Lorsque je désespère, je me souviens qu’au fil de l’Histoire, le voie de la vérité et de l’amour a toujours gagné. Il y a eu des tyrans et des assassins, qui, pour un temps, ont semblé invincibles, mais à la fin, ils échouent toujours. Pensez-y, toujours. – Mahatma Gandhi
Dur temps pour les rêveurs/ses non lecteurs/trices ? Et pour les optimistes, comme pour les amoureux.ses de l’amour, de la bonté et de la justice aussi.
Mais peut-être que ce qui se passe actuellement est ce dont nous avions besoin pour nous réveiller. Pas pour nous éveiller comme dans illuminer, nous réveiller comme cesser de dormir au gaz de l’illusion ici dans la matière bien concrète. Parce qu’on dormait. Ben raide. On se berçait dans la ouatte rose. Good morning America.
Et désormais, on ne plus tenir pour acquis ce que l’on croyait permanent et paisible ici dans nos contrées privilégiées. On doit s’informer, checkez la game, se tenir au courant et demeurer alerte. Et posez des gestes justes et bons autour de nous. Tout en faisant confiance à l’amour universel et à notre humanité partagée. Et en nous regroupant. Non je ne sais pas comment moi non plus mais il faut le trouver.
Malgré des détours dans la haine et la guerre, j’ose croire que nous progressons vers l’amour et la paix. Mais gros détour en effet en ce moment, j’avoue. C’est peut-être pour renforcer le muscle du coeur et de la foi ?
Mais si Gandhi le dit, on va le croire. Et on va faire en sorte que ça se manifeste pour de vrai et une fois pour toutes. Même si ça sonne illusoire et enrosie comme pensée.
Car quel autre choix avons-nous ?
On ne peut baisser les bras ni les gardes. On doit mettre l’amour et la justice en action.
Même si l’Histoire avec un grand H en est beaucoup une de guerres et de drames, on doit viser l’amour, la justice et un degré d’humanité jamais atteint auparavant.
En tous cas, moi j’ai envie de joindre la gang à Gandhi. La gang des personnes de bonne volonté, et de bonnes actions. Comme des millions d’autres parmi nous, des milliards d’autres. Envie de contribuer à faire de ce monde un monde meilleur, plus juste, plus bon.
Envie de mettre toutes mes forces au service du bien, pour combattre le mal. Oh, je sais que certains disent qu’il n’existe ni bien ni mal, que tout est question de jugement. Mais moi je trouve que plusieurs manquent de jugement justement. Même certains juges.
Je souhaite qu’en ces temps sombres, une certaine force divin éclaire de plus en plus le cœur des humain.e.s. Et que cette force lucide anime l’esprit de tous et toutes et chacun.e.
Wishful thinking ? Pensée magique ? Maybe et peut-être. Mais quel autre choix avons-nous ? On doit se mettre à marcher dans l’amour, à marcher l’amour sur terre.
La tête imagine souvent le pire mais je suis persuadé que le cœur ne se trompe jamais et que c’est lui qui va gagner. Comme on dit, à la fin tout va être OK et si ce n’est pas OK maintenant, c’est que ce n’est pas fini. Optimiste fini en effet le chroniqueur.
Alors go coeurs go… Et amor amor amor… dans toutes les langues, et dans tous les cœurs. Partout sur terre. Et même ailleurs.
___ P.S. Lisez le titre à voix haute, et répétez quelques fois. Ça déride et ça soulage.
Les hommes ont peur que les femmes se moquent d’eux. Les femmes ont peur que les hommes les tuent. – Margaret Atwood.
Ça fait un bout de temps que je conserve cette citation qui, d’après moi, dit tout, du moins beaucoup beaucoup, sur le sort actuel du monde.
De cette gang de ptits gars insécures devenus glands – politiciens et autres gnomes de toutes sortes d’affaires, notamment de guns et de guerres – qui runnent le monde avec un front de durs à cuire et qui font dans leur froc – we see you little men – en tentant de montrer au monde entier – comme à eux-mêmes – qu’ils sont des rough and tough. Qu’ils ont raison, qu’ils sont les plus forts, qu’ils sont en contrôle et qu’ils savent ce qu’ils font.
Et ce matin, comme je le fais souvent le vendredi matin quand je me souviens que c’est flyday – je suis allé lire la toujours pertinente chronique de JoBlo dans le Devoir et elle cite ces meme maux de Margaret Atwood. En avouant qu’elle a peur. Par ici si ça vous dit: https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/948507/fabrique-peur
Alors je l’ai pris comme un signe pour me délier la langue autour de cette citation Atwoodienne à propos de laquelle mes doigts et mon cerebelum accompagnaient ma langue dans sa démangeaison depuis bébelle lurette.
Mais pour dire quoi au juste ? Je ne sais pas encore à ce point-ci, mais ça veut parler.
Tout d’abord, avouer que, comme JoBlo, je trouve le monde épeurant ces temps-ci comme jamais auparavant. Bref, que j’ai peur.
Notamment depuis la semaine dernière aux États avec le meurtre de Renée Nicole Good par les glaciaux agents bullies du ICE du gros buffle en chef (désolé pour les buffles) et de ses sbires de Proud boys etc. givrés de pouvoir artificiel. On est clairement et littéralement en train de tuer le bien. Le mal va super bien ces temps-ci et comme on dit, ceux qui font le mal le font très bien.
Peur depuis longtemps aussi pour le sort des femmes et des filles en Afghanistan dont on ne parle même plus tant la fan à schnout déborde de partout ailleurs. Car oui, la schnoutt hittent surtout les femmes. Mollo les mollahs.
Peur avec ce qui se passe en Iran où, paraît-il, les morts et les mortes se comptent par milliers en cette autre courageuse tentative de révolution humaine contre les holy shit boys du Régime. Tiens celle-ci est pour elles.
Peur aussi pour les citoyens de Gaza – femmes, hommes et enfants – qui continuent de vivre dans des conditions inhumaines et de qui on parle aussi de moins en moins.
