En réalité, mon âme et la tienne ne font qu’une, tu es présent.e en moi, et moi en toi. Nous nous cachons les un.e.s dans les autres. – Rumi
Depuis que je suis tout petit, il me semble que tous les humain.e.s. ne peuvent qu’être une seule et même âme, comme nous ne sommes qu’un seul et même coeur qui bat au même rythme. Poupoum Poupoum.
Tous les êtres humains ont les même besoins fondamentaux, les mêmes aspirations de base, comme les animaux d’ailleurs qui eux, sont beaucoup moins inhumain.e.s entre eux que les prétendu.e.s humain.e.s.
Un.e pour tous, tous.tes pour un.e.
En se considérant ainsi soi-même identiques et semblables à tous les autres humain.e.s, on ne peut que vouloir le bien du plus grand nombre. Car moi c’est toi et toi c’est moi, nous c’est vous et vous c’est nous. Il n’y a ainsi pas pas d’eux ni d’elles. Qu’un grand Nous, qu’un grand Tout. Tout partout.
Comme le dit Dôgen Zenji, un.e idiot.e se voit lui-même comme un.e autre mais un.e sage voit les autres comme soi-même.
Je ne commenterai pas ces paroles car elles méritent plus longue réflexion, et vous les laisserai les interpréter par et pour vous-même mais si on s’y attarde un peu, elle constituent une sorte de koan qui déjoue le mental car pourquoi serait-il idiot de se considérer comme un.e autre ? Moi je suis moi et toi tais toi disait le fool du roi.
On va méditer là-dessus.
Car on peut avoir diverses conceptions de l’empathie.
En voici deux très différentes, extrêmes même:
La Muskienne (si elle vraiment de lui car on doit se garder une ptite gêne face à tous les mots dits désormais):
La principale faiblesse de la civilisation occidentale réside dans l’empathie.
Ou la Arendtienne:
La mort de l’empathie humaine constitue l’un des premiers signes qu’une société est sur le point de tomber dans le barbarisme.
On comprend mieux certaines choses par ces visions et conceptions différentes de l’empathie.
Si on ne peut rien faire pour contrer directement la vision Muskienne qui heurte la vie concrète de tant d’êtres humains en ce moment aux USA, on ne peut que tenter de faire du mieux que l’on peut à notre humble mesure, ici, autour de soi. Et participer au bien du plus grand nombre, en aidant son/sa prochain.e, en soutenant sa communauté immédiate, en créant de la beauté et de la bonté autour de soi. C’est peut-être que la principale leçon que l’on doive tirer de ces temps actuels qui nous bouleversent tant.
Et contrer le mal par le bien, le laid par le beau. Mettre du soi dans le monde.
___ D’après mon expérience, vous ne servirez vraiment que ce que vous aimez, car le service est l’amour rendu visible. Si vous aimez vos ami.es, vous servirez vos amis.e. Si vous aimez la communauté, vous servirez votre communauté. Si vous aimez l’argent, vous servirez votre argent. Et si vous n’aimez que vous-même, vous ne servirez que vous-même et vous n’aurez que vous-même. Ainsi, il n’y a rien à perdre, essayez plutôt d’aimer les autres et de les servir, et, espérons-le, de trouver ceux et celles qui vous aimeront et vous serviront en retour. – Stephen Colbert
Le chemin spirituel ne constitue pas une carrière ni une histoire à succès. Au contraire, c’est davantage une série de petites humiliations du votre faux moi qui s’approfondissent de plus en plus. – Carl Jung
On revient du Brésil. Encore une fois. On y vécu quelque chose de fort, de puissant, d’aimant.
Je dis quelque chose car bien difficile de définir toute expérience semblable, et encore plus, de la mettre en mots. En fait, souvent je me demande s’il faut vraiment la mettre en mots. Mais on dirait que oui encore pour le moment.
Ça fait des années que je fais ce genre de choses, des expériences que l’on qualifie parfois de spirituelles ou de religieuses (dans le sens latin du terme, soit celui de se relier avec le divin, avec plus grand que soi).
Et de plus en plus, je semble savoir de moins en moins. Genre
Je pense sincèrement que le but de la chose en question – quelle que soit la chose – consiste tout simplement à se dénuder, à se stripper graduellement de petits pans de notre personnalité, et de retirer les couches de prétendus savoirs, de croyances et de connaissances qui nous constituent, qui nous font. Du moins qu’on pense qui nous constituent et nous font. Ron Ron Ron petits pataplon.
Parfois, nous sommes persuadée.s. qu’on doive accumuler les connaissances et les expériences pour atteindre quelque chose, un état quelconque, ailleurs, là-bas, plus haut, plus loin. Qu’on doive comprendre les théories et découvrir les grands mystères de la vie. Mais tant de choses à découvrir out there. Trop. Et on fait souvent le tour du monde pour revenir tout simplement ici, à soi.
Au fond, de plus en plus, je pense que tout est pas mal plus simple que ça. En fait, tout devient de plus en plus simple avec le temps quand on laisse aller, quand on accepte qu’on ne sait pas, ce qui est, même accepter que parfois on n’accepte pas. Pas tout de suite du moins.
