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AIMANT

Le désir d’être aimé.e constitue la dernière illusion. Laisse-là aller et tu seras libre.
– Margaret Atwood

On court beaucoup après l’amour nous les humain.e.s.

On fait toutes sortes d’affaires pour se faire aimer.

On veut tous et toutes être aimé.e.s, apprécié.e.s, désiré.e.s même parfois.

On aime être reconnu.e, vanté.e, remarquée.e, flatté.e.

Mais tout ça part de l’extérieur, d’en dehors de soi.

On veut recevoir de l’amour, de la reconnaissance, de l’appréciation de la part d’autrui.

Et on pense que lorsqu’on en aura assez reçu, lorsque notre tank à moinoum moinoum sera ben pleine, on pourra enfin en donner, en redonner, sans avoir peur d’en manquer. On pense que seulement lorsque ça va déborder de nous tout cet amour reçu, quand ça va nous sortir par la peau, par les yeux et par le coeur, là on va pouvoir aimer les autres.

Mais c’est peut-être pas comme ça que ça marche. En fait, c’est peut-être exactement le contraire de ça.

Peut-être qu’on doit commencer à s’aimer soi-même, aimer nos faiblesses, accepter nos ptits et/ou gros défauts de manufacture, nos crochitudes et nos mauvaises habitudes.

Si on arrêtait tout simplement de vouloir être aimé.e à tout prix, on arrêterait de faire toutes sortes d’affaires qui ne sont pas alignées avec notre coeur, avec nos aptitudes naturelles pour recevoir un amour qui est toujours conditionnel.

On dit tous qu’on se fout de ce que les autres disent ou pensent de nous. Mon oeil. Si on est honnête, on se rend compte que nos actions sont encore en bonne partie déterminées par la réaction potentielle des autres, qui nous sommes considéré.e.s socialement.

Pas si simple de vouloir juste arrêter d’être aimé.e. Toute notre valeur repose là-dessus. On a appris à fonder et à bâtir notre amour propre à partir de l’extérieur de soi, à établir qui nous sommes par et dans le regard des autres.

D’autre part, on dit qu’on ne peut pas donner ce que l’on n’a pas reçu. Mais peut-être que justement, au contraire, il nous faut donner ce que l’on aurait aimé le plus recevoir et qu’on a pas eu, ou pas assez, et, en le donnant à autrui; du coup, on se le donne à soi-même. Pas fou.

Veeresh qui nous a appris ça: Give what you need the most to receive and by giving it, you get it right away.

On doit peut-être apprendre à donner ce qui nous manque le plus, comme ça en le donnant, on s’en approche, on crée de l’espace en soi pour ça, on l’invite à venie et ensuite ça se met à venir de plus en plus.

Comme un aimant. Rien à faire, ça se met à arriver à soi.

C’est peut-être pas in and out, c’est peut-être out and in.

Alors donnons. Donnons ce que l’on veut recevoir dans nos vies.

Que ce soit de l’amour, de l’abondance, du sens, de la générosité en général, de la paix, du bon, du beau et du doux.

Comme on dit parfois, donnez et vous recevez.

Comme un aimant, on ne fait que laisser venir la vie à soi. Ce qui est juste est attiré, ce qui ne l’est pas est repoussé. Et ainsi va la vie.

Et by the way, le terme aimant n’est pas seulement un nom, c’est surtout un verbe.

MOURIR DE VIE

Je retarde la mort en vivant, en souffrant, en apprenant grâce aux erreurs, en risquant, en donnant et en perdant. – Anais Nin

L’autre jour, nous nous sommes réuni.e.s en ligne, quelques ami.e.s d’un ami commun qui a quitté son corps vendredi sur l’heure du midi grâce à l’aide médicale à mourir. Libération d’un corps de douleur et de souffrances depuis si longtemps.

Étrange comment le corps peut être autant un véhicule de liberté qu’une prison de chair de laquelle on en vient à vouloir s’évader.

Comme c’était prévu pour midi, mais que la vie est toujours une suite de petits ou plus grands délais d’innatendus, nous nous sommes recueilli.e.s de 11 h 45 à 12 h 35 en musique, en silence, avec quelques citations autour de la mort. Touchant moment.

Puis j’ai reçu ce message :

Touchant moment que cette veille à distance et en silence, et en même temps, moment questionnant, moment bouleversant, nowhere existentiel. Moment d’éternité vécu en totale synchronicité, avec une intention claire de connexion, de reliance mais sans contact direct aucun. Sans contact direct du moins, subtile connexion désincarnante mais liante par l’âme et le coeur. Vol ultime au-delà du dernier coucou.

De savoir qu’au même moment, en ce moment même, à distance mais en même temps sans temps ni distance aucune, le coeur de notre ami de battre s’est arrêté.

Et son âme ? Retournée à la source. Celle-ci qui ne quitte jamais mais qu’on oublie parfois.

La vie tient à tellement peu de choses, même pas à un fil finalement. Surtout en avril. Surtout depuis l’invention du wifi. La vie est totally free. Elle coule et d’elle tout découle. Même la mort.

En fait, la vie ne tient à rien et elle emporte tout. La grande job de la vie c’est justement d’apprendre à ne plus tenir à rien, et surtout rien pour acquis, et à embrasser tout. Jusqu’à ce que tout s’embrase et ne parte en fumée. Message enfumé.

