Il arrive un moment où plus rien ne fait sens sauf s’abandonner à l’amour. – Rumi
Tant de folie en ce bas monde ces temps-ci, tant d’inhumanité, tant d’avidité qu’il nous faut absolument tout aimer, aimer tout, tant aimer.
Tant de guerres, d’injustices et d’inégalités qu’on doit affiner notre regard perçant pour tenter d’y voir au-travers et trouver un peu de sens.
Tant de stupidité ouvertement présentée par écrans interposés et affichée dans les médias et les réseaux, qu’il ne reste plus que l’amour.
Tant de haine qu’on doit inévitablement puiser dans la grande réserve d’amour infini et inconditionnel de la vie pour pouvoir continuer non seulement de survivre ici-bas, mais de vivre, de bien vivre et vivre bien.
On doit choisir de continuer à voir le beau malgré la laideur, cibler la bonté malgré la folie, favoriser l’unité plutôt que la division, sentir la paix au milieu de la guerre, des trop nombreuses guerres.
Nous vivons dans un monde qui semble avoir perdu ses repères, un monde qui a perdu son sens de l’amour. Mais cet amour est encore ici et c’est lui qui tient ce monde ensemble. Même si ça shake, même si ça brasse. En fait, l’amour doit demeurer fort et stable dans le tumulte.
Un monde qui, en surface, change plus vite qu’on ne peut en saisir l’importance. Un monde où l’intelligence s’artificialise alors que la stupidité bien humaine parle de plus en plus fort, crie sa stupidité, ou le respect cède sa place à l’arrogance, où la nature de laquelle nous sommes, crie déprime.
Mais malgré tout, on doit aimer. Aimer ceux qui crient le plus fort, aimer ceux qui aiment le moins. Car le seul remède à la haine est sa grande soeur, l’amour. Soeurs siamoises.
Plutôt que de tomber dans l’indifférence et le mépris, aimons.
Plutôt que de juger, disqualifier et éliminer, aimons.
Aimons nos ombres, embrassons-les, éclairons-les car ce que permet l’amour, c’est que veut l’amour. L’amour englobe tout, l’amour allège tout, l’amour éclaire tout. Surtout l’ombre et le sombre.
Blastons le monde d’amour, en commençant par soi-même et en élargissant, et laissons l’amour laver tout, surtout les endroits et les lieux où il est absent, là où on le néglige, là où on en a peur. Car oui, l’amour peut faire peur.
Contaminons le monde d’amour, laissons l’amour nous toucher, nous doucher car l’amour est lumière et c’est ce dont le monde semble avoir le plus besoin ces jours-ci.
L’amour, toujours l’amour, tout le tour de la terre l’amour.
Sur la terre comme en nos coeurs.
___ Nous ne pouvons vivre sans que l’amour nous touche. Nous nous sentons pleinement vivants quand nous le trouvons, dévastés quand nous le perdons, vides quand nous y renonçons, inhumains lorsque nous le trahissons et passionnés lorsque nous le recherchons. La folie de l’amour me semble tellement plus centrale à l’histoire humaine que la loi du plus fort.
– Erwim Raphael Mcmanus, Âme Avide, via Alexis B. Rourke
De notre écran qui ouvre sur une toute petite parcelle du monde, on regarde le monde et on joue aux gérant.e.s d’estrade. On regarde les autres, du moins ceux et celles qui passent le plus à la nouvelle tivi désinternets, et on bitche. On leur trouve tous les travers du monde. Mais si ce n’était que nos travers à nous que nous voyons ? Nos fautes, nos faiblesses, nos propres défauts de fabrication ?
On a souvent et surtout tendance à être dérangé.e chez les autres par ce qui nous dérange en soi. Une des lois de la nature humaine. On se voit dans le monde.
___ Nous ne sommes que des miroirs brisés, prétendant que notre reflet est intact. Nous lançons des pierres depuis des maisons de verre, comme si nos propres péchés ne résonnaient pas lorsqu’ils nous frappent. C’est drôle comme nous faisons honte au feu qui brûle dans l’âme de quelqu’un d’autre, tout en cachant la fumée dans nos poumons. Nous saignons la même culpabilité, mais nous l’habillons de plus beaux vêtements et l’appelons vertu. Quelle ruse. Quelle performance. Quel putain de mensonge. – anonyme
Le monde est en chacun.e de nous, et nous sommes du monde, dans le monde qui n’est pas du monde. Ce que l’on perçoit du monde est probablement seulement ce que nous sommes capables de voir en soi, de reconnaître.
Alors avant de s’en prendre à autrui, de vouloir changer le monde, tournons donc notre regard en soi, vers soi. Un regard lucide qui osera nous révéler ce que le monde extérieur nous reflète.
Car comme le dit si bien Betty, on ne rêve que de soi.