On vient de rencontrer certaines des personnes les plus simples que j’ai rencontrées dans ma vie. Les ami.e.s. de Céu Sagrado, comme ceux et celles de plusieurs autres églises satellites qui y passent lors de ce rituel du feitio. Pas des grand.e.s savant.e.s, ni intellos, ni académicien.ne.s. Quoi qu’il y en ait aussi. Mais la simplicité nous rassemble par-dessus tout.
Des gens de coeur, d’une grande simplicité, d’une toute simple et ordinaire humilité, pas celle qui se veut la plus humble au monde. Des gens empreints d’une sincère joie de vivre, d’une joie qui constitue la réelle fleur de tout travail spirituel. Car on a beau dire, c’est au quotidien que se reflète le vrai travail.
Des gens qui travaillent dans un but commun, que ce soit jouer de la musique, battre des vignes, laver des feuilles, diriger une église, préparer les repas pour ceux et celles qui travaillent à brasser le thé Daime, comme nettoyer les toilettes. Tout travail est de la même nature. Extra ordinaire. Divinement ordinaire.
Le travail spirituel n’implique pas l’acquisition de quoi que ce soit, ni l’atteinte d’un ailleurs meilleur où aller. Au contraire. On doit perdre toute certitude pour retrouver cette innocence d’enfant qui était en nous avant qu’on ne fasse quoi que ce soit, se délester de nos connaissances. Cette simplicité d’être qui était en nous avant que l’on pense savoir quoi que ce soit, avant que l’on ne devienne quelqu’un.
Dans le Santo Daime, on appelle travaux les cérémonies auxquelles on prend part. Mais au fond, tout dans la vie est travail. Job de bras et surtout job de coeur. Les compréhensions induites par le sacrement au cours des rituels, comme les réflexions de soi, à-propos de soi, mais, surtout, peut-être encore plus, toutes les actions du quotidien, les simples tâches courantes de la vie de tous les jours au retour.
Car là que se situe le vrai terrain de pratique. Tout travail spirituel est une pratique continue, en corps, encore et encore, un but sans fin. Le chemin est le but.
Rappelle-toi, la vie est un miroir à deux faces. Comment quelqu’un agit envers toi constitue une réflection de lui/elle-même et la façon dont tu réagis une réflexion de toi-même. Regarde de près.
Répondre peut-être plutôt que réagir.
Au retour des mes premiers voyages, de mes premiers trips, je vivais souvent une descente relativement difficile à vivre, à accepter, une sorte de down. Car comme on dit, tout ce qui monte redescend.
Au fil des ans, je peux apprivoiser avec plus d’aisance et d’acceptation cette inévitable descente dans l’ordinarité du quotidien car je la sais inévitable et, surtout, incontournable. Elle doit se vivre. Comme l’est toute expérience d’élévation et de légèreté car l’un de va pas sans l’autre, aucune lumière ne vient pas sa part d’ombre. Et
Être fort.e, mais aussi sincère, réaliste et vouloir se voir, lumière comme ombre.
Dans le blanc des cieux.
___ L’humilité est le symbole de la noblesse. – Maître-Conseiller Luiz Mendes, fondateur de la lignée CEFLI du Santo Daime
___ Ne cherchez pas la paix. Ne cherchez pas un état autre que celui dans lequel vous êtes maintenant, sinon vous instaurez un conflit interne et une résistance inconsciente. Pardonnez-vous de ne pas être en paix. Dès que vous acceptez pleinement votre non-paix, votre non-paix se transforme en paix. Tout ce que vous acceptez pleinement vous y emmènera, vous emmènera en paix. C’est le miracle de la capitulation.
On revient dans le now aujourd’hui. Encore les traditionnels flocons de mars et ensuite le twilight zone printanier d’ici le vert de mai. On vit et revit d’espoir à chaque saison.
Ce matin, jour du retour, petit recap pour présenter un peu ce que l’on vient faire ici en quelques mots, et quelques photos. Car vous êtes quelques-un.e.s. à nous demander ce qu’on vient faire ici. Nous aussi parfois 😉 Mais on revient toujours car cet amor amor amor est plus fort que nous, et plus amor que mort.
À chaque fois qu’on revient d’ici vers le now, on entame une autre année de cérémonies, de travaux comme on dit dans le Santo Daime. Car on travaille en masse en mars, comme durant tous les autres mois. On aime travailler, ce n’est pas trop dur. De nouveaux hymnes à apprendre et/ou découvrir, et de nouveau, les hymnes qu’on connait déjà un peu mais qu’on découvre toujours un peu plus, qu’on raffine eux comme nous.
Dans cette lignée du Santo Daime, il est fondamental de conserver une âme humble, un coeur d’étudiant.e., tout comme un esprit ouvert, aussi grand qu’un parachute pour parer les chutes.
C’est en quelque sorte la base de la doctrine du Santo Daime : Harmonie, Amour, Vérité, et Justice qui sont en effet les 4 points cardinaux de cette doctrine chantée, nos 4 directions. Aho au ciel, comme au coeur, ici bas, sur terre. Ce qui guide notre chemin. Simple à chanter et grand défi à incarner au quotidien. Un jour à la fois, chaque jour dans la foi. Beau contrepoids à la folie actuelle du monde, l’apparent du moins. Autre dimension, virtuelle réalité très concrète.