Dire oui à Tout, tout ce qu’elle nous offre, apporte, prend et redonne. Ou pas. Oui à ce que l’on aime, et, surtout, apprendre à aimer tout ce que l’on n’aime pas à première vue. Transmutation, transformation.

D’être assis.e, en lien avec quelqu’un qui meurt, que ce soit en corps ou à plus grande distance, nous dévoile notre impuissance, comme notre impossibilité d’arrêter le cours de la vie, ce long flot fleuve plus ou moins tranquille. Qui finit toujours tranquillement pour ces petits corps, ou subitement et Pouf !

À l’usure, de guerre lasse, ou en résistant ardemment, on finit toujours par se rendre, à l’évidence, se rendre à la vie, et peut-être qu’on finit par comprendre, ou pas. Certain.e.s résistent jusqu’au bout les deux poings fermés, de peur ou de rage, le bout du rouleau ou du sablier, d’autres abandonnent, se donnent ou s’adonnent à autre chose.

Et comme Mme Nin, avant le sans fil d’arrivée, on retarde la mort en vivant, en souffrant,
en apprenant grâce aux erreurs, en risquant, en donnant et en perdant
.

En n’oubliant surtout pas de créer autant de beauté et de bonté qu’il est possible d’inviter car la vie c’est aussi simple que ça peut-être.

En se rappelant de ne pas oublier de prendre soin les un.e.s des autres, de s’aimer les un.e.s. les autres, surtout nos ami.e.s et nos proches de vie car la vie nous a déposés ensemble pour cette raison précise.

Au bout du conte, histoire d’amour, on disparaîtra, tout simplement. Le vie en nous s’éteindra et peut-être que notre mère divine nous étreindra alors dans ses bras d’or. Ou peut-être que ce sera ceux de Morphée qui nous accueilleront. Les bras doux du grand sommeil. Mystère.

Mais avant que la mort s’occupe de nous, avant qu’elle ne s’intéresse plus sérieusement de nous, petit moi en quête de quoi que ce soit, aimons de tout coeur et vivons de tout corps. Avec tous nos sens car là que se cache le sens de la vie, par là qu’elle passe.

Et contrairement aux smarties rouges, ne gardons rien pour la fin car très possible que ça ne finisse jamais, très possible que ça ne fasse que changer de forme. Et de couleur.

Keep the flame alive.

___
Les murs des hôpitaux ont entendu plus de prières sincères que les églises…
Ils ont été témoins de bien plus de baisers sincères que ceux des aéroports…
C’est à l’hôpital que l’on voit un homophobe sauvé par un médecin gay.
Un médecin privilégié sauvant la vie d’un mendiant…
En soins intensifs, on voit un Juif prendre soin d’un raciste…
Un policier et un prisonnier dans la même chambre recevant les mêmes soins…
Un patient riche en attente d’une greffe de foie, prêt à recevoir l’organe d’un donneur pauvre…
C’est dans ces moments, lorsque l’hôpital touche les blessures des gens, que des mondes différents se croisent selon un dessein divin.

Et dans cette communion des destins, nous réalisons que seuls, nous ne sommes rien.
La vérité absolue des gens, la plupart du temps, ne se révèle que dans les moments de douleur ou sous la menace réelle d’une perte irréversible.
Un hôpital est un lieu où les êtres humains retirent leurs masques et se révèlent tels qu’ils sont vraiment, dans leur essence la plus pure.
Cette vie passera vite, alors ne la gaspillez pas à vous battre avec les gens.
Ne critiquez pas trop votre corps.
Ne vous plaignez pas excessivement.
Ne perdez pas le sommeil à cause des factures.
N’oubliez pas de serrer vos proches dans vos bras.
Ne vous souciez pas trop de garder la maison impeccable.
Les biens matériels doivent être gagnés par chacun ; ne vous consacrez pas à accumuler un héritage.
Vous attendez trop : Noël, vendredi, l’année prochaine, quand vous aurez de l’argent, quand l’amour arrivera, quand tout sera parfait…
Écoutez, la perfection n’existe pas.
Un être humain ne peut l’atteindre, car nous ne sommes tout simplement pas faits pour nous épanouir ici-bas.
Ici, nous avons l’occasion d’apprendre.
Alors, profitez au maximum de cette épreuve de la vie, et faites-le maintenant.
Respectez-vous, respectez les autres. Suivez votre propre chemin et abandonnez celui que les autres ont choisi pour vous.
Respect : ne commentez pas, ne jugez pas, n’intervenez pas.
Aimez davantage, pardonnez davantage, accueillez davantage, vivez plus intensément !
Et laissez le reste entre les mains du Créateur.
— Pape François

VENDREDI FLY DAY

Notre ami VM va changer de forme aujourd’hui. Après des années de contraintes physiques, il sera libéré des douleurs et des souffrances en corps. Aujourd’hui il va flyer.

À midi, il va transitionner, changer de forme, s’alléger. Il se prépare depuis un bout déjà. Il attendait le bon moment. Aujourd’hui, on dirait bien que c’est LE moment.

Même si on se voyait moins depuis quelque temps à cause de la maladie notamment, nous avons passer de bons temps ensemble. Nous avons chanté ici pendant de nombreuses nuits, nous avons été au Brésil ensemble aussi, et hier, nous étions une vingtaine de vieux ami.e.s à méditer ensemble à distance avec lui en tête, avec lui en coeur.

