
Qui lit ces mots ? Ou devrais-je plutôt demander : qu’est-ce qui lit ?
En tous cas, ça lit, et ça écrit. Il y a ceci, et cela. Ce côté-ci de l’écran, là où je suis, et celui-là, là où tu es. Mais nous sommes tout de même ensemble, même si à des moments différents. Nous, que quelques-un(e)s, tissés autour de ces mots, à réfléchir au même phénomène.
Qui ou qu’est-ce qui en vous lit ces mots, et qui les écrit ? Sont-ce les deux polarités d’un seul et même phénomène ? Ou sommes-nous deux entités distinctes ?
Et qu’est-ce qui observe celui ou celle qui lit ? Et qu’est-ce qui observe la présence qui prend conscience que ça lit.
Je sais. On pourrait lire en rond longtemps comme ça. Et en fait, on vit un peu toujours en rond comme ça. À se poser des questions auto-réflexives.
Mais la question se pose quand même. Pas reposante la question.
Alors, qui, ou qu’est-ce qui observe la vie ?
Autant la vie intérieure et ses multiples mouvements, émotions, pensées, sensations, que la vie extérieure avec tout ce qui est perçu par nos sens, comme par le biais des médias.
On a tendance à confondre objet et sujet.
L’objet étant ce qui se présente à la pensée, qui est occasion ou matière pour l’activité de l’esprit, l’objet de ses réflexions.
Alors que l’on pourrait définir le sujet comme ce qui observe ce qui se déroule.
Mais selon le site Usito de l’université de Sherbrooke (1), l’emploi du terme sujet (de l’anglais subject) est critiqué comme synonyme non standard de objet.
En principe, JE – le sujet – observe et étudie l’objet de ma recherche. Alors quand le JE se questionne sur soi-même, nous sommes à la fois sujet et objet. Le sujet observé, l’objet subjectivé. JE ME MOI.
Généralement, la relation part de moi vers le monde; moi et le monde.
Mais on pourrait aussi concevoir que la relation va aussi dans l’autre sens, le monde et moi. On pourrait ramener le monde à soi, plutôt que de se projet sur le monde.
C’est en ce sens que Ramana Maharshi avance qu’il n’y a pas d’autres que soi.
Vu ainsi, nous sommes le monde, et le monde est nous. Ce qui observe est la matière observée.
Et quand on entreprend une introspection, on commence à observer ce qui observe et le cercle devient circulaire. Non pas vicieux mais vertueux.
Car on doit toujours s’observer, soit observer en soi ce qui observe. Ce qui se cache derrière nos yeux, ce qui impose un jugement à tout ce qui est observé.
Quand – si – on arrête de se considérer comme séparé du Tout, de ce que l’on considère comme extérieur à petit soi, le monde devient un seul et même phénomène dans lequel nous évoluons. Les fils d’attachement se délient, les noeuds se dénouent.
Comme avant la naissance en corps, comme après la mort de ce corps usé et sablé par les années d’expériences et d’expérimentation, les rapports avec ce qui vit prennent une autre tournure.
Quand on entreprend un processus d’introspection, que ce soit à l’aide de substances enthéogènes, ou par la simple méditation à jeun, l’emphase repose sur la source d’où émerge la matière observée, le flot des pensées, des sensations, des visions. Comme de leur permanence, qui repose sur une impermanence constante. La vie défile dans le vide et nous tentons d’en saisir l’essence.
Inspire, expire…
(1) https://usito.usherbrooke.ca/d%C3%A9finitions/sujet_1
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L’enfant intérieur est ta conscience qui a choisi de vivre le ‘je’ de la vie.
Il porte tes émotions, tes souvenirs, tes mémoires, tes blessures, tes rêves, tes talents.
Si tu travailles avec ton enfant intérieur juste pour régenter ta vie, tu passes à côté de tout son potentiel !
Ton enfant intérieur est le moyen que ton âme a créé pour faire l’expérience d’elle-même. C’est un outil afin de démêler ton projet d’âme qui est de faire l’expérience de la séparation.
L’aventure humaine et terrestre est un rappel de qui tu es vraiment et vous avez choisi de le vivre à plusieurs, afin de sortir de l’unité et de la vivre en étant séparés.
L’enfant intérieur ne se guérit pas, il se complète.
Il se complète lorsque tu fais l’expérience que tout est parfait.
Tes blessures ne sont là que pour t’aider à être.
L’enfant intérieur est ta boussole.
Tu n’as pas besoin de guérir ni d’accepter mais d’accueillir.
Qui veut dire guérir veut dire réparer un tort, une chose brisée.
Comment réparer une illusion créée par le mental qui interprète et juge ?
Mon Dialogue avec la Source via Transparence du coeur

Observer la Présence qui m’observe, à la découverte l’Un de l’Autre… est-ce pénétrer nos Univers?
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Eye see you 😉
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