Archives pour la catégorie Non classé

AMOUR EN ACTION

La discipline est de l’amour pour soi en action. Fais le travail intérieur. Développe cette pratique, cet amour, cette vie. Le travail le vaut, et toi aussi. C’est ton temps.
– J. Mike Fields

Discipline, du terme latin disciplina, dérivé de discipulus qui veut dire disciple, lui-même dérivée de discere, qui veut dire apprendre.

Depuis 9 jours, nous sommes quelques-un(e)s à avoir entamé une série de 22 méditations actives le matin à 7 h.

On pourrait dire que ça requiert une certaine discipline. Mais en fait, ça serait plus difficile de ne pas le faire que les bénéfices que cette pratique rapporte.

La discipline est facile à développer quand on aime ce que l’on fait et que ça nous apporte des bénéfices concrets. Quand on apprend quelque chose.

Les mots disciple et discipline viennent de la même racine. Quand on se place dans une disposition d’apprentissage, tout peut devenir un(e) maître. Quand on est ouvert à apprendre, curieux, à l’affût, la vie est une grande leçon, une grande cour d’école. Quand on décide de garder un coeur d’étudiant(e), la vie devient un grand cours.

Quand on prend la décision de s’engager sur un chemin, et qu’on y met tout son coeur, on devient un, uni(e) en soi, tous nos morceaux alignés. Et chaque pas devient simple. Un à la fois, chacun dans la foi.

Disciple de la vie, au service du bien du plus grand nombre, en prenant soin de soi en premier lieu car comment faire autrement ?

Amour de soi pour ensuite le partager pour le bien du plus grand nombre.

Aho !

DE LA TÊTE AU COEUR

La tête ressasse ce que le coeur a besoin de guérir.

Vous est-il déjà arriver vous aussi de penser en boucle à une banale remarque que quelqu’un vous a adressée ? Banale en apparence seulement, car peut-être pas si banale qu’elle en a l’air après tout.

On peut recevoir 100 compliments et une seule critique, et, évidemment c’est celle-ci qu’on retiendra. Du moins, celle-ci qui nous spinnera dans le hamster.

Ça indique que nous sommes tous et toutes sensibles à la critique, surtout négative s’entend, et certains plus que d’autres. À mon avis, même ceux et celles qui disent se foutre des commentaires d’autrui.

Car nous sommes – en général – des êtres dits sociaux, quoi que de moins en moins sur les réseaux – et vivre en clan s’avère une nécessité pour survivre. Du moins dans le passé, car il est désormais possible de survivre seul(e), ce que plusieurs font. Par choix et ou par réaction. Mais pour vivre réellement, les relations sociales me semblent tout de même primordiales. Qu’on les recherche, on qu’on les fuit.

Mais la citation ci-haut me semble toucher un point sensible, et important. Car je suis persuadé ne pas être le seul à vivre certaines obsessions mentales à l’occasion. Une idée qui colle au mental et qui ne nous quitte pas. Pour un bout de temps du moins. Car elles finissent toutes par passer éventuellement.

Alors plutôt que tenter de se débarrasser et de tenter de chasser la dite idée quand une nous colle après, il me semble plus productif de l’investiguer, de la suivre pour voir où elle nous mène. Car elle veut peut-être nous dire quelque chose. Elle ne sticke pas en nous pour rien. Possiblement qu’elle mène à une blessure quelconque. À un soft spot en soi. Souvent, ça peut toucher à un besoin de confirmation en soi, un besoin de reconnaissance quelconque. Ou à une habitude qu’on répète.

Quand un propos d’autrui à notre égard nous dérange et nous fait tiquer, assez pour qu’il reste avec soi, et tourne et tourne, on doit regarder. Il n’est probablement pas inutile. Il doit pointer vers quelque chose qui demande résolution, qui requiert attention, et éventuellement acceptation et apaisement.

