent de voir notre propre lumière, mais qu’il y a tout de même une personne aimante qui voit clair pour nous la refléter. Dans nos meilleurs moments, nous sommes cette personne pour autrui.
– James Baldwin

Dans ma chronique d’hier, je nous souhaitais la paix et le calme, la santé, le partage et l’acceptation, mais je me suis retenu de souhaiter l’amour car je trouve ce terme incompris, mal compris, et souvent mal incarné. Certains frappent et abusent en pensant le faire par amour.

Et voilà que James Baldwin, ce brillant écrivain américain, nous en fournit une si belle définition ci-haut, que je me permets de reprendre ci-bas ligne par ligne dans ma traduction maison.

Plus je vis, et plus j’apprends que l’amour – qu’on le nomme amitié, famille ou romance – réside dans le travail qui consiste à nous refléter notre lumière.
Un travail doux.
Un travail ferme et constant.
Un travail phare en ces moments quand la honte et le chagrin nous empêchent de voir notre propre lumière, mais qu’il y a tout de même une personne aimante qui voit clair pour nous la refléter.
Dans nos meilleurs moments, nous sommes cette personne pour autrui.

Mon genre d’amour ça. On notera que Baldwin utilise le terme travail conjointement avec doux, ferme et constant et life-saving même que j’ai traduit par phare mais qui, parfois, en effet, nous sauve la vie, ou du moins préserve notre espoir dans certains passages sombres du voyage.

J’ai eu la chance et le privilège de rencontrer quelques-unes de ces personnes dans certaines passages plus étroits de ma vie. Des personnes phares. Qui brillent encore et toujours au coeur de mon coeur.

Baldwin parle aussi d’un travail de reflet de la lumière, clear-eyed loving person qui beam it back notre lumière quand nous-même ne la voyons pas, ne la voyons plus. Parfois ce travail de reflet ne flatte pas dans le sens du poil. Ça aussi l’amour. Soit la capacité de dire les vraies affaires comme le veut l’expression populaire.

Mais pour être en mesure de dire ces vraies affaires, et ainsi devenir un miroir clair qui réfléchit juste, il faut avoir fait le travail d’introspection soi-même tout d’abord car nous ne sommes pas ici pour réveiller quiconque autre que soi. On doit se libérer de cette arrogance.

J’aime le concept que l’amour soit un travail. Car lorsqu’on aime le travail que l’on fait, le travail sincère devient jeu. Un travail sur soi, un travail d’acceptation de toutes ses parties, lumineuses comme sombres. Un travail d’honnêteté face à soi. Et suit alors logiquement que l’on considère et traite chaque personne comme soi-même, comme un prolongement de soi.

Et l’amour de soi consiste à devenir la meilleure version de soi-même, en multipliant nos best moments.

QUOI D’AUTRE ?

Hier les traditionnels voeux de la nouvelle année volaient de ci de là. On fait la même chose à chaque année. Et pourtant. Certaines sont meilleures que d’autres quand on regarde l’état de notre monde.

En retour graduel d’une saine pause FB, tout ce que j’ai pu souhaiter hier aux quelques personnes qui m’ont écrit personnellement c’est la paix. Celle dans nos coeurs, celle dans nos têtes, celle dans le vaste monde. Gros souhait je sais. Car la paix est presque impossible à réaliser. Celle partout en même temps du moins. Le plus grand défi de l’humanité finalement la paix.

Oh j’ai aussi souhaité la santé à quelques personnes qui en ont bien besoin en raison de situations particulièrement difficiles. Car avec les années, en effet, on réalise que nos aîné.e.s avaient raison, c’est ça qui compte le plus, surtout quand elle s’effrite ou s’égare.

Sinon, à part la paix et la santé, je nous souhaite la sagesse de se rappeler de prendre assez de temps pour décrocher régulièrement de la folie du monde. Pour trouver le silence en soi, doux silence en soie. Pour faire de son home un refuge de paix face à la folie du monde pour qu’on soit capable, chacun.e, de contribuer par de petits gestes simples et souvent gratuits à créer plus de paix autour de soi.

Vouloir la paix dans le monde entier c’est beaucoup demander, car l’histoire nous a trop souvent démontré le contraire au fil des temps. Et ce n’est pas de notre ressort la paix du Monde. En effet, l’Histoire de l’Humanité en est surtout une de guerres et de conflits. J’imagine que c’est ainsi que l’Humanité doit apprendre. La seule paix sur laquelle on peut travailler concrètement est à échelle réduite, celle en soi, et autour de soi. Et petite paix deviendra grande. Pas à pas. Et peut-être pas. Mais on continue quand même car quoi d’autre à faire ?

