
(la prière de St-François «activisée»)
Seigneur, fais de moi un instrument de perturbation.
Ou il y a apathie, laisse-moi provoquer;
Où il y a conformité, laisse apporter du questionnement;
Où il y silence, puis-je être une voix.
Où il y a trop de confort et pas assez d’action, laisse-moi apporter du mouvement,
Où il y a des portes closes et des cœurs fermés, accorde-nous l’écoute.
Lorsque les lois prédominent et que la souffrance n’est pas reconnue…
Lorsque la tradition parle plus fort que les besoins réels…
Fais que je puisse agir pour faire régner la justice plutôt que de simplement parler;
Dérange-nous Seigneur,
que l’on soit avec et pour les démunie.s;
Pour aimer le détestable autant que l’aimable;
Seigneur, fais de moi un instrument de perturbation.
– Auteur inconnu
Hier matin, je postais des mots de Shunryu Suzuki qui disait : … Le but consiste à voir les choses pour et comme elles sont, à les observer telles qu’elles sont et à tout laisser aller comme ça va. https://atisupino.com/2026/01/08/vivre-et-se-laisser-vivre/
Mais quand les choses vont comme elles vont en ce moment, est-ce qu’on peut vraiment laisser tout aller comme cela va ?
Et en même temps, comme vous probablement, je me demande moi aussi: mais quoi faire au juste ?
Alors ce matin, quelques mots pour nous provoquer, pour nous botter les fesses et nous délier l’imagination, et les mains, et le cœur surtout. Des mots d’autrui, d’Américains surtout. Des mots qui appellent à l’action. Des mots qui veulent mettre le feu à l’apathie, à l’injustice et à la grossière indécence que l’on voit se manifester dans les rues ces jours-ci. Des mots d’action.
Car en ces temps de chaos et de trouble social, on doit apprendre à dépasser les seuls mots et les beaux discours, on doit apprendre à se tenir debout, uni.e.s, ensemble, et à agir conjointement, dans et pour la paix. On doit apprendre à connecter les mots à notre passion, à nos cœurs. Oui je sais, gros défi, mais beau grand défi existentiel.
Aho !
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Une prière pour une paix indomptable / Dieu bon et subversif (1)
On nous a appris à prier pour la paix.
Pour le calme.
Pour que les choses se calment.
Et honnêtement, parfois, c’est ce que nous voulons aussi.
Mais l’Amour se manifeste toujours là où tout est chaotique, là où rien n’est apaisé, là où le silence serait plus facile.
L’Amour nous rappelle sans cesse que la paix n’est pas synonyme de silence.
Et l’harmonie n’est pas fidèle si elle ne profite qu’à ceux qui sont déjà bien installés.
Alors aujourd’hui, nous prions différemment.
Là où règne la haine, ne nous permets pas de l’ignorer avec des mots doux ou des sourires forcés.
Aide-nous à rester.
Aide-nous à dire la vérité.
Aide-nous à refuser de détourner le regard.
Laisse l’Amour nous interpeller.
Là où règne la souffrance, apprends-nous à soigner les blessures avec douceur, et aussi à nous interroger sur les raisons pour lesquelles ces blessures se répètent sans cesse.
Laisse l’Amour nous interpeller. Là où règne le désespoir, donne-nous un espoir inébranlable.
Un espoir qui ne s’évanouit pas quand les choses se compliquent ou coûtent cher.
Un espoir qui demeure.
Et là où les ténèbres nous assaillent, donne-nous la lumière ; non pas celle qui apaise nos souffrances, mais celle qui nous révèle ce que nous préférerions ignorer.
Que l’Amour nous trouble.
Là où nous sommes devenus insensibles, secoue-nous pour nous réveiller.
Là où nous nous laissons aller à la facilité, interromps-nous.
Là où la tradition compte plus pour nous que la vie humaine, et où nous en profitons, même en silence, ne nous laisse pas faire semblant de ne rien voir.