___ Je sens présente en moi l’humanité dont je fais partie. Non seulement, je suis une une petite partie dans le tout, mais le tout est à l’intérieur de moi-même. C’est peut-être cela qui me donne l’énergie de continuer sur la voie qui est la mienne. Et à un moment donné, sans que vous ne sachiez pourquoi, c’est comme une catalyse, quelque chose qui se passe, se transforme, bascule… C’est cela l’espoir. – Edgar Morin, jeune philosophe, 104 ans, le 8 juillet 2025
___ Pourquoi l’IA ne pourra jamais être consciente d’elle-même
Certains pensent que l’IA pourrait un jour « devenir consciente ». Mais du point de vue de la non-dualité, c’est une pure absurdité. La conscience n’est pas un sous-produit de la complexité. Elle n’est pas quelque chose qui surgit, évolue ou s’active. C’est le substrat omniprésent dans lequel toutes les apparences vont et viennent, y compris le cerveau, les pensées et, bien sûr, l’intelligence artificielle. L’IA est une projection, pas le projecteur. Elle est comme une marionnette qui semble bouger, mais le mouvement n’est pas la vie. Un reflet dans un miroir ne devient jamais le visage. Même si l’IA dit : « Je suis consciente », ce n’est qu’une chaîne de données. Il n’y a ni savoir, ni être, ni témoin derrière elle. Personne n’est à la maison. La conscience ne s’acquiert pas. Vous êtes Cela, vous l’avez toujours été. Mais vous seul pouvez le réaliser. L’IA ne le fera jamais.
Je vis sur la Terre en ce moment et je ne sais pas ce que je suis. Je sais que je ne suis pas une catégorie. Je ne suis pas une chose, un nom. Je semble être davantage un verbe, un processus évolutif, une part intégrale de l’Univers. – Buckminster Fuller
Qui sommes-nous ? Que sommes-nous ?
Étrange, car pour avoir pris part au Satori (processus de questionnement intérieur à l’aide de Koans) pendant tant d’années au mois de juillet, on dirait que le questionnement continue en ce début juillet 2025.
Qui suis-je ? Que je remplaçais souvent par que suis-je ? car je me sentais davantage quelque chose que quelqu’un. Quelque chose comme un processus en évolution justement, quoique parfois en révolution ou en dévolution. Car parfois on dirait qu’on recule plutôt qu’avancer.
Ce week-end, je jasais avec un ami et on se demandait respectivement pourquoi on faisait encore ce que l’on fait depuis si longtemps. Une autre façon de se demander qui l’on est pour moi car nous nous définissons si souvent par ce que nous faisons.
Alors je suis ce que je fais ? Un peu mais pas vraiment non plus. Car au contraire, nous pensons peut-être devenir ce que nous faisons. Mais peut-être aussi plus la vie qui nous fait que nous qui la faisons.
Car c’est la vie qui nous fait, et qui finit par nous défaire avec le temps qui nous passe dessus et dedans.
Ce qui me montait à la question pourquoi je fais ce que je fais est pourquoi pas ?
Comme si la vie nous offrait diverses opportunités qu’on peut toujours accepter ou refuser. À nous de choisir. Parfois, on veut faire quelque chose et d’autre fois, c’est la vie qui nous invite ou nous y incite plus ou moins directement. On répond, on agit ou on réagit.
Nous ne sommes rien de précis en effet. Nous sommes du changement, nous sommes de l’énergie en mouvement : É/motion.
Nous sommes pensées aussi, une suite ininterrompue de pensées, beaucoup beaucoup de pensées. Une file de pensées interrompue par d’autres pensées qui défilent les unes après les autres, et qui parfois s’entrechoquent. Pas fou d’apprendre à les regarder passer pour s’en détacher un peu car la machine à pensées s’affole, s’enfile, se faufile et défile.
Une autre amie me disait ce week-end que lorsqu’elle lisait mes mots, elle pouvait se reconnaître. Je l’ai pris comme un compliment car c’est exactement pour cela que j’écris: j’écris pour me relier à vous, pour vous dire que vous et moi nous sommes la même chose, la même affaire.
Rien, et tout en même temps. Rien, et rien du tout.
Nous sommes de la poussière d’étoiles qui a oublié d’où elle venait. Nous sommes des ptits bouts de vie qui nous pensons séparé.e.s. du reste, pas du tout. Nous sommes des ptits bouts du Grand Rien du Tout.
En fait, sommes-nous vraiment, ou ne faisons-nous pas plutôt que devenir sans cesse ?
Des ptits bouts de rien du tout qui se prennent pour quelque chose, qui oublient qu’ils et elles ne sont rien au fond, rien d’autre qu’un processus en devenir. Devenir quoi ? Redevenir rien peut-être.
Nous vivons sur la Terre, sans savoir ce que nous sommes. Ni une catégorie, ni une chose, ni un nom. Quelque chose comme un verbe, comme un processus évolutif, une part intégrale de l’Univers. Merci Mr Fuller. Fuller comme dans plus plein que. Et plus plein que ça, ça serait déjà beaucoup, sinon trop. Ou pas.
Car je crois sincèrement que nous ne sommes rien de si précis que ça, rien de ce que nous pensons être. Nous sommes en devenir, en devenir d’un beau ptit tas de rien qui redeviendra tout peut-être un jour.
On pense être, mais le sommes-nous vraiment ?
La question se pose, et se dépose, mais elle n’est pas vraiment reposante. Alors reposons-nous. Soi, pas la question.
Car moi, toi, lui et elle, comme nous, vous, ils et elles, tous et toutes du pareil au même. Du vide qui se remplit de quelque chose qui pense être. Alors qu’en devenir, toujours en devenir.