Quand on se trouve dérangé(e) par les propos d’autrui, et que la tête roule en boucle sur les dits mots, c’est souvent qu’un endroit en nous, dans le coeur, n’est pas en paix, pas à l’aise. Parfois, le mystère s’éclaircit et bingo, on saisit. Et parfois pas. Pas tout de suite du moins.

Mais d’expérience, je pense que lorsque la tête s’empare de quelque chose de précis, il y a matière à réflexion et cette réflexion mène souvent vers une certaine paix du coeur.

Bonne réflexion.

8,485 MILLIONS À SE LA FERMER

Je lisais dans La Presse hier un article de Nathalie Collard qui affirmait qu’on est 8,485 millions et qu’il fallait se parler.

Pourtant, depuis qu’on a plus que jamais auparavant autant de lieux d’expression de toutes sortes pour donner notre opinion, il règne une telle cacophonie, un chaos opiniomatique à tendance de plus en plus agressive et agressante. Violente même.

Chacun(e) peut désormais partager son opinion. En fait la plupart répète as nauseum la même opinion. Et plusieurs se plaisent à engueuler quiconque ne partage pas la sienne. Et c’est souvent ceux qui ont le moins à dire qui en disent le plus, et le plus fort.

Personnellement, je préfère me la fermer. Je préfère écouter le silence. Alors je vais marcher en forêt et j’écoute la vie. Le vent dans les arbres. Les oiseaux qui placotent. La terre qui vibre doucement et qui nous parle. Et ces temps-ci, j’écoute l’automne arriver et les feuilles qui rougissent. Car oui, si on écoute avec attention, on peut les entendre. Elles qui nous montrent le cycle si naturel des saisons.

Il y a une immense différence entre entendre et écouter.

En général, on entend ce qui arrive à nos oreilles, les bruits ou les sons les plus sonores, les plus tonitruants. On entend davantage les cris que les chuchotements. On entend les gens qui parlent, mais en réalité on ne comprend que ce que l’on veut ou ce que l’on peut comprendre de leurs paroles. Tant de gens, qui disent tant de n’importe quoi. Et son contraire.

On trouve même des gens qui s’écoutent parler eux-mêmes. Des beaux parleurs. On dit que les hommes ne peuvent pas faire deux choses en même temps. On a la preuve du contraire ici car une tendance plutôt masculine majoritaire que s’écouter parler à mon avis.

Alors écouter plutôt que de parler, que d’émettre son opinion. Félicitations pour votre belle opinion. Mais elle ne m’intéresse pas vraiment. Vraiment pas en fait. Même la mienne ne m’intéresse pas. Je suis blasé de mes opinions, qui ne sont que des vagues de surface. J’ai envie du fond de la mer, là où tout est plus calme.

Comme il y a de plus en plus de bruits, trop d’opinions pour mes deux ptites oreilles et ma paire d’yeux, résultat de la multiplication de lieux d’opinion et d’écrans pour les diffuser, je préfère de plus en plus lâcher mon ordi et aller écouter le silence. Écouter la vie. La grande, comme la petite.

Je préfère me taire et méditer, faire silence, et le garder. l’écouter. Et si vous saviez tout ce que j’entends. Car ma propre tête est pleine de bruits. Ça n’arrête jamais. Et tout doucement, à force d’écouter, de se mettre dans une disposition d’écoute, on finit par entendre de plus en plus l’inaudible, ce qui s’approche du silence, celui envahi par les mots et le bla bla. Car souvent, le silence est pris en otage par les mots. Trop souvent.

Alors comme pour muscler le corps, on doit aller au gym du silence et développer sa musculature d’écoute. Mais pour cela il faut tout d’abord arrêter de parler, il faut apprendre la patience, et le rien faire. Quoi qu’écouter c’est déjà faire beaucoup. Il faut arrêter et écouter, et laisser aller les infinies pensées qui tournent en boucle. Et tout doucement, sans faire de bruit, quelque chose comme un silence commence à émerger.

Imaginez, si on était 8,485 millions à se la fermer. Peut-être qu’on pourrait enfin s’entendre.

