FAIRE DE SON MIEUX

Même le travail silencieux de nos mains peut devenir une prière lorsqu’il est réalisé avec soin… avec présence… avec respect pour ce dont nous faisons partie. – Kaniwapi Maskwa

Avec le printemps revient l’appel du soin de la terre, du soin à la terre. Avec le printemps revient le temps des prières faites à la main, faites avec soin, avec coeur.

À ce temps-ci de l’année, alors que l’on sort lentement de nos cavernes, on se remet à prendre soin de notre mère terre, de la nature, du grand navire sur lequel nous naviguons ensemble. Ce grand porte âmes commun qui nous soutient tous et toutes malgré nos abus flagrants et notre manque de respect à son endroit.

Hier matin, un monsieur de grande vieillesse (plus de 90 ans) dont je croise parfois les écrits sur FB a posté un rare message de découragement en lien avec le sort actuel du monde. On passe tous par là à certains moments lorsqu’on regarde le monde tourner un peu carré autour de nous. Parfois, on perd espoir et le poids du monde nous submerge, nous écrase, nous rentre dedans car nous sommes encore humain.e.s.

Je me suis permis de partager en commentaires des paroles entendues de la bouche de Louise Forestier à la radio récemment: je n’ai plus tant d’espoir, de toute façon c’est de courage dont nous aurons besoin désormais… je la paraphrase.

J’aime l’idée de remplacer l’espoir par le courage. Ce mot simple, qui signifie coeur, qui part du coeur, qui donne du coeur et qui nous y lie.

Et comme le dit Êkwa ci-bas: même lorsque le monde tremble, nous sommes toujours responsables du «ptit bout du grand esprit» dont nous sommes tributaires et que nous portons en nous… je paraphrase encore. Mais vous comprenez l’idée.

Parfois la loi de la gravité nous rattrape et le poids du monde nous rend plus lourds, et le regard plus sombre. Lucidité des êtres incarnés.

Parfois le sens de la vie nous échappe, surtout quand on pense au sort de ceux qui nous suivent. On leur laisse tout un défi à affronter, un casse-tête complexe à des milliards de morceaux à résoudre. Mais peut-être que cela a toujours été le cas, depuis le début des temps même si les années d’après-guerre semblaient plus légères et prometteuses. Qu’illusion peut-être ?

Back to life, back to reality.

Tout ce que nous avons pour appliquer concrètement notre foi et notre courage réside dans le moment que la vie nous offre à vivre, un jour à la fois, chaque jour dans la foi. Et dans le courage. Avec le coeur, et nos deux mains.

Prendre soin, anglicisme de taking care.

Prendre soin de la terre, des gens autour de soi, du petit monde dans lequel on gravite, qui nous entoure et qu’on nous offre à vivre. Jamais rien d’acquis. Tout ce que l’on peut faire consiste à faire de son mieux. Humblement, courageusement, discrètement, en privé, sans nécessairement le crier au monde entier. Pour donner du sens à son ptit bout de vie à soi et contribuer de sa petite symphonie à la grande. Planter des arbres et des fleurs, aider son/sa prochain.e, embellir et adoucir la vie.

Quelqu’un qui était au seuil de la mort et qui est revenu à la vie pour le raconter, disait récemment que lors de ce passage, la seule question qu’il s’est posée – ou qu’on lui a posée – fut: as-tu fait de ton mieux ?

Ça me semble la seule question qui compte, non ?

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Vous n’avez pas besoin de savoir précisément ce qui se passe, ni où tout ça va mener.
Ce dont vous avez besoin, c’est de reconnaître les possibilités et les défis que présente le moment présent, et de les accueillir avec courage, foi et espoir.
― Thomas Merton

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Et si par hasard tu ignores où tu dois Me rechercher,
ne va pas de-ci de-là ;
si tu voulais me trouver,
Moi en toi tu me chercheras.
Parce que tu es mon alcôve,
tu es ma maison et ma demeure,
où j’appelle à tout moment
lorsque je crois que la porte
est fermée dans ta pensée.
Hors de toi ne me cherche pas,
puisque pour me trouver Moi,
il suffira de m’appeler ;
j’irai vers toi sans tarder,
Moi en toi tu me chercheras.

– Thérèse d’Avila via Cristina RJ

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L’amour est le meilleur remède naturel.
Et sa beauté réside dans le fait qu’il ne vous rend jamais apathique et morose.
Il procure une harmonie intérieure.
C’est une drogue… c’est l’une des substances chimiques les plus puissantes, mais elle est innée.
On ne la prend pas de l’extérieur.
Elle est créée en soi-même
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– Osho

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