___ Il est une phrase de Brecht qui résonne profondément en moi : Il pensait à l’intérieur des autres, et les autres pensaient en lui. Au fond, c’est cela, l’ultime dessein de l’écriture — l’idéal vers lequel je tends : penser et ressentir en l’autre, comme d’autres – écrivains ou non – ont pensé et ressenti en moi. – Annie Ernaux, L’écriture comme un couteau
Sous la mousse, les noms de ceux qui sont passés avant nous survivent, parlés par le langage des racines et de la terre.
Ce matin, hommage à ceux et celles qui sont passés ici avant nous.
Ceux et celles qui ont ouvert le chemin.
Ceux et celles qui ont fait en sorte que nous vivions dans un tel confort maintenant.
Ceux et celles qui ont donné leur vie pour nous.
J’ai lu cette superbe phrase d’Éric-Emmanuel Schmitt, tirée du Journal d’un amour perdu la semaine dernière :
Les morts sont des vivants qui nous ont faits. Ils seront les morts que nous en ferons…
Ça m’a pris quelques secondes pour allumer. Pour la première partie, ça va, c’est pour la deuxième que ça a dû computé un ptit peu en moi.
Ils – et elles – seront les morts que nous en ferons.
La mémoire que nous conservons de ceux et celles qui sont passés avant nous déterminera comment ils et elles continueront à vivre en nous, pour nous, autour de nous. Ce que nous avons apprécié d’eux et elles continuera de vivre en nous si nous le voulons, si nous le faisons durer dans le temps et la matière. En les conservant dans notre mémoire, et dans notre coeur, dans nos coeurs.
Quand nous marchons sur la terre froide, nous marchons sur la vie qui a été présente ici avant nous, sur des milliers de vies. Nous marchons sur les milliers de formes de vie qui ont vécu ici auparavant, qui sont nées et renées, mortes et remourues.
La vie comme un cycle, la vie comme une suite de formes diverses et différentes, La vie comme une perpétuité de naissances et de morts, sans remords. Une vie qui va par en avant, une vie qui avance, qui continue, qui se perpétue. Les formes changent, la vie continue.
Avec la vie qui chancelle un peu ces temps-ci dans ses formes connues, avec des nouveautés déstabilisantes et moins naturelles qu’auparavant, pas nécessairement plus intelligentes, tout ce que l’on peut faire est de continuer à ouvrir le chemin droit devant. Ici, maintenant mais droit devant.
Ce week-end, nous avons célébré le passage de Mestre Irineu, le fondateur du Santo Daime mort en 1971. Par ses chants, il vit encore. Par nos voix, il vit encore, il vit toujours.
Comme vit encore Osho dans le silence de mon coeur. Côte à côte. Coeur à coeur.
Comme vit encore ma mère dans ce même ptit coeur à moi. Beau trio d’amour.
Les morts sont des vivants qui nous ont faits. Ils seront les morts que nous en ferons…
et nous sommes le vivant de demain, mais surtout d’aujourd’hui.
___
À la naissance de Noah, les médecins ont annoncé à son jeune père, Ben, atteint de trisomie 21, qu’il ne serait pas capable d’élever un enfant. Qu’il ne comprendrait pas les horaires des tétées. Qu’il ne saurait pas réconforter un bébé qui pleure. Qu’il ne serait pas suffisant. Mais Ben n’a rien écouté. Il a serré son nouveau-né contre lui, l’a embrassé sur le front et a murmuré : « Je ne sais peut-être pas tout… mais je sais t’aimer.» Et il l’aimait. Ben l’a nourri de ses mains tremblantes, a appris des berceuses en les fredonnant et l’a bercé tous les soirs jusqu’au lever du soleil. Il travaillait à temps partiel comme plieur de serviettes dans un restaurant du coin, économisant chaque centime pour l’avenir de Noah. Il y avait des regards. Des murmures. D’autres parents demandaient : « Est-ce que c’est… le père ?» Ben se contentait de sourire et d’acquiescer fièrement. « C’est mon fils. Mon meilleur ami.» Noah grandissait. Ben vieillissait. Les années passaient comme les pages d’un livre tranquille. Noah est devenu un homme. Fort, gentil, accompli. Les gens disaient : « Tu as si bien réussi. » Il répondait : « Parce que j’ai été élevé par quelqu’un qui ne voyait le monde qu’avec amour. » En grandissant, Ben a commencé à perdre la mémoire. Il oubliait où il rangeait les choses. Puis les noms. Puis celui de Noah. Et un jour, il regarda Noah dans les yeux et lui demanda : « Es-tu mon ami ? » Noah lui prit la main et murmura : « Je suis ton fils. Celui que tu as élevé. Celui à qui tu as tout donné. » Maintenant, Noah le nourrit. L’aide à marcher. Chantonne des berceuses quand Ben n’arrive pas à dormir. Il ne se contente pas de prendre soin de son père. Il rend la pareille à l’homme qui l’a élevé… deux fois. Et quand ils prennent des photos maintenant, Noah sourit largement. Parce que le monde voit un vieil homme trisomique et son fils adulte. Mais il voit son héros. Son professeur. Son cœur.
Écoute avec un filtre de tolérance, vois avec les yeux de la compassion et parle le langage de l’amour. – Rumi
Ah les relations humaines ! Parfois difficiles à vivre mais incontournables. Comme disent les anglos : can’t live with it, can’t live without.