___
Le silence est l’océan, la parole une rivière. Lorsque l’océan te cherche, ne marche pas dans la rivière, écoute l’océan.
– Rumi

PRIER ET AGIR

Je pries pour les gens d’Haïti.
Je pries pour les gens du Maroc.
Je pries pour les gens en camps de réfugié(e)s un peu partout sur la planète.
Je rpies pour les migrant(e)s à la recherche d’une terre d’accueil.
Je pries pour les gens d’Ukraine, du Liban, de la Syrie, et et de trop d’endroits en Afrique.
Je pries pour les premières nations d’ici, et d’ailleurs, pour tant de raisons du passé que le présent ne révèle que maintenant.
Je pries pour les gens ici qui n’ont pas de toit, de nourriture, de chaleur humaine, entre autres pour les enfants et les personnes âgées, et les plus vulnérables.

Je pries pour tant d’autres gens et situations. Sur et pour lesquels j’ai très peu de réel pouvoir.

Je pries, et j’ai beau prier tant que je veux, mais je tente toujours d’accompagner mes prières de petits gestes concrets, autour de moi, quotidiennement. Dans les petits gestes, je tente d’y déposer douceur, sourires, courtoisie, respect. Humanité quoi.

Car si des gestes concrets ne suivent pas mes mots que je veux bons – bene dictions – mes prières ne seront pas soutenues par l’univers, elles ne seront pas backées par du vrai, par de l’humanité incarnée, elles spinneront dans le grand vide céleste. Et dans mon esprit.

Si je pries et que je ne fais rien au quotidien, mes mots résonneront dans le vide, tourneront sur eux-mêmes, mes intentions ne resteront qu’intentions. Le premier pas que de prier. Mais que le premier. Le corps doit suivre, les mains, le coeur.

Déjà de souhaiter du beau et du bon à autrui est en soi riche pour le coeur et l’âme. Et peut peut-être aider. Mais de le réaliser, le rendre réel, pas des gestes, constitue un autre pas vers notre plus grande humanité, notre totale humanité. Avant de vouloir êtres des dieux ou des déesses, soyons bien humblement des êtres humains, des personnes emplies d’humanité. Déjà beaucoup.

Car nous sommes des humains incarnés, parmi les plus privilégié(e)s, vivant dans un monde de matière, avec de vrais humaines et humains en besoin autour de nous, et les besoins primaires sont toujours bien concrets: nourrtture, eau, soins, toit, etc.

Et les mots ne nourrissent pas, ni n’abreuvent.

Infinie gratitude tout d’abord à incarner, puis ensuite à partager. Avec nos soeurs et nos frères. En commençant autour de soi, puis en spiralant.

Paix aux gens de bonne volonté, et soulagement aux autres.

___
CLÉ DE L’HARMONIE 

Je souhaite l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice à tous mes soeurs et frères. 

Avec les forces réunies des vibrations silencieuses de nos pensées, nous sommes forts, sains et heureux, constituant ainsi un lien de fraternité universelle. 

Je suis satisfait et en paix avec l’Univers entier, et je souhaite que tous les êtres réalisent leurs aspirations les plus intimes. 

Je rends grâce au Père invisible d’avoir établi l’Harmonie, l’Amour, la Vérité et la Justice entre tous ses enfants. 

Ainsi soit-il. 

LA VIE LA MORT

Hier, sur les fils de nouvelles, on a appris que le Maroc a subi un grave tremblement de terre. Plus de 2 000 morts à l’heure actuelle, et le compte monte toujours. Je pense aux morts, mais aussi aux vivant(e)s, aux survivant(e)s. Aux gens qui restent. Dans la rue, dans le drame, dans le deuil.

Puis ce matin, sur FB, je vois la photo d’une personne que j’ai croisée au Brésil et avec qui je m’étais liée d’amitié depuis quelques années, Ailton, une personne douce et délicate, sympathique, avec qui je pratiquais mon portugais et devenais amis, plus jeune que moi, qui est décédé récemment. Et je pense à sa douce. Et à sa peine.

