
– Anita Mourjani
J’hésite toujours à écrire le 8 mars. Petite pudeur masculine.
Premièrement à cause du nom. Et en tant qu’homme. Que dire ?
Jadis la Journée de la femme, beurk ! Elles sont plus de 4 milliards. Toutes uniques, toutes différentes.
Ensuite, la Journée internationale des femmes. Pas ben ben mieux à mon humble avis. Trop c’est comme pas assez. Surtout quand on pense à la situation des filles et des femmes en général sur la terre, en particulier en Afghanistan, mais dans bon nombre d’autres pays aussi si vous voulez avis tout aussi humble puisse-t-il être.
Désormais on dirait qu’on la nomme officiellement La Journée des droits des femmes. Encore là, un peu mieux, mais on pourrait faire encore un peu mieux me semble, un peu plus juste dans le sens de justesse. Le droit, ça sonne très cérébral, très calculé. Considérant notamment l’état du droit ces temps-ci.
How about la Journée du Respect intégral de toutes les filles et les femmes du monde entier ?
Je sais un peu long, mais faut c’qui faut. J’aurais pu dire de la féminité, mais ce concept est inévitablement incarné. Et vécu au quotidien par des milliards de filles et de femmes.
J’inclus le mot filles car avant d’être femmes, elles sont filles et avec la schnoutt qui sort ces temps-ci avec les epstines de dossiers, on pourrait commencer plus tôt en matière de respect envers les femmes. Dès la naissance en fait. On le voit d’ailleurs dans certaines cultures traditionnelles, notamment en Inde où, dès la naissance, le fait d’être une fille est une sorte de tare. On tuerait même encore aujourd’hui des bébés parce qu’elles sont filles.
D’ailleurs pourquoi déclarer une seule journée dans l’année right ? Jamais bon signe ça me semble. Pensons à la St-Valentin et à l’amour. Ou aux peuples autochtones. Peut-être que lorsqu’on n’aura plus besoin de désigner une seule journée à une cause, les progrès seront réels. Pas de journée des hommes à ce qu’il me semble.
Dès mon plus jeune âge, j’ai vécu entouré des femmes. Tout d’abord, ma jeunesse avec une mère monoparentale avec 4 enfants à faire vivre. Je l’ai vu aller. Le sort des femmes mono, je l’ai eu dans la face, dans le corps et dans le coeur. Et encore full et éternel respect pour ma môman.
J’ai vécu, seul ptit gars puis ado, avec mes deux soeurs et ma mère mono. J’en ai beaucoup appris sur tous les cycles, rythmes et quelques autres spécificités féminines.
Puis dès l’âge de 20 ans, je suis devenu père de filles; une à 20, l’autre à 33. En effet, j’ai eu deux filles, aujourd’hui âgées de 44 et 31 ans. Quelle joie pour un homme de pouvoir jouer à la poupée et de porter du rose for a good cause.
J’ai aussi eu 3 relations à long terme avec des femmes, 2 avec les mères de mes filles, relations qui sont éternelles, et une autre encore actuelle avec ma voisine d’amour, sans enfant partagé, mais avec une église en commun.
Et on dirait que plusieurs de mes amies les plus proches dans ma vie ont été, étaient ou sont des filles, ou, plus tard, des femmes.
Comme plusieurs d’entre vous, je regarde l’évolution ? de la masculinité et ça m’inquiète. Un peu, beaucoup, a l’extrême.
On dit souvent aux filles de faire attention, de se protéger. Mais si on enseignait plutôt aux ti-gars, aux gars, garçons et aux boys de faire preuve de respect, de prendre soin, d’être doux envers les filles et les femmes ? De prendre soin.
On ne devrait pas avoir à dire cela car tous les gars et les hommes ont été portés par une femme. On dit que tous les hommes portent une femme en eux. Mais la réalité est plutôt que tous les hommes ont été portés par une femme. Ça devrait nous donner un regard de l’intérieur non ? Dont les actions devraient naturellement suivre.
Alors en ce 8 mars, je ne dirai rien d’autre que merci à toutes les filles et les femmes du monde entier d’être vous-mêmes, d’être simplement qui vous êtes. Que nous avons créé un monde hostile et dur envers et pour vous toutes, et veuillez nous en excuser.
Et aux homme des bonne volonté, continuons dans ce respect et dans cette égalité.
Tandis qu’aux hommes de mauvaise volonté, de brutalité et de maltrance, wake up guys !
Ce sont toutes nos filles, nos soeurs, nos mères.
Et nous sommes tous et toutes des enfants de la même mère. La mère Terre.
C’est en nous que commence ce respect.

Le huit mars est Madamati
et sa fille enterrées ensembles
dans des p’tites boîtes de bois.
Le curé nous a fait chier
en mentionnant
qu’on ne va pas directement
au paradis parce qu’on se suicide.
Marci mon’oncl’. le ton aurau changé
et toi réagir au nom de l’amour,
du pardon, du mystère et phoque le parti pris
sinon le prix à gagner.
Un habit ne fait pas le moine.
Le 8 mars?
Femme ta yeule et respecte la nourricière.
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