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FAREWELL SIDNEY

A few years ago, after his accident, I received this hymn/song for Sidney. I never had the chance to play it live for him.

Now that he is freely flying all over and around the universe without the weight of his body, maybe he can hear it.

To you dear friend !

IN HUMANITÉ

SVP, essayons de nous rappeler que ce qu’ils pensent, comme ce qu’ils font et nous font subir ne témoignent pas de notre infériorité mais de leur inhumanité.

J’ai traduit par nous plutôt que par vous, car nous sommes tous et toutes concerné.e.s. et devons tous nous impliquer.

Ce que l’on voit prendre place devant nos yeux et au sud de nos frontières depuis quelques semaines – pour le moment, mais ça monte, ça monte – est grossier, inhumain, révoltant, carrément dégueulasse. On va tous en payer un certain prix humain, on va en subir des conséquences certaines.

Mais tout ce cirque médiatique recèle une précieuse utilité. Ça constitue une criante manifestation de tout ce que l’on ne veut pas devenir. La parfaite antithèse de notre humanité partagée. Parfois, ça nous prend des situations extrêmes pour nous éveiller, pour nous réveiller, pour nous faire bouger. Et en ce moment, on en a une.

Wake-up call.

Nous, semi-comateux, qui nous la jouions cool jadis avec notre distance de la politique, avec une certaine nonchalance, que dis-je, avec une nonchalance certaine, un peu sarcastiques et condescendant.e.s face au jeu pas drôle du tout, on doit commencer à s’ouvrir les yeux un peu plus et à comprendre comment fonctionne le jeu, et à s’impliquer.

Pas nécessairement celui politique, car pas le seul, mais on doit apprendre à suivre d’un peu plus près les événements sociaux qui prennent place et à agir ensemble et avec une responsabilité partagée. On doit apprendre à s’unir, à faire des choix plus éclairés, à s’organiser et à se tenir. Et lâcher le divertissement et les gros rires gras de bizoune de l’industrie de l’humour car on va finir pas rire jaune éventuellement.

Bien sûr, eux qui ont les milliard$, les moyen$ et le gros bout du bâton pour le moment, mais quelle belle occasion de commencer à considérer ce que l’on peut faire pour de vrai, concrètement. Car on peut bien chiâler, brailler, se plaindre et se croire au-dessus de la mêlée, nous sommes tous et toutes dans le bain. Et méchant tourbillon qui se prépare. Désormais, on n’a plus le choix, on doit s’unir. Car leur bat est gros et dur, et ambitieux. Et leur appétit grand. Et leur idéologie menaçante. Et leur instrumentalisation de la peur sournoise.

Notre pouvoir d’action est limité individuellement, mais, ensemble, là réside notre force.

À suivre, et à survivre.

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Lorsqu’un certain nombre de personnes se rassemblent autour d’une idée, leurs pensées et leurs souhaits créent une entité vivante ; c’est une loi du monde spirituel.
Et même si cette entité n’est pas faite de particules suffisamment matérielles pour qu’on puisse la voir et la toucher, elle existe.
On appelle cette entité collective un égrégore.
Un égrégore est donc une entité vivante, agissante, et chaque pays, chaque religion, chaque courant de pensée possède un égrégore.

– Omraam Mikhaël Aïvanhov

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re post car trop approprié pour l’époque qui commence

Mon Dieu (ou peu importe le nom que vous voulez)
Accordez-moi le courage de changer les choses que je peux changer,

la sérénité d’accepter celles que je ne peux changer,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Et ce petit bout d’extra est pas mal utile ces temps-ci :

Et, mon Dieu, accordez-moi le courage de ne pas renier ce que je crois être bien, même si je pense que c’est sans espoir.

LA POUTRE ET LA PAILLE

Il est beaucoup plus important de s’observer soi-même qu’autrui.

Il y a beaucoup à voir, à regarder et à critiquer en dehors de soi en ce moment avec tout ce qui se passe dans le monde, en particulier autour du ptit monsieur au grozégo et de ses sbires aux Zétats.

Divertissant. Comme un spectacle. Un vrai spectacle. Télé irréalité qui semble pourtant bien réelle. Du moins virtuellement réelle. On va le prendre pour du ca$h car si c’est dans nos écrans, ça doit être – en partie – vrai.

Tout ce cirque nous incite à regarder beaucoup beaucoup par en dehors, et beaucoup beaucoup moins par en dedans. Divertissement public gratiss. Maudit qu’ils l’ont l’affaire les zamaricains pour nous en mettre plein les ptites vues, comme la grande.

Mais à trop regarder à l’extérieur, on finit par oublier que tout ce que l’on voit en dehors de soi se trouve d’abord en soi. Pour reconnaître quelque chose, on doit l’avoir en soi. Pour le voir on doit l’avoir. Un peu du moins.

Toute cette arrogance, ce mépris, cette inhumanité, toute cette cupidité et cette avidité, ce bullying, cette extrême simplification d’enjeux complexes, nous les portons inévitablement nous aussi en nous. Même si nous ne les actualisons pas.

Peut-être que nous ne les démontrons pas autant que ces messieurs sûrs et si fiers d’eux, et quelques madames, peut-être que nous n’osons pas les verbaliser, mais si on les reconnait, c’est que c’est en nous aussi. La graine de ça anyway. Mais plus facile de le voir hors de soi qu’en soi. Car on ne veut pas porter ça en soi.

La paille dans l’oeil du voisin et la poutre dans le nôtre. Genre.

