CENT FLAW FLAW

État d’Imperfection: un.e. individu qui accepte ses faiblesses et qui se sait génial.e néanmoins.

Petit jus de mots anglo fun pour starter la semaine. Sorry Miss army. Un pun en glaise. Une entourloupette dans l’toupette. Une twist illettrée. Un calembour sans tambour ni trumpette.

Un jeu de mots anodin qui, si appliqué au quotidien, pourrait nous sauver bien des maux assassins.

On pourrait traduire flaw par défaut. Mais en réalité, personne n’a de défaut, ou tout le monde en a, c’est selon. Pour de vrai, nous n’avons tous et toutes que des enjeux à améliorer, des choses à apprendre, des zones d’ombre à éclairer. Oui, we, hombres et chiquitas ! Bananiversailles et combat de lutte dans la bouette homme de paille. Grosse fête Mec Donal. La vie est un combat d’ego pour certains, et sur le matelas pour d’autres (pour les plus vieux par minous). Oreillers Oreillers, Oeillères et yeux ouverts.

Préférons la simplicité naturelle à l’intelligence artificielle, osons même la stupidité existentielle qui nous vient parfois si naturellement car elle seule peut nous mener à l’humilité… et à l’hilarité de soi, si douce, quand on sait rire de nos beaux draps de soie – ce qui ne va pas toujours de soi – plutôt que de rire jaune, qui est la couleur… du sommeil.

Nous sommes tous et toutes des êtres de perfection, des êtres en perfectionnement mais surtout des êtres perfectibles. Une perfection inatteignable mais toujours à viser et à tendre vers, toujours le prochain pas à franchir. Perfectionnables toujours nous sommes. Une perfection dans l’être soi, toujours plus doux doux doux, draps draps draps, en acceptant toutes ses flaws sans fla fla. Abracadabra à bras raccourcis et à tour de bras. On crée en errant. On apprend en sacrant maman. Excuzez-là. Commettre une erreur et simplement s’excuser, mais de bon coeur et avec sincérité.

Embrasser des lacunes et accepter ses faiblesses ne constitue au fond que les fondements même de la grande comédie humaine, la comedia dell’arte. La vie est une comédie des ratées. On ne peut qu’apprendre en errant. L’erreur n’est pas qu’humaine, elle est inévitable et l’une des plus certaines façons d’apprendre. Pas à prendre ni à laisser. Sine qua non.

Car pouvoir reconnaître ses torts est LA façon royale d’apprendre, car on dit qu’on apprend souvent par la répétition des mêmes erreurs, again and again. Faut parfois faire le tour de nos travers pour marcher droit. Admettre ses erreurs demande courage et humilité. Mais pour certains la peur de commettre une erreur est une horreur, une terreur même. Infaillibilité quand tu nous tiens. Totale délibité.

Mais l’erreur est toujours une grande leçon, et la seule façon d’apprendre. Errer crée de l’air.

Car si l’erreur est humaine, elle n’existe pas vraiment non plus. L’erreur n’est que leçon de vie et les leçons sont comme les étoiles, infinies et sources de lumière. On vient sur terre pour apprendre, on vit pour prendre toutes les leçons et on apprend à vivre en commettant toutes les erreurs possibles et inimaginables, surtout celles qu’on peut imaginer. Imaginez comment la vie peut devenir imagée.

La seule faiblesse humaine consiste peut-être à ne pas vouloir reconnaître ses erreurs car cela signifie refuser de grandir. Et qui refuse de grandir ne peut que glandir.

Et du jus de nos maux naîtra le smoothie du génie.

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