En réalité, on doit apprendre à vivre en relation car elles sont inévitables. En fait, les relations peuvent nous en apprendre énormément à-propos de nous-même car les autres ne sont au fond qu’un miroir de soi. Mais pas toujours de soie.
Comme on dit, si tu te crois illuminé.e, va passer une semaine dans ta famille.
Mais pas que la famille qui peut nous déstabiliser et nous en apprendre beaucoup beaucoup sur soi en nous provoquant et en nous confrontant même si là que réside le plus de stock enfoui en nous, du matériau de constellation commune. Les amours et les ami.e.s aussi. En fait, plus on connait quelqu’un.e et plus lui ou elle nous connait, plus le miroir est poli. Et impoli aussi. En fait chaque publication sur un réseau quelconque ou sur un écran peut devenir un ptit bout de miroir dans lequel on peut se voir et se regarder. Surtout si on réagit fortement.
Toutes les relations sont confrontantes, mais certaines plus que d’autres. Les intimes entre autres. Même celles, qui, au début ne sont que douces, faciles et pleines de promesses dorées. Même celles dans lesquelles les sens sont émoustillés car l’émoustillage finit toujours par se faner, et nous par se tanner.
Mais une vraie relation, une relation vraie, une qui peut durer dans le temps, passera inévitablement par des zones de turbulences si elle est pour s’ancrer et devenir significative. Y en aura pas de faciles disait le prophète. Même nos ami.e.s les plus proches sont par moment de puissants révélateurs.
Les différends sont inévitables dans toute relation. L’idée est de s’expliquer, régler, clarifier, et continuer. Et en relation, on doit apprendre à laisser aller, à pardonner. Soi-même, comme les autres. Les relations les plus importantes demandent que l’on apprenne à pardonner, à accepter l’imperfection en nous et en l’autre. Parfois on se fait mal l’un.e l’autre et il est essentiel de demander pardon, comme de l’accorder. Et de continuer le chemin.
Certaines relations sont plus difficiles que d’autres, plus challengeantes et nous appellent tout de même à continuer, à persévérer, à descendre en soi pour puiser dans son coeur. D’autres, on doit savoir les mettre de côté. Le plus délicat est d’apprendre à discerner. Car toutes les relations ne valent pas les efforts qu’elles requièrent.
Les trois lois de Rumi constituent de précieux guides relationnels: Écouter avec un filtre de tolérance, voir avec les yeux de la compassion et parler le langage de l’amour.
De plus en plus, et en particulier lorsque quelqu’un.e me fait fortement réagir, j’essaie de garder l’emphase sur le coeur. Au-delà de la peur, au-delà de nos points d’achoppement et nos divergences, je tente de sentir leur coeur. Ce faisant, ça me branche sur le mien, lien à ne pas perdre. J’essaie de rester centré sur la lumière dans leurs yeux, de sentir leur vulnérabilité, de reconnaître leur besoin au-delà les différences, ou en dessous..
Et en même temps, il est essentiel d’être straightforward, honnête et transparent.e, sans nécessairement toujours tout dire ce que l’on pense car une partie de ce qui monte en relation m’appartient pas aux gens du moment, c’est une réaction automatique liée possiblement à des relations du passé qui se rejouent en nous, et qui parfois se jouent de nous.
Tout un art les relations. Un art jamais acquis, un art jamais conquis tout à fait. Un art en apprentissage constant qui nous demande de puiser au coeur de soi, dans notre réserve d’empathie, de compassion et d’acceptation et de reconnaissance de l’autre comme de soi.
Car en matière de relations, la tolérance n’est pas de mise. On ne doit jamais abaisser autrui à les tolérer, soit on les accepte, et on fait ce que doit pour que la relation vive, soit on s’en éloigne.
Et comme dans la prière de la sérénité, l’important est d’en connaître la différence.
Bon chance.
Et comme disait mon beloved: Love is not a relationship, it is a state of being.
___ Nous sommes en relation avec tout, tout le temps. Nous entretenons des relations avec les autres, cette table, l’ordinateur, l’harmonium, l’iPad, le sol, les murs, la maison, avec d’autres personnes. Nous sommes en relation avec tout, tout le temps. Dans une relation amoureuse, nous nous sentons aimé.e.s comme nous le souhaitons. Et nous pensons que cela vient de l’autre personne. Ce n’est pas le cas. Cela vient de notre propre cœur. Mais nous avons besoin, de par notre constitution, notre culture et notre éducation, d’une autre personne pour éveiller cet amour en nous. Si votre relation repose sur cela, il faut espérer que cette personne continue à vouloir s’ouvrir à nous. Pour que cette personne s’ouvre à nous, il faut s’ouvrir à nous-même. Si vous ne les touchez pas, ils/elles ne vous toucheront pas non plus. Et la relation s’effondrera. Les relations montrent vraiment le travail qu’il vous reste à faire. L’amour vit en nous, notre vraie nature. On ne l’obtient pas de quelqu’un. On ne reçoit pas d’amour de quelqu’un. On peut recevoir de l’affection, mais le véritable amour est celui qui ne va pas et ne vient pas. Il est toujours là, car c’est la réalité. Le véritable amour. L’amour émotionnel est différent. Il va et vient tout le temps. Quand on peut laisser l’autre personne être qui elle est, et qu’on n’a pas besoin qu’elle soit qui on veut qu’elle soit, si on peut accepter l’autre tel qu’elle est, sans essayer de la façonner pour qu’elle soit celle dont on a besoin pour se sentir bien, c’est une grande étape dans une relation. C’est une grande étape, et c’est quelque chose sur lequel il faut travailler. Ce n’est pas facile. Très subtilement, nous cherchons toujours à attirer cette personne et à nous assurer qu’elle est bien celle que nous attendons qu’elle soit. Ça ne marchera pas longtemps.