Et aujourd’hui, une quinzaine de minutes avant midi, nous nous retrouvons de nouveau en digne ligne et en silence alors que de son côté, ses plus proches se prépareront à vivre son passage ensemble à la maison. Passage obligé pour nous tous et toutes. Passage obligé mais parfois aussi planifié pour certain.e.s.

Pour avoir vécu une expérience semblable de grand départ annoncé avec un proche il y a quelques années, je peux dire que ce sont des moments bénis, des instants de grâce que ceux-là.

Comme dans une autre dimension. Comme dans une autre sphère, un monde différent. Un pied encore ici bas, un autre déjà dans l’au-delà. Et des ailes qui poussent vite vite vite. Et la tête comme l’âme et le coeur dans un entre-deux existentiel.

Et puis vient le moment du grand passage. La grande libération. Le grand take-off.

Si vous voyez ces mots et que le coeur vous chuchote de vous joindre à nous, en silence et en révérence, on sera ensemble de 11 h 45 à 12 h 30.

Un dernier grand woush woush cosmique avec notre ami.

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Sans caméra ni micro, mais tout en coeur et toutes en choeur.

https://us02web.zoom.us/j/87280904672
ID de réunion: 872 8090 4672
Code secret: 153147

AMOR AMOR AMOR À LA VIE À LA MORT

english below / portugueses abaixo

Un autre tour autour du soleil, une autre année de vie terrestre et astrale dans ce grand carré aux dates battant de ce petit bout de vie qu’on nous prête.

64 tours déjà et on en commence une 65ème. Here we go. Again and again. Para sempre. On va se battre la retraite.

Quoi d’autre se souhaiter que de l’amour ?

Car au fond, comme en surface, il n’ya que l’amour. L’amour dedans, l’amour dehors, l’amour à-travers, l’amour partout.

Le monde est fou mais l’amour est doux.

L’amour, dans tous les coeurs et les corps, comme dans toutes les bouches et dans toutes les langues. Car l’amour se dit, l’amour se fait et l’amour se chante. L’amour s’échange.

Merci de partager le silence sacré, de donner vie à ces mots par votre regard, de faire résonner cette musique dans vos coeurs, merci de penser à moi, à nous, à tous. Tous, toutes, toujours ensemble.

Merci et enwève à maison. La maison de l’amour.

Au-delà toutes pensées, au-delà les émotions et la forme physique, dans la quiétude du silence, nous découvrons qui nous sommes… la vie est une cérémonie et la façon dont nous la vivons est le rituel sacré.
wind hughes

english
Another turn of the sun, another year of earthly and astral life in this great flowing sandglass with the bits of life we’re given.

64 turns already, and we’re starting a 65th one. Here we go. Again and again. Para sempre.

What else can we wish for to each other but love?

Because deep down, as on the surface, there is only love. Love within, love without, love throughout, love everywhere.

The world is a bit crazy, but love is so sweet.

Love, in all hearts and bodies, as in all mouths and in all languages. Because love is spoken, love is made, and love is sung. Love is exchanged.

Thank you for bringing these words to life with your gaze, for making this music resonate in your hearts, thank you for thinking of me, of us, of all of us. All of us, always together.

Thank you and welcome home. In this house of love.

portuguese
Mais uma volta do sol, mais um ano de vida terrestre e astral neste grande existenso com as dias pulsantes deste pequeno pedaço de vida que nos é dado.

Já são 64 voltas e estamos começando na 65ª. Aqui vamos nós. Novamente e novamente. Para sempre.

O que mais podemos desejar além de amor?

Porque no fundo, assim como na superfície, só existe amor. Amor interior, amor exterior, amor através, amor em todo lugar.

O mundo é louco, mas o amor é doce.

Amor, em todos os corações e corpos, como em todas as bocas e em todas as línguas. Porque o amor é falado, o amor é feito e o amor é cantado. O amor é trocado.

Obrigado por trazer essas palavras à vida com seus olhos, por fazer essa música ressoar em seus corações, obrigado por pensar em mim, em nós, em todos nós. Todos nós, todos nós, sempre juntos.

Obrigado e leve-me para casa. A casa do amor.

Além de todos os pensamentos, além das emoções e da forma física, na quietude do silêncio, descobrimos quem somos… a vida é uma cerimônia e a maneira como a vivemos é o ritual sagrado.

MÈRE À FOND MÈRES AU FRONT

Salut Môman

C’est ta fête aujourd’hui il parait. On t’en souhaite une douce, une belle, une calme partout sur ta boule.

Pendant que le monde pleure le petit prince cathodique d’une certaine l’église au passé date qu’il a tenté de réformer avec un succès limité, pendant qu’on s’offusque des frasques du gros Narcisse teint, petit gars qui veut impressionner son popa, et sûrement manipulé par une clique invisible qui a ses propres intérêts en très haut taux d’intérêt, on t’oublie toujours toi mom, on t’oublie trop, et on te néglige tant. Pourtant.