En plus de la paix et de la santé, je nous souhaite aussi d’accepter de plus en plus tout ce que la vie nous offre et nous présente, le beau comme le moins, le doux comme le dur, les oh et les bah ! Apprécier qui l’on est, les acquis comme les leçons encore à apprendre. Apprécier ce que l’on a plutôt que ce qui nous manque ou ce que l’on voudrait car le ce que l’on a est déjà nettement davantage que ce que possède la majorité du monde. Et sur cela qu’on peut commencer et continuer à bâtir.

Je nous souhaite aussi d’apprendre à partager. Partager qui l’on est, comme une partie de ce que l’on a, partager du temps de qualité avec nos frères et soeurs, en silence, en chantant, en nous soutenant. Redonner ce que l’on a et offrir une partie de ce que la vie nous a généreusement offert, et continue de le faire, nous les privilégié.e.s du monde.

Car comme le veut un certain dicton, on ne possède jamais vraiment que ce que l’on a donné, et on perd à tout jamais ce que l’on n’a pas su donner.

Et pourquoi pas nous souhaiter aussi d’apprendre à pardonner, à soi comme à autrui. Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux et celles qu’on pense nous ont offensé. Car souvent, simplement notre petit égo tout fragile qui a été heurté de toute façon.

J’ose ne pas nous souhaiter l’amour, car l’amour est un mot trop souvent mal compris et attaché à des attentes irréalistes. L’amour c’est surtout de bonnes paroles – bene dictions – mais encore davantage des bons gestes, partagés au quotidien et régulièrement. Et de cela, je nous en souhaite à l’infini car notre monde comme notre voisinage en a bien besoin.

Pendant ma pause d’écriture du temps des fêtes, je me suis demandé si je continuais d’écrire comme je le fais ainsi depuis 13-14 ans. Important de se remettre en question régulièrement. J’écoutais Osho hier justement qui disait que le mot re/spect signifiait regarder, inspecter (spect) / de nouveau (re). Examine a consciencia. Inspecter sans cesse qui l’on est, qui on pense être pour demeurer en harmonie avec ce qui est juste en notre coeur.

Et en regard de la paix, dans le monde comme en soi-même, tout ce que je peux faire, à ma toute humble mesure, c’est de lancer ainsi des mots dans le vent, sans attentes, sans savoir si et où ils atterrissent. Des ptits mots d’espoir, des ptits mots tout simples, des ptits mots qui viennent du coeur de petit moi et qui vont vers toi, vers vous, vers le coeur du monde. Le seul et même coeur qui bat au même rythme du même monde.

Bon nouveau tour de calendrier rempli de ce moment, puis de celui-ci, et de l’autre, et de l’autre…

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L’esprit sait certainement critiquer.
Mais il sait rarement comment complimenter, féliciter ou remercier les autres pour ce qu’ils font !
Ainsi, pour aider à briser la critique habituelle de l’esprit, voici un processus simple que vous pouvez mettre en œuvre… dès maintenant :
Chaque fois que vous surprenez l’esprit en train de juger ou de critiquer aujourd’hui, équilibrez-le avec des éloges ou de la gratitude !
Remerciez ou félicitez LES AUTRES pour ce qu’ils font ou ont fait. Et félicitez-vous aussi !
Grâce à ce processus de reconnaissance, vous serez peut-être surpris d’observer à quel point l’esprit critique ! Et vous trouverez peut-être très agréable d’être reconnaissant.e pour un changement – ​​et de reconnaître comment il soutient les efforts des autres qui vous aident, vous et les autres !
Amour…
– Subhan

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Et un ptit bijou que j’ai publié en catimini ici seulement dans le temps des fêtes. De ça aussi je nous en souhaite.

se laisser FAIRE par L’AMOUR


Le/la mystique n’est pas quelqu’un qui dit : « Regardez ce que j’ai vécu. Regardez ce que j’ai accompli».

Le/la mystique dit : «Regardez ce que l’amour a fait de moi».

– 
James Finley

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Derniers mots pour un ptit bout.

Besoin de me laisser faire, défaire et refaire par l’amour.

Comme le papa ours, m’en vais hiberner pour quelques jours, semaines.

Aller marcher en forêt.

M’assoir près du feu et le regarder, que dis-je, le contempler.

Et laisser le temps rouler et couler. Sablier sans plage horaire.

Vais laisser un peu de poésie se faire aussi. Que je posterai peut-être ici. Ou pas.

Et terminer la petite histoire de ma petite vie pour mes filles en cadeau de Noël. Donc un peu de la leur aussi. Et en l’honneur de ma mamma. Et de l’amour des personnes qui m’ont fait.

On ne fait jamais rien dans la vie.