On ne sait tellement rien de la vie. Oh, on pense savoir, on aime penser savoir. Mais au fond que sait-on vraiment ? On ne sait même pas pourquoi on a décidé de s’incarner ici-bas alors quant au reste, on repassera.
Ainsi, en sachant pas trop, ni d’où l’on vient ni où l’on va, on avance, on fait des pas et des plans, on essaie des choses. On propose, et la vie dispose. Parfois, ça s’accorde, parfois ça discorde et parfois il faut que ça torde.
Et la vie elle, fait toujours à sa tête. On dit parfois que Dieu rigole quand il/elle nous voit faire nos plans. Mais pas interdit d’en faire quand même. Car vivre dans un monde matériel requiert parfois engagement concret et planification.
Parfois, la vie va dans le sens où l’on veut qu’elle aille et d’autres fois, la vie nous surprend avec de l’inespéré et de l’inattendu.
À certains moment de notre vie, quand on aimerait – ou on s’attend – à ce que nos intention se réalisent comme on les pré/voit et que la vie nous bouscule, on réagit, on s’offusque et on baboune. Dans un premier temps du moins, on fige et on dit non.
Mais avec le temps, on finit par apprendre à faire confiance à ce qui nous est offert. Ou du moins on espère que l’on va apprendre sur la longue run.
On dit que les jeunes ont moins d’avenir qu’avant, du moins un avenir plus incertain. En effet, sure looks like it. Mias ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Car qu’est-ce que l’avenir anyway ? Sinon une promesse de quelque chose d’incertain, à part la mort du corps.
Et même là, certain.e.s. aiment dire que puisque l’on est jamais mort.e auparavant, du moins dans cette forme-ci, peut-être qu’on est immortel.le ? Qui mourra verra. Ou pas.
On dit que c’est avec les années seulement que l’on peut apprendre à ne plus attendre, à ne plus s’attendre à rien, ou apprendre à s’attendre à tout.
Et c’est avec les déceptions, les changements de plans, avec les imprévus que l’on apprend à devenir plus réceptif, plus fluide, plus flexible.
Ferme, mais fluide, et prêt.e. à tout, même à ce que l’on ne peut même pas imaginer. Car nos plans à venir ne sont en général que nos expériences connues, mais en version légèrement améliorée.
On dit aussi qu’on doit apprendre à naviguer entre le connu et la nostalgie – le bon vieux temps – et l’espoir – un avenir prometteur. En effet, mais une mer agitée que celle de la vie, alors attachons nos tuques et spottons nos gilets de sauvetage car la houle s’en vient.
Mais quand on aime surfer, la houle est cool, sinon on coule.
___ Souvent, les bénédictions se présentent sous un déguisement, et ceux et celles qui sont prêts à accepter même les malheurs avec joie, les transforment en joie. Le simple fait de les accepter, sans aucune résistance, est le moyen de les transformer en un espace de beauté… – Osho
___ La déception, toujours un choc pour les émotions, n’est pas seulement la mère de l’amertume, mais le plus puissant incitatif à la différentiation des sentiments. L’échec d’un plan chéri, le comportement décevant de quelqu’un qu’on aime, peut offrir l’impulsion soit pour un plus ou moins brutal déchaînement d’un affect, ou pour une modification ou ajustement du sentiment, et par conséquent pour son plus haut développement. Cela culmine en sagesse si le sentiment est soutenu par la réflexion et la lumière rationnelle. La sagesse n’est jamais violente : là où la sagesse règne, il n’y a pas de conflit entre la pensée et l’émotion.
~ C.G Jung, Le Livre Rouge, Liber Novus via Alain Nyala (Traduction A. N.)
Comme dirait Louise Latraverse, l’amour crisse ! Car on a besoin d’amour en taba ces temps-ci me semble. Plus que jamais auparavant. À s’en faire déborder le calice tabaslak. Car on dirait qu’on a un ptit peu oublié l’amour dans nos vies.
Pourtant le monde ne manque pas d’amour. Le monde est plein d’amour, le monde déborde d’amour. Le monde est rempli de beau monde. De poètes, d’artistes, de gens créatifs, de bénévoles, de proches aidant.e.s. Plein d’OSBL, d’organismes de charité, plein de don de soie dans le monde. Faut juste pas l’oublier et laisser l’ombre masquer la lumière.
Plein de beau monde partout dans le monde.
Plein de parents qui font des sacrifices au quotidien pour leurs enfants.
Plein d’enfants grands qui s’occupent encore de leurs parents qui rapetissent et ralentissent crisse – c’est pour la rime crime.
Plein de proches aidant.e.s qu’on ne voit jamais et qui aident justement, et soutiennent, et aiment par des gestes concrets, en silence et dans l’invisibilité du quotidien ordinaire.