Si certain.e.s d’entre nous sommes inquiets de ton avenir, c’est surtout du nôtre à propos duquel on devrait s’en faire. Car toi tu en as vu d’autre et tu vas passer sûrement à-travers celles-ci aussi, toutes nos folies inhumaines qu’on fait sur ton dos, tous les abus qu’on te fait subir. C’est plutôt de nous qu’il faudrait s’occuper nous dis-tu. Et des un.s.s des autres. Surtout les plus faibles, les plus ptit.e.s, les plus vieux, les plus lent.e.s, les plus affamé.e.s.

Alors en ce jour de ta fête, pourrais-tu nous conseiller, nous inspirer, nous transmettre tes besoins SVP ? Eh oui, on t’en demande encore même le jour de ton anniversaire.

Car nous sommes dur.e.s d’oreilles et de coeur, mais surtout de tête. Nous sommes tous yeux devant, désirs déployés, mental allant droit devant sans se soucier de toi qui vit sous nos pieds.

On te drill drill drill, on te perce, on te piétine, on ta laboure, on te court sur la tête et foule ton coeur, on te marche dessus aux quatre coins et dans les tous les cercles en courant après le bonheur, toujours par en avant, vite vite vite, avec nos gros sabots et nos pieds bots, en oubliant trop souvent de te sentir, juste ici, juste là, nue et brute sous nos pieds arqués. En négligeant de t’apprécier à ta juste valeur, dans toute ta valeur.

Car nous sommes fait.e.s. de toi, nous sommes des êtres de terre, des enfants de la mer, des ailé.e.s du ciel, des zélé.e.s organiques qui négligent leur propre mère, la bédaine terrestre de laquelle nous sommes issu.e.s et qui continue de nous nourrir malgré nos grossières indélicatesses. Toi comme nous, on tourne en rond et ensemble.

On te perce, on te plastifie, on t’asphyxie, on te brûle, on te foule et se défoule sur toi, on t’arrache tes fruits et on marche sur tes fleurs. On s’approprie des ptits bouts de toi en mettant nos noms sur des contrats d’avocats en pensant te posséder, mais c’est nous qu’on dépossède ce faisant.

On oublie trop souvent nos mères, les tenant pour acquises, les larguant vers les banquises. Mais sans elles, et sans toi mère de toutes les mères, nous ne serions rien, que des graines stériles sans sol, que des ptits riens débiles et un peu fofolles.

Alors en ce jour d’anniversaire – bien que ce soit tous les jours ta fête Mom Suprême – petite pensée vers toi qui revient tout doucement à la vie après un hiver de repos forcé ici en ces terres du Grand Now.

Bientôt tes boutures réapparaitront, les bourgeons sortiront prendre l’air, tes multiples teints et tons de verts nous regaillardiront, et les insectes se réjouiront. Déjà les oiseaux annoncent ta renaissance et piaillent d’excitation, ils acclament ta future sortie de terre, ta sortie de toi-même qui se redonne naissance sans cesse. Car oui, toi seule peut renaître à elle-même again and again…

Alors en ce jour censé te rappeler à nous, c’est nous qui te disons merci pour tout, toi qui fait tout comme si de rien n’était, avec plus de 8 milliards d’enfants fous qui jouent à la guerre sur toutes tes terres, qui te consomment et te transforment, te difforment et te déforment. Et toi, tu te donnes quand même et toujours à nous.

Alors merci de nous sustenter, merci de nous soutenir, merci de nous supporter la plupart du temps et puissions-nous écouter et entendre tes messages issus de tes entrailles.

Thanks Mom.

Et merci à toutes les mères au front qui, elles, ne lâchent jamais.

Et parole de Spock : détruire l’écosystème de notre planète pour une richesse imaginaire est hautement illogique.

Spooky !

LE CHOIX DE LA JOIE

Même un monde blessé nous nourrit, même un monde blessé nous porte, nous offrant des moments de joie et d’émerveillement. Je choisis la joie plutôt que le désespoir, non pas parce que j’ai la tête dans le sable, mais parce que la joie est ce que la terre me donne à chaque jour et je me dois redonner ce cadeau. – Robin Wal1 Kimmerer

Derniers mots chroniques avant le congé pascal, toujours un moment spécial autour d’ici.

4 jours pour tout d’abord préparer le sanctuaire, l’espace sacré, et, ensuite, chanter et prier avec mes frères et soeurs, avec mes ami.e.s., d’âmes et de coeur. Invoquer les esprits protecteurs, les forces du bien et du beau tout là-haut. Je ne connais pas leur forme précise à ces esprits protecteurs mais je les sens descendre sur nous quand nous les invoquons.

Ces temps-ci, je crois que c’est l’ensemble de l’humanité qui aurait bien besoin d’implorer l’aide des êtres d’en haut. Comme de ceux et celles d’en bas d’ailleurs, du coeur de la terre. Alors d’ici, ce week-end, on fera notre humble part dans cette grande symphonie humaine harmonieusement chaotique.

Au coeur d’un monde passablement brassé de toutes parts, un monde aux valeurs bouleversées, un monde pucké dans le coeur des humain.e.s qui le peuplent, nous choisissons la joie, la beauté, le partage, l’allégresse.

Car même un monde blessé nous nourrit, même un monde blessé nous porte, nous offrant des moments de joie et d’émerveillement.

À nous de les saisir, de les créer, de les provoquer s’il le faut ces moments de joie et d’émerveillement. À nous de les inviter du moins. À nous de mettre la table. Et de garder un coeur et un esprit ouvert pour les recevoir et les reconnaître au milieu du chaos et de la grande brassée actuelle. Et pour les partager par la suite.