On est fait(e) par la vie.

On est fait(e) par l’amour, on se fait par amour.

Et le 31, je vais méditer en mon home, en digne ligne, avec quelques-un(e)s de vous qui le voudrez bien. Ensemble, et tout et tous et toutes seul(e)s. Comme toujours. À tout jamais. Par amour.

À Dieu.

Viva o Amor !

PETITE ET GRANDE VIE

Sois un(e) témoin, pas un(e) juge. Mets l’emphase sur toi, pas sur les autres. Écoute ton coeur, pas la foule.
– Rumi

Vendredi 13.
– 15 ici dehors.
Show chaud dedans.
Du bois dans le poêle, de l’amour au coeur.

En fin de semaine, nous tenons nos deux dernières cérémonies chantées de l’année. Ce fut une grosse année. Ensuite quelques mois de repos et de pause pour préparer le voyage au Brésil et, déjà, la prochaine année. De nouveaux projets couvent. La vie vit.

Ce matin j’hésitais entre la citation ci-haut de Rumi, qui tend vers l’équanimité, la centration et l’amour, ou celle-ci, ci-bas, aussi de Rumi, qui interpelle autrement. J’aime Rumi.

Votre anxiété résulte de votre désir d’harmonie. Visez le désaccord, – la désharmonie – et vous atteindrez la paix.

À première vue, un peu étrange de penser viser le désaccord pour atteindre et ressentir la paix. Mais quand, et si, on y pense bien, pas si fou non plus. Car à trop vouloir l’harmonie, on se tend, on se crispe, on se rigidifie et on devient critique de soi et des autres.

Quand on se permet seulement d’être à l’aise et naturel, l’harmonie vient toute seule et naturellement, organiquement, elle coule de source, et ainsi suit la paix d’esprit et de corps. Pas fou le Rumi.

Allez, bonne première vague de froid sur nos corps. Mais jamais dans nos coeurs.

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Ce que nous appelons la vie n’est que la réunion de certaines conditions, et ce que nous appelons la mort est leur dispersion.
Il n’y a aucun soi à trouver dans l’un ou l’autre.
– Kōdō Sawaki

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Je ne sais pas si c’est de la fatigue, de la maturité ou simplement parce que je m’en soucie moins, mais certaines choses ne m’affectent plus comme avant.
Ce n’est pas que j’ai perdu tout intérêt, c’est simplement que je préfère économiser mon énergie pour ce qui en vaut vraiment la peine.
À ce stade, la tranquillité d’esprit a bien meilleur goût que n’importe quelle discussion gagnée.

– Bill Murray

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Aimer une personne à long terme, c’est assister à mille funérailles des personnes qu’elle était autrefois.
Des personnes qu’elle est trop épuisé(e) pour être plus longtemps.
Des personnes qu’elle ne reconnaît plus en elle-même.
Des personnes dont elle s’est éloigné.
Des personnes qu’elle n’a jamais fini par devenir.
Nous voulons tellement que la personne que nous aimons retrouve son étincelle lorsqu’elle s’éteint; qu’elle soit rapidement retrouvée lorsqu’elle est perdue.
Mais ce n’est pas notre travail de demander des comptes à qui que ce soit envers les personnes qu’ils et elles étaient autrefois.
C’est notre travail de voyager avec elle entre chaque version et d’honorer ce qui émerge en cours de route.
Parfois, ce sera une flamme encore plus luminescente.
Parfois, ce sera une lueur qui disparaît et inonde temporairement la pièce d’une obscurité parfaite et nécessaire.

– Heidi Priebe

NETI NETI

Ne souhaitez pas que les événements prennent la tournure que vous désirez, accueillez-les comme ils viennent, là est la voie vers la paix. – Épictète

Espoir et désespoir, ce vieux couple indissociable qui s’auto-génère et se nourrit un l’autre. On balance souvent entre les deux, on swigne la bacaisse entre l’espoir et le désespoir, d’un côté comme de l’autre du voile.

Mais peut-être que la réalité, comme la vérité et la lucidité, des concepts de plus en plus fous, flous et mous, se situent dans une faille au centre, dans une craque entre les deux extrêmes du couple espoir et désespoir. Juste là, ici, dans l’acceptation de ce qui a été, de ce qui est et de ce qui sera. La vie at face value. Que sera sera.

Oh bien sûr que l’on peut bien vouloir certaines choses, comme certains développements de situations, mais la meilleure police d’assurance pour mettre fin à la déception réside dans l’acceptation des choses telles qu’elles sont. La façon la plus relaxe de vivre sa vie.