Bien sûr que nous ne partageons pas la plupart des valeurs mises de l’avant par Trump et sa gang. Bien sûr que nous ne sommes pas tout à fait semblables. Mais ce qui est mis de l’avant dans leurs déclarations et leurs politiques relève des pans d’une certaine humanité, et avec eux nous partageons cette humanité. Différents volets.

Nous n’avons évidemment pas la même soif de pouvoir, la même arrogance quant à l’imposition de mesures sociales qui nous lèvent le coeur. Bien sûr qu’à leur place, nous n’adopterions pas les mêmes mesures sociales. Mais justement, nous ne sommes pas à leur place et pour rien au monde nous ne voudrions l’être. De toute façon, même si nous le voulions, nous ne pourrions pas.

Nous préférons clairement rester dans nos estrades chauffées, et gérer la situation à partir d’ici. Plus facile, plus simple. On peut tout régler d’ici.

Bien sûr aussi que nos réalités sont très différentes de la leur. Et on pense probablement qu’ils vont accélérer la fin du monde, tel que nous le connaissons du moins.

Pourtant, on devrait être reconnaissant.e.s. envers ces acteurs d’un grand jeu politique et médiatique, car ces gens nous montrent que nous aussi nous sommes capables de mépris. Nous aussi pouvons détester, haïr même.

Ces gens aux paroles et gestes plus que discutables à nos yeux poutrés nous montrent un côté de nous-même que l’on aimerait mieux ne pas voir, que l’on préfère projeter sur les autres en pensant que nous sommes mieux qu’eux. Car toujours plus soyeux de se voir sous son meilleur angle. L’angle droit, et vertueux.

Mais nous portons, nous aussi, toute l’arrogance du monde entier en nous, l’insouciance, la peur de l’autre, l’ignorance de tant de choses et d’enjeux.

Lorsque nous allons dans des pays plus pauvres que le nôtre, nous réalisons alors que nous sommes alors considéré.e.s comme les riches d’autrui. En fait, même pas besoin de sortir du pays, qu’à aller se promener dans la grande ville. Tant de gens dans la rue, tant de gens qui souffrent.

Et que faisons-nous personnellement pour mettre fin à cette pauvreté ?

Avec la propension des écrans, on a fini par vivre par procuration. La vie est devenue un réalité show. On semble avoir perdu le contact avec une certaine matérialité, avec une partie de notre incarnation. Le monde s’est désincarné pour se virtualiser. Nos yeux ont perdu le réflexe de se fermer pour s’observer soi-même, pour observer ce qui observe. Notre regard est attiré vers l’extérieur et g^race aux écrans, on finit par prendre le monde pour du ca$h.

On vit avec une poutre dans l’oeil, en gossant avec l’aiguille du voisin.

Peut-être que cette situation actuelle servira à quelque chose finalement. Peut-être qu’elle nous fera revenir à notre coeur. Peut-être qu’en nous en mettant trop plein la vue, elle nous ramènera à notre capacité de se voir soi-même. Et qu’au final, au lieu de simplement s’offusquer, on va s’impliquer davantage dans des actions concrètes pour bâtir un monde meilleur. En tous cas, on part avec une poutre. Mon oeil.

ÊTRE LÀ, VIVRE ET EN PROFITER

Aujourd’hui, je me paie la traite et je m’offre une autre journée d’ashram à domicile.

Une douzaine d’heures pour simplement être, là, pour vivre, pour profiter de la vie, et du fait d’être là. Juste être, juste là, tout ici quoi.

Rien faire d’autre qu’être pour une journée. Écouter le silence, la musique, quelques mantras et bouts de discours éclairants, aller marcher, chauffer le poêle, manger un peu, lentement, consciemment. Ne rien faire d’autre que ce qui doit être fait, le strict minimum, lentement, sans but autre qu’être. Faire un peu, mais si peu. Surtout être.

Couper les médias et me foutre un peu du monde pour la journée. Car le monde peut très bien vivre sans moi, le monde peut toujours vivre sans moi. Comme chacun.e, on peut aussi vivre sans soi. Juste vivre, sans nécessairement faire quoi que ce soit ni même être quelqu’un.e. Aujourd’hui, mon nom est personne.

Simplement être, ici et là en même temps. Être nulle part ailleurs qu’ici, donc un tout ptit peu partout, en ce corps et autour. Car lorsqu’on habite l’instant, on est bel et bien ici, cet ici qui est aussi un peu partout.

Être, vivre, mais surtout en profiter. Profiter du rien. L’apprécier, y goûter, s’y loger. Vivre sans but, sans pression, sans devoir être. Juste être.

Et laisser l’attention voguer de moment en moment. Laisser passer la vie toute seule en soi, sur soi et au-travers. Même vivre ici maintenant car ici est ailleurs et maintenant est toujours passé, chaque moment fuyant instantanément, tassé par le prochain, et ainsi de suite. Et que de la suite dans les idées, ces idées qui passent l’une après l’autre, sans but ni source, ces idées qui se bousculent vers nulle part.

Être là, vivre, et en profiter. L’art ultime en ce bas monde. Laisser les événements mondains couler sur notre peau de canard. Coin coin.

Se donner une structure pour s’y abandonner, pour se réfugier dans le vide en soi, un vide de soie. Vide de sens. Sens multiples et non-sens. Car tous les sens se valent, faites vos jeux.

Alors on se revoit demain. Peut-être. Mais en attendant, sans attendre, une journée d’éternité.

Il n’est pas nécessaire de quitter la maison. Assis-toi à ton bureau et écoute. N’écoute même pas, attends. En fait, n’attends pas, sois immobile et seul.e. Le monde entier s’offrira à toi pour être démasqué, il ne peut faire autrement, il se dévoilera à toi en extase.

