YOU ? OÙ ?

Vous décidez complètement de qui vous êtes, OU vous faites ce que vous voulez de vous (comme de ce monde)

Il ne nous reste qu’à définir le you en question. Yahoo !

L’autre jour, j’échangeais quelques bribes de réflexion avec un ami qui voyage en Inde en ce moment. Alors que je lui disais qu’il me semblait que je n’étais rien, au-delà de ce corps physique du moins, sinon un simple observateur de mes pensées, de mes émotions et du monde environnant, lui prétendait que nous étions plutôt l’Esprit divin, la lumière, la qualité du Bouddha en soi, ce que l’on pourrait nommer la présence de Dieu.

J’ai un autre ami avec qui je discute de Dieu régulièrement. On se taquine. Lui est plutôt allergique au mot de 4 lettres – qui n’est que mot de 3 lettres en anglais – alors que moi je suis plutôt flexible dans nos diverses tentatives de nommer plus que soi, en soi ou en dehors. Qu’un ptit nom au fond. Tant que les gens ne sont pas prêts à tuer pour le défendre.

Ce genre de réflexions au sujet du grand Mystère passent souvent par mon petit moi, notamment dans ma caboche. Et roulent en boucle, sans que je ne veuille à tout prix trouver de réponse absolue. J’aime jouer avec les mots, et leurs sens divers, même en été.

Peu importe comment on tente de nommer ou décrire Dieu, le grand Esprit, le grand Mystère, notre nature de Bouddha, la vie, l’Existence, personnellement je ne m’enfarge pas trop dans les fleurs du Divin tapi en nous.

Je ne pourrais nommer ni tenter de décrire la grandeur du mystère qui nous entoure, et qui nous habite, encore moins la raison pour laquelle nous avons choisi – ou avons été obligé(e)s ? – de nous incarner pour ce laps de temps dans cette réalité intemporelle concrète et si abstraite en même temps.

Avec le temps qui me passe dedans, je me sens de moins en moins quelqu’un de défini, de précis, de permanent, davantage comme quelque chose, une présence de plus en plus vaporeuse, qui observe. Si Dieu existe comme se questionne Dubois, elle est là qui watch en moi, comme en chacun(e) de nous. S’il existe, et si Dieu existe, ce serait davantage une elle, et non pas une hells ;-), probablement impossible de le décrire. Même si tenter de le faire est amusant, autant que futile. Si Dieu existe, il faut le ou la vivre. Genre.

On débat de moins en moins au sujet de Dieu il me semble, ou du sens de la vie, alors que notre humanité semble vivre une période intense comme jamais au niveau environnemental.

On a développé une forme d’intelligence pas si naturelle qui semble nous échapper, qui peut même créer de la nouvelle réalité. Pas une certaine sorte de Dieu ça ? Et pourtant, un peu inquiétant, sinon dérangeant.

Peu importe les mots que l’on utilise, nous sommes toujours à court d’explications ou de concepts rationnels pour tenter de décrire le grand mystère qui nous échappe.

Certains écrivent de la prose pour tenter de s’en approcher.

D’autres préfèrent converser directement avec Dieu, pour le rendre humain, et le faire sien.

D’autres encore préfèrent l’écouter, car on dit qu’il nous parle sans arrêt, qu’il nous chuchote à l’oreille et nous insuffle la vie droit au coeur à chaque instant.

Les plus intellectuels tenter de déchiffrer et décoder les mystères des textes sacrés, ou de décrypter les formules magiques.

D’autres le cherchent dans la nature, dans la faune, ou dans les chants des oiseaux.

Les plus artistes lui font des chansons, des poèmes, des oeuvres graphiques. Comme celle-ci que mon amie Kerry nous a offert récemment.

D’autres, intrépides, prennent des risques pour se rapprocher de lui.

Peu importe la façon, je crois que nous sommes tous et toutes, chacun(e) à notre façon, en quête de quelque chose de plus grand que nous, que immense et infini que ce pauvre petit moi qui se tient autour de notre petit nombril. C’est peut-être le nombril de Dieu qu’on devrait chercher.

Que ce soit l’amour de nos proches, qui ne peut évidemment que reposer sur notre amour pour soi-même, pour sa propre personne, ou par la quête d’un bonheur durable et de la paix intérieure (car pour l’extérieure c’est plus complexe), chacun(e) de nous cherche quelque chose. Et peu importe ce que l’on cherche, qui est induit souvent par nos croyances et les concepts existentiels sur lesquels se fondent notre raison, c’est le chemin qui compte. Ce chemin qui ne peut que se vivre dans la simplicité du quotidien. Et qui mène on ne sait trop où.

J’aime en général l’approche Zen qui garde la vie et ses explications plutôt simples et simplistes. Fendre le bois, et charrier l’eau. Et quelques extras on the side en cette vie moderne.

Ci-bas quelques perles de sagesse à déguster.

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Je suis si proche, je peux sembler distant.
Si complètement mélangé avec vous, je peux sembler séparé.
Alors à découvert, j’apparais caché.
Si silencieux, parce que je parle constamment avec toi.
― Rumi

Il y a une lumière qui brille au-delà de toutes choses sur terre, au-delà de nous tous, au-delà des cieux, au-delà des cieux les plus élevés, les plus élevés. C’est la lumière qui brille dans votre cœur.
― Chandogya Upanishad

2 réflexions au sujet de « YOU ? OÙ ? »

  1. Avatar de AnandgyanAnandgyan

    « Fendre le bois et charrier l’eau. »
    Superbe traduction aussi précise qu’ amusante à lire.

    « I am he as you are me as we are all together »
    et je préfère fredonner ce bout de chanson de Beatle John
    plutôt que de la traduire. héhéhé

    Merci pour ce billet.

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