L’Amour murmure sans cesse, et parfois crie, que la douceur n’est pas une faiblesse,
que la bonté n’est pas de la passivité, et que le silence n’est pas la paix.
Car la paix sans justice n’est pas la paix.
C’est simplement du mal déguisé.
Que l’Amour nous trouble. Perturbe notre confort.
Perturbe les excuses que nous nous trouvons pour pouvoir dormir la nuit.
Perturbe la façon dont nous appelons « foi » la facilité.
Couverse nos agendas.
Couverse nos finances.
Couverse les tables où nous décidons qui a une place et qui n’en a pas.
Que l’Amour nous perturbe.
Aide-nous à vouloir plus que d’être compris.
Aide-nous à vouloir être compris.
Aide-nous à vouloir plus que d’être aimés.
Aide-nous à vouloir aimer d’une manière qui nous coûte réellement quelque chose.
Pas seulement parler de justice, mais la pratiquer.
Avec nos corps.
Avec nos choix.
Avec nos vies.
Rapproche-nous de ceux qui sont marginalisés.
Apprends-nous à aimer sans réparer, sans sauver, sans rester à distance.
Fais de nous des canaux, non seulement de paix, mais aussi de bouleversement.
Que l’Amour nous perturbe.
Jusqu’à ce que l’Amour refuse de se contenter du monde tel qu’il est.
Amen.
– Mark Sandlin
(1) Note de l’auteur, un pasteur activiste américain
Quand je parle de « déconstruire Dieu », je ne cherche pas à être provocateur ou universitaire.
Je désigne simplement la manière dont l’Amour bouleverse sans cesse nos catégories bien définies, en particulier celles qui déterminent qui a sa place et qui n’en a pas.
Pour moi, c’est une façon d’affirmer que, quelle que soit sa nature, Dieu n’a jamais cherché à être poli, prévisible ou à prendre le parti des puissants.
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Message à mes amis, aux États-Unis et partout dans le monde
Je refuse de me soumettre à aucune religion organisée, aucun gouvernement, aucun État ou aucune organisation politique.
Je vis avec un pied dans ce monde matériel et l’autre dans les royaumes obscurs de l’imagination créatrice.
Je ne suis ni républicain, ni démocrate.
Je suis indépendant.
Je suis fier d’être un citoyen des États-Unis d’Amérique.
Mon désir est de toujours être ami avec chaque personne et chaque animal que je rencontre.
Comment avoir des amis sans être d’abord un ami ?
J’ai toujours eu la chance d’avoir des amis de tous les milieux, bons, mauvais, laids, vous l’aurez compris.
J’aime les gens de toutes convictions.
Je regarde toujours au-delà des apparences, vers le cœur et l’âme.
Enfant, j’ai commencé à remettre en question tout, sans exception, y compris et surtout envers toutes les personnes en position d’autorité.
Je savais instinctivement que certains désiraient le pouvoir plus que tout et étaient prêts à tout pour l’obtenir et le conserver.
Alors j’ai commencé à les questionner et à leur tenir tête.
Et je n’ai jamais cessé.
Et je ne fuirai pas.
Il n’y a nulle part où se cacher.
Je choisis de tenir bon et d’affronter l’autorité, le pouvoir dans toutes ses terribles manifestations.
Je ne m’inclinerai pas devant le pouvoir et je ne fuirai ni ne marcherai devant l’autorité.
Nombreux sont ceux qui fuient les États-Unis à cause de ce que le dictateur Poutine, son pion Trump et sa secte font pour détruire notre pays et notre démocratie.
Ne soyons pas naïfs.
Vous n’aurez bientôt plus d’endroits où vous cacher.
Poutine et Trump veulent contrôler le monde, mais la Chine surveille chacun de leurs mouvements et veut dominer le monde entier ; elle en a le pouvoir.
Les puissants nous mentent, nous les travailleurs, depuis la nuit des temps.
