GOSSER LE BONHEUR À LA MAIN ET À COEUR

Le bonheur n’est pas acquis. Il résulte de vos propres actions. – Dalai Lama

Le bonheur est une job de bras. Et une job de coeur aussi. Surtout.

On pense que le bonheur est un droit acquis, que la vie nous doit le bonheur, que l’on devrait toujours être heureux/se. Par défaut.

Et tellement nombreux/ses sommes-nous à nous rendre tellement malheureux/ses à courir après, le bonheur. Il est où le bonheur ? Il est toujours quelque part ailleurs, quelque part plus loin, quelques pas devant. Plus tard, ailleurs, avec plus de bébelles, plus d’argent, plus, plus, plus.

Pourtant.

Le bonheur se cache toujours tout simplement dans le moment, au coeur du moment. Le bonheur ne peut jamais être ailleurs, ni plus tard. Il ne peut qu’être maintenant, et ici bien sûr. Il ne peut être qu’en soi. Il passe par le corps, par le coeur.

Le bonheur apparait quand on s’occupe d’autrui, quand on aide, quand on collabore, quand on donne, quand on se donne. Et qu’on prête attention à l’autre. Car si on prête attention, le bonheur s’offre à nous, il se donne et on le reconnait immédiatement le bonheur. Il se cache souvent en soi, mais aussi souvent dans le coeur des autres.

Le bonheur est souvent ici quand nous ne le sommes pas, quand nous ne le sommes plus, quand nous le sommes moins. Moins de moi pour le bonheur, plus de nous, plus de vous.

Le bonheur se dévoile quand on s’oublie un peu, pour se consacrer au bien du plus grand nombre, pour penser à plus grand que soi, pour prendre soin des plus petits, des plus âgé(e)s, des plus vulnérables. Quand on se lâche le nombril, et qu’on sort de sa tête, pour plonger dans le coeur. Le coeur de soi, ce qui nous relie au coeur des autres.

Le bonheur est probablement beaucoup plus simple qu’on peut l’imaginer, qu’on l’imagine en fait. Car le bonheur imaginé n’est pas réel, le bonheur a besoin de s’incarner. Probablement pour ça qu’on passe à côté souvent le bonheur, la plupart du temps. Probablement qu’on le croise souvent sans même le reconnaître.

C’est souvent le malheur qui nous révèle le bonheur. La vie a besoin de contradictions.

Le bonheur se promène incognito, il se laisse attraper facilement si on ne tient pas à le conserver, à la garder à tout prix. Car le bonheur est gratuit. dès qu’on ferme nos mains sur lui, il part tout de go. Le bonheur coule fluide.

Le bonheur vit dans notre coeur, pas dans notre tête. Il se loge dans notre corps, partout, et il se sent, se ressent, puis il résonne et prend de l’ampleur.

Pour moi le bonheur est toujours de bonne heure, au petit matin, aux aurores. Au lever du soleil. Plus tard en journée, il se fatigue, il ralentit mais le matin, oh qu’il est en forme. Alors j’apprends à rouler sur son dos, à son rythme, à son bon vouloir. Parfois il se cache car il a besoin de se reposer, de faire solitude. Parfois le bonheur fuit le soleil et cherche la pluie. Et c’est parfait ainsi.

Car on se souvient des paroles de Xan Oku, soit que les fleurs nous rappellent pourquoi la pluie était si nécessaire.

Car du bonheur à temps plein ça finirait peut-être par ennuyer, par rendre blasé. Ça prend de la nuance dans la vie. Ça prend de la variété, du mouvement. Ça prend un peu de tristesse et du blues pour rendre les couleurs plus vives.

Alors chers/ères lecteurs/trices, je vous laisse pour la fin de semaine. On va aller voir il est où le bonheur OK ?

8 réflexions au sujet de « GOSSER LE BONHEUR À LA MAIN ET À COEUR »

  1. Avatar de Anandgyangyan59

    J’ai des échos de Ding et Dong et Michel Rivard avec cette inspirante lecture.

    La bonne joke (le bonheur c’est 7H00 mais b’en b’en le bonheur, c’est 6H00.

    La toune de Michel Rivard est peut-être à propos du grand amour,

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