Imaginez, j’ai peur et je suis un homme, blanc, qui vit en retrait dans sa forêt ici, dans une partie du monde confortable et encore privilégiée. Encore, pour le moment.
En fait, j’ai peur par procuration, pour les plus vulnérables, pour les plus démunies. Au fond, non, j’ai peur pour moi et pour les autres. J’ai peur pour l’humanité en nous.
Et je suis gêné d’être un homme.
Alors que je ne peux même pas imaginer la réalité des filles et des femmes d’un peu partout sur terre, ici comme ailleurs, issues de minorités, dans ce monde de bullies machos fachos de moins en moins gênés d’afficher publiquement leur côté froid et carrément givré à la ICE.
Élevé par une mère de famille mono, abandonné par un père qui a sacré le camp sans prendre ses responsabilité$ d’homme digne, j’ai vu, quotidiennement, son courage, sa détermination, sa force de caractère. Comme tant d’autres femmes l’ont fait et le font encore. Et imaginez, je ne l’ai même pas vu accoucher, encore moins fait moi-même. Comme toutes les femmes le font et comme tous les hommes ignorent. Si ce n’est que pour ça, chapeau bien bas. Et grippe de gars.
J’ai deux filles qui sont devenues des femmes, et j’ai quand même encore peur pour elles en ce monde bien bas. En fait, depuis que je suis devenu père, j’ai toujours une contraction dès que le téléphone sonne, de peur qu’il leur soit arrivé quelque chose. Peur de père.
De la même façon, j’ai en quelque sorte peur pour toutes les femmes du monde quand je vois ce que les hommes sont, et ce que certains hommes font.
Je constate, impuissant, ces féminicides et j’ai froid dans le dos, comme dans le reste de toute la gamme des émotions, surtout celles qu’on dit négatives. J’ai mal jusque dans mon ombre de gars. En fait, j’ai souvent honte d’être un homme.
Je vois comme vous, depuis ces années, Rozon le ptit comique de pas drôle qui ne nous fait pas rire du tout, ni de rien, nier tout tort et affirmer candidement, sans rire, accusant toutes ces femmes qui ont eu le courage de parler, que ce sont toutes des menteuses assoiffées d’argent. En les poursuivant en justice même. If you can beat them, sue them. Pôve tit-homme.
Bien sûr, on doit mettre l’emphase sur la lumière, sur l’espoir, sur la beauté, sur la bonté humaine. Bien sûr. Mais ces temps-ci, tout ça est mis à rude épreuve par une armée de masculinistes et de vieux monsieurs qui exploitent la peur et l’isolement. Et les femmes.
Évidemment, je n’ai pas plus de solutions brillantes que personne d’autre. Je constate et je me questionne.
Mais peut-être que j’écris seulement pour lancer ma petite bouteille à la mer, pour dire ma peur à moi aussi.
Que les vulnérables soient protégé.e.s avec amour Que les puissants.e.s s’éveillent à la sagesse Que la Terre et tous ses habitants soient bénis Que la paix s’enracine dans toutes les directions
Ce matin, pas trop envie de faire bla bla. Seulement envie d’envoyer dans l’univers des petites graines d’espoir et de paix. Simplement envie de porter en mon coeur ces souhaits de bon et de beau pour tout et tous/tes, et de les souffler out there. Comme des pissenlits blancs.
Comme le feeling que l’humanité est dans un passage étroit, qu’on doit tenir le fort de l’espoir et de l’espérance car sinon les choses pourraient débouler rapidement. Passage étroit, mais obligé.
Et parce que je crois qu’on a besoin d’encore plus de positif que ça – certains se chargent déjà très bien du pôle négatif right ? – voici encore quelques autres affirmations en provenance du futur :
L’amour gagne Les empires tombent La vérité se révèle Personne n’est illégal La déshumanisation prend fin L’inteconnexion est évidente Le capitalisme colonial s’effondre La terre revient aux premières nations Des systèmes de regénération se mettent en place On se libère de toutes les formes d’oppression Nettoyer la planète et prendre soin de tous ses habitants constitue la priorité
Tellement évident. Juste normal. Mais le discours majoritaire, comme les médias de masse et les modes, penchent toujours, sinon très souvent, du côté sombre et catastrophique. Le thanatos est en quelque sorte plus séduisant que l’eros. La petite roche sur le chemin, qu’on cherche à éviter, nous attire.
Les choses changent, mais plus lentement que les pensées. La matière est plus lourde que l’éther. C’est pour cela, je crois, que l’on doit tenir bon, que l’on doit continuer à shiner de la lumière sur et dans le monde, à donner une direction. Dans l’invisible, dans l’espoir. Car l’ombre est assoiffée et c’est à nous de briller d’espoir.
___ La popularité exige presque toujours une simplification du message : pour rejoindre le plus grand nombre, il faut simplifier, gommer les nuances et réduire la sophistication. Pas parce que la vérité est simple, mais parce que la majorité des citoyens préfère la facilité, la rapidité, l’essentiel, l’élémentaire, la répétition, ce qui ne demande pas de réflexion. C’est pourquoi l’espace public s’appauvrit : ce qui est populaire n’est pas toujours faux, mais c’est presque toujours plus pauvre, car pour se diffuser massivement, il faut se réduire à un slogan. Il en va de même en démocratie : si le pouvoir émane de la majorité, le monde que nous construisons finit par refléter le niveau de compréhension de cette majorité. Lorsque les choix sont guidés par la réaction – peur, désir, besoin d’appartenance, attachement, ressentiment, rancœur – ce n’est pas le système qui élève les individus, mais les individus qui abaissent le système. Le vrai défi est de maintenir la profondeur sans chercher à être applaudi, de parler clairement sans tomber dans la banalité, d’être accessible sans trahir sa complexité.
– Prabhuji
___ Sitting silently, doing nothing, the spring comes, and the grass grows by itself. – Osho
Soit que je ne sais rien. Je ne sais rien avec certitude du moins. Que de vagues connaissances qui ne font pas de vagues.