On vient ici au Brésil depuis 20 ans, et plus précisément ici à Céu Sagrado depuis 8 ans. Céu Sagrado est notre famille, notre navire amiral. Ce sont nos ami.e.s. du coeur et nous formons un choeur.
À chaque hiver, on vient chanter, brasser le thé, battre les vignes, laver les feuilles et apprendre toujours un peu plus à baragouiner le portugais. Ça rentre, et ça sort, petit à petit, de plus en plus. Mais e mais. À chaque année, on se fait brasser, comme le thé, avec le thé, par le Daime. On devient de plus en plus humbles, de moins en moins connaissant.e.s, et de plus en plus aimant.e.s, plus simples de coeur et légers d’esprit.
Cette année, en plus de nos multiples travaux, on a invité au Canada un Padrinho du Brésil, notre ami Ze Ricardo, un ami sage du Daime qui a pondu plus d’une centaine d’hymnes formidables. Il viendra nous voir au mois de septembre. Grosse année en vue. C’est lui qui guide les 3 principales cérémonies ici durant le festival du Carnaval, le CarnaCura ou jusqu’à 560 personnes se rassemblent pendant 3 soirs pour prier, chanter et faire silence. Il tient église à Teresopolis où nous sommes allés à quelques reprises. https://site.ceudodedodedeus.org.br/
Le gros du travail du feitio à Céu Sagrado prend place à la Casa do feitio, durant les bateçaos, les séances de battage de vignes Jagube, habituellement avec musique live, pendant que les feuilles se font laver une à une à la main. Méditation marine faite à la main.
Il y a beaucoup de musique, de rires et d’échanges chaleureux tout au long de notre passage. Aussi ça le coeur du Daime, une spiritualité vivante et bien incarnée dans l’amour, plus qu’une religion dogmatique. Un monde de gens. Et le feitio (processus de fabrication du thé) est la base de tout: sans feitio, pas de Daime.
Comme j’avais promis à certain.e.s que je prendrais des photos, en voici quelques-unes parmi les milliers qui sont prises ici. Souvent elles perlent mieux que les mots pour convier l’essence, le sens.
Car pour moi, le Santo Daime, c’est beaucoup et surtout le monde, les gens, les immenses coeurs et gorges déployées, qui rient et qui chantent. Et du soin en masse, du soin qui se donne et s’échange sans compter.
Notre ptite gang cette année: Louis, Elsa, Ati, Suketa, Ravi, Raymond, Tamara et Éloi.
La noire soeur a besoin de son frère, ombréelumière.
Tout ce qui ne veut, ou, surtout, ne peut être vu, mérite d’autant plus toute notre attention, comme notre plus fine observation. Avec précision, une ferme intention de tout mettre en lumière. Ce qui requiert courage, père sévérance et mère veille.
Nécessaire de cultiver son âme et de pointer le laser du coeur en sa direction pour voir clair. L’âme se cache au coeur de soie.
Au coeur de la personne qui regarde
Ainsi, on doit fermer les yeux pour voir. Et écouter pour entendre. Et attendre. Accueillir, et cueillir. Après l’hiver, le printemps toujours vient, jamais en vain.
Comme l’amant.e, comme l’aimant, le coeur attend. Lentement. Patiemment, Langoureusement. Ardemment. Sans temps s’entend. Et jamais ne ment. Eternamente.
Sitting silently, doing nothing, the spring comes, and the grass grows by itself. – Osho
Et ainsi, inévitablement, toujours le printemps. Primavera. Voir pour la première fois. Second regard.
Si les yeux sont le miroir de l’âme, alors les cieux sont le tiroir des larmes. Larmes de purification massive, l’arme ultime. Gouttes de coeur.
Et au coeur de l’ombre se tapit la lumière, comme au plus profond de l’âme se tarit la misère. L’une n’existe pas sans l’autre. Et ni l’un, ni l’autre n’insiste. Nenni netti.
Processus de dévoilement profond que la vie, élevant, décapant, renversant. Pourtant.
Pour courageux du coeur seulement, uniquement. Âprement.
Courage, coeur, âge. Et temps qui passe.
L’ombre est une illusion que la lumière révèle, que la lumière réveille, et illumine.
Nous sommes au Brésil depuis quelques jours seulement. Un moment à la fois, et une suite de petites éternités furtives qui s’enfilent. Flot de vie, flowent nos vies.
Un groupe d’ami.e.s qui vient ici depuis quelques décennies, pour brûler les ponts avec notre passé, pour rallumer la flamme du coeur. Chacun.e pour soi, ensemble.
Rien à faire d’autre que de laisser passer la vie, la laisser nous animer, et nous, aimer, s’aimer. Semer le feu et récolter la tempête, de l’amour, de l’amour.
Apprendre avec humilité, simplicité et honnêteté. La plus grande des leçons. Estudo fino.
Apprendre la profondeur, avec légèreté.
Toucher le ciel, les deux pieds plantés au sol. La tête légère, le coeur solide, ouvert. Ne rien exclure, tout accepter, pour transformer.
