ET GO ET GO ET GO

Chaque minute de chaque heure de chaque jour, vous créez le monde comme vous vous créez vous-même – alors pourquoi ne pas le faire avec générosité et bienveillance, et avec style.
– Rebecca Solnit

On ramène toujours tout à soi. Oui, comme les nouilles. Comme des nouilles. On se prend tous et toutes pour le nombril du monde. 8 milliards de nombril, ça en fait du nombril ça m’sieur dame.

Il y a moi, et il y a le monde autour. Et il y a tout ce qui s’y passe. Tout ce que l’on sait, comme tout ce que l’on ignore et parait que ça c’est vaste en titi.

Pas si grave de tout ramener à soi, faut simplement voir plus grand, et se tasser un peu du chemin car la vie va passer anyway.

Car avant qu’on naisse, on n’était rien, du moins si peu, et pas grand-chose. Puis à notre naissance on nous a assigné un nom, une religion, une nationalité et une race. Et nous passons le reste de notre vie à défendre cette identité. Code barre inclus.

Le monde peut bien être en guerre depuis le début des temps. Les bleus contre les rouges, les bons contre les mauvais, les zanglais contre les français. Et encore bien d’autres versions.

Quand on naît, on n’a pas d’identité, pas d’ego, puis on s’en développe un. Chaque seconde de chaque minute de chaque jour, on crée le monde et on se crée. Et on se croit quelqu’un, séparé, nombril du monde. Alors, comme dit madame Solnit, tant qu’à se créer, faisons-le avec générosité et bienveillance et avec style.

Nous sommes tous égaux, mais comme on dit, certains le sont plus que d’autres.

Anyway, on ne peut vivre sans ego, sans identité. Mais combien d’ego ?

Q: De combien d’ego ai-je besoin maître ?
R : Juste assez pour ne pas vous faire frapper par un bus.

– Shunryu Suzuki

Connaissez-vous la joke du chauffeur d’autobus ? Moi non plus, j’étais assis en arrière.

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Rien ne tue l’ego comme la légèreté, comme le rire.
Quand on commence à prendre la vie pour un jeu, l’ego meurt, il ne peut plus exister.
L’ego est une maladie ; il a besoin d’une atmosphère de tristesse pour se développer.
Le sérieux engendre la tristesse en nous.
La tristesse est le terreau nécessaire à l’ego.
Le vrai saint ne peut pas être sérieux.
La personne vraiment religieuse se doit d’être un célébrant.
Regardez autour de vous… regardez les arbres – sont-ils sérieux ?
Regardez les oiseaux, écoutez-les – sont-ils sérieux ?

Regardez les étoiles, la lune, le soleil – sont-ils sérieux ?
L’existence est complètement dénuée de sérieux ; elle danse sans cesse.
C’est une célébration éternelle, une fête.
Seul l’humain est sérieux, car seul l’humain a cherché à se séparer de l’existence.
Il ne veut pas faire partie du tout, parce qu’alors il disparaît.
Il veut sa propre identité, son propre nom, sa propre forme, sa propre définition.
Même si ça engendre la souffrance, peu importe, même s’il doit vivre en enfer, il y est prêt.
– Osho

Oui je sais il y a la guerre, et la sort de la planète, et l’inflation, et les conditions sociales qui se détériorent. Oui, c’est un fait. Et en plus on a tous et toutes chacun.e nos propres défis individuels, nos consolidateurs d’ego.

Mais si on peut apprendre à prendre la vie avec un peu plus de légèreté, peut-être que l’autobus va finir par passer tout drette ?

Et go et go et go Habs go !

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