Je choisis la joie plutôt que le désespoir, non pas parce que j’ai la tête dans le sable, mais parce que la joie est ce que la terre me donne à chaque jour et je dois redonner ce cadeau.

En effet, on voit ce qui se passe, au sud de la frontière et partout ailleurs autour. Bien de l’hypocrisie et de l’avidité, du sombre et du décourageant. Nous ne pouvons nous enfouir la tête dans le sable bien longtemps. Life is a beach so let’s go with the flow !

Alors quel autre choix avons-nous que d’y injecter de la joie et de la beauté, du coeur et de l’empathie, de la fraternité et de la sororité ?

Si pas nous, qui ? Si pas moi, qui ?

Et si pas maintenant, quand ?

Et si pas ici, où ?

Oh bien sûr, on doit rester humbles et réalistes quant aux effets réels de nos tentatives d’enjoyeusement et d’émerveillement collectifs. Mais comme on dit, si chacun.e s’occupe de son ptit bout de jardin, on devrait y arriver.

Alors chers lecteurs/trices, en ces temps portant sur le gris, en attente de verdure, je vous envoies d’ici quelques touches de couleurs, quelques notes de musique, quelques harmoniques et quelques splashs de joie.

On fera de notre mieux, ensemble, et chacun.e de notre côté, dans la joie et l’émerveillement.

Joyeuse renaissance et merveilleuses Pâques.

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Si vous supposez qu’il n’y a aucun espoir, vous garantissez qu’il n’y aura aucun espoir.
Si vous supposez qu’il existe un instinct de liberté, que des opportunités existent pour changer les choses, alors il y a une possibilité que vous puissiez contribuer à créer un monde meilleur.

– Noam Chomsky

ESPRIT SAIN

Le monde a besoin d’un peu d’humanité ces temps-ci car il y pas mal de conneries qui prennent place dans l’espace public, surtout au sud de chez-nous, ici Aho Canada !

Comprenons-nous bien, moi non plus je ne dis pas ça méchamment. Qu’une simple évidence car rien qu’à voir on voit tout et on ne comprend rien.

Mais

On a beau constater – sans approuver et encore moins comprendre – tout ce qui se passe à Gaza, en Ukraine, à Haïti, au Soudan, aux States et name it, il devient de plus en plus difficile de supporter et de soutenir toutes ces inhumanités, notamment celles made in USA et accomplies par la gang à Trump.

Alors continuer à regarder, et à décrier, ou éteindre ?

Car on beau comprendre, ou pas, et voir ce qui se passe, mais vient en effet un temps où on a de plus en plus de difficulté à le supporter. N’en jetez plus, la cour – à scrap – est pleine.

Nous sommes nombreux à être des faibles d’esprit aux yeux de certains. Nombreux à être très et trop sensibles en étant témoins de tant de grossièretés criardes et criantes d’inhumanité sans être affecté.e.s dans notre plus sincère humanité.

Les bullies ont pris le contrôle, ils showent-off leur force brute, leur force de brutes, fausse force qui cache bien mal une grande insécurité, une réelle inhumanité, une stupidité crasse et une encore plus grande soif de pouvoir et de contrôle.

Un peu partout sur la terre, les grands et gros ptits gars mâles alphas semblent avoir pris le contrôle politique, économique et militaire et ont le champs et les mains libres, par la force, l’indélicatesse et une primaire stupidité, du moins un manque flagrant d’humanité fondamentale.

They are running the game. A certain game anyway.

Game que nous sommes nombreux à ne pas vouloir ni pouvoir jouer car pas nos valeurs at all. Nombreux à vouloir et devoir s’organiser éventuellement pour contrer ces forces du mal…heur. Car rien de bienveillant dans ces actions.

Quand les mauvaises nouvelles en viennent à affecter notre moral, on doit se protéger et tirer la plug pour un bout. Ce que je ferai dans et pour les prochains jours.

Besoin de mettre mon écran en veille un peu pour aller jouer dehors et faire du ménage, en attendant qu’on puisse faire du jardinage et refaire pousser la vie.

Je vais donc aller retrouver la nature – notre vraie nature – et nourrir ma gentillesse pour quelques jours, revitaliser mon innocence et jouer – de la musique – avec mes ami.e.s. Et chanter, et prier, et nous recueillir ensemble pour le temps de quelques cérémonies sacrées en ce week-end de Pâques.

Comme le Christ, mourir un peu à toute cette folie ambiante pour renaître à cette innocence et à cette gentillesse qui sont plus fortes que toute connerie humaine j’en suis certain, du moins, j’ose continuer à l’espérer.

Inspirons-nous de l’Esprit Christique pour se ressourcer, revigorer notre capacité d’espérance en l’humanité et pour retrouver notre esprit sain.

Et pour s’aimer les un.e.s les autres.

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Si vous supposez qu’il n’y a aucun espoir, vous garantissez qu’il n’y aura aucun espoir.
Si vous supposez qu’il existe un instinct de liberté, que des opportunités existent pour changer les choses, alors il y a une possibilité que vous puissiez contribuer à créer un monde meilleur.