Avec l’apprentissage de la capacité de voir ce qui est pour ce que c’est, sans filtre rose – espoir – ou noir – désespoir. La vie en mauve, et dans toutes les couleurs. Voir ce qui est tel quel et non comme on voudrait que cela soit, comme on pense que ça devrait être, comme on imaginerait le paradis sur terre.

Plus simple à dire qu’à faire ? L’écrire alors, voilà, c’est fait.

Il ne reste qu’à l’appliquer au quotidien. Souvent une déception à la fois. Un rêve écrapouti à la fois, ou fracassé, ou une illusion qui fond lentement et progressivement avec les années qui passent. Ainsi se font font font les réalisations, qui consistent à transformer les illusions en réalités brutes. Merci pour votre beau programme.

Pas certain que l’on puisse apprendre la lucidité de la nature pure et dure de la vie sans vivre la déception, la perte d’illusions, et même parfois la trahison. La vie n’est pas seulement douce ni rose. Les plus grandes leçons s’acquièrent parfois à la dure. Même si on ne le souhaite pas, accueillons-les si la vie en décide ainsi.

Ni ceci ni cela, Neti neti.

Comme on ne peut développer la foi sans le doute, on ne peut développer la conscience sans explorer l’inconscience. Sinon cette foi sera aveugle, enfantine, illusoire. Que wishfull thinking.

Espérer le mieux pour tous et toutes, le bien du plus grand nombre, et agir en conséquence à notre petite échelle. Sans attente, ni espoir, ni désespoir.

Tadam !

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L’espoir est souvent mal compris.
Les gens ont tendance à penser qu’il s’agit simplement d’un vœu pieux passif :

« J’espère que quelque chose va se produire, mais je ne ferai rien pour y remédier ».
C’est en effet le contraire d’un véritable espoir, qui nécessite de l’action et de l’engagement.
– Dre Jane Goodall

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Je ne sais pas comment sauver le monde.
Je n’ai pas les réponses, ni la Réponse.
Je ne possède aucun secret pour réparer les erreurs des générations passées et présentes.
Je sais seulement que sans compassion et sans respect pour tous les habitants de la Terre, aucun d’entre nous ne survivra – et nous ne le mériterons pas.

~ Leonard Peltier

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La liberté est la disparition de ce qui cherche la liberté.
~ Adyashanti

EN NOUS EN TOUT

Si la joie vient d’une raison extérieure, elle ne durera pas longtemps. Lorsque la joie est sans raison, elle durera toujours. – Osho

Ce temps-ci de l’année en est un de gratitude pour moi. Le 7 décembre, c’est l’anniversaire de Veeresh, mon mentor, aujourd’hui le 11, celui d’Osho, mon beloved Master, et le 15 ce sera celui de Mestre Irineu, grande inspiration ayant vécu en Amazonie, étincelle du Santo Daime.

Toujours étrange de célébrer l’anniversaire de personnes qui ont quitté leur corps, quoi qu’on ne meurt jamais dit-on. Dans leurs cas particuliers, pour moi du moins, c’est totalement le cas. Plus vivantes que jamais depuis le départ du corps. D’ailleurs

Traduit du portugais par Ravi

On pense souvent que de dire oui à un maître résulte dans une perte d’une partie de soi, de son autonomie, de son libre-arbitre, de son indépendance. Mais c’est exactement le contraire. Car un maître nous ramène toujours à soi, au joyau caché en soi, à la source de vie éternelle et universelle déposée en soi-même.

Un(e) maître pointe toujours vers la lune, vers l’immensité. L’idée n’est pas de s’accrocher au doigt ni de vénérer sa personne, c’est simplement d’entreprendre soi-même le voyage vers la lune, accompagné désormais par une présence, une inspiration. Le/la maître pointe toujours dans la direction ultime. L’ultime GPS vers l’essentiel un(e) maître.

Dire oui à un maître, c’est principalement dire oui à la partie divine en soi-même. C’est faire confiance, c’est voir plus grand que soi, c’est faire preuve d’humilité, c’est reconnaître en autrui quelque chose de si précieux qu’on ne peut le voir en soi-même car nos yeux portent toujours à regarder vers l’extérieur. C’est allumer sa petite bougie à la flame d’une autre, pour laisser émerger sa propre lumière et possiblement faire de même pour les autres.

On ne donne rien à un(e) maître, si ce n’est que ses illusions. Au contraire, on reçoit tout de lui ou d’elle, le plus précieux cadeau de l’existence, un doux don de soie. Mais si le/la maître pointe la destination, c’est nous qui devons marcher le chemin, le danser, puis éventuellement s’envoler jusqu’à la lune. No free lunch, au contraire.