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Simplement être en vie est suffisant.
– Shunryu Suzuki

ATTENTION ATTENTION

Porter son attention sur quoi que ce soit signifie toujours lui dire oui. – Abraham

À trop diriger son attention sur quoi que ce soit, que ce soit des phénomènes, des événements ou des gens, éléments qu’on ne contrôle pas de surcroit, on finit par devenir envahi.e par ces dites choses ou personnes. Ces jours-ci, on dirait que c’est ce qui nous arrive tous et toutes.

On regarde un très mauvais show de boucane se dérouler devant nos yeux et dans nos écrans et on se fait des peurs. Pas qu’il n’y a pas raison de s’inquiéter, mais dans quelle mesure au juste ? Comme des ados devant un film d’horreur, on regarde l’actualité, on la commente, on s’offense la vierge conscience morale et on maudit les acteurs de l’autre côté. L’autre côté de la frontière, comme de l’autre côté du spectre politique.

Et si on arrêtait de s’abreuver à de l’eau souillée ? Si on décrochait du cirque médiatique et qu’on ne faisait que continuer à vivre sa vinaigrette ? Et si on allait se promener dans le bois ? En laissant ceux et celles que ça intéresse jouer dans ce mauvais film, ou le regarder en critiquant, s’en nourrissant jusqu’à haut le coeur. Car quelques jours c’est drôle et divertissant, après ça, ça tanne.

Certain.e.s diront que nous jouons tous dans ce mauvais film. Really ? Qu’on doit s’impliquer, suivre l’actualité, se tenir au courant. Really ? Boire les paroles d’un bully narcissique, prendre ça pour du ca$h et se faire des peurs ? Really ?

Not for me thank you. And you ?

Revenons à la simplicité du moment car so far so perfectly good.

Oui mais si on se ferme les yeux que va-t-il arriver ? La même chose que si on les garde ouverts et qu’on s’énerve pour rien probablement.

Retrouvons un peu la réalité ordinaire, celle qui est juste ici, juste là. La fluidité de chaque respiration. Le chant des oiseaux. La beauté du monde qui se retrouve ensevelie sous des ordures médiatiques depuis quelques jours.

Pour le bien de notre santé mentale, pour le bien de notre coeur qui bat comme si rien de tout cela n’existait, à moins qu’on choisisse de se le pumper up à cause de manchettes . Car d’une certaine façon, rien de tout cela n’existe vraiment. Que d’éprouvants épouvantailles épouvantables virtuels. Qu’un gros show de boucane téléréaliste vulgaire sur le bout du fil du sans fil.

Porter son attention sur quoi que ce soit signifie toujours lui dire oui.

Alors non merci.

Et demain, nous sommes quelques.un.e.s à décroche si ça vous dit. Si vous saviez le bien que ça fait de faire porter l’attention sur le seul vrai réalité show, le grand Now.

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Si vous ne méditez pas profondément, la compréhension ne surviendra pas.
Personne d’autre ne peut vous la donner ; vous devez la gagner.
Par des efforts ardus, des luttes, des sacrifices, vous devez la gagner, c’est seulement alors que les problèmes disparaîtront…

– Osho

CRÉER AU LIEU DE CHIÂLER

En période de destruction, créons quelques chose. – Maxine Hong Kingston

Of course, ce qui se passe au sud de notre frontière est inquiétant, déprimant, enrageant. By the way, thanks God pour cette frontière. Elle nous protège encore. Pour le moment. Que des entités géopolitiques mais qui, pour le moment, nous mettent à l’abri. Soyons-en reconnaissant.e.s.

Ça chîale en masse depuis une semaine au sujet du gros Bully en chef et de sa gang de techno sbires et autres assoiffés de pouvoir. Et oui, en effet, les idées qu’ils mettent en place et les actions qu’ils posent sont loin de nos valeurs. Mais elles reflètent celles d’une bonne gang de gens qui sont après le pouvoir et le ca$h et qui voient et vivent à droite. Mais ils ne sont pas arrivés là par hasard. Il y en plusieurs south of the border qui sont frustrés et d’autres qui soutiennent ces politiques qui ont fait en sorte qu’ils ont été placés là. Plain fact. Qu’on soit d’accord ou pas. Et cette mouvance est ici aussi d’ailleurs, ne soyons pas trop rêveurs.

Tout ce que l’on peut faire concrètement, c’est réagir créativement à ces valeurs et ces actions d’un autre siècle. Le monde est déjà great. Again and again.

Tout d’abord, on doit développer notre responsabilité, apprendre à répondre au lieu de réagir. Développer notre habileté à répondre devant une situation donnée, response ability comme disait Osho, l’habilité de répondre au lieu de réagir mécaniquement.

Répondre à la compétitivité par de l’entraide.

Répondre à l’inhumanité à grande échelle par de l’humanité à échelle humaine, autour de soi, par de petits gestes.

Répondre à l’arrogance par l’humilité. Car l’eau est souvent plus forte que le feu ou le roc.

Répondre en partageant au lieu d’appliquer la loi du plus gros, du plus fort, du plus greedy.

Répondre par de l’art et de la beauté à toute cette grossièreté criarde et bling bling plaquée or.

Répondre à ce bruit ambiant en plongeant davantage dans notre silence. Car en ajoutant du bruit au bruit, on ne fait que participer au chaos. Développons et harmonisons nos silences. Avant de passer à l’action.

Alors arrêtons de chiâler et de donner de l’énergie à ces grossiers personnages et mettons notre énergie à créer quelque chose de plus solidaire et humanisant face à cette barbarie rampante.