– Noam Chomsky

PEUR, PERTE ET VÉRITÉ

Il existe quatre choses dans la vie qui vont te transformer: L’amour, la musique, les arts et la perte. Les trois premiers vont te garder sauvage et passionné.e. Puisses-tu permettre à la perte de te rendre brave.
– Erin Van Vuren

La peur est l’un des plus puissants moteurs de vie. Soit on a peur d’elle, et elle nous fige, elle se fige en nous et nous paralyse. Soit on la fait sienne, et on fait avec.

Au coeur de la vie il y a la peur. Et son fidèle et inséparable compagnon, le courage.

Oui, la vie est épeurante, vertigineusement, viscéralement.

Épeurante dans son imprévisibilité, dès la naissance, mystérieuse et inexpliquée, qui nous catapulte dans une existence nouvelle et inconnue, et ce jusqu’à la mort. Cette vie qui nous donne tout, mais qui nous prendra et reprendra tout aussi. Cette vie qui nous alimente et qui nous soulagera éventuellement de tout le matériel dont on s’entoure, jusqu’à la perte ultime de notre propre corps, ce véhicule de chair qui nous permet de percevoir la vie, de la laisser passer et de toute la ressentir.

C’est peut-être à cause de cette vaste peur que nous tentons de nous rassurer avec toutes sortes d’affaires, dont des gens, mais aussi des croyances et des concepts avec lesquels on essaie de se sécuriser, de trouver raison et repères devant l’inconnu.

Mais éventuellement on échouera. Car la vie est surtout, et par dessus tout, insécurité, apprentissage de détachement et pertes multiples : déchéance du corps malgré l’âme qui voit tout, perte graduelle de nos êtres les plus chers, comme de tous nos biens, et aussi de nos illusions.

Épeurante dans sa dureté aussi la vie. Quand on regarde notamment ce qui se passe à Gaza, ou en Ukraine, à Haïti ou en Afrique, ou plus près chez l’oncle Sam, on réalise que certains humains sont plus durs les uns envers les autres qu’aucun animal ne peut l’être. On dit d’ailleurs que l’homme est le plus cruel des animaux. Serait d’ailleurs temps de donner le pouvoir aux femmes – gardiennes de la vie – et aux enfants, mais autre histoire que celle-ci.

Épeurante dans notre implication la vie. Car la vie est en nous, dans nos tripes, et nous sommes en elle par chacune de nos respirations. En lien avec tout le reste. Nous sommes la vie, bande passante temporaire, inexplicable, inévitable malgré nos tentatives de fuite. Car la vie se passe au-delà des mots. La vie bat, la vie est animale, elle coule dans nos veines, pulse dans notre coeur se meut par notre chair.

Si l’amour, la musique et les arts nous donnent le jus pour nous garder vivant.e.s et un peu sauvages, nous permettant d’avance et de faire sens de ce grand chaos, la perte nous ramène à notre plus profonde impression. Celle d’être des passagers, relativement impuissant.e.s devant l’immuabilité de notre destin d’êtres mortels.

Riding the human race.

La vie a passé, elle passe et continuera de passer, et nous, avec nous dedans, et autour aussi. Avec elle et avec tout, en tout, et en dépit de tout. La vie vient et la vie va.

Alors devant la peur, dans la peur, il nous fait apprendre le courage, cette force du désespoir qui émane directement du coeur, de l’action pure, de notre humanité. Celle qu’on apprend avec le temps qui passe et qui nous aide, et nous force, à s’impliquer et à nous détacher, cette pulsion de vie qui nous apprend à tout perdre.

Qui perd gang ?

Malgré la peur – ou avec elle ? – aimer pour trouver le courage.

En pensées avec tous les peuples en guerre qui apprennent la perte à la dure.

___
Le Secret de Ceux qui n’ont Plus Peur

Ils marchent lentement.
Ils ne s’agitent pas.
Ils n’ont pas besoin de se défendre, ni d’impressionner.
Ils ont vu quelque chose.
Pas avec les yeux,
Mais avec l’âme nue.

Ils savent que la perte n’est pas la fin,
Que le vide n’est pas l’ennemi,
Que la mort n’est pas un mur, mais une porte.
Ils ont traversé la nuit,
Et dans l’obscurité,
Ils ont trouvé la lumière
Qu’on ne voit qu’en fermant les yeux.
Ils n’ont plus peur
Parce qu’ils ont cessé de s’accrocher.
Ils ne possèdent plus rien,
Et c’est ce qui les rend invincibles.

Celui qui n’a plus peur a vu la vérité,
Il n’est plus attaché à ce monde…
Son silence est une force, son regard apaisé,
Il est déjà parti, ne laissant qu’une intention pure.

Un jour, un soufi m’a dit :
« Le secret, c’est d’accepter de tout perdre avant que la vie ne te l’arrache.
Et de sourire quand même.
Ceux qui n’ont plus peur
Ont aimé plus fort que la peur.
Et c’est pour ça
Qu’ils sont libres. »


Tu veux ce calme profond ?
Ce détachement paisible ?
Alors ne cherche pas à vaincre la peur.
Aime au point qu’elle n’ait plus de place.
Et tu verras :
Ceux qui n’ont plus peur
Ne sont pas devenus forts.
Ils sont devenus vrais.