Donc ce matin, un infini, immense et éternel merci à ces trois grandes inspirations dans ma vie. Merci d’être nés, de vous être incarnés et d’avoir laissé une trace indélébile dans mon coeur et sur mon âme. Merci de mavoir passé un ptit bout de votre lumière.

Je vous dois tout, dont l’ouverture d’esprit et la curiosité de creuser toujours plus loin en moi. Merci de m’avoir montré l’amour au-delà du mental, merci de m’avoir indiqué la voie en moi, vers moi, du petit moi au grand Tout.

Merci d’avoir de m’avoir montré en moi la part de Joie sans raison qui ne mourra jamais.

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Pourquoi regardez-vous autour de vous pour trouver de l’aide ?
Croyez-vous que l’aide viendra de l’extérieur ?
Ce qui viendra est créé en vous et de vous.
Aucune autre voie est comme la vôtre.
Toutes les autres voies vous trompent et vous tentent.
Vous devez accomplir la voie qui est en vous.

~ C. G. Jung (Traduction A. N.)

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Nous ne pouvons exprimer que ce qui est déjà en nous.
Réalisons que notre nature véritable d’Amour est déjà et éternellement là, en nous et partout, et l’amour jaillira dans le monde.
L’amour dans le monde est l’expression naturelle de l’Amour que nous sommes.
L’Amour ne peut pas ne pas aimer.
N’écoutez pas le mental qui vient rejeter, commenter et refuser ce qui lui semble ne pas être cela.
La vision est alors obscurcie.
Respirez et revenez à la confiance et l’évidence que tout est amour.
Là est la guérison des cœurs.
L’amour n’attend rien, ne veut rien ni de l’autre ni de moi-même.
Il est Don.
Ne cherchez pas 1 expression d’amour particulière qui viendrait définitivement signer « le vrai amour ».
Il se manifeste différemment en fonction des personnes, des évènements… que nous rencontrons.
La saveur de l’amour envers un ami n’est pas la même que pour notre enfant. Il n’y en a pas une meilleure que l’autre.
L’amour prend toutes les couleurs de l’arc en ciel en totale liberté. C’est là toute sa beauté.
L’amour est intrinsèquement pure expression de notre nature d’Amour.
Ainsi reconnaissons encore et encore l’amour en toutes choses.
Cette douceur du cœur nous ramènera directement à la Source Amour que nous sommes et viendra, dans la douceur, enluminer ce qui semblait être obscurci.
L’Amour est le non manifesté.
L’amour est le manifesté.

L’Un, inconnaissable et tout le connu.
Le Père et moi sommes Un.
Nous sommes pur Don.
Amour.
Tout le reste n’est qu’histoire mentale rajoutée.

– Marion
Cequiest.org

DIEU DANS TOUT DIEU PARTOUT TIGUIDOU

Je crois que Dieu est sur la Terre, à l’intérieur de tous les êtres vivants. Ce que nous nommons «Le Divin» n’est rien d’autre que l’énergie de l’éveil, de la paix, de la compréhension et de l’amour qu’on ne trouve pas seulement dans chaque être humain, mais dans toutes les espèces de la Terre.
– Thich Nhat Hanh

Petit mardi neigeux de décembre, petit sujet de conversation simple et banal.

Car en effet, tout simple et naturel de chercher notre source, de la rechercher car on l’aurait jamais vraiment perdue, qu’oublier. Naturel d’investiguer d’où l’on vient, où l’on va, ce que nous sommes intrinsèquement en cette existence. Nous sommes tous et toutes mû(e)s par cette quête. Certains la dirigent vers des objets, d’autres vers une reconnaissance sociale extérieure qu’ils/elles interprètent comme du pouvoir.

C’est un peu le problème de notre génération actuelle. Nous cherchons en dehors de nous-mêmes ce qui nous fera nous sentir plein(e)s, comblé(e)s, content(e)s. Comme dans contentement.

Contentment, ce terme que l’on définit autant comme :
1- l’action de contenter, de satisfaire un désir, un besoin, etc.; un assouvissement,
que comme
2- un état, sentiment de quelqu’un qui ne désire rien de plus ; satisfaction vive et durable ; plaisir, joie.

Tout et son contraire quoi. Une action comme un état. Faire ou être.

La vie des mots est telle que les contraires veulent souvent dire la même chose. Sauf que la vie n’est pas mise en mots, la vie est tout sauf des mots. C’est dans le silence que Dieu, le Divin, le Grand Esprit, name it comme vous voulez, se cherche et se trouve. C’est dans le silence au-delà du mental que ça se cherche et que ça se trouve, si ça se trouve. Car peut-être que c’est déjà juste là, ici, sous notre nez, dans notre coeur ?