___ C’est sombre parce que tu essais trop fort. Légèrement, mon enfant, légèrement. Apprends à tout faire avec légèreté. Oui, ressens légèrement même si tu ressens profondément. Laisse simplement les choses arriver avec légèreté et fais-y face avec légèreté. J’étais si ridiculement sérieuse à cette époque, une petite prétentieuse sans humour. Légèrement, légèrement – c’est le meilleur conseil qu’on m’ait jamais donné. Même quand il s’agit de mourir. Rien de lourd, de prémonitoire ou d’emphase. Pas de rhétorique, pas de trémolos, pas de personnage conscient de lui-même qui se donne pour imiter le Christ ou la petite Nell. Et bien sûr, pas de théologie, pas de métaphysique. Juste le fait de mourir et le fait de la claire lumière. Alors jette tes bagages et avance. Il y a des sables mouvants tout autour de toi, qui aspirent tes pieds, essayant de t’aspirer dans la peur, l’apitoiement sur toi-même et le désespoir. C’est pourquoi tu dois marcher si légèrement. Légèrement ma chérie, sur la pointe des pieds et sans bagage, pas même un sac à éponge, complètement déchargé. – Aldous Huxley
Je ne suis qu’un être humain essayant de (sur)vivre dans un monde qui est en train de perdre rapidement sa compréhension de ce qu’est être humain.e. – John Trudell
Nous ne sommes tous et toutes que des êtres humains essayant de (sur)vivre dans un monde qui est en train de perdre rapidement sa compréhension de ce qu’est d’être humain.e. Merci John.
Le monde peut sembler fou, comme le chantait jadis Beau Dommage, et son chum.
Mais l’amour tient encore le monde debout, l’amour tient encore le monde ensemble. Car l’amour fait encore tourner le monde. Une chance qu’on a l’amour. Une chance qu’on est l’amour. Un privilège.
Si on décroche le moindrement de ces fichus écrans du malheur, comme des réseaux asociaux qui excitent et divisent tant le peuple, on se rend compte que l’humanité est encore tout à fait humaine, malgré certaines apparences incertaines.
Nous avons toujours les mêmes rêves et idéaux de paix, de bonheur, de sécurité, d’entraide.
Oh bien sûr que certains petits hommes blancs sont partis en peur aux States et ailleurs en ce moment. Mais que peut-on faire d’autre que de les laisser s’énerver ? Et montrer leurs vraies couleurs ? Oui, un peu sombres en effet. Mais ils finiront bien par s’épuiser éventuellement. Bien sûr, en faisant malheureusement quelques dommages bien réels à d’autres humain.e.s., frères et soeurs. Et enfants et elders aussi. Amour amour.
Mais nous, nous nous concentrerons sur l’amour, la fraternité, la sororité, sur notre humanité commune.
Quittant ce soir pour quelques semaines vers le Brésil, là où notre famille brésilienne va nous accueillir, nous allons rallumer nos flammes, revigorer nos coeurs, élever nos âmes, fleurir nos yeux et nos oreilles, et simplement redevenir encore plus humains et humaines que jamais, pour toujours. À battre la chamade, à chanter la vie, à aimer l’amour, aimer d’amour.
Je vous en reparle bientôt. Par écrit. Par ici.
___ Le monde ne tient debout que par la respiration de l’amour. Tout ce qui fait du bruit autour de nous dans le vrombissement des actualités, délimite l’exact périmètre de ce qui n’est pas important. Si la terre tourne c’est grâce à des milliers d’actes d’amour que font des milliers d’hommes et de femmes qui renouvellent le matin le pacte entre la terre et le ciel – malgré tout ! Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle de réel qui leur est confiée – leurs enfants, leurs jardins, leurs maisons, leurs enclaves, leurs lieux de travail – sont en train de sauver le monde malgré tout. – Christiane Singer
Amour amour amour tout le tour de nous, tout le tour du monde. Dans toutes les langues, dans toutes les bouches, entre toutes les mains, dans tous les coeurs.
Pourquoi êtes-vous si obnubilé.e par ce monde alors qu’une mine d’or dort en vous ? Ouvrez vos yeux et venez. Revenez à la racine de la racine de votre âme. – Rumi
Si on veut trouver une chose positive de la rock n rollitude du monde actuel, c’est que ça nous ramène à l’essentiel en soi. Nous sommes forcé.e.s d’instaurer la paix du corps et de l’esprit, et d’insuffler le calme dans notre coeur. Et prendre une distance des nouvelles, sinon on va virer fous, pis folles. On va se faire empoisonné.e.s.
Donc revenir à soi, et voir quelles actions on peut mettre en pratique au quotidien pour rendre le monde un tout ptit peu meilleur autour de soi. Humblement, simplement mais concrètement.
Notre bien-être – être bien – passe inévitablement par notre façon de voir et de percevoir le monde extérieur. On dit que les plus grandes tempêtes ne peuvent venir à bout des embarcations tant que l’eau ne s’y infiltre pas.
Notre perception et compréhension du monde traduit souvent notre propre relation avec soi-même. Cibler le positif, sans nier le négatif, mais transformer, transmuter, améliorer. Continuer d’avancer, en étant présent dans le moment qui passe sans cesse. Rendre le monde un peu plus beau quand on quitte que lorsqu’on est arrivé.e.
Pour le reste, pas grand chose qu’on puisse faire. À part garder notre petite flamme au coeur vivante.