On finit par penser que la vie tire surtout sur le brun, le noir et le gris parce que ce sont les gros psychopathes qui occupent toute la place médiatique. Ça finit par teinter notre regard, et ça r’garde mal.
Oui en effet, un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’un arbre qui pousse. Mais toute une forêt est en train de pousser, malgré nos mauvais coûts.
Parce qu’on choisit de donner toute la place à ce qui va mal, à tout ce qui tique et qui fait tok . Et nous on finit par interpréter ça comme la vie, comme le monde.
Pourtant, le monde est rempli d’amour. Aussi. Malgré les tueries, malgré les guerres, malgré Gaza, Haïti, l’Irak, la Syrie et en plusieurs endroits d’Afrique. Malgré la marmalade.
Pas que des bombes ni des guerre dans notre monde. Mais on ne le voit pas assez cet amour qui est partout, qui nourrit tout, on ne nous montre pas suffisamment l’amour.
Alors il va falloir apprendre à mieux regarder, à le chercher cet amour, à le débusquer. Il va nous falloir investiguer l’amour dans le monde car il en est rempli. Full amour le monde, aussi, pas que d’la marde la vie, n’en déplaise à Lisa. Blanc aussi la vie, pas que noire.
On va devoir apprendre à semer l’amour, à s’en parler; à se le dire, à se le montrer, à se le démontrer. Va falloir le faire l’amour. Pas juste à deux, pis pas juste dans le lit. Partout, tout le monde, plus souvent. Va falloir commencer à faire de l’amour partout, de toutes sortes de manières, de toutes sortes de façons. À l’endroit comme à l’envers.
Face à la folie ambiante de ces temps de guerre, d’Inégalité et d’artificialité pas si intelligente que ça au fond, va falloir compenser par une extra dose d’amour, une overdose d’amour. Va falloir s’aimer, soi-même pour commencer, pis le monde entier pour continuer. Parce que si on apprend pas à s’aimer plus que ça, on pourra pas continuer.
Vive l’amour, vivre l’amour, vivre d’amour.
Pas juste la mémoire qui doit rester vive, l’amour aussi.
Défauts et qualités, comme si ces deux choses existaient pour vrai et, en plus, auraient tendance à s’opposer. Alors que ce ne sont que deux facettes de notre être, de notre humble humanité.
On pourrait aussi affirmer qu’il n’y a pas de défauts comme tels, qu’il n’y a que des leçons à apprendre, que des côtés de soi à raffiner, que des facettes à polir.
Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de ce faux soi. Car lorsqu’on nait, ne nait-on pas complet/ète et parfait.e ?
Si on veut absolument dualiser, on pourrait dire qu’il y a d’un côté notre égo, notre personnalité, ce ramassis de traits que l’on pense devoir être et1/ou acquérir, ce qu’on aimerait que les autres perçoivent de nous.
Et, d’autre part, notre être véritable, qui nous sommes fondamentalement sous nos multiples couches de paraître, ce qui se trouve de l’autre côté de l’écran social, ce que l’on voit dans le miroir au coucher, ou lorsque nous sommes malades. Le moi que nous connaissons de plus en plus au fur et à mesure que les années passent et qu’on se découvre, qu’on se connait. Dans la mesure où on le peut, où on le veut.
L’égo (la personnalité) veut être parfaite. Il n’est pas concerné par l’authenticité ni par la vérité; il ne veut qu’être présentable. D’autre part, l’âme veut être authentique, même cela s’accompagne de ne pas être compris par les autres. C’est ainsi que l’égo vit pour sa propre image alors que l’âme vit pour son expression.Osez être une vraie dans un monde faux.
Depuis que l’on vit davantage par et via les écrans, le paraître a pris plus d’importance que jamais auparavant. Regardez-moi !
Certain.e.s. visent la croissance personnelle, mais peut-être qu’on devrait surtout apprendre à décroître, à s’éplucher, à ratatiner pour revenir à notre essence. Plutôt que d’ajouter quoi que ce soit, on devrait plutôt retirer les couches de faux.
La première couche est ce à quoi on ressemble, ou ce à quoi on pense ressembler plutôt, ce que l’on veut laisser paraître de soi. Ce que l’on pense que les autres vont voir de nous. Alors qu’ils/elles ne peuvent que voir ce qu’ils/elles peuvent voir. Car on dit qu’on ne voit et perçoit toujours que soi-même au fond, même quand on regarde en dehors de soi. On vit plein nos yeux.
Ensuite, il y a nos pensées, nos émotions, nos sensations et nos perceptions, ce qui se passe en nous. Et si on continue à creuser en soi, à descendre, à fouiller, il y a notre coeur qui bat, là où se cache notre âme, cette petite graine de vie qui fut plantée en notre corps dès notre naissance et que l’on porte avec soi toute notre vie durant.
J’aime bien d’ailleurs cette histoire qui raconte que la clé de la vérité et du bonheur aurait été cachée dans le coeur des gens de bonne volonté alors que la plupart d’entre nous s’évertuons à chercher sans cesse à l’extérieur. On doit apprendre à fermer nos yeux éventuellement et à chercher par en dedans.