Je sais au moins que je ne connais pas grand-chose d’autre de la vie que ce que je pense en savoir. Et encore là. Connait-on vraiment quoi que ce soit?
Et peut-on vraiment savoir ce que l’on ignore ? Savoir tout ce que l’on ignore.
De toute façon, sait-on jamais quelque chose avec certitude ? La certitude est un mot de 8 petites lettres, mais aussi un bien grand mot. Un mot dit rarement en mot dit, du moins il devrait l’être avec moult hésitations. Et s’il est émis, comme dans émissaire et émission, il devrait toujours l’être avec humilité. Avec sans pur sang d’humilité relative.
Eh oui, lecteurs/trices, comme vous voyez, ces petites questions trottent dans ma tête – ou galopent-elles ? – en ce mercredi matin de la mi-janvier sur terre, dans le ptit comme le grand now d’ici, quelque part, partout. Comme ailleurs.
Quelques mots formant des questions, tournant en rond dans l’univers de ma ptite caboche si active. Hyper.
Des mots formant des questions qui ne cherchent pas tant réponses que des questions qui spinnent sur elles-mêmes et s’amusent à tester l’univers de ma pensée. Ou serait-ce de mes pensées ? Car l’un et l’autre se disent, et rarement une pensée ne s’accompagne pas d’une autre.
Comme Oscar Wilde, quel sauvage de la pensée, j’aime parler de tout et de rien, mais je préfère parler de rien car alors tout est possible. Car si on pense parler de tout, on en oublie toujours un ptit bout. Surtout celui qui compte. Le bout du batôn. Le boutt du batt.
Comme vous voyez aussi j’aime parler en italique, mais moins en souligné, Question de goût
Changement de sujet, comme on dit, l’éternité c’est long en mot dit, surtout vers la fin. Mais j’aime penser que le début de l’éternité est tout aussi extensible. Ou a-t-il été ? En plein hiver. En fait, les deux, début et fin, se touchent toujours et se touchent en nous. Nous sommes le début et la fin. Fin finnaud va.
Quand on regarde les faits du monde qu’on choisit de nous rapporter, comme ceux qu’on choisit de regarder, on ne voit qu’un ptit bout de l’éternité sur terre. Ici maintenant, sur le tôt comme sur le tard, car tout ce que l’on voit est déjà passé. La vie va toujours plus vite qu’elle-même. Et surtout que nous.
En fait, le on peut-il jamais exclure la personne qui parle ? Poser la question N’est pas pondre, ni y répondre. Cocorico les poulets.
On doit faire avec la vie, on doit composer avec la vie qui passe toujours en coup de vent, souvent de face, parfois dodo. Comme elle passe de plus en plus en manchettes et en continu.Comme en décousu. On perd le fil. Et parfois ça donne des boutons. En fait, c’est toujours nous qui composons la vie, mais avec la matière qui a fini par aboutir devant nos yeux pour se loger dans les trous de notre emmental qui nous sert d’esprit. Cheeze mes souris !
Un peu décousus mes propos ce matin. Le fil se perd, l’étau se resserre. Pas très à propos – à lire avec un accent en glaise. Et déjà vu. Car rien de nouveau, tout est toujours déjà vous. Et moi aussi. Ça nous tu-tu ?
Allez, et à la revoyure. Ou à la renvoyure, c’est selon. Et un peu salaud. Car ces temps-ci, voyez-vous vous aussi ? le monde a un peu mauvais goût. On va se jouer ça nature à l’or.
___ Le problème n’est pas qu’on ne sait pas ce qui se passe ; il est beaucoup plus subtil : on ne sait pas qu’on ignore tout. Assis devant notre écran, on a l’impression d’observer le monde, sans réaliser qu’on regarde une histoire, un récit, une narration soigneusement peaufinée par d’autres. C’est pourquoi les messages se ressemblent tous sur les différents médias à travers le monde, comme si une seule voix s’exprimait à travers des milliers de bouches : ils ne se contentent pas de contrôler ce qui est dit, ils décident aussi de ce dont on parle et de ce qu’on tait – et ils appellent ce silence «objectivité». Voyez, cher/ère ami.e, observez comment fonctionne cette pyramide : un récit naît au sommet, là où se trouvent les propriétaires, les investisseurs, les intérêts – puis il descend, s’adapte, se simplifie, devient « accessible », jusqu’à atteindre les radios locales, les bulletins de nouvelles de quartier, et enfin les messages vocaux WhatsApp de vos connaissances, répétés avec la conviction de quelqu’un qui pense avoir tout bien réfléchi. Et la grande majorité considère ça comme s’informer. Ce qu’on oublie, c’est que le journal, avant d’être un journal, et la chaîne de télévision, avant d’être une chaîne de télévision, sont des entreprises. Une entreprise ne s’incline pas devant la vérité ou la réalité ; elle s’incline devant les chiffres. Elle a des propriétaires, des rapports, des actions ; elle vit des annonceurs ; et donc, le vrai client, ce n’est pas vous : vous êtes le produit. Votre peur, votre indignation, votre clic, votre attention – emballés et vendus.
Et lorsque la réalité est complexe, on invente un ennemi simpliste, car la complexité ne génère pas d’audience. Le monde est réduit à sa plus simple expression, puis on vous chuchote : « Cette idée est la vôtre. » C’est là le piège ultime : consentir en croyant avoir choisi. Ce n’est pas que les journalistes soient « mauvais » ; c’est que le système filtre même les mieux intentionnés, comme une rivière qui, même si elle souhaite rester pure, doit traverser une ville industrielle. Souviens-toi, mon ami : le danger n’est pas d’être mal informé ; le véritable danger est de se satisfaire de sa désinformation.