Car si nous ne prenons pas garde, le monde extérieur, celui du divertissement politique américain et mondial dans le cas présent, va nous subjuguer, nous ensevelir sous le poids de la crainte ambiante.
Un peu leur intention probablement eux qui nous inondent de mauvaises nouvelles.
Rester centré.e. sur soi, sans oublier toutefois le sort des moins nanti.e.s.
Face à ce qui est maintenant, on peut et doit répondre en s’unissant, en s’organisant, et en faisant confiance que lorsque placée devant l’horreur et la peur, l’humanité peut et doit se lever. L’urgence de la situation nous réveille et nous force à agir, sinon réagir.
Et à faire confiance qu’une âme pure gagne toujours éventuellement.
J’aime aussi croire que le karma est instantané, que les fruits de nos pensées et de nos actions se manifestent toujours dans l’immédiat. On ne peut faire seulement ce que nous considérons comme le bien, agir pour le bien du plus grand nombre, sans négliger son propre bien-être non plus car ça part de là.
En ce moment, le monde extérieur peut soit nous faire crouler sous les mauvaises nouvelles, soit nous stimuler à améliorer les choses un ptit peu, un pas à la fois, chaque pas dans la foi.
Un peu simple et simplet je le reconnais. Mais quoi d’autre à faire ? Que de garder la foi dans notre coeur, marcher notre vérité et se tenir debout pour ce que l’on considère juste.
En route vers la maison. Là où réside la mine d’or.
___ Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.
Les puissants de ce monde en veulent toujours plus, ils sont insatiables. Il y a un trou dans leur besace. Et ce sont surtout des hommes on dirait. On dirait que leur règne tire à sa fin et ils investissent toutes les énergies du désespoir qu’il leur reste dans une ultime tentative pour mettre la main et leurs sales pattes sur les dernières richesses matérielles du monde. Ils veulent le bien de tous.tes et ils vont l’avoir. Matière à possession.
Mais une fois acquis, ce qui n’est jamais le cas de toute façon mais on ne s’en rend compte qu’à la fin, ils ont peur de perdre ce qu’ils pensent posséder et déploient alors toutes leurs énergies à tenter de le conserver. Or, comme l’argent, c’est peine perdue, un combat perdu d’avance. Car au bout de la route, la mort nous prendra tout de toute façon. Même notre corps. Et peut-être même notre âme. Eux semblent l’avoir déjà perdu.
On pourrait penser que ces hommes forts contrôlent le monde, ou, du moins que c’est ce qu’ils veulent. Sauf qu’ils sont tout sauf forts, et ils ne contrôlent rien, même pas leurs désirs inassouvissables. Dommage qu’ils ne s’en rendront compte qu’à la fin de leur vie. Ça nous aurait éviter de nombreuses tragédies pour les autres.
Selon Fromm, leur soif de pouvoir n’est pas ancrée dans la force, mais dans la faiblesse.
Les mères qui protègent leurs enfants sont fortes. Les gens qui travaillent pour le bien collectif sont forts. Les gens sans domicile fixe sont forts. Les personnes avec des handicaps physiques sont fortes. Les gens ordinaires sont forts. Et dignes.
Jésus, dans l’évangile selon Mathieu ne disait-il pas : heureux les simples d’esprit car le Royaume des Cieux est à eux. On pourrait ajouter heureux sont ceux et celles qui n’ont rien à perdre car ils ont déjà tout. Tandis que pour les avides, ils roulent à vide.
On le constate, les toujours plus riches ne sont jamais satisfaits. They never have enough. Millions, milliards, trillions, trilliards, il n’y a pas de fin à la queue de leurs zéros. Car ce qu’ils tentent de remplir et de combler avec des illusions de sécurité n’a pas de fond, pas de fin. Ils courent après leur queue. Une queue qui semble avancer toujours un peu plus vite qu’eux.
Nous vivons une époque trouble.
Une administration de milliardaires au sud d’ici qui a complètement perdu le contact avec la réalité des besoins du peuple, des plus démuni.e.s, de nos enfants, du monde ordinaire.
Dans un monde qui semble sur le point de basculer dans un chaos encore plus grand, où l’équilibre est fragile, les golden boys ont un dernier regain de vie. Ils poussent leur luck, comme ils poussent la luck de tout le monde, du monde entier. En se disant chrétiens. Jisuss Christ !
Pour le moment, bien peu qu’on puisse faire vous et moi.
Sinon tenter de garder le moral, s’entraider, faire le bien autour de soi.
Et méditer un peu car si on fouille en soi, peut-être (re)trouvera-t-on le Royaume des Cieux, celui simples d’esprit, le royaume des coeurs purs et des esprits sains.
Amen !
St-François d’Assise est de mise ces jours-ci plus que jamais.
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
Dans n’importe quelle situation, si vous cherchez une réponse, vous devez toujours vous élever en terme de fréquences parce que c’est le seul endroit à partir duquel vous pourrez comprendre et percevoir l’information qui éclairera les questions qui ont émergé en ayant perdu ce contact. Cherchez vers le haut, regardez toujours vers le haut. Regardez vers la lumière. C’est pour cela que le soleil est au-dessus de notre monde et pas au-dessous. Regardez vers le haut, vers la lumière. Toutes les réponses se trouvent dans la lumière de l’entièreté de votre être. – Bashar
Ça tire vers le bas dans le monde ces jours-ci.