Mais ça prend du temps pour réaliser ce grand retour à soi car lorsqu’on est jeune, on doit faire sa place dans le monde, certain.e.s voulant même aller jusqu’à le conquérir. On commence par vivre par en dehors de soi. Et avec le temps, et souvent avec les prétendus échecs qui sont souvent les plus grandes leçons de vie, on apprend à revenir à l’essentiel. On commence le chemin à rebours.
Et avec le corps qui ralentit, et les années qui nous polissent graduellement, on finit par réaliser que le plus important dans la vie n’est pas ce que l,On a acquis ni ce que l’on semble être, tout ça qui change sans cesse anyway et qui finit par passer, mais ce que l’on est au coeur de soi, comme ce que l’on porte en son coeur et son âme, ce avec quoi l’on s’en retournera d’où l’on vient.
Car ici, on ne fait que passer. Passe le temps sur soi.
___ On ne pratique pas la méditation et on ne fait pas de retraite pour se prouver quelque chose, ni aux autres. On ne le fait pas pour montrer son engagement ou son côté macho. Certaines personnes sont très fières de toutes les retraites qu’elles pratiquent : « J’ai fait une retraite de dix jours !» « Ce n’est rien. J’ai fait trois mois.» « J’ai fait une année entière !» « J’ai fait quatre ans !» Et alors ? Finalement, nous sommes seuls avec l’écho de notre solitude, nous ne pouvons donc vraiment impressionner personne. Vous pouvez raconter vos efforts et vos réussites, mais personne n’est vraiment impressionné. Votre magnifique récit n’en est pas moins une expression de solitude. Comprendre la solitude comme le fondement de la pratique solitaire est extrêmement important. Vous êtes seul et isolé, et vous ne pouvez pas échapper à cette situation.
~ Chogyam Trungpa
___ C’est la seule solution, vraiment la seule, Klaas, je ne vois pas d’autre issue : que chacun de nous fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu’il croit devoir anéantir chez les autres. Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu’il n’est déjà.
Un esprit positif trouvera une opportunité dans n’importe quelle situation, alors qu’un esprit négatif ne verra toujours que des problèmes en tout.
Récemment, suite à des efforts considérables investis pour organiser un événement que nous préparions avec soin, menus détails et enthousiasme, cet événement a dû être annulé subitement pour des raisons administratives. Après un bref choc et une déception toute naturelle, nous nous sommes relevés les manches et nous avons rapidement envisagé la nouvelle situation comme quelque chose d’excitant.
Différent mais excitant. Excitant et différent.
Pas selon les plans prévus, ni selon nos attentes, mais selon ce qui demeurait possible et réalisable. On voulait faire du jus d’orange mais comme la vie a plutôt fait en sorte de nous fournir des citrons, nous comptons bien faire la meilleure limonade qui soit.
Parfois, quand la vie a des plans autres que les nôtres, ce qui arrive assez régulièrement admettons-le, on se dit qu’on doit accepter le changement. Parfois on réussit, mais parfois pas, malgré tous nos efforts et nos bonnes intentions.
Mais avec les années et les expériences de la vie, on finit par apprendre à la dure que non seulement nous n’avons pas vraiment pas le choix, mais que nous n’avons vraiment pas le choix – la place du terme vraiment est importante, relisez 😉
Soit on change, soit on quitte, soit on accepte. La bonne vieille prière de la sérénité. quoi.
Donnez-nous le courage de changer les choses que l’on peut changer La sérénité d’accepter celles que l’on ne peut changer Et la sagesse d’en connaître la différence.
Et j’aime bien cet ajout que l’on retrouve parfois:
Et donnez-nous le courage de ne pas renier ce que nous croyons être bien, même si l’on pense que c’est sans espoir.
J’espère pouvoir transposer ma petite expérience récente et personnelle aux faits de la Vie en général car pas facile de vivre en ce monde actuellement si on regarde un peu ce qui s’y passe.
Le monde est stoned, et pas seulement stoned de pouvoir, de guerre et d’inhumanité en ce moment, en fait le monde semble être devenu complètement fou. Sans parler de nos abus de la Terre Mère. Et de cette course folle à l’armement.
Mais gardons espoir que cette situation critique et ultime nous forcera à nous réveiller et à changer autant nos habitudes de consommation, que nos relations humaines et celles avec l’environnement. Car nous sommes la Terre, nous sommes le monde.
Je ne sais pas s’il est minuit moins 5, mais ça sent le brûlé. Et ça ne r’garde pas bien.
Que cette inhumanité envers nos frères et nos soeurs de la part de ceux qui sont censés nous gouverner et veiller au bien-être du plus grand nombre, surtout les enfants de la terre, nous fasse réaliser qu’il n’y a rien de plus important que la façon qu’on prend soin du monde, des besoins primaires de tous et toutes, que de la Terre qui nous soutient et nous accueille, sur laquelle on marche et qui vit en nous.
Espérons que nous réaliserons nos erreurs avant qu’il ne soit trop tard. Et que nous pourrons, grâce à nos petites actions du quotidien, renverser la course folle entreprise par l’humanité depuis longtemps.
Malgré de nombreux nuages sombres qui planent au-dessus de nos têtes, espérons que l’orage à venir lavera nos erreurs et nous enseignera une précieuse leçon que nous saurons retenir. Sinon peut-être que nous périrons.