Si on arrête de chercher, on a déjà trouvé ce que l’on ne trouvait en cherchant trop, ailleurs, partout en dehors. Et en même temps pour trouver, il faut être mû(e) par un élan, une quête vers plus de plénitude, de satisfaction, de contentement. Satisfaire un désir et ne plus rien désirer. L’un et l’autre, les deux en même temps, et ni un ni l’autre. Vous me suivez ? Moi non plus.

Comme dans l’expression : Je suis Dieu. Soit je suis la voie de Dieu – ou peu importe votre version, name it – en même que je le suis, nous le sommes. Tous et toutes des dépositaires du Grand Esprit, du Roi de la Création. En fait tout ce qui vit, même ce que l’on juge comme diabolique et satanique. Car qui sommes-nous pour discriminer ?

Je continue à me fouiller en et par moi-même et je vous le laisse faire de même par et pour vous-même. Car de toute façon

Surtout ne pas se prendre trop au sérieux. Juste assez 😉

Alors en tout respect de votre propre compréhension sur le chemin du petit et Grand Mystère.

Et comme disent certain(e)s: Je suis athée, Dieu merci !

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Croyez-vous que, lorsqu’ils disent « moi, je », les humains savent vraiment de qui ils parlent?
Lorsqu’ils disent : « Je suis… (malade ou bien portant, malheureux ou heureux), je veux… (de l’argent, une voiture, une femme), j’ai… (tel désir, tel goût, telle opinion) », ils croient qu’il s’agit réellement d’eux-mêmes, et c’est justement là qu’ils se trompent.
Comme ils ne se sont jamais analysés en profondeur pour connaître leur véritable nature, ils s’identifient sans cesse avec ce « je » représenté par leur corps physique, leurs instincts, leurs désirs, leurs sentiments, leurs pensées.
Mais maintenant, s’ils cherchent à se retrouver par l’étude et la méditation, ils parviendront à découvrir, par-delà toutes les apparences, que ce moi qu’ils cherchent se confond avec Dieu Lui-même.
Car la réalité, c’est qu’il n’existe pas une multitude d’êtres séparés, mais un Être unique qui travaille à travers tous les êtres, qui les anime et se manifeste en eux, même à leur insu.
Quand ils arriveront à sentir cette réalité, les humains se rapprocheront de la Source divine, où ils ont tous leur origine.
– Omraam Mikhaël Aïvanhov

SI TU FAIS LE MAL FAIS-LE BIEN

Que les forces du mal deviennent confuses en chemin vers chez-vous. – Georges Carlin

L’expression les forces du mal m’a toujours semblé étrange. Tout comme les concepts d’enfer, du diable, êtres maléfiques et autres personnages terrifiants et menaçants.

Comme l’impression qu’on aime bien se faire des peurs nous les humain(e)s. Comme des ados qui aiment trembler d’effroi ensemble en regardant des films d’horreur toute une nuit durant dans un sous-sol noir, et encore mieux, avec pas de parents dans les parages. L’humanité est encore adolescente. La preuve ? Regardons les réseaux sociaux et autres télé irréalités arrangées par les gars des vues.

On aime s’imaginer ce qui est différent de nous comme étrange, pas normal, menaçant autant pour la paix publique que la nôtre, épeurant. Qu’à voir notre réticence face à l’immigration ou à tout ce que l’on connait pas ou peu.

Ce qui n’est pas bien est nécessairement mal. Un ou l’autre, pas de choix, pas de nuances, pas trop de ça dépend. Pourtant sans bien pas de mal, les deux se créent un l’autre. On nous a montré à séparer le monde en deux, le bien et le mal, avec bien peu de nuances entre les deux. Comme un pain Weston, on a tranché le monde, au moins en deux, sinon en plus. Dualités relatives.

Moi et ma peau. Moi et le reste du monde. Moi et les miens. Moi et eux/elles. Et un peu plus largement, nous et les autres.

Hommes et femmes. Mais même ce concept est en train de voler en éclats et ça en inquiète pas à peu près quelques alphas bêtes. Pourtant au sein de nombreux peuples, les êtres androgynes ont toujours eu leur place. Plus les genres deviennent flous, plus les extrêmes se durcissent. Ainsi va la vie, dans le milieu comme dans ses deux bouts de plus en plus éloignées l’un de l’autre.

On a créé des Dieux à nos images respectives – pas pour rien que les diverses représentations des Dieux ressemblent toujours aux peuples des régions là où on les a créés – en soutenant au contraire que ce sont eux qui nous ont créés à leur image. Le monde à l’envers.

Des Dieux bons et bienveillants, tout-puissants, qui vont nous faire brûler en enfer pour l’éternité si on n’obéit pas aux lois que certains de leurs hommes de main ont inventées pour nous contrôler. Et on continue de croire à ces histoires de Bonhomme carnaval. Ho Ho Ho !