Petitesse, revanche, peur, contraintes, mensonges, menaces. On ne pourra pas se battre contre ça en restant au même niveau. Va falloir s’élever un peu.
Soit en cherchant ce qu’il y a de plus sage en soi, ce qui s’élève au-dessus de la mêlée. Soit en invoquant une sagesse supérieure, ce qui tient tout ça ensemble. On doit trouver ce petit bout d’univers qui réside en chacun.e de nous.
Ne pas réagir, ni trop se nourrir de ces junk news. Car on finit par devenir ce que l’on ingurgite. Et c’est exactement leur jeu.
On doit faire silence, reconnaître que notre vision n’est que très partielle, s’ouvrir à des réponses qui profiteront au bien du plus grand nombre.
Comme dirait notre coach: amener notre game dans leur game. Mais pas jouer la leur.
Et faire confiance que la vie prendra soin, peu importe nos peurs et nos préoccupations, peu importe nos craintes actuelles.
Savoir qu’on a la force de faire avec ce qui est, avec ce qui sera. Et continuer à shiner notre petite lumière. These little lights of ours, we gonna let them shine. Quoi d’autre peut-on faire ?
On peut demander conseil aux astres, Soleil, Lune, Étoiles entre autres.
Et ne pas perdre notre sens de l’humour, car parait que c’est presque la même chose que le sens de l’amour.
___ Active la puissance de ton soleil intérieur ! L’amour véritable ne se limite pas à une seule personne, il est une source infinie qui nourrit tout ce qu’il touche. Plus ton amour est abondant, plus il illumine ta vie et celle des autres. Le secret ? Changer ton point de vue. Regarde le monde avec les yeux du soleil, pas avec ceux de l’ombre. Ceux qui restent sous les nuages voient des limites, ceux qui s’élèvent vers la lumière voient des opportunités. Imagine : tu veux réussir, attirer l’amour, surmonter un défi ? Ne reste pas dans l’obscurité, appelle ton soleil intérieur. Il te donnera clarté, force et attraction. Quand tu rayonnes, tout s’aligne autour de toi. Alors, allume ton feu intérieur et deviens l’étoile de ta propre vie ! – Omraam Mikhaël Aïvanhov
___ Ci-bas, un texte que mon ami Ravi a traduit du portugais sur l’importance de se brancher sur le soleil, et tout au bas, une vidéo (avec traduction anglaise) en lien avec cet astre source de toute vie tel que perçu par Mestre Irineu
___ Avez-vous déjà eu l’impression que le monde était en mode mise à jour ?
Comme si la planète faisait simplement une mise à jour de son logiciel cosmique, 2025 n’est pas simplement une autre année sur le calendrier, c’est un portail et le Soleil pourrait être la clé pour déchiffrer ce qui se passe.
Les civilisations anciennes ont toujours su que le Soleil ne serait pas seulement une étoile dans le ciel, mais une archive palpitante de messagers codés.
Les Égyptiens considéraient Râ comme la source de la vie ; les Mayas ont créé des calendriers précis pour suivre leurs cycles.
Les Incas vénéraient Inti, considéré comme le dieu principal du panthéon.
Pour les Incas, le Soleil était toujours plus qu’une source de chaleur, c’était un messager.
Peut-être n’a-t-il jamais été aussi nécessaire d’apprendre sa langue.
Comme maintenant, la Terre est en transition vers une nouvelle fréquence et 2025 est comme une phase d’installation du nouveau système.
Le problème est que beaucoup de gens persistent à utiliser Windows 2000, coincés dans un monde de déconnexion.
Pendant ce temps, ceux qui sont connectés au Soleil rapportent une clarté mentale parce que leur glande pinéale est activée par la lumière et ils se sentent de plus en plus connectés à un réseau plus vaste depuis le début des temps.
Notre corps évolue en dialogue constant avec le Soleil. les rayons qui nous éclairent sont plus que de la lumière visible.
Ce sont des réseaux d’information qui soutiennent la vie sur Terre Les plantes, par exemple, sont des maîtres dans l’art du décodage solaire. ils utilisent la photosynthèse pour transformer cette lumière en énergie qui soutient toute la chaîne alimentaire.
Nous autres, les humains, n’entendons pas toujours cette communication, nous passons des heures sous la lumière artificielle, ignorant le cycle solaire qui régule notre sommeil, notre humeur et notre santé.
La lumière bleue de l’aube par exemple La lumière bleu de l’eau par exemple régule le cortisol tandis que le coucher de soleil doré stimule la production de mélatonine, aidant à préparer le corps au repos.
Nous sommes programmés pour fonctionner selon ces rythmes naturels, mais nous nous voyons nous éloigner d’eux. Les généticiens considèrent qu’une partie de notre code génétique est constituée d’« ADN poubelle », mais qu’en est-il s’il s’agit d’antennes désactivées ?