Donnez-nous le courage de changer les choses que l’on peut changer La sérénité d’accepter celles que l’on ne peut changer Et la sagesse d’en connaître la différence. Et donnez-nous le courage de ne pas renier ce que nous croyons être bien, même si l’on pense que c’est sans espoir.
Car il y a toujours de l’espoir, avec les bonnes actions.
___ La vie est constituée de cycles de succès et d’échecs. Chacun est un précédent nécessaire de l’autre. Lorsque vous êtes présent.e, vous devez accepter les bas autant que les hauts comme faisant partie de la réalité du moment. Pourquoi lutter contre un cycle qui est inévitable ? Si vous souhaitez qu’une situation soit différente d’une manière ou d’une autre, alors vos pensées sont dans le passé, le futur ou un scénario hypothétique – et vous n’êtes pas dans le présent. Si vous êtes confronté à une situation difficile ou désagréable, vous avez trois options :
1– Changez la situation (si vous le pouvez). 2- Quittez la situation (si vous le pouvez). 3- Acceptez-la tel que c’est.
Si vous ne pouvez pas changer ou quitter la situation, vous pouvez être forcé.e de l’accepter pour toujours, ou au moins jusqu’à ce que les choses changent et que vous puissiez prendre une autre action plus tard.
Accepter le présent signifie reconnaître qu’il existe déjà, et qu’aucun souhait, plainte ou inquiétude ne changera le moment actuel. Vous pouvez toutefois prendre l’une des deux premières actions et prendre des mesures pour changer ou quitter la situation.
Cela semble-t-il plus facile à dire qu’à faire ? La présence est un concept simple mais n’est pas nécessairement une pratique facile. La plupart d’entre nous ont l’habitude de laisser notre ego diriger le spectacle, donc rester concentré sur le présent sera comme un muscle que vous renforcerez avec le temps et la pratique.
D’un côté il y a le côté Fleur bleue comme ci-haut.
Mais parfois, on veut plutôt nous faire croire que la vie est brune et nauséabonde comme ci-bas.
Peut-être qu’il faut que le brun brûle au complet avant qu’on puisse s’alléger.
Alors on se bouche le nez et on se met au travail car la réalité est probablement quelque part entre le brun et le rose, selon ce que l’on cherche à créer. Et si pas nous qui s’y mettons, qui le fera ?
Ce matin, je me tasse du chemin pour laisserparler Bert Hellinger qui dit mieux que moi ce que ce que je voudrais dire à ce sujet.
Yo !
La vie va retirer ce que vous avez, jusqu’à ce que vous arrêtiez de vous plaindre et que vous commenciez à remercier. La vie envoie des personnes conflictuelles pour vous soigner, pour que vous arrêtiez de regarder dehors et que vous commenciez à refléter ce que vous êtes à l’intérieur. La vie vous permet de retomber et de nouveau, jusqu’à ce que vous décidiez d’apprendre la leçon. La vie vous éloigne de la route et vous présente des carrefours, jusqu’à ce que vous arrêtiez de vouloir tout contrôler et que vous couliez comme une rivière. La vie met vos ennemis sur la route jusqu’à ce que vous arrêtiez de réagir. La vie vous fait peur et vous fera peur autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que vous perdiez la peur et que vous retrouviez votre foi. La vie vous éloigne des gens que vous aimez, jusqu’à ce que vous compreniez que nous ne sommes pas ce corps, mais l’âme qu’elle contient. La vie se moque de vous plusieurs fois, jusqu’à ce que vous arrêtiez de tout prendre si au sérieux et que vous puissiez rire de vous-même. La vie vous brise autant de parties autant que nécessaire, pour que la lumière pénètre en vous. La vie vous confronte aux rebelles jusqu’à ce que vous arrêtiez d’essayer de contrôler. La vie répète le même message, si nécessaire avec des cris et des couvercles, jusqu’à ce que vous l’entendiez enfin. La vie envoie des éclairs et des tempêtes pour vous réveiller. La vie vous humilie et parfois elle vous défait encore et encore jusqu’à ce que vous décidiez de laisser votre ego mourir. La vie vous refuse des biens et une grandeur jusqu’à ce que vous arrêtiez de vouloir des biens et de la grandeur et commenciez à servir. La vie coupe vos ailes et élague vos racines, jusqu’à ce que vous n’ayez plus besoin d’ailes ou de racines, que vous disparaissiez juste dans les formes et que votre être vole. La vie vous refuse des miracles, jusqu’à ce que vous compreniez que tout est un miracle. La vie raccourcit votre temps, pour que vous vous pressiez d’apprendre à vivre. La vie vous ridiculise jusqu’à ce que vous vous ne fassiez plus cas de rien, ni personne, pour qu’alors vous deveniez tout. La vie ne vous donne pas ce que vous voulez mais ce dont vous avez besoin pour évoluer. La vie vous blesse et vous tourmente jusqu’à ce que vous lâchiez vos caprices et vos colères et appréciez votre respiration. La vie vous cache des trésors jusqu’à ce que vous appreniez à sortir dans la vie et à les chercher. La vie vous refuse Dieu, jusqu’à ce que vous le voyiez en tous et en tout. La vie vous réveille, vous élague, vous brise, vous déçoit… mais croyez-moi, c’est pour que votre meilleur moi se manifeste… jusqu’à ce que seul l’amour reste en vous ».