Car tout ce que ce phénomène nous montre n’est pas étranger à nous. Pas de nous vertueux et d’eux vicieux. Pas nous des bons et eux des méchants. Ces eux ne sont que l’autre côté de nos valeurs, une face cachée aussi en nous quand on a peur, quand on veut avoir raison, quand on veut imposer nos choix et nos valeurs au monde.

L’éléphant Trump c’est aussi nous. Soyons de busy souris.

Car on a beau chiâler, décrier, pointer le doigt, jouer les vierges offensées, ces énergumènes ont été élus par des millions de personnes. Et ils pensent avoir raison quand ils agissent comme ils le font ou comme ils veulent le faire. Et la situation est complexe, alors peut-être qu’il nous en manque un bout pour être en mesure de juger. On ne peut qu’accepter pour le moment. Et s’organiser.

Si le pouvoir de ce voisin éléphantesque a des répercussions globales sur l’ensemble de notre planète, on ne peut que répondre à petite échelle, en unissant nos forces et nos énergies. Pas en chiâlant à l’unisson.

Prenons le temps de voir la situation sans juger car tout jugement entrave notre regard et génère du poison en nous. Et nous pousse à réagir. En réagissant et nous énervant le toupet, on les laisse ainsi entrer en nous, on les laisse gagner. On leur donne le peu de pouvoir qu’il nous reste. Pouvoir qu’il nous faut unir et rassembler au sein d’actions collectives. Il faut apprendre à voir plus grand, plus large, plus ensemble.

Mais avant de bouger, il nous faut nous centrer, nous aligner chacun.e pour soi.

Alors personnellement, observons où l’on est déclenché.e, et prenons soin ne pas sauter trop vite aux conclusions car on n’a toujours qu’une vue partielle dans toute situation, en fonction de nos propres biais. Surtout ne pas penser qu’on a raison et qu’eux ont tort; que deux versions de la même réalité, ou irréalité c’est selon. Car tout ce que l’on voit et perçoit est aussi un grand jeu, leela. Alors jouons, avec passion, avec nos tripes, avec amour et empathie. Et identifions l’essentiel.

Changeons le monde là ou l’on peut, en nous, entre nous, autour de nous. Partageons qui nous sommes, nos talents, nos dons, osons donner et changer les choses.

On dit que toute crise est une opportunité de croissance et de changement. On en a une formidable devant nous.

Et en ces temps de grands dérangements, toujours utile de revenir à nos classiques.

Mon Dieu (ou peu importe le nom que vous voulez)
Accordez-moi le courage de changer les choses que je peux changer,

la sérénité d’accepter celles que je ne peux changer,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Et ce petit bout d’extra est pas mal utile aussi :

Et, mon Dieu, accordez-moi le courage de ne pas renier ce que je crois être bien, même si je pense que c’est sans espoir.

LA VIE C’EST…

La Vie est une longue et lente leçon d’humilité. – J. M. Barrie

La vie, ah la vie.

Pour certain.e.s c’est un combat, pour d’autres une leçon.

Pour certain.e.s c’est une dualité, moi et les autres, et pour quelques rares autres, c’est un tout, une fluidité, une pièce de théâtre dans laquelle on joue ou de laquelle nous sommes spectateurs/trices.

Pour certain.e.s c’est un relatif purgatoire avant la promesse d’un éventuel paradis à venir après la mort du corps, pour d’autres c’est l’enfer.

Il y a La Grande Vie, celle qui concerne tout ce qui vit et dans laquelle on baigne tous/tes, de laquelle on fait tous et toutes partie, la même que celle sur laquelle on flotte ou dans laquelle on nage à contre courant parfois.

La vie est une certaine réalité, une réalité incertaine, Soit un rêve, soit quelque chose qu’on prend pour du cash.

Mais la vie est clairement incarnée. Un peu le problème de nos jours on dirait. On vit trop dans nos têtes seulement à-travers nos écrans à observer des reflets de certains pans de la vie plus que d’autres, jusqu’à trop. On a perdu le contact avec la nature, trop branché.e.s sur les réseaux, les bits et les algorithmes des techno boys qui viennent de se trouver un sugar daddy.

Il y a autre chose dans la vie, et la seule justice qui existe est qu’on peut en faire ce que l’on veut de cette vie. La Grande, comme la ptite. Mais une chose est certaine, devant le passage du temps et l’usure du corps, l’humilité est la leçon fondamentale.

Pour le reste, comme les aveugles devant l’éléphant, chacun.e son ptit boutt :

DOSTOIEVSKI : C’est l’ENFER.
Pour Dostoïevski, la vie était une bataille avec les parties les plus sombres de l’âme humaine, un creuset de souffrance où nous affrontons nos peurs et nos désirs les plus profonds.

SOCRATE : C’est un TEST.
La vie est l’examen ultime de la vertu, de la sagesse et de la vérité. Pour Socrate, une vie non examinée ne vaut pas la peine d’être vécue.

ARISTOTE : C’est l’ESPRIT.
La vie est la quête de la connaissance et de la raison, un voyage pour comprendre le monde à travers la logique, l’éthique et la métaphysique.

NIETZSHE : C’est le POUVOIR.
La vie est une volonté de puissance, un effort pour se dépasser et maîtriser les circonstances, rejetant la complaisance et embrassant la croissance.

FREUD : C’est la MORT.
Freud considérait la vie comme une tension entre l’instinct de vie (Eros) et l’instinct de mort (Thanatos) – une pulsion constante vers la création et la destruction.