En attendant le bon stimulus pour être réactivé, le Soleil pourrait être précisément ce déclencheur, envoyant des paquets de lumière qui, à une fréquence spécifique, seraient capables d’influencer notre organisme à un niveau profond qui, s’il est invisible, notre corps répond à cette conversation cosmique Les prêtres égyptiens préparaient « l’eau de Râ » dans les temples alignés avec le soleil levant et l’exposaient aux premiers rayons de l’aube.
Et le rituel a généré un élixir de purification et de connexion spirituelle.
Les Égyptiens voyaient la lumière du soleil comme « Ka », une force vitale et lorsqu’elle était stockée dans l’eau, un élément qu’ils associaient au chaos primordial, une fusion de l’ordre et du chaos était créée et la lumière « solidifiait » les intentions magiques.
Mais d’une certaine manière, on s’éloigne de cette connaissance et on change les cycles naturels par des horaires rigides, les usines sans fenêtres nous ont coupés de la lumière, les lumières artificielles ont trompé nos cerveaux en leur faisant croire ce qui était jour et nuit.
Alors que nos ancêtres considéraient le Soleil comme un enseignant, nous le traitons souvent comme un inconvénient. Nous créons des lunettes de soleil qui filtrent non seulement les rayons UV, mais aussi les fréquences qui activent la glande pinéale associée à l’état de perception accrue dans de nombreuses traditions spirituelles. on pourrait avancer de quelques heures pour éviter la lumière bleue et perturber notre rythme circadien.
Les pilules de mélatonine remplacent maintenant le simple fait de regarder le coucher du soleil.
Quel est le résultat ?
Une augmentation massive des troubles du sommeil, de la dépression, une fatigue que plusieurs ne peuvent expliquer.
Il semble qu’il manque toujours quelque chose et qu’en évitant le Soleil, on efface des messages codés pour notre évolution ?
Vous n’avez pas besoin de croire aux prophéties, à l’astrologie ou à la physique quantique.
Essayez simplement de vous entraîner à vous aligner avec le Soleil et voyez si quelque chose en vous, une voix presque oubliée, ne commencera pas à vous murmurer que le temps de briller ensemble est plus qu’une question.
C’est un récepteur d’énergie lumineuse lorsque la lumière touche votre peau, une alchimie cellulaire se produit, vos yeux sont plus que de simples organes, ils sont comme des décodeurs quantiques, la rétine contient de la mélanosine, une protéine qui traduit la lumière bleue en signaux pour le cerveau régulant non seulement le sommeil mais aussi la perception.
Ces signes aident même à développer votre intuition dans les cultures anciennes. Ils pratiquaient la « contemplation du soleil », une observation directe du soleil levant, croyant que les premiers rayons transportent des informations subtiles de clarté mentale et de croissance spirituelle.
Lorsque vous ressentez un frisson en regardant le coucher du soleil, vous assistez peut-être à une sorte de mise à jour naturelle de votre ADN, comme une mise à jour d’un logiciel cosmique.
Il a déjà été détecté que le Soleil entre dans un cycle d’activité maximale avec des tempêtes solaires qui libèrent de grandes quantités d’énergie appelées éjections de masse coronale.
Pour la science, ce ne sont que des particules et des radiations. Pour les chamans modernes, ce sont des paquets de données pour accélérer notre évolution, notre ADN, comme le Wi-Fi, répond à des signaux subtils. Des études montrent que nos téléphones cellulaires émettent des biphotons, des particules de lumière, formant un champ énergétique que nous appelons aussi aura.
En regardant les mots, il y a une science derrière cela que les anciens connaissaient déjà intuitivement : la lumière affecte la conscience ; celui qui contrôle sa relation avec la lumière contrôle sa perception.
Vous n’avez pas besoin de devenir un moine tibétain pour retrouver cette connexion.
Il n’est pas nécessaire d’abandonner la technologie ou la vie moderne, restez simplement conscient. Vous pouvez essayer de prendre 15 minutes de votre journée pour vous connecter au Soleil, en pensant que vous observez ses codes de guérison et d’expansion.
Et si on prenait un café en regardant la lumière du jour au lieu de regarder l’écran de votre cellulaire ?
Ou marchez au crépuscule sans lunettes de soleil, permettant à votre corps d’observer les bons signaux pour dormir mieux que vous, ressentez le Soleil et essayez de vous aligner avec son énergie pendant le lever et le coucher du soleil.
Essayez de fermer les yeux, de concentrer votre attention entre vos sourcils et de visualiser un fil d’or reliant votre cœur à cette source et demandez-vous silencieusement quelles mises à jour devrais-je recevoir aujourd’hui ?
Le Soleil n’a jamais cessé de nous envoyer des signaux et au fil du temps, nous avons désinstallé l’application. Voici l’ironie : on a beaucoup élevé le Soleil, la physique quantique, la fusion nucléaire, la photosynthèse, mais à quoi bon ?
Maîtriser la science si on oublie la poésie ?
Combien de fois avez-vous senti le coucher de soleil toucher votre âme et vous êtes-vous senti bien sans penser immédiatement à le publier dans vos stories ?
Le Soleil continue d’écrire sa sagesse dans le ciel. Le Soleil n’a pas besoin de notre adoration, il a besoin de notre attention.
La prochaine fois qu’un rayon de soleil entre par votre fenêtre, ne le considérez pas comme un phénomène astronomique mais comme un message ancestral et si vous le ressentez, ressentez-le plutôt comme une sensation altérée du temps qui s’accélère.