Dans toute guerre, on trace une ligne entre des bons et des mauvais. Ça aide à faire du sens dans le chaos de la totalité. Pourtant, chaque côté se considère juste et bon et pense défendre la vérité et la justice. Sa vérité et sa justice. L’Ultime.

Il n’existe pas de forces du mal. Que de la peur, de l’avidité, de l’égoïsme à outrance. De l’inconscience qui tend vers la conscience, de l’ombre qui cherche la lumière. Qu’une recherche d’équilibre, qu’un penchant complémentaire entre tout ce qui existe, un aller-retour constant entre les divers extrêmes.

Le bien de l’un(e) est souvent le mal de l’autre quand ça nous sort de notre compréhension bien petite et si limitée du monde.

Il ne nous reste qu’à bien faire tout ce que l’on fait, avec justesse car pour la justice, on repassera. Et on verra bien – ou mal – plus tard ce qui arrivera. Ou pas.

Pour le moment, tout va bien, même quand on pense que ça va mal. Car c’est ainsi que ça va anyway.

Alors ainsi soit-il.

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Les religions ont créé une idée très stupide dans l’esprit humain, soit que le mal a de la force.
Le mal n’a pas de force, le mal n’existe pas.
La vérité a de la force et de l’énergie.
Une montagne de mensonges ne peut empêcher la vérité, il ne lui faudra simplement plus de temps pour grandir.
On ne peut l’arrêter, on ne peut l’entraver.
L’explosion ultime est absolument certaine.
L’humain(e) doit devenir surhumain(e), la conscience doit devenir superconscience.
Et béni(e)s sont ceux et celles qui savent attendre, qui peuvent surveiller silencieusement la porte quand l’invité arrive.

L’invité vient certainement, n’a jamais failli.
Et il n’y a pas de forces du mal qui travaillent contre la vérité, contre les forces du bien.
Ce n’est que de l’obscurité, de l’ignorance ; on ne peut pas les appeler des forces.

Il faut être compatissant envers elles.
Ce ne sont pas des ennemis, ce ne sont que de gros blocs de marbre qui attendent qu’un bon sculpteur coupe quelques éclats ici, quelques éclats là.
Et une belle statue cachée – qui était toujours là – émergera.
L’artiste aide seulement ce qui était caché à émerger.
Personne ne l’empêche.
Mais l’idée que le mal travaille contre les forces du bien a rendu les gens impatients et effrayés
.
Je vous dit qu’il n’y a pas de mal, et il n’y a pas de forces mauvaises dans le monde.
Il n’y a que des gens conscients et d’autres qui dorment profondément.
Et le sommeil n’a aucune force.
Toute l’énergie est entre les mains des gens éveillés.
Et une personne éveillée peut éveiller le monde entier.
Une bougie allumée peut allumer des millions de bougies, sans perdre sa lumière.
Et le temps n’est pas loin.

Parce que l’humanité endormie a beaucoup souffert et va souffrir davantage.
Et à mesure que la souffrance s’approfondi, c’est une bénédiction déguisée.
L’humanité ne peut tolérer qu’une quantité limitée de souffrance, et alors elle se réveillera.
Et l’humanité a suffisamment souffert.
– Osho, the Transmission of the Lamp

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Développez un esprit vaste comme l’espace, où des expériences à la fois agréables et
désagréables peuvent apparaître et disparaître sans conflit, lutte ou mal.
Reposez-vous dans un esprit comme un grand ciel.
– Jack Kornfield

OMBRE CHERCHANT LUMIÈRE

Le monde s’éveille. Et la vérité fait son chemin. Mais les forces de l’ombre tentent désespérément tous les trucs qui leur restent. Alors nous devons tenir bon. Lorsque la noirceur s’intensifie, la lumière doit augmenter pour maintenir l’équilibre.

On souligne les 35 ans de Polytechnique aujourd’hui, l’un des plus grands événements locaux de noirceur sociale. Je ne vais pas en parler davantage que de souligner brièvement que lorsque c’est arrivé, en fin d’après-midi du 6 décembre 1989, lors d’un séjour de quelques à mois Montréal pour faire des sous pour retourner vivre à la Humaniversity en Hollande, j’étais dans Côte-des-Neiges à conduire un minibus rempli d’enfants d’une garderie que je reconduisait à la maison et je me suis retrouvé pris en plein milieu du chaos routier d’ambulances, de pompiers et de policiers, ne sachant rien du drame qui se déroulait à deux pas de là.