– Belkacem Bouasria, Ouldabderrahmane, via Nancy Vallée

DE BREBIS ET DE SERPENTS

Tu n’atteins pas la paix en maudissant la guerre; tu arrives à la paix en aimant la paix. La haine ne fait que renforcer les choses que tu dis ne pas préférer. Sois la paix, vis la paix. L’amour, l’amour inconditionnel va transformer le monde entier en un clignement d’oeil. Amour INCONDITIONNEL pour tout. – Bashar

Beaucoup de matière à haine ces jours-ci dans tous les écrans du monde. Plusieurs personnes à première vue détestables posant des actions détestables.

Mais peut-être que le test ultime consiste à conserver notre coeur pur, notre coeur de brebis dans ce monde de serpents, et à aimer, du moins accepter, reconnaître ce qui est pour ce que c’est, ce que l’on voit se dérouler sans tomber dans la haine et le mépris. Pas trop du moins 😉

Car certaines personnes ne semblent que pouvoir jouer leur propre rôle dans ce grand film de série B qui se déroule sur les écrans du monde et qui tend davantage vers le Z que le B. Ah ah ah !

Et certains acteurs de ce grand film semblent sur terre pour jouer le rôle qu’on leur a attribué à la naissance. Certains courent après l’or (jusqu’aux toilettes), après l’illusion de pouvoir, après l’attention médiatique. Tant mieux pour eux s’ils y arrivent. De toute façon, on court tous et toutes après quelque chose: que ce soit l’humilité, la simplicité ou l’illumination, ou bien après l’importance des médias, les caméras et l’apparence de bonheur ou de pouvoir. Chacun.e ses carottes.

Comme l’affirme Bashar, on ne sera jamais en paix en maudissant la guerre, ni ceux qui la veulent et la vendent. On ne peut que prendre acte, prendre note et laisser passer les réactions que ça suscite. Et être de tout coeur avec ceux qui la subissent car nous sommes impuissant.e.s à y mettre un terme. Pour le moment.

Comme faire confiance que ce qui se déroule dans le monde est ce qui doit s’y passer puisse que c’est ce qui s’y passe, qu’on aime ou pas. Même si parfois ça nous enflamme de rage. Essayons de transformer cette rage en acceptation, puis en amour. Gros contrat je sais. Mais quel autre choix a-t-on ?

Accepter d’être une brebis, plutôt qu’un serpent.

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Une serpent a mordu une petite brebis au visage.
Elle a ressenti une douleur profonde et son visage a beaucoup enflé.
La haine que le serpent ressentait envers la brebis était telle que lui faire du mal lui procura du plaisir.
Mais le serpent ignorait le type de sang qui coulait dans les veines des brebis.
L’antidote contre les serpents est souvent élaboré à partir du sang des brebis.
Leur sang détruit le venin du serpent.
La brebis ne s’est pas arrêtée.
Elle a continué à manger, à boire, à se promener, remplie de bonheur dans les champs,
Parce qu’elle savait qu’elle allait s’en sortir.
Pendant ce temps, le serpent observait avec jalousie depuis son coin, cherchant un moyen d’attaquer à nouveau.
Il ne supportait pas de voir la brebis sourire.
Il ressentit une telle amertume, qu’il finit par devenir victime de son propre venin.
Ne t’inquiète pas pour le serpent, ni pour sa morsure,
Assure-toi seulement que le sang de l’Agneau coule dans tes veines.
Tout comme le serpent, certaines personnes seront dérangées par ta lumière,
Par ton attitude face à la vie, par ta force,
Elles envieront tes possessions ou seront simplement agacées par ta manière d’être.
Les raisons importent peu — cela échappe à ton contrôle.
L’attitude négative des autres peut faire mal,
Mais ne laisse pas le venin de leurs paroles ou actions contrôler ton bien-être.
Il ne s’agit pas d’ignorer la douleur, mais de la reconnaître et de décider qu’elle ne te définira pas.
Tout comme la brebis a eu besoin de quelques jours pour guérir.
Quand tu traverses une situation difficile ou que tu reçois une attaque, accorde-toi une pause pour digérer, ignorer ce qui est mauvais, ou te défendre si nécessaire.
Mais n’investis jamais ton temps dans la haine.
Cultive la paix et poursuis ton chemin,
Sachant que, quoi qu’il arrive, tu iras bien, comme la petite brebis.
N’oublie pas que l’antidote est en toi.

– Auteur Inconnu
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Sans ce monde, nous ne pouvons atteindre l’éveil.
Sans ce monde, il n’y aurait pas de voyage.
Rejeter le monde reviendrait à rejeter le fondement et le chemin.
Toute notre histoire passée et toutes nos névroses sont, d’une certaine manière, liées aux autres.
Toutes nos expériences sont, fondamentalement, basées sur les autres.
Tant que nous avons le sens de la pratique, que nous comprenons que nous avançons sur le chemin, chacun de ces petits détails, qui nous semblent être des obstacles, devient un élément essentiel du chemin.
Sans eux, nous ne pouvons rien atteindre du tout : nous n’avons aucun retour d’information, nous n’avons rien sur quoi travailler, absolument rien.
Ainsi, en un sens, tout ce qui se passe dans notre monde, toutes les irritations et tous les problèmes, sont cruciaux.