J’aimerais volontairement que ça puisse être ta mise à niveau vers Gaia.
Nous réveillons et activons le système et vous n’êtes pas seul, vous en avez toujours fait partie.
Tout découle de la façon dont nous regardons les choses, et non telles qu’elles sont. – Carl Gustav Jung
Incroyable époque dans laquelle nous vivons. Dystopie qu’on dit ? On le vit dit-on.
Certain.e.s sont extatiques en lien avec ce grand brassage, d’autres en panique.
Certains adorent le fait que Trump brasse la cabale, euh la cabane, d’autres trouvent qu’il brasse plutôt beaucoup de marde. Malade.
Certain.e.s tripent dur sur Musk, d’autres le démonisent autant. Un génie ou un Nazi, c’est selon. Ou les deux si on le veut. Tout est possible, même l’impossible ces jours-ci.
J’imagine que le secret, en ces temps électriques frôlant la panique généralisée, consiste à observer comment soi-même on observe le monde, observer notre réaction face au monde un peu follement fou.
Parfois, on se fait prendre dans le cycle full spin, et la pompe à steam se met à bouillir et à brouiller nos idées, et d’autres fois, on réussit à rester à cool, à décrocher et à revenir à soi, à prendre une certaine et saine distance, à respirer par le nez, ou par ailleurs.
Ça oscille souvent entre peur et panique d’un bord, et dégoût et colère de l’autre. Et à quelque part au centre du cyclone résident ceux et celles qui n’y voient que du bon, du nécessaire, de l’inévitable. Le Great again is back.
Pas que Jung qui le dit, Thich Nhat Hahn aussi : la réelle souffrance humaine réside dans la façon dont nous regardons la réalité. Regardez et vous verrez la naissance, la vieillesse, la maladie, la mort, les espoirs non comblés, les séparations des êtres aimé.e.s, comme les relations avec des gens qu’on déteste sont aussi des sources d’émerveillement en soi. Ce sont tous de précieux aspects de l’existence. Sans eux, l’existence ne serait pas possible. Ce qui est primordial consiste à surfer sur les vagues de l’impermanence, souriant au fait que nous ne sommes jamais né.e.s et que nous ne mourrons jamais.
Je sais, je sais, parfois plus facile à dire qu’à faire.
Mais quand même, a-t-on ou non le choix de jouer totalement le jeu de notre humanité incarnée ? Vous me le direz bien. Avec tout tout tout ce que ça implique. Sinon on va devenir fous, ou folles, ou pogner les nerfs sans cesse.
On dit qu’on a choisi de s’incarner et qu’on aurait même choisi nos parents et notre famille. On dit aussi que le reste est optionnel, qu’on peut en faire ce que l’on veut, et parfois seulement ce que l’on peut. Du mieux qu’on peut. Et que que sera sera.
Maybe baby.
Oui, le monde est vraiment weird ces temps-ci. Stoned, le monde est stoned criait la chanteuse dans Starmania. Désormais on joue plutôt dans Égomania.
Le gros menteur spéculateur immobilier en chef a nommé son réseau Truth Social et y crie en majuscule. Son chum du moment, le gars le plus riche$ du monde et non élu est en train de varger avec ses ptits techno geeks dans la machine gouvernementale du prétendument plus puissant pays de monde – en déclin toutefois disent certains – machine dont il retire lui-même de juteux contrat$ tout en soutenant l’extrême droite en Allemagne. Weird tu dis ? Et vous connaissez les grandes lignes du reste du show, on nous le joue en boucle depuis un mois. Rebondissant vous dites ?
Ben oui, c’est à peu près l’état du monde en ce moment. Pas mal désuni comme état, mais tout de même le monde dans lequel on vit vous et moi. Dans divers ptits bouts de celui-ci du moins.
Et on a beau dire que ça devrait être autrement, that’s how it is friends.That’s all folks ! Beep beep !
Alors à nous d’en fait quelque chose qui fait quand même du sens. Car de ça, on en a bien besoin.
3-2 Canada 😉
Et il fait beau. Et nous sommes au chaud, ben pas tout le monde quand même, ne les oublions pas. Comme ceux et celles qui ne sont pas autant en sécurité que nous.
Tête claire et coeur ouvert.
___ Amour – plusieurs attitudes sont possibles vis-à-vis de lui
Il y a plusieurs attitudes possibles vis-à-vis de l’amour : on peut le manger, on peut le boire, on peut le respirer, on peut vivre en lui. Celui qui mange l’amour reste dans le plan physique et il ne sera jamais satisfait, car il se contente de plaisirs inférieurs. Celle qui boit l’amour goûte des plaisirs moins grossiers, mais elle est encore plongée dans les jouissances et les satisfactions du plan astral. Celui qui est parvenu à atteindre les régions du plan mental, grâce à l’art ou à la philosophie, respire l’amour. Quant à celle qui vit dans l’amour, dans le côté subtil et éthérique de l’amour, elle le possède comme lumière dans l’esprit, comme chaleur dans le cœur, et peut répandre cette lumière et cette chaleur sur tous les êtres qui l’entourent. Celui et celle qui vit dans cet amour goûte la plénitude.