– Prabhuji ___ Le monde a besoin de quelques centaines d’hommes et de femmes audacieux. Pratiquez cette audace qui ose connaître la Vérité, qui ose montrer la Vérité dans la vie, qui ne tremble pas devant la mort, non, qui accueille la mort, et fait qu’un être humain sait qu’il est l’Esprit, et que, dans tout l’univers, rien ne peut le tuer… Alors vous serez libres. Alors vous connaîtrez votre véritable Âme…
Notre but devrait être de vivre dans un émerveillement radical, (de) se lever le matin et de voir le jour en ne tenant rien pour acquis. Tout est phénoménal, tout est incroyable, ne prenez jamais la vie à la légère. Être spirituel.le, c’est être émerveillé.e. – Abraham Joshua Heschel
Oui, je sais, le monde est fou. Je l’ai vu aux nouvelles.
Mais il est tout aussi merveilleux autour de nous.
Oui je sais, ça brasse partout, ça triche, ça se tue, ça se tire dessus.
Capoté notre monde.
Mais le monde est aussi merveilleux. Faudrait ne pas l’oublier et s’en souvenir. Et ne jamais le tenir pour acquis. Foi d’ati.
La terre, notre astre de résidence, la seule planète sur laquelle il y a de la vie connue – selon ce qu’on en sait du moins – tourne sur elle-même et autour du soleil depuis toujours, avec une régularité incroyable et dans des dimensions qu’on ne peut même pas imaginer avec notre ptite tête de peanut mes linottes, nous soutient et on pourrait aussi dire qu’elle nous supporte avec tout ce qu’on lui inflige. Day in, day out.
Bom dia Mamma Mia, mamae Terra.
La vie contient de la merveille, et de la vermine. Il y a du beau, du bon, du doux, et y côtoie aussi du laid, du mauvais et du rough and tough à voir et à constater. On ne peut le nier le beurk même si on est porté.e à le renier. Faut peut-être juste compenser avec du menoum menoum.
Oui, je sais, le bon et le mauvais sont des jugements, et souvent le bon de l’un est le mauvais de l’autre, et vice-versa. Mais un moment donné il faut bien qu’on ré-équilibre les mémoires vives et qu’on boost le disque dur du grand coeur mou. Car ils sont déjà assez nombreux à s’occuper du désastre, nous on va prendre en charge le merveilleux sur cet astre de beauté et de bonté divine, et humaine.
Car voyez-vous, et je sais que vous le voyez vous aussi car vous êtes mes lecteurs/trices et vous lisez ces mots, on a tendance à fixationner sur la moitié vide du verre d’eau, sur les problèmes, sur ce qui cloche, sur les gros fous furieux de ce monde. Un peu normal car ce sont eux qui crient le plus fort, qui prennent toute la place, qui menacent les bons et les bonnes, et qui font vendre de la gâzette. Eux qui attirent l’attention et qui attisent la tension du monde. Des ptits chiens dans ce grand jeu de quilles.
Mais en parallèle, le monde est plein de grandiosité et de merveille.
Also disait Veeresh (voir image ci-bas)
Quand même impressionnant que la jeune mère qu’ils ont tirée s’appelait Renée Good. Oui, les fous sont en train de tuer le bien. Et c’est justement pour ça qu’on doit continuer, pour elle, pour son fils, pour tous ceux et celles qui restent et qui vivent, qui veulent le beau, le bon et le bien commun.
Mais si on revient au point d’équilibre du monde, à la raison de la galère, la plupart des gens, sont du bon monde, de bonnes personnes. Des pères et des mères, des fils et des filles, des frères et des soeurs, les leurs comme les nôtres. La masse qu’on ne voit pas mais qu’on sent et qu’on sait est composée de gens biens, de gens de bien, de bonnes personnes.
Souvent que les fous qu’on connait par leur nom.
Bien sûr, les gros bonnets du pouvoir tuent, répriment, mitraillent avec leur shots guns et leurs discours haineux. Mais comme disait JiCi jadis, pardonne-leur père, car ils ne savent pas ce qu’ils font.
Ou peut-être qu’ils le savent un peu, mais probablement juste en partie, ne voyant qu’à court terme leur machiavélique but à atteindre. Car s’ils savaient vraiment, probablement qu’ils se rendraient compte qu’ils auront à se faire face à eux-mêmes un de ces quatre, et à assumer leurs actions, une fois couchés sur leur lit de mort. Et probablement qu’alors ils réaliseront. Ou pas. Allez savoir.
Car la vie ici-bas n’est ni logique, ni compréhensible, ni toujours juste. À vue d’oeil anyway. On en sait si peu au sujet de tout ce qui se passe ici, en haut comme en bas.
Et peut-être que le vrai bien a besoin du mal pour se solidifier et se manifester ?
Comme on aime dire parfois: je dis ça, je dis rien. Mais au fond, comme en surface, nous sommes tous un peu comme Oscar Wilde.
Mais vous auriez dû voir la neige tomber hier dans la forêt enneigée.
Un miracle. Encore, et encore. Émerveilleux.
Un don du ciel que les fous furieux ne savent plus apprécier car ils ont perdu leur cœur d’enfant dans leur course folle.
Alors, à tous les enfants du monde. Et à leurs parents. Comme aux gens de bonne volonté.
___ Il est impératif d’apprendre et de se rappeler toujours et partout que la vie ne nous a pas été donnée que pour nous-même. ~ Gurdjieff
Il y a un point central dans ta vie que tu dois apprécier et ça s’appelle AUSSI. Tu peux te sentir comme le plus grand trou de cul du monde et si quelqu’un dit que tu es aussi une belle personne, tu dois l’accepter aussi. AUSSI te laisse passer entre la beauté et la laideur. Si tu apprends à apprécier AUSSI, c’est comme une police d’assurance pour être é-mer-veillé. Les gens ont tendance à oublier à-propos de ce aussi. Ils pensent que c’est soit l’un ou l’autre. mais non c’est toujours aussi, peu importe la situation. Tu es laid.e., tu es beau/belle, tu es confus.e et mêlé.e., tu ne sais pas qui tu es, aussi. Parfois tu es allumé.e, et parfois c’est heavy d’être en ta compagnie, AUSSI. Parfois tu flottes et tout est formidable, et il n’y a alors rien à dire. N’exclues jamais rien, car tout est toujours AUSSI parce que si tu exclues quoi que ce soit, tu deviens un pauvre être humain, tu ne te permets pas. AUSSI AUSSI AUSSI. Nous n’avons que ce bout de temps à vivre, Alors pendant ce bout de temps, inclus tout. J’ai tout raté, AUSSI, Je me sens formidable, AUSSI J’Ai eu le plus grand orgasme, AUSSI. J’ai scrappé l’affaire, AUSSI. Quand tu (te) permets tout, tout est beau. Je suis une belle personne parce que je permets le AUSSI en moi. Je suis beau parce que j’accepte ma laideur et j’accepte de de fucker des affaires, et j’accepte de me sentir coupable parfois, et j’accepte que parfois je pourrais faire mieux.