MARX : C’est l’IDÉE.
Pour Marx, la vie est façonnée par les conditions matérielles et les idéologies qui en découlent – ​​une lutte pour créer un monde d’égalité et de justice.

PICASSO : C’est de l’ART.
La vie est une création, une toile sur laquelle peindre nos passions, nos émotions et nos rêves, façonnés par l’imagination et l’expression.

GANDHI : C’est de l’AMOUR.
Gandhi croyait que la vie est enracinée dans la non-violence, la compassion et l’amour universel – un voyage vers la paix et le service désintéressé.

SCHOPENHAUER : C’est de la SOUFFRANCE.
Pour Schopenhauer, la vie est un effort incessant qui mène inévitablement à la douleur et à l’insatisfaction, tempérés seulement par des moments de beauté et d’art.

BERTRAND RUSSELL : C’est la CONCURRENCE.
La vie est façonnée par les désirs et les ambitions humaines, un équilibre entre l’intérêt personnel et le progrès collectif.

STEVE JOBS : C’est la FOI.
La vie consiste à faire confiance au processus, à prendre des risques et à suivre son intuition, même lorsque la route à suivre n’est pas claire.

EINSTEIN : C’est la CONNAISSANCE.
Einstein voyait la vie comme une quête pour comprendre les mystères de l’univers, motivé par la curiosité et l’émerveillement.

Stephen HAWKING : C’est de l’ESPOIR.
La vie est une persévérance face à l’adversité, une croyance dans l’avenir et dans le pouvoir de l’ingéniosité humaine.

KAFKA : Ce n’est que le DÉBUT.
La vie est surréaliste et énigmatique, souvent absurde, mais elle ouvre toujours les portes à la transformation et à la possibilité.

CAMUS : C’est la RÉBELLION.
La vie consiste à trouver un sens dans un univers dénué de sens, à défier l’absurdité avec courage et passion.

THOREAU : C’est la SIMPLICITÉ.
La vie consiste à se débarrasser de l’inutile, à embrasser la nature et à vivre délibérément.

RUMI : C’est une DANSE.
La vie est un voyage spirituel, un rythme d’amour et de connexion divine tissé à chaque instant.

KIERKEGAARD ​​: C’est un ACTE DE FOI.
La vie exige d’accepter l’incertitude et de prendre des mesures audacieuses fondées sur la croyance et l’authenticité.

EPICURE : C’est du PLAISIR.
La vie consiste à maximiser les plaisirs simples et durables tout en minimisant la douleur inutile.

LAO TSU : C’est l’HARMONIE.
La vie coule comme l’eau, sans effort et en accord avec l’ordre naturel de l’univers.

CONFUCIUS : C’est la VERTU.
La vie consiste à remplir des rôles avec intégrité, respect et engagement envers la communauté et la famille.

Carl JUNG : C’est l’INDIVIDUATION.
La vie consiste à intégrer le conscient et l’inconscient, à devenir entière et authentique.

Alan WATTS : C’est un JEU.
La vie doit être vécue et jouée avec émerveillement, sans être prise trop au sérieux.

Victor FRANKL : C’est le SENS.
La vie consiste à trouver un sens, même dans les circonstances les plus difficiles, à travers l’amour et le service.

Simone de BEAUVOIR : C’est la liberté.
La vie est le pouvoir de se définir et de rejeter les rôles imposés par la société.

HÉRACLITE : C’est le CHANGEMENT.
La vie est un flux constant, une rivière dans laquelle nous entrons une fois avant qu’elle ne coule à nouveau.

HEGEL : C’est le PROGRÈS.
La vie est un processus dialectique, progressant à travers la contradiction et la résolution vers une meilleure compréhension.

HOBBES : C’est la SURVIE.
La vie dans son état naturel est « désagréable, brutale et courte », et nécessite des systèmes pour maintenir l’ordre.

ROUSSEAU : C’est la LIBERTÉ dans la NATURE.
La vie est plus authentique lorsque nous revenons à notre état naturel, libre de la corruption sociale.

Marc AURÈLE : C’est l’ACCEPTATION.
La vie consiste à embrasser le moment présent avec une résolution stoïque, guidée par la raison et la vertu.

SÉNÈQUE : C’est la PRÉPARATION À LA MORT.
La vie n’est pas une question de durée mais de qualité : elle nous apprend à bien vivre et à lâcher prise avec grâce.

SACRÉ DÉSORDRE

YUTORI : L’action consciente qui consiste à ralentir pour se laisser apprécier le monde autour de soi. Le refus de la bousculade. Pas de bla bla. Simplement s’imprégner du monde autour de soi sans but sauf celui de regarder et voir. L’espace.

Je vous parlais hier de ma journée de méditation de mercredi. Comment cette coupure avec la folie ambiante m’a permis de ralentir, de déconnecter. Hier je regardais quelques actualités et une saine distance s’est installée en moi depuis.

Je choisis de regarder et de voir le monde, mais sans laisser ce monde me déranger, sans laisser le monde semer en moi des graines de discorde. Je vois le monde s’énerver au sujet de toutes sortes d’affaires mais je n’ai pas envie d’embarquer, pas envie de critiquer ni de m’indigner.

Le monde, et certain.e.s de ses acteurs, semblent nous montrer en ce moment le pire de notre humanité. Mais le pire a le potentiel de faire ressortir le mieux.

Certain.e.s. portent à gauche, d’autres à droite. Certain.e.s sont confiant.e.s, d’autres capotent. Certain.e.s. sont full dedans avec ambition et passion alors que d’autres décrochent par dépit, tandis que d’autres encore s’indignent et fulminent.

