LE DERNIER MOT

La prochaine fois que votre épouse vous demande pourquoi vous devez toujours avoir le dernier mot, ne répondez pas…

Salut lecteur/trice. Dernier mot. Pour un bout. Ici du moins. Car avec ma grande trappe, je ne pourrai sûrement pas m’empêcher de faire bla bla ailleurs. On verra où, on verra quoi.

À partir de demain matin, plutôt que de faire une histoire courte à chaque jour, je vais prendre une histoire courte et l’allonger. Et vous monter un beau grand bateau que vous n’avez jamais demandé.

Mais pas ici. Pas maintenant. Là-bas. Ailleurs. Un autre tantôt.

Dans un monde imaginaire, mon petit monde imaginé.

Simplement envie de me surprendre, et de changer cette habitude d’écrire par ici à chaque matin que le bon dieu amène. Amen !

Envie de voir ce qui va popper le matin si je ne fouille pas dans ma banque de memes pour me partir la boîte à mots et le sac à lettres pour écrire chronique.

Car j’écris, j’écris, mais pour dire quoi au fond ? 3 500 chroniques plus tard, je n’ai toujours rien dit qui vaille, rien dit qu’il faille. Les mots courent et ça marche mais vers où au juste ?

Que cache ce besoin inassouvi et inépuisable de communiquer sans cesse, d’être lu, de dire tout et n’importe quoi, tout et son contraire ? Quelle est cette manie d’ainsi me dire ? Je vais aller voir l’autre côté du miroir et visiter Alice au pays des vermeilles.

Peut-être que j’écrirai dans mon journal intime, peut-être pas.

Peut-être que je continuerai de raconter l’histoire de ma petite vie de gars ben ordinaire que je mets sans cesse de côté par pudeur ou par gêne. Génétique peut-être ? Ou gêne éthique ?

Ou peut-être que je chanterai davantage plutôt que de taper tant.

Ou peut-être que je me la fermerai et que je me foullerai le dedans. Pour faire l’Inventaire, et le ménage, pour sortir la grosse vie d’ange.

Alors, pour un bout de temps et d’espace, je vais faire profil bas et m’éplucher un peu, couche par couche, pelure par pelure, pour tenter de m’approcher de ce vide au coeur du grand mystère. Je vais me mêler dans et de mes propres oignons. Ou oignon unique ?

Le Zen ne vous donne rien, il ne fait que retirer toutes les pelures de l’oignon et vous dit: regarde, c’est toi – un rien pur.
– Osho

Pour explorer les atomes qui me composent et m’approcher de ce vide reposant qui nous contient tous et toutes, ce vide qui contient tout, au-delà de mes propres opinions bien insignifiantes dans le grand plan.

Comme l’affirmait Démocrite: Rien n’existe, hormis les atomes et le vide ; tout le reste n’est qu’opinion.

Alors, je me la ferme, me la boucle et vous laisse le dernier mot qui sera…

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