Et si jamais tu te trouves dans une situation dans laquelle tu ne peux accepter AUSSI, ben ça aussi c’est un AUSSI.
Le système nerveux communique par des sensations, des tensions et des impulsions. Lorsque ces signaux sont reçus et interprétés avec attention, ils s’adoucissent. L’écoute restaure la confiance plus rapidement que toute explication. Asseyez-vous. Le corps connait le chemin du retour vers la maison. – J. Mike Fields
On dit que le mental est toujours à l’affût d’excitation, de stimulation, de rush. Et avec l’avènement de la vie par écran relativement récente, c’est souvent surtout de cela que l’on se nourrit. De notifications rouges, de mauvaises nouvelles, de drames humains. Comme si on était toujours en attente d’une catastrophe. Et possiblement qu’une certaine catastrophe est en train de mijoter. Qu’elle soit de nature humaine, politique ou environnementale.
Et malheureusement pour nous, nous vivons pour la plupart dans notre tête, les yeux toujours ouverts, à l’affût des nouvelles. Les espérant bonnes, mais la plupart de celles rapportées étant mauvaises, négatives.
Cette situation nous sur-stresse. Et nous use.
Ainsi, notre seul antidote consiste à descendre de la tête au coeur, du mental à notre système nerveux. À ce qui, au plus profond de soi, tend à relaxer, à ce qui a tendance à vouloir ralentir et s’apaiser.
Car si la tête recherche l’excitation et l’action, le corps recherche le calme et la paix. Ne dit-on pas d’ailleurs que la paix repose en notre coeur.
Suffit donc de re/trouver son coeur et on y re/trouvera sûrement ce que l’on nomme la paix du coeur, la sainte paix. Santa paz.
Et pour cela, il est essentiel de fermer les yeux régulièrement et de décrocher du buzz. Et de ralentir. Et rester connecté sans être impliqué. Osho disait en ce sens : être dans le monde mais non du monde. La nuance est fine. Je laisse ces mots se déposer en vous, comme je le fais en moi-même aujourd’hui.
Et laissons le corps – via nos oreilles et le coeur – écouter ce chant qui inspire le retour à la maison, la vraie, la seule qui nous accueillera toujours, celle en soi, là où la porte ouvre sur la grande maison du monde. Parait que c’est par le coeur qu’on peut tout comprendre, même l’incompréhensible. Pour revenir au système nerveux qui, toujours, ne cherche qu’à ralentir et à revenir à la maison.
Le mental ne procure aucune réponse, que des questions. Alors que la méditation n’offre que des réponses et aucune question car la méditation est un état au-delà du mental. – Osho
Seigneur, fais de moi un instrument de perturbation (la prière de St-François «activisée»)
Seigneur, fais de moi un instrument de perturbation. Ou il y a apathie, laisse-moi provoquer; Où il y a conformité, laisse apporter du questionnement; Où il y silence, puis-je être une voix. Où il y a trop de confort et pas assez d’action, laisse-moi apporter du mouvement, Où il y a des portes closes et des cœurs fermés, accorde-nous l’écoute. Lorsque les lois prédominent et que la souffrancen’est pas reconnue… Lorsque la tradition parle plus fort que les besoins réels… Fais que je puisse agir pour faire régner la justice plutôt que de simplement parler; Dérange-nous Seigneur, que l’on soit avec et pour les démunie.s; Pour aimer le détestable autant que l’aimable; Seigneur, fais de moi un instrument de perturbation. – Auteur inconnu
Hier matin, je postais des mots de Shunryu Suzuki qui disait : … Le but consiste à voir les choses pour et comme elles sont, à les observer telles qu’elles sont et à tout laisser aller comme ça va. https://atisupino.com/2026/01/08/vivre-et-se-laisser-vivre/
Mais quand les choses vont comme elles vont en ce moment, est-ce qu’on peut vraiment laisser tout aller comme cela va ?
Et en même temps, comme vous probablement, je me demande moi aussi: mais quoi faire au juste ?
Alors ce matin, quelques mots pour nous provoquer, pour nous botter les fesses et nous délier l’imagination, et les mains, et le cœur surtout. Des mots d’autrui, d’Américains surtout. Des mots qui appellent à l’action. Des mots qui veulent mettre le feu à l’apathie, à l’injustice et à la grossière indécence que l’on voit se manifester dans les rues ces jours-ci. Des mots d’action.
Car en ces temps de chaos et de trouble social, on doit apprendre à dépasser les seuls mots et les beaux discours, on doit apprendre à se tenir debout, uni.e.s, ensemble, et à agir conjointement, dans et pour la paix. On doit apprendre à connecter les mots à notre passion, à nos cœurs. Oui je sais, gros défi, mais beau grand défi existentiel.
Aho !
___ Une prière pour une paix indomptable / Dieu bon et subversif (1)
On nous a appris à prier pour la paix. Pour le calme. Pour que les choses se calment. Et honnêtement, parfois, c’est ce que nous voulons aussi. Mais l’Amour se manifeste toujours là où tout est chaotique, là où rien n’est apaisé, là où le silence serait plus facile. L’Amour nous rappelle sans cesse que la paix n’est pas synonyme de silence. Et l’harmonie n’est pas fidèle si elle ne profite qu’à ceux qui sont déjà bien installés. Alors aujourd’hui, nous prions différemment.
