
C’est le jour des morts aujourd’hui dans certaines traditions. En fait, toute la période qui s’étend du 31 octobre au 2 novembre touche la mort de près, elle nous met en contact avec l’au-delà, avec l’esprit des ancien.ne.s.
Le 31 octobre, c’est la fête des enfants.
Hier c’était la Toussaint, le jour de tous les saints. On se souvient. D’eux et d’elles, de Dieux et d’ailes. Tous ceux et celles qui ont vécu, qui sont passés et trépassé, et qui vivent encore dans nos coeurs. Les gens qui s’étaient fait chair et qui sont devenus esprits. Esprits de Dieux.
Et aujourd’hui, c’est le jour des morts. Mais pas parce qu’on meurt qu’on devient Saint.
Si on peut dire oui à ces temps plus sombres, à ce passage obligé du tournant de novembre, on peut y trouver de la lumière, un puits de lumière, un puits sans fond. Un puits sans fond, une source lumineuse ensevelie au coeur du coeur. On dit d’ailleurs qu’au fond du coeur humain brûle un feu, une lumière. Et qu’en y aspirant là toute la souffrance et la sombritude du monde, on peut tout transformer en guérison et en acceptation. La méditation d’Atisha.
Mais pour cela, il faut oser, il faut plonger, il faut fouiller. Il faut allumer la flashlight de la conscience, de sa conscience. Ouvrir les yeux, ouvrir le coeur.
Peu importe les religions organisées, comme celles qui ont voulu nous organiser, l’essence intiale demeure la conscience et la lumière. Religion, relier, religare… L’ombre et la lumière. On ne peut se battre contre l’ombre, on ne peut que shiner sa lumière. This little light of ours, we gonna…
Ces temps-ci, sombres s’il en sont, constituent un excellent défi pour tester sa propre source lumineuse. On mesure la qualité de sa lumière à la teneur de l’ombre qui l’entoure.
Chaque jour peut en effet être notre dernier, alors que chaque respiration est toujours nouvelle, inédite, inspirante et expirante. Inspire, petit gap, expire, petit gap. Et ainsi va la vie. D’une respiration à l’autre. Respirer la confiance et l’inspirer aussi autour de soi.
Inspire, expire. La vie, la mort. Et ainsi va la vie. Se tenir debout face à l’inconnu, une respiration à la fois, chaque respiration dans la foi.
Et faire de son mieux. C’est déjà beaucoup. En fait, c’est tout ce qu’on peut faire. Ici. Main tenant la vie, coeur portant la foi.
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Si l’espoir de l’humanité repose sur le retour de Jésus du ciel pour tout remettre en ordre, alors nous avons fait de la religion du report de nos responsabilités une pratique.
Les affamés ont besoin de bouffe maintenant.
Les persécutés ont besoin de protection maintenant.
La Terre a besoin de nos soins maintenant.
Personne ne devrait avoir à attendre que notre théologie atteigne son terme.
Jésus était déjà parmi nous.
Le monde est resté capable de cruauté, de domination et d’indifférence.
Sa présence n’a pas dispensé les hommes de leur responsabilité de devenir plus humains.
Croire en son retour ne l’exonère pas non plus.
Un monde organisé autour de la cupidité ne deviendra pas compatissant parce que ses habitants attendent une intervention surnaturelle.
Nous demeurons responsables de ce que nous tolérons, de ce à quoi nous participons et de ce que nous refusons de changer.
L’un des plus grands échecs du christianisme a été de faire de Jésus un substitut à la transformation humaine que sa vie exige.
La compassion devient un objet de culte tandis que les systèmes qui infligent la souffrance demeurent intacts.
Le courage est célébré dans le confort du conformisme.
La divinité est élevée au-delà de la portée humaine, excusant le refus de développer notre propre capacité d’amour, de vérité et de courage moral.
La révérence devient une…
Comment honorer sa vie sans changer la nôtre ?
J’ai déjà décrit cette alternative comme la découverte d’une « dimension céleste » en nous.
Aujourd’hui, je le dirais plus simplement : ce qu’on veut dire par sacré doit se concrétiser dans notre façon de vivre.
Un réveil intérieur qui laisse nos comportements inchangés ne change pas grand-chose.
Son essence se révèle dans le travail difficile de renoncer à la domination, de prendre conscience de notre capacité à nuire, de partager le pouvoir et de prendre soin de ceux dont la vie ne nous procure aucun avantage.
Le langage de Jésus, à la fois humain et divin, soulève une question que la doctrine occulte trop souvent : quelles profondeurs d’amour, de conscience et de responsabilité restent inexploitées en nous ?
Qualifier Jésus d’exceptionnel devient une échappatoire lorsque cela nous dispense de cultiver les qualités mêmes que nous prétendons vénérer.
On n’a pas besoin d’une autre promesse que quelqu’un d’autre rendra un jour le monde vivable.
On a besoin de personnes prêtes à faire ce travail ici, ensemble, sans garanties.
Quelles que soient nos croyances concernant un second avènement, la souffrance d’autrui est déjà un appel.
On a passé des siècles à se demander quand Jésus reviendrait.
La question la plus pressante est : quand est-ce qu’on va se manifester ?
— Jim Palmer, Inner Anarchy