Le monde est stone.

Mais selon ce que l’on regarde, on voit des reflets différents de soi. Allez prendre une marche en nature et tout à coup, subitement, Trompe et ses sbires disparaissent, s’évanouissent. C’est nous qui leur donnons vie. Oh, bien sûr, les conséquences de leurs décisions auront des impacts concrets sur certains d’entre nous, surtout south of the borders. Mais en ce moment, so far so good non ?

La vie continue, de gauche à droite, avec un court passage obligé par le centre, le le milieu. Tout passe, tout casse et se renouvelle. Plusieurs parmi la gang de Washington pensent déjà à devenir calife à la place du vieillissant calife actuel. Ainsi va la vie, et ainsi elle ira. Ou autrement. Pour le moment, que ce moment.

Le monde est étrange en ce moment. Mais utilisons-le pour se regarder soi-même car bien peu que l’on puisse faire pour changer the big picture. Et tout un show de boucane semble être notre monde en ce moment. Alors regardons ailleurs, décrochons un peu et connectons avec la nature qui est toujours ici, autour, silencieuse et ressourçante.

Car quoi d’autre à faire ?

Écouter la vie, le silence, ou de la musique.

Ainsi, la fin ultime ou le but final de toute musique n’est rien d’autre que la louange de Dieu et la récréation de l’âme.
– J.S. Bach

On aime regarder dehors et se laisser brasser par la houle mondaine. Mais cette houle n’est rien d’autre que notre propre houle intérieure, reflétée en dehors de soi. Et le monde n’est que désordre qui cherche son ordre. À nous de jouer.

Lorsque Rimbaud dit : «Je finis par trouver sacré le désordre de mon esprit», il montre qu’il a compris qu’il y a dans le désordre quelque chose sans lequel la vie ne serait que platitude mécanique.
– Edgar Morin, (Amour, poésie, sagesse, p.61, Seuil, coll. Points n°P587)

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Février chez-nous, vous venez yutoriser ?

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Un.e rebelle est une personne qui a compris toute l’absurdité de la société et qui s’en échappe tout simplement.
Elle ne se bat pas contre elle ; en apparence, elle continue même à prétendre qu’elle appartient à ce groupe.
C’est une personne intelligente.
Elle est suffisamment intelligente, ni orthodoxe ni révolutionnaire, elle est simplement rebelle.
Mais sa rébellion est si intelligente qu’elle sait que cela n’a aucun sens.
Si la société lui dit de marcher à gauche, elle marche à gauche, car cela n’a aucun sens de se battre dans ce domaine, cela n’a aucun sens.
En apparence, elle continue à suivre la société ; au fond, elle s’en est sorti, au fond, elle commence à vivre sa propre vie.
Elle ne va pas sur la place du marché pour s’exhiber, car si vous étalez votre bonheur sur la place du marché, ils vont vous tuer, ils vont vous crucifier.
Ils ont fait la même chose à Jésus, ils ont fait la même chose à Socrate, à Mansoor, ils ne vont pas vous laisser tranquille.
Ce n’est pas nécessaire.
Quand vous êtes assis avec des gens malheureux, gardez un visage malheureux – encore plus malheureux qu’eux – parce que c’est juste un jeu auquel vous jouez : vous n’êtes pas malheureux, vous pouvez faire mieux qu’eux – ils sont vraiment malheureux. Gardez un visage plus long qu’eux.
Quand vous êtes seul.e, riez.
Ne commencez pas à vous battre avec la société sinon vous aurez des ennuis et le bonheur sera à nouveau loin – aussi loin qu’avant.
Au début, vous suiviez la société et ne pouviez pas être heureux.
Maintenant, vous vous battez contre la société, alors la société vous jette en prison ou enchaîné, ou la société essaie de vous écraser – et à nouveau vous êtes malheureux.
Une personne rebelle est une personne très intelligente.
Elle s’échappe de manière si silencieuse qu’elle ne crée aucune ondulation à la surface… et elle commence à vivre sa vie privée à sa manière.
– Osho

POULES PAS DE TÊTES FULL TÊTE

On vit à 100 miles à l’heure. On court partout. On regarde tout. On se twiste le cou sur nos téléphones devenus beaucoup plus intelligents que nous. Tout va vite, trop vite. On se dirige en plein dans le mur et tant qu’à faire, on accélère. On regarde le show de boucane au sud et on s’offense, on a peur, on craint le pire. On gère le monde de nos estrades.

Mais pas besoin d’avoir peur du pire car le pire est déjà arrivé : on n’est plus capable d’arrêter, on a oublié de prendre du temps pour soi, perdu la capacité d’être simplement en silence, oui, on a perdu la capacité de se taire et désappris l’art de vivre. On vit de plus en plus vite et de plus en plus mal. On s’inquiète de l’avenir mais on devrait plutôt se préoccuper du présent. Car plus un cadeau le présent, pourtant, tout un cadeau il devrait être. Mais slow le cadeau, qui se déguste lentement.

Mais quoi faire quand il n’y a plus rien à faire ?

Hier, pour une troisième journée en quelques semaines, j’ai pris une stretch de 12 heures pour transformer ma maison en ashram, déconnecté des médias prétendument sociaux, réseaux zéro sociaux au contraire. Ces empires mind teasers qui cherchent à nous attirer dans leur toile et à nous y engluer, à nous y faire revenir again and again. Leur principe de base pour faire profiter leurs proprios à la solde du gros lard en chef. Et ça marche.