Là où règne la haine, ne nous permets pas de l’ignorer avec des mots doux ou des sourires forcés. Aide-nous à rester. Aide-nous à dire la vérité. Aide-nous à refuser de détourner le regard. Laisse l’Amour nous interpeller. Là où règne la souffrance, apprends-nous à soigner les blessures avec douceur, et aussi à nous interroger sur les raisons pour lesquelles ces blessures se répètent sans cesse. Laisse l’Amour nous interpeller. Là où règne le désespoir, donne-nous un espoir inébranlable. Un espoir qui ne s’évanouit pas quand les choses se compliquent ou coûtent cher. Un espoir qui demeure. Et là où les ténèbres nous assaillent, donne-nous la lumière ; non pas celle qui apaise nos souffrances, mais celle qui nous révèle ce que nous préférerions ignorer. Que l’Amour nous trouble. Là où nous sommes devenus insensibles, secoue-nous pour nous réveiller. Là où nous nous laissons aller à la facilité, interromps-nous. Là où la tradition compte plus pour nous que la vie humaine, et où nous en profitons, même en silence, ne nous laisse pas faire semblant de ne rien voir. L’Amour murmure sans cesse, et parfois crie, que la douceur n’est pas une faiblesse, que la bonté n’est pas de la passivité, et que le silence n’est pas la paix. Car la paix sans justice n’est pas la paix. C’est simplement du mal déguisé. Que l’Amour nous trouble. Perturbe notre confort. Perturbe les excuses que nous nous trouvons pour pouvoir dormir la nuit. Perturbe la façon dont nous appelons « foi » la facilité. Couverse nos agendas. Couverse nos finances. Couverse les tables où nous décidons qui a une place et qui n’en a pas. Que l’Amour nous perturbe. Aide-nous à vouloir plus que d’être compris. Aide-nous à vouloir être compris. Aide-nous à vouloir plus que d’être aimés. Aide-nous à vouloir aimer d’une manière qui nous coûte réellement quelque chose. Pas seulement parler de justice, mais la pratiquer. Avec nos corps. Avec nos choix. Avec nos vies. Rapproche-nous de ceux qui sont marginalisés. Apprends-nous à aimer sans réparer, sans sauver, sans rester à distance. Fais de nous des canaux, non seulement de paix, mais aussi de bouleversement. Que l’Amour nous perturbe. Jusqu’à ce que l’Amour refuse de se contenter du monde tel qu’il est.
Amen.
– Mark Sandlin
(1) Note de l’auteur, un pasteur activiste américain Quand je parle de « déconstruire Dieu », je ne cherche pas à être provocateur ou universitaire. Je désigne simplement la manière dont l’Amour bouleverse sans cesse nos catégories bien définies, en particulier celles qui déterminent qui a sa place et qui n’en a pas. Pour moi, c’est une façon d’affirmer que, quelle que soit sa nature, Dieu n’a jamais cherché à être poli, prévisible ou à prendre le parti des puissants.
___ Message à mes amis, aux États-Unis et partout dans le monde
Je refuse de me soumettre à aucune religion organisée, aucun gouvernement, aucun État ou aucune organisation politique. Je vis avec un pied dans ce monde matériel et l’autre dans les royaumes obscurs de l’imagination créatrice. Je ne suis ni républicain, ni démocrate. Je suis indépendant. Je suis fier d’être un citoyen des États-Unis d’Amérique. Mon désir est de toujours être ami avec chaque personne et chaque animal que je rencontre. Comment avoir des amis sans être d’abord un ami ? J’ai toujours eu la chance d’avoir des amis de tous les milieux, bons, mauvais, laids, vous l’aurez compris. J’aime les gens de toutes convictions. Je regarde toujours au-delà des apparences, vers le cœur et l’âme. Enfant, j’ai commencé à remettre en question tout, sans exception, y compris et surtout envers toutes les personnes en position d’autorité. Je savais instinctivement que certains désiraient le pouvoir plus que tout et étaient prêts à tout pour l’obtenir et le conserver. Alors j’ai commencé à les questionner et à leur tenir tête. Et je n’ai jamais cessé. Et je ne fuirai pas. Il n’y a nulle part où se cacher. Je choisis de tenir bon et d’affronter l’autorité, le pouvoir dans toutes ses terribles manifestations. Je ne m’inclinerai pas devant le pouvoir et je ne fuirai ni ne marcherai devant l’autorité. Nombreux sont ceux qui fuient les États-Unis à cause de ce que le dictateur Poutine, son pion Trump et sa secte font pour détruire notre pays et notre démocratie. Ne soyons pas naïfs. Vous n’aurez bientôt plus d’endroits où vous cacher. Poutine et Trump veulent contrôler le monde, mais la Chine surveille chacun de leurs mouvements et veut dominer le monde entier ; elle en a le pouvoir. Les puissants nous mentent, nous les travailleurs, depuis la nuit des temps. On doit faire preuve de discernement pour savoir quand quelqu’un ment ou dit la vérité. On doit porter nos propres jugements et décider ce qui est bon et mauvais, juste et injuste. Je n’ai pas besoin d’une autorité supérieure, qu’il s’agisse d’un gouvernement, d’une religion, d’une entreprise ou des médias sociaux, pour me dire ce qui est bien et ce qui est mal. Je sais que c’est mal de faire du mal aux autres ou à la Terre Mère ! Le temps est venu de trouver le courage de se dresser contre les menteurs, les voleurs, les brutes, les violeurs, les pédophiles, les pillards et les assassins. L’histoire appartient aux vainqueurs. Il faut démasquer les mensonges. Je ne maltraiterai personne simplement parce que le dictateur Trump ou qui que ce soit d’autre me le demande. Oui, je crois à la légitime défense. Je n’ai pas encore appris à tendre l’autre joue et à me laisser marcher sur les pieds. Je suis un guerrier pacifique. Je veux seulement la paix, l’amour et la compréhension, mais je refuse de me laisser faire, peu importe la position de chacun. Mes parents m’ont appris à ne mépriser personne. On est tous dans le même bateau, unis et solidaires. C’est comme ça que je choisis de traiter les gens. Et je n’ai pas peur de mourir. Je choisis d’aider les gens, sauf s’ils font du mal à autrui. Alors, je ferai tout mon possible pour les arrêter. Et même si je ne souhaite que la paix, je comprends que la guerre est parfois nécessaire. Le moins que je puisse faire, c’est d’évacuer les blessés et les morts des champs de bataille. Je vais tenir la main des blessés, leur parler et prier pour eux, qu’ils guérissent ou qu’ils meurent. Que la paix règne sur la Terre. Puissions-nous lutter pour sauver la démocratie, une démocratie où tous les êtres humains jouissent de l’égalité, de la liberté et de la justice, et où la Terre Mère est traitée avec le plus grand respect. Puissions-nous demeurer forts dans l’équilibre de l’amour, du pouvoir et de la sagesse.