On doit faire preuve de discernement pour savoir quand quelqu’un ment ou dit la vérité.
On doit porter nos propres jugements et décider ce qui est bon et mauvais, juste et injuste.
Je n’ai pas besoin d’une autorité supérieure, qu’il s’agisse d’un gouvernement, d’une religion, d’une entreprise ou des médias sociaux, pour me dire ce qui est bien et ce qui est mal.
Je sais que c’est mal de faire du mal aux autres ou à la Terre Mère !
Le temps est venu de trouver le courage de se dresser contre les menteurs, les voleurs, les brutes, les violeurs, les pédophiles, les pillards et les assassins.
L’histoire appartient aux vainqueurs.
Il faut démasquer les mensonges.
Je ne maltraiterai personne simplement parce que le dictateur Trump ou qui que ce soit d’autre me le demande.
Oui, je crois à la légitime défense.
Je n’ai pas encore appris à tendre l’autre joue et à me laisser marcher sur les pieds.
Je suis un guerrier pacifique.
Je veux seulement la paix, l’amour et la compréhension, mais je refuse de me laisser faire, peu importe la position de chacun.
Mes parents m’ont appris à ne mépriser personne.
On est tous dans le même bateau, unis et solidaires.
C’est comme ça que je choisis de traiter les gens.
Et je n’ai pas peur de mourir.
Je choisis d’aider les gens, sauf s’ils font du mal à autrui.
Alors, je ferai tout mon possible pour les arrêter.
Et même si je ne souhaite que la paix, je comprends que la guerre est parfois nécessaire.
Le moins que je puisse faire, c’est d’évacuer les blessés et les morts des champs de bataille.
Je vais tenir la main des blessés, leur parler et prier pour eux, qu’ils guérissent ou qu’ils meurent.
Que la paix règne sur la Terre.
Puissions-nous lutter pour sauver la démocratie, une démocratie où tous les êtres humains jouissent de l’égalité, de la liberté et de la justice, et où la Terre Mère est traitée avec le plus grand respect. Puissions-nous demeurer forts dans l’équilibre de l’amour, du pouvoir et de la sagesse.
– Ron Whitehead
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Si vous priez, priez.
Si vous vous organisez, organisez.
Si vous méditez, méditez.
S’il y a une manifestation pacifique dans votre quartier, manifestez.
Si des gens se rassemblent pour partager des informations importantes, soyez présents.
Si vous avez un téléphone, appelez vos représentants.
Si vous lisez un journal, écrivez une lettre au rédacteur en chef.
Si vous voyez quelqu’un publier un mensonge, publiez la vérité.
Si vous voyez quelqu’un publier la vérité, diffusez-la.
Si vous pensez devoir vous présenter à une élection, présentez-vous.
Si vous écrivez un article ou un livre, écrivez.
Si vous faites un balado, faites-le.
Sondez votre for intérieur et demandez à Dieu, selon votre compréhension, comment vous pouvez aider.
Aucun d’entre nous, ni même mille, ne fera toute la différence.
Ce n’est pas le moment où le pouvoir appartient au soliste, mais au chœur.
Chacun de nous peut faire entendre sa voix et, si on le fait, la musique sera celle des anges.
– Marianne Williamson
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En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur.
Presque un scandale.
Mais en raison de cela même, on voit qu’à l’opposé du mal, la beauté se situe bien à l’autre bout d’une réalité à laquelle nous avons à faire face.
Je suis persuadé que nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les extrémités de l’univers vivant, d’un côté le mal, de l’autre la beauté.
Ce qui est en jeu n’est rien de moins que la vérité de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté. »
– François Cheng
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Prière originale de St-Francois d’Assise
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

On ne peut rien y faire sauf regarder.
Le trouble restera un noeud à déchiffrer
et le mystère devrait être à assumer;
la mort et l’amor sont semblables
car guère est l’instant présent.
J’espère me « trumper ».
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