Drame dont on subit socialement encore aujourd’hui les séquelles, et plus particulièrement les familles des jeunes victimes. Pensées vers elles et leurs familles qui vivent avec un bleu au coeur depuis 35 ans, alors que les droits des femmes continuent d’avancer en titubant, en reculant même par moments. Claire manifestation de la danse de l’ombre et de la lumière. Deux pas en avant, un en arrière, ou de côté.

Les sources d’ombres sont multiples en soi et dans le monde, et l’ont probablement toujours été. On n’a qu’à penser au Moyen-Âge, période sombre s’il en est une, qui, pendant plus 1000 ans de relative in/humanité, me semble avoir fait bien peu de place à la lumière. Mais l’humanité a survécu. Avec des hésitations. Mais on a survécu. Pour le meilleur et pour le dire.

Je place habituellement mes citations en fin de texte, comme soutien à mes propos, mais celle-ci mérite de se trouver au coeur car elle illustre parfaitement mon blabla :

Il y a une chose que les croyants de toutes les religions ont des difficultés à admettre, c’est que Dieu, qui est tout-puissant, ne se décide pas, enfin, à anéantir les esprits du mal qui viennent les tenter. 
Mais ces esprits ont aussi le droit de vivre, c’est aux humains de ne pas tomber dans leurs pièges. 
Dieu ne punira jamais le Diable parce qu’il vient les tenter : c’est à eux d’être plus éclairés, plus forts, c’est à eux de comprendre où est leur véritable intérêt, de se rendre compte pourquoi il est préférable de prendre telle direction plutôt que telle autre et d’avoir la volonté de marcher dans cette direction. 
Il faut qu’ils en soient totalement convaincus.
Serait-il réellement avantageux pour l’être humain d’être poussé malgré lui sur la voie du bien, de la lumière, et à l’abri, quoi qu’il fasse, des tentations et des erreurs ?
Le Créateur et les esprits célestes le laissent trouver son chemin, afin qu’il développe sa conscience et apprenne à devenir responsable de ses orientations.
– Omraam Mikhaël Aïvanhov

En effet, on souhaiterait, on aimerait, on voudrait que le monde ne soit que lumière, arc-en-ciel, rose et mauve et que toutes les histoires ne finissent pas seulement bien, mais qu’elles aillent bien toujours et tout du long. Que bien, que bon, que menoum menoum sans ark ni ouach. Jamais. Juste du beau, du doux, du facile.

Mais la vie n’est pas un compte de fée.

La vie est une grande leçon pour l’humanité, une leçon d’humanité que l’on doit apprendre à éclairer dedans comme dehors, avec nos parts d’ombre, qui ont toujours été, qui sont encore et qui seront peut-être toujours. Car l’ombre semble faire partie intégrale de tout cheminement vers la lumière, de tout parcours de révélation. La lumière doit venir graduellement, sinon elle nous aveuglerait peut-être.

J’aime croire que ce n’est pas tant le mal qui existe que l’inconscience. Que les comportements qu’on aime qualifier de diaboliques ne sont qu’ombres cherchant lumière, de l’inconscience que veut se fondre dans la source lumineuse de toute vie.

Et aucune lumière n’est permanente ni vacillante, Qu’elle soit électrique ou flamme, toute lumière par définition vacille, fluctue, pâlit.

Chaque parcours de vie est marqué par l’adversité, par les obstacles, par les épreuves, teinté par une certaine part d’ombre. Et on ne peut survivre qu’en apprenant à continuer malgré la menace et le risque, malgré une certaine opacité. Nous marchons sur un fil et l’équilibre est en constant déséquilibre, une danse, un mouvement perpétuel de recherche de lumière, d’éclaircissement.

Un dicton affirme : si tu fais le mal fais-le bien. Ceux qui s’appliquent à faire ce que l’on considère comme le mal le font parfaitement bien en ces temps rock n roll. Et c’est à chacun(e) de nous d’apporter notre petite part de lumière pour éclairer un peu le monde entier dans notre voisinage, chacun(e) à notre humble mesure, avec notre petite contribution.

Et comme Bernard, j’ai confiance :

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Il ne peut y avoir de renaissance sans une nuit noire de l’âme, une annihilation totale de tout ce en quoi vous avez cru et de tout ce que vous pensiez être.
– Pir Vilayat Inayat Khan

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La solitude n’est pas seulement l’absence des gens.
C’est l’absence de but, l’absence de sens.
Quand vous vous retrouvez dans un monde où tout semble extraterrestre et distant, où chaque connexion est superficielle et où chaque tentative de compréhension est rencontrée avec indifférence, vous réalisez que la vraie solitude n’est pas d’être seul, mais de se sentir seul dans un monde qui n’a plus de sens.
– Haruki Murakami