– Ron Whitehead
___ Si vous priez, priez. Si vous vous organisez, organisez. Si vous méditez, méditez. S’il y a une manifestation pacifique dans votre quartier, manifestez. Si des gens se rassemblent pour partager des informations importantes, soyez présents. Si vous avez un téléphone, appelez vos représentants. Si vous lisez un journal, écrivez une lettre au rédacteur en chef. Si vous voyez quelqu’un publier un mensonge, publiez la vérité. Si vous voyez quelqu’un publier la vérité, diffusez-la. Si vous pensez devoir vous présenter à une élection, présentez-vous. Si vous écrivez un article ou un livre, écrivez. Si vous faites un balado, faites-le. Sondez votre for intérieur et demandez à Dieu, selon votre compréhension, comment vous pouvez aider. Aucun d’entre nous, ni même mille, ne fera toute la différence. Ce n’est pas le moment où le pouvoir appartient au soliste, mais au chœur. Chacun de nous peut faire entendre sa voix et, si on le fait, la musique sera celle des anges.
– Marianne Williamson
___ En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale. Mais en raison de cela même, on voit qu’à l’opposé du mal, la beauté se situe bien à l’autre bout d’une réalité à laquelle nous avons à faire face. Je suis persuadé que nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les extrémités de l’univers vivant, d’un côté le mal, de l’autre la beauté. Ce qui est en jeu n’est rien de moins que la vérité de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté. »
– François Cheng
___ Prière originale de St-Francois d’Assise
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
Chaque chose se mêle aux autres et et ne peut être saisie. Le but consiste à voir les choses pour et comme elles sont, à les observer telles qu’elles sont et à tout laisser aller comme ça va. – Shunryu Suzuki
Quel défi de regarder le monde en ce moment sans réagir. D’accepter ce qui s’y passe, de laisser aller le monde. Surtout quand on regarde vers le sud car c’est tout près, et c’est complètement fou.
Si God is an American – dixit JP – le monde est sûrement plus près de l’enfer que du paradis en ce moment, du moins pour plusieurs personnes. Plus rien ne fait sens depuis quelque temps. Je ne sais pas si cela en a déjà fait, mais on dirait que tout – disons plusieurs choses que l’on tenait pour acquises – sont virées sur le top. Sans entrer dans les détails, disons que la plus stricte et minimale humanité est grandement remise en question.
Alors ? Quoi faire ? S’offusquer ? Se fâcher ? Manifester ? Ou regarder et accepter ?
On a l’impression qu’on doit faire quelque chose devant l’injustice. Mais quand cette injustice est nettement plus grande que nous, et qu’elle se passe ailleurs où l’on ne veut aller, que faire ? Il ne nous reste qu’à observer, prendre note et accepter ce qui est.
Et au mieux, changer le monde ici, à notre toute petite et bien humble échelle.
On est en droit d’être inquiets par ce qui se passe actuellement, que ce soit sur le plan des droits humains, de l’environnement, de l’itinérance, du coût de la vie, name it. Et peut-être surtout en lien avec une certaine déshumanisation de la vie en général.
Mais va-t-on laisser la peur ou le découragement nous submerger ?
Va-t-on se boucher la vue et regarder ailleurs ?
Va-t-on privilégier son seul petit bonheur personnel ?
Les choix sont vastes, et multiples. Mais peut-être que la situation actuelle est tellement insensée et cacophonique qu’elle constitue un laboratoire idéal pour observer sans juger, pour revenir à sa respiration sans présumer de la suite car elle est totalement imprévisible et quelque peu inquiétante.
Alors, à suivre, à vivre, et à survivre.
Et en avant la musique.
___ On ne peut pas dire : « Je ne vivrai que si je suis heureux. Si je ne suis pas heureux, je ne vivrai pas. Vous pouvez adopter cette attitude, mais elle ne fera qu’accroître votre souffrance. N’oubliez pas que personne ne choisit la souffrance. Vous vous demandez pourquoi on a choisi de souffrir. Personne n’a choisi de souffrir. Vous avez choisi de ne pas souffrir, vous avez choisi d’être heureux, et vous avez fait ce choix avec force. Vous faites tout pour être heureux et c’est pourquoi vous souffrez, pourquoi vous n’êtes pas heureux. Alors, que faire ? Souvenez-vous que la vie est un tout. On ne peut pas choisir : il faut vivre sa vie pleinement. Il y aura des moments de bonheur et des moments de souffrance, et il faut vivre les deux ; on ne peut pas choisir. Car la vie est faite des deux – sinon, le rythme se perdrait, et sans rythme, il n’y aurait pas de vie. C’est comme la musique. Vous écoutez de la musique : il y a des notes, des sons, et après chaque son, il y a le silence, un intervalle. C’est grâce à cet intervalle, ce silence, et au son – grâce à ces deux contraires – que la musique est créée. Si vous dites : « Je ne retiendrai que les sons et je ne tiendrai pas compte des silences », il n’y aura pas de musique. Ce sera monotone, ce sera mort. Ces silences donnent vie au son. C’est là la beauté de la vie : elle existe par les contraires. Son et silence, son et silence – voilà ce qui crée la musique, le rythme. Il en va de même pour la vie. Souffrance et bonheur sont deux contraires. On ne peut pas choisir.