– Chogyam Trungpa Rinpoché

CYNIQUEMENT DÉCONNECTÉ.E.S

Entre un stimuli et une réponse, il y a un intervalle. Et dans cet intervalle se situe notre capacité de choisir notre réponse. Et selon la qualité de notre réponse se trouve notre croissance et notre liberté.

Nous ne sommes peut-être pas cliniquement morts, mais nous sommes cyniquement handicapé.e.s socialement.

À force de percevoir le monde à-travers des écrans, en le vivant par médias interposés, nous finissons par nous désensibiliser, par perdre le contact avec le vrai monde.

Nous nous protégeons des horreurs qu’on nous rapporte dans les médias par la méfiance, le cynisme, l’arrogance et l’insolence. Et ensuite on a tendance à généraliser et à projeter le mal sur tout le monde. On finit par oublier que la majorité du monde est bon, que la plupart des personnes sont gens de coeur.

Comme plusieurs de nos rapports sociaux passent désormais par un clavier et un écran, nous sommes en train de devenir des avatars, des mots sans corps, des images sans vie. Nous nous dématérialisons, nous nous déhumanisons lentement mais inévitablement.

Essentiel alors de garder un contact régulier avec la nature, avec la matière, avec du vrai monde. Pour échanger des expressions faciales, des vibes humaines, des émotions 3D incarnées plutôt que de seuls emojis cannés.

À force de voir les horreurs du monde et les messages en canne de tant de politiciens qui ne résonnent plus rien de vrai, on finit par se couper, par s’emmurer, par perdre notre capacité de répondre. Et on réagit par automatisme.

Car comment vivre en paix dans un monde en guerre ? En sachant que des enfants sont bombardés à tous les jours ? Que des gens sont affamés intentionnellement ? Que des territoires entiers sont démolis et des peuples évacués ?

On fini par se créer un mur de protection, une chape de cynisme, une armure d’arrogance qui nous coupe du monde, et qui nous fait vivre dans notre tête, coupée.s. de notre coeur et de notre humanité partagée.

De retour de la tête au coeur.

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Vous avez raison de vous inquiéter de votre cynisme croissant et vous devez agir pour vous protéger et protéger votre entourage, en particulier vos enfants.
Le cynisme n’est pas neutre et, bien qu’il ne nous demande presque rien, il est hautement contagieux et incroyablement destructeur.
À mon avis, c’est le mal le plus courant et le plus facile.
Je le sais car j’ai passé une grande partie de mon enfance à mépriser le monde et ses habitants.
C’était une attitude à la fois séduisante et complaisante.
En vérité, j’étais jeune et je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait.
Je manquais de connaissances, de clairvoyance, de conscience de moi-même.
Je ne savais tout simplement pas.
Il a fallu une catastrophe pour m’apprendre la valeur de la vie et la bonté fondamentale des êtres humains.
Il a fallu une catastrophe pour révéler la précarité du monde, de son âme même, pour comprendre qu’il criait à l’aide.
Il a fallu une catastrophe pour comprendre l’idée de valeur mortelle, et il a fallu une catastrophe pour trouver L’espoir.
Contrairement au cynisme, l’espoir est durement gagné, exigeant et peut souvent sembler l’endroit le plus indéfendable et le plus solitaire au monde.
L’espoir n’est pas non plus une position neutre. Il est conflictuel.

C’est l’émotion guerrière qui peut anéantir le cynisme.
Chaque acte rédempteur ou aimant, aussi insignifiant soit-il, comme lire une histoire à votre petit garçon, lui montrer un objet que vous aimez, lui chanter une chanson ou lui mettre des chaussures, maintient le diable au fond de son trou.
Il affirme que le monde et ses habitants ont de la valeur et méritent d’être défendus.
Il affirme que le monde mérite qu’on y croie.
Avec le temps, nous finissons par comprendre qu’il en est ainsi.
~Réponse de Nick Cave à un lecteur de « The Red Hand Files »
Numéro 190 / Avril 2022

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Il faut bien comprendre ceci : la haine a besoin de votre inconscience.
C’est là qu’elle puise sa force, et c’est là qu’elle se nourrit.
Alors, ne faites rien contre la haine, agissez simplement sur votre conscience.
Prenez davantage conscience de vos actes, de vos pensées, de vos humeurs – de tout ce qui se passe.
Un être conscient n’est ni haineux ni aimant.

– Osho

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L’attitude est primordiale.
Les attitudes négatives nient la vie.
Il est bon de mourir, mais pas de vivre.
La vie a besoin d’attitudes positives.
La vie s’en nourrit.
Car elles rendent non seulement heureux, mais aussi créatif.
Il était une fois une vieille femme, mais plus elle vieillissait, plus elle se sentait jeune.
Car la jeunesse n’a rien à voir avec l’âge.
C’est une attitude.
Et avec l’âge et sa richesse, on peut vraiment être plus jeune que les jeunes.
La vieille femme était si joyeuse et créative que tout le monde l’admirait.
« Mais vous devez avoir des nuages ​​dans votre vie », dit un visiteur.
« Des nuages ?» répondit-elle. « Pourquoi, bien sûr ? S’il n’y avait pas de nuages, d’où viendraient les averses bénies ?»
En présence de difficultés, et il y a des difficultés dans la vie, l’esprit positif se fait pousser des ailes, mais d’autres achètent des béquilles.
Poussez des ailes et n’achetez pas de béquilles…
– Osho