En voulant aller voir quelques images du Maroc sur le site de Radio-Canada, je reçois en pleine face des publicités d’assurance-vie. La vie, la mort. Et le bref espace entre les deux.

Et la futilité de tout ceci.

Un jour on vit, et le lendemain on croule et disparait sous les décombres.

Un jour on aime, et le lendemain on pleure son amour.

Nous sommes bien peu de choses devant le grand mystère. En fait, nous sommes presque rien. Un presque rien qui cherche, qui se cherche. Une présence qui se pense parfois séparée du grand Tout.

Nous vivons en ce monde qu’on nomme parfois un monde d’illusions. Mais les chagrins me semblent réels, notre impuissance aussi. Comme notre incompréhension de tout ce qui se passe dans le vaste monde, incompréhension encore plus grande face à l’infinitude.

On ne peut que rester humble devant le mystère. On ne peut que demeurer ouvert devant les sentiments du monde, les gens, comme toute l’immense scène ouverte.

La vie côtoie la mort, elle l’inclut même. Et parfois, la mort nous frôle. Elle le fait parfois annoncée aux nouvelles par milliers, sans cause humaine, sans personne à blâmer. Ou elle nous touche et nous ébranle parfois par la disparition de gens que l’on a connu et qui nous ont quitté, à tout jamais.

La mort nous rappelle que la vie est fragile, qu’elle nous est prêtée, qu’on nous la confie pour un certain temps, et ensuite, goodbye !

Alors prenons-en bien soin, soignons-la, dorlotons-la. Et cela ne peut passer que par nos proches, par la nature qui nous entoure. Mais aussi et premièrement, par soi-même.

Soyons doux et douces avec toutes les formes de vie.
___
La joie des choses infimes ne te vient que lorsque tu as accepté la mort.
Mais lorsque tu regardes avec avidité vers tout ce que tu pourrais encore vivre, alors rien n’est assez grand pour ton plaisir, et les choses infimes qui ne cessent de t’entourer ne sont plus sources de joie pour toi.
Voilà pourquoi j’observe la mort, car elle m’apprend à vivre.

C.G. Jung, Le Livre rouge

YEUX FERMÉS COEUR OUVERT

On ferme les yeux pour prier, pour pleurer, quand on s’embrasse et quand on rêve. Car les plus belles choses de la vie ne sont pas visibles, elles ne sont senties que par le coeur. – Helen Keller

Une grande d’âme que cette dame.

Depuis tout jeune, je suis persuadé qu’un petit bout de la grande âme a été déposé dans notre coeur à notre naissance. Que c’est là que se cachent les plus grands secrets de l’univers. Là que les choses les plus compliquées se simplifient tout doucement. Là que l’on doive respirer pour aspirer à la paix.

Dès qu’on ferme les yeux, le coeur s’ouvre. Car les yeux sont une source de distraction qui nous entraîne en dehors de soi. D’ailleurs la source du mot ex/tase : un état en dehors de soi. On devrait plutôt chercher l’in/stase. Ce état intérieur qui nous ramène au bercail, au home universel.

On ne peut rien enseigner à autrui car l’apprentissage est une inside job. Encore plus dans le domaine de la spiritualité, de la connaissance de soi.

Tel que l’affirme Krishnamurti, la vie n’est pas quelque chose qu’on apprend d’autrui, la vie doit être écoutée, et comprise à chaque instant, sans accumuler d’expérience. Mais pas comprise avec la tête, comprise avec le coeur. Sentie, ressentie, vécue de l’intérieur.

En cette ère tellement stimulée visuellement et aimantée vers l’extérieur, passant beaucoup par la vue, il est peut-être temps plus que jamais de revenir, dans le coeur, en soi. Et fermer ses yeux, ouvrir son coeur et tout simplement respirer. Lentement, simplement, consciemment. Respirer le monde.

___
L’humanité a un immense besoin de méditation, pour équilibrer ce que la technologie a apporté.
– Osho

___
Le