Hier de 7 h à 19 h, on était quelques-un.e.s, coupé.e.s du monde mais au coeur du monde en soi, liée.s. par l’invisible fil du sans fil, celui qui passe dans nos coeurs.

Au programme: musique, silence, humming, quelques mantras, des paroles sages, le tout entrecoupé de silence, de pauses, des repas et de marches en plein air, et même d’une cérémonie du thé siroté avec conscience. En fait tout ce que l’on a fait hier, on l’a fait avec présence, avec conscience. Bref presque tout. Car la méditation est une pratique constante et un art jamais tout à fait maîtrisé. Mais on continue à se pratiquer.

J’apprécie tellement ces bulles temps/espace que je me demande comment les gens font pour vivre sans se payer ce luxe d’être seulement avec eux et elles mêmes une fois de temps en temps. C’est dans mon tempérament de partager mes coups de coeur.

Oh, je sais, on a des horaires chargés, tant à faire, tant à gérer. Mais si on prend le temps de vraiment compter, combien de temps perd-on chaque jour à regarder en dehors de soi et à se faire des peurs en regardant le monde tourner un peu carré ? Pas de temps pour soi ? Really ?

Depuis quelques années, j’essaie d’instaurer une pratique de méditation at large car c’est tellement vital pour moi. On fait ça en ligne, dans le confort de nos ashrams, pardon, de nos foyers respectifs. Mais un home peut devenir un sanctuaire si on le décide, si on le prépare et si on le veux ainsi.

Arrêter et s’assoir pour 20, 30 ou 40 minutes à la fois, en silence et/ou en musique, pour déconnecter et simplement respirer, observer ses pensées tournoyer non-stop dans sa tête, comme les sensations qui circulent sans cesse dans son corps. Ça me semble tellement une évidence. Mais pourtant. Si un court arrêt régulier est bénéfique, un bon 12 heures de temps en temps est essentiel. Ça prend du temps arrêter, ça continue à spinner pendant un bout. Faut donner le temps au temps, et se donner au vide.

Se couper du monde pour plonger au coeur de soi.

Quand je ressens tout le bien que ça m’apporte, je me dis que tout le monde devrait s’offrir ce luxe. Mais probablement que les gens s’imaginent que méditer en ligne ce n’est pas la vraie affaire. Pendant ce temps, certain.e.s rêvent d’aller faire une vraie retraite un de ces jours.

Mais il est possible, en le décidant, de se payer une retraite dans le confort de son home, de se créer un ashram à domicile. Il suffit de le vouloir, d’en ressentir le besoin, et de l’essayer. Car une fois qu’on y a goûté, on en reveut. Et la qualité du home s’en trouve grandement haussée. La vibe reste dans la place.

Je ne vais pas partir en croisade pour vendre mon nouveau dada, surtout pas en le sponsorisant sur FB. Car autant les gens ont besoin d’arrêter, autant ils et elles résistent. Double mouvement qui nous anime. On préfère souvent continuer à courir car une fois la course partie, bien difficile de l’arrêter.

Mais si jamais ça vous dit, on refait mercredi prochain le 29 janiver. Et on refera aussi plus tard. Contactez-moi à virtueldojo@gmail.com Horaire type ci-bas.

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En méditant, nous découvrons notre agitation inhérente.
Parfois, nous nous levons et partons.
Parfois, nous restons assis, mais notre corps se tortille et notre esprit s’éloigne.
Cela peut être si inconfortable que nous avons l’impression qu’il est impossible de rester.
Pourtant, ce sentiment peut nous apprendre non seulement sur nous-mêmes, mais aussi sur ce que signifie être humain.
Nous tirons tous sécurité et réconfort du monde imaginaire des souvenirs, des fantasmes et des projets.
Nous ne voulons vraiment pas rester dans la nudité de notre expérience présente. Il est contre-productif de rester présent.
C’est dans ces moments-là que seule la douceur et le sens de l’humour peuvent nous donner la force de nous poser.

– Pema Chodron

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C’est seulement par la méditation que vous commencez à devenir un être humain, que vous commencez à sortir du règne animal.
Quelque chose de plus grand que l’animal se met à vous arriver grâce à la méditation.
D’une part, elle fait de vous un être humain, d’autre part, elle apporte une grande excellence à tout ce que vous faites.
Le secret, c’est que la méditation libère de la conscience en vous.
Pour moi, la conscience vigilante est la seule vertu, et l’inconscience le seul péché.
– Osho

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Ci-bas, un talk de Sam Harris en ce sens, et en anglais.

AU YABLE LES DÉMONS

Lorsque nous tentons de combattre ou de réprimer les parties désavouées de soi que je qualifies de démons, en fait ils gagnent du pouvoir et développent de la résistance. En nourrissant nos démons, nous ne les rendons pas seulement inoffensifs, mais en les confrontant plutôt qu’en les fuyant, nous nourrissons les parts d’ombre de soi, afin que l’énergie bloquée dans le tiraillement puisse devenir une force positive de protection.
– Lama Tsultrim Allione

Plusieurs personnes aiment croire au diable, aux forces du mal, aux démons.

Je préfère croire que les seules forces négatives relèvent de l’inconscience, de l’insouciance et de fausses croyances.

Dès qu’on met de la lumière sur un phénomène, un enjeu, les choses s’éclaircissent et il devient possible de comprendre, de sentir, d’apprivoiser. Bref de se mettre le nez et les yeux de la conscience dans le phénomène.

Quand on ne comprend pas quelque chose, on attribue la source du résultat au hasard, à la chance ou encore au destin. Genre

J’aime croire aussi que nous avons certaines leçons à apprendre dans la vie et que la vie mettra éventuellement sur notre route des défis que nous devrons résoudre, comprendre, dénouer, des zones d’ombre et d’inconscience à éclaircir.