Osho : Vigian Bhairav Tantra, vol. 2
___ Maharaj : Tant que vous demeurez captivé par ce monde manifesté vous n’avez pas la possibilité d’atteindre sa racine. Sa racine est la conscience apparue lorsque vous étiez un nouveau-né. La racine de toutes vos activités actuelles est cet instant de votre petite enfance dont vous n’avez pas souvenir. Dans ce petit enfant la qualité essentielle – l’élément de base, la conscience – a pris une photographie. À partir de ce moment vous avez commencé à accumuler les informations et le savoir et c’est nourri par tout cela que vos activités ont vu le jour. Mes visiteurs sont tellement intéressés par ce qu’ils entendent ici qu’ils ne prennent pas le temps de découvrir ce qu’est cette conscience de la petite enfance. Ce n’est pourtant que lorsque vous serez stabilisé dans la conscience qu’il vous sera possible de connaître cette conscience de la petite enfance. C’est l’unique moyen.
VISITEUR : Cette conscience de l’enfance me semble impliquer une rétrogression par rapport à la conscience de l’adulte. Parce qu’enfin, cet état une fois atteint il n’y a plus que l’être… on ne peut pas aller plus loin !
M : Il n’existe aucune différence entre la conscience adulte et la conscience de la petite enfance.
V : si l’espace du petit pot est le même que l’espace du grand pot, comment reconnaître le petit pot.
M : La graine de l’univers est sans dimension. La conscience apparaît, mais en découvrant le corps elle s’identifie à lui, alors qu’en fait il n’y a que conscience manifestée animant tout de sa propre évidence.
« J’aime », voilà ce qu’est la manifestation. Au niveau de l’univers il ne peut être question de perte ou de gain, cette question n’apparaît qu’à partir de l’identification à un corps, à une personne. Quand vous absorbez de la nourriture, qui mange ? Le sentiment « Je suis ». La nourriture aussi contient « Je suis », donc en l’absorbant vous entretenez votre « Je suis ». Mais bien qu’il y ait du « Je suis » dans la nourriture absorbée, personne ne s’identifie à elle. Vous dites « je ne suis pas mon déjeuner, je mange c’est tout ! », seulement une fois absorbé et devenu un élément de votre corps vous dites « je suis ce corps ». Voilà l’erreur !
– Nisargadatta Maharaja, À la Source de la Conscience, via Jean Bouchart D’Orval
Dès que vous réalisez que tout émerge de l’intérieur, que le monde dans lequel vous vivez n’est pas projeté sur vous mais par vous, vos peurs cessent. – Nisargadatta Maharaj
Ces temps-ci, de gros mouvements prennent place dans le monde extérieur.
Mais est-ce vraiment à l’extérieur ? Ne serait-ce pas plutôt en nous que tout ce mouvement a lieu ? En nous et par nous ? Notamment par l’intermédiaire des médias spécifiques que l’on choisit de regarder, à partir des médias desquels nous choisissons de nous abreuver. Nos mères nous le disaient, on doit faire attention à ce que l’on ingère. Et ce que l’on fait avec la matière première ingérée.
Bien sûr, Empty Trumpy et ses sbires existent out there, mais quelle place choisit-on de leur accorder dans notre monde ? Veut-on vraiment laisser ces énergumènes occuper autant notre espace intérieur ? Veut-on les laisser décider de ce que l’on vit ? Veut-on vraiment vivre dans la peur en fonction de ce qui pourrait éventuellement se passer par ici ?
Non.
Et autant les paroles de Nisargadatta ci-haut, que celles de Shunryu Suzuki ci-bas peuvent nous éclairer sur le rôle que l’on peut jouer dans le grand psychodrame actuel.
Bien sûr quelque chose se passe dans le monde en ce moment, mais à nous de décider la place qu’on veut laisser aux événements en soi.
De mon côté, je vais aller shaker tout ça un peu.
___ Rien ne vient de l’extérieur de votre esprit. On a souvent tendance à penser que notre esprit reçoit des impressions et des expériences de l’extérieur, mais ce n’est pas une véritable compréhension de son fonctionnement. La véritable compréhension est que l’esprit englobe tout ; penser que quelque chose vient de l’extérieur signifie simplement que quelque chose apparaît dans votre esprit. Rien d’extérieur à vous-même ne peut causer de trouble. Vous êtes vous-même à l’origine des ondes qui se produisent dans votre esprit. Si vous laissez votre esprit tel qu’il est, il s’apaisera. Cet esprit est appelé le grand esprit. ~Shunryu Suzuki Roshi
Et si on ne peut empêcher les événements de prendre place tels qu’ils le font, on peut tout ramener à notre niveau, là où on peut manifester les fréquences que l’on décide de manifester. En étant un aigle plutôt que des langues de vipères. Car de toute façon, ils en feront toujours à leur tête, selon leurs propres intérêts, alors que nous, dans notre quotidien, restons en contact avec les hautes sphères.
___ L’aigle ne combat pas le serpent au sol. Il l’emporte dans les airs, changeant ainsi le champ de bataille, puis le relâche. Dans les airs, le serpent est sans endurance, sans force et sans équilibre. Il est inutile, faible et vulnérable, contrairement à ce qui se passe au sol où il est puissant, sage et mortel. Portez votre combat dans le domaine spirituel par la prière, et lorsque vous serez dans le domaine spirituel, Dieu prendra le contrôle de vos batailles. Ne combattez pas l’ennemi sur son terrain de prédilection, changez le champ de bataille comme l’aigle et laissez Dieu agir par votre prière fervente. La victoire sera assurée. Priez sans cesse. – source inconnue