
Le seul temps et le seul lieu où vous pouvez être libre est maintenant. Pas pour le reste de votre vie ni plus tard. Simplement maintenant.
– Eckhart Tolle
Pas fou ce cher Eckhart. Pourtant, on repousse souvent à plus tard la liberté. Ou l’illumination, Ou la retraite, Ou la mort qui constitue possiblement l’ultime liberté. Pour certain.e.s du moins.
La liberté était jadis liée à la retraite et s’atteignait à 65 ans.
Ensuite on a inventé – et mis en marché avec succès, la preuve ! – la Liberté 55. Et désormais, ils sont nombreux à viser la liberté dès 40 ans.
Ou même plus jeune mais par différents moyens. On dirait que moins on est libre plus on veut l’être.
En fait on vise probablement tous et toutes la liberté. Mais tant qu’on vit dans un corps, tant que nous sommes incarné.e.s, la liberté semble limitée, notamment liée de près aux divers besoins corporels, à la santé du corps. Et de l’esprit, car jamais bien loin du corps en général.
On peut même se demander qu’est-ce qu’être libre ? Et j’imagine qu’il y autant de réponses que de personnes.
Une chose est certaine, la liberté ne se limite pas à l’argent car on connait bien des gens riches mais qui sont prisonniers de leur bidous, et tremblant de tour perdre. D’une certaine façon, plus on est riche, moins est libre car on a beaucoup à perdre, ou peur de perdre, ou tenter de protéger.
Et avoir beaucoup d’argent n’est certainement pas une garantie de liberté si on est riche mais malade, ou si on a peu d’ami.e.s et pas d’amour à donner ni à recevoir. Non libre non plus si on a peur de mourir.
Alors on est libre ou on se sent libre ? La question se pose. Et question secondaire en corollaire: peut-on se sentir libre à un autre moment que maintenant ? Ailleurs qu’ici ?
Autre question qui se pose mais qui n’est pas reposante. Si la réponse est plus qu’évidente, sa réalisation est moins évidente. Car nous sommes, la plupart d’entre nous, aux prises avec des pensées constantes, certaines envahissantes. Sommes-nous libres de penser ? Probablement car ça pense tout seul. Mais on peut au moins les observer, les laisser aller, les laisser s’échapper au paradis des pensées perdues. Ou est-ce un enfer ?
Nous sommes confrontés à des habitudes aussi, certaines tenaces et limitatives.
Certains détenus de longue date se sentent peut-être plus libres à l’intérieur des murs qu’en liberté, qu’en société. Car pour certains, la vie est plus simple entre les murs. D’ailleurs certains trouvent la liberté dans le cadre d’une routine serrée.
Ainsi, si la liberté est un concept élastique dans sa forme, elle ne peut l’être dans sa temporalité, ni dans sa localisation. elle ne peut être qu’ici, maintenant. Sinon la liberté n’est qu’un rêve, un fantasme. Et la liberté ne se rêve pas, elle est ou pas.
On ne peut pas avoir hâte d’être libre, on ne peut que l’être, ou pas. Et on ne peut que l’être ici, et maintenant. Car la liberté ne peut pas se déplacer, ni dans l’espace ni dans le temps. La liberté ne peut que se dévoiler ici, dans le moment. Et la liberté ne peut que se trouver sur place.
Liberté et vérité sont des concepts abstraits, des mots de 6-7 lettres. Ils ne peuvent exister sans qu’on leur prête vie, sans qu’on les incarne. On doit en effet les incarner pour qu’ils puissent se révéler à nous, qu’ils puissent devenir une expérience.
Ils ne peuvent pas non plus se trouver sans les avoir perdu auparavant. On dirait qu’on ne peut trouver la liberté sans contrainte, la vérité sans mensonge. On ne peut que les retrouver. Comme si on devait s’en éloigner, puis s’en rapprocher de nouveau et les découvrir sous un nouvel angle, sous un nouveau jour. Comme si leur absence nous montrait le chemin vers elles, devenait des boussoles. Comme un poisson qui n’aurait jamais manquer d’eau ne peut pleinement apprécier cette eau.
Peut-être que la liberté s’est réfugiée dans notre coeur, et peut-être que le coeur est un oiseau. Qu’on doit laisser s’envoler. Plus haut. Mais les deux pieds au sol.

Yo padrinho,
Merci pour Richard.
Flap Those Wings.
La liberté appartient au visionnaires,
les rishis…
quoique plus précisément
au jivanmuktis.
Bla bla bla India my love.
En joual?
I’ a rien là;
la liberté est comprendre
et pour ¯émoi¯ c’est un lila.
La guerre c’est une business
de conquéreurs capitalistes.
Oui je vote, oui je note.
Ma liberté est que tout ça
me fait chier
et j’apprécie ma régularité;
chu pas constipé.
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et un lila et/ou un lilas. haha
Les cogitations sont fleuraisons par foi.
Je suis persuadé de faire la volonté de dzieu
si je peux faire rire le monde avec qui j’interacte…
… mais à part cela lorsque seul…
du silence.
From life alone to life as one.
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t’as des dzieux tout le tour de la terre toi
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le lit, là 😉 ouici
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pruneau va !
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