Certaines personnes considèrent le nouveau bully en chef comme un être diabolique, d’autres comme au sauveur et un envoyé de Dieu. Le même bonhomme. C’est le même prix. Pour avoir connu des gens qui ont dû dealer avec lui en immobilier dans les années 1980 à New York, il est clairement un crosseur de première classe et un homme d’affaires malhonnête si je me fies à leur expérience. Ils sont nombreux à ne jamais avoir été payés par ses entreprises. Et si on se fie à son show médiatique, il sait comment jouer la game. Et le monde en redemande.

On verra bien comme les choses évolueront. Mais une chose est certaine, la lumière sera mise à rude épreuve dans les prochaines années. Les choses extérieures ne sont probablement que des miroirs de ce que l’on porte en soi. Alors, plutôt que de juger ou de se fermer les yeux, observons, regardons, examinons le monde qui se développe. Même si ça nous inquiète, même si on n’aime pas, même si ça fait peur.

Nous portons tous et toutes en nous ce que nous voyons, percevons et reconnaissons à l’extérieur de soi. Pour cette raison qu’on peut le voir. Le monde n’est qu’un miroir de soi-même. Si nous osons bien regarder et tout voir, peut-être qu’on réalisera que les démons ne sont que les projections de nos propres peurs et le reflet de notre propre inconscience ?

Showtime !

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Les religions ont créé une idée très stupide dans l’esprit humain, soit que le mal a de la force.
Le mal n’a pas de force, le mal n’existe pas.
La vérité a de la force et de l’énergie.
Une montagne de mensonges ne peut empêcher la vérité, il ne lui faudra simplement plus de temps pour grandir.
On ne peut l’arrêter, on ne peut l’entraver.
L’explosion ultime est absolument certaine.
L’humain(e) doit devenir surhumain(e), la conscience doit devenir superconscience.
Et béni(e)s sont ceux et celles qui savent attendre, qui peuvent surveiller silencieusement la porte quand l’invité arrive.

L’invité vient certainement, n’a jamais failli.
Et il n’y a pas de forces du mal qui travaillent contre la vérité, contre les forces du bien.
Ce n’est que de l’obscurité, de l’ignorance ; on ne peut pas les appeler des forces.

Il faut être compatissant envers elles.
Ce ne sont pas des ennemis, ce ne sont que de gros blocs de marbre qui attendent qu’un bon sculpteur coupe quelques éclats ici, quelques éclats là.
Et une belle statue cachée – qui était toujours là – émergera.
L’artiste aide seulement ce qui était caché à émerger.
Personne ne l’empêche.
Mais l’idée que le mal travaille contre les forces du bien a rendu les gens impatients et effrayés
.
Je vous dit qu’il n’y a pas de mal, et il n’y a pas de forces mauvaises dans le monde.
Il n’y a que des gens conscients et d’autres qui dorment profondément.
Et le sommeil n’a aucune force.
Toute l’énergie est entre les mains des gens éveillés.
Et une personne éveillée peut éveiller le monde entier.
Une bougie allumée peut allumer des millions de bougies, sans perdre sa lumière.
Et le temps n’est pas loin.

Parce que l’humanité endormie a beaucoup souffert et va souffrir davantage.
Et à mesure que la souffrance s’approfondi, c’est une bénédiction déguisée.
L’humanité ne peut tolérer qu’une quantité limitée de souffrance, et alors elle se réveillera.
Et l’humanité a suffisamment souffert.

– Osho, the Transmission of the Lamp

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Le chaos n’est pas le désordre ou la fin, il est la manifestation ordonnée de l’ancien qui se meurt pour laisser place à un état supérieur.

– JM Muller

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La plupart des choses dites mauvaises qui arrivent dans la vie des gens sont le résultat de l’inconscience.
Elles sont créées par les gens, ou plutôt par leur ego. Je fais parfois référence à cela en employant le terme mélodrame.
Quand vous êtes totalement conscient, le « mélodrame » disparaît de votre vie.
Laissez-moi rapidement vous rappeler comment l’ego fonctionne et comment il crée ce mélodrame.

L’ego, c’est l’aspect du mental qui mène votre vie quand vous n’êtes pas la présence consciente, l’observateur, le témoin.
Il se perçoit comme un fragment isolé dans un univers hostile n’ayant aucun véritable lien intime avec aucun autre être et étant entouré d’autres ego qu’il considère comme une menace potentielle ou qu’il tentera d’utiliser à ses propres fins.
Les structures fondamentales de l’ego lui servent à lutter contre sa propre peur, profondément ancrée, et son sentiment de manque.
Ces fondements sont la résistance, le contrôle, le pouvoir, la cupidité, la défensive, l’hostilité.
Certaines des stratégies de l’ego sont extrêmement rusées.
Malgré cela, elles ne résolvent jamais vraiment aucun de ses problèmes pour la simple raison que l’ego est lui-même le problème.

Eckhart Tolle

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Le seul mal qu’il faut vaincre dans ton cœur, c’est la peur.
Tous les autres maux : la colère, la jalousie, la tristesse, la culpabilité morbide, proviennent de cet ennemi intérieur.
Si tu arrives à dominer ta peur, plus rien ne t’atteindra, plus aucune force mauvaise n’aura d’emprise sur ton cœur.
Et pour vaincre la peur, il n’y a qu’un remède : l’Amour.
Tout le chemin de la vie, c’est de passer de la peur à l’Amour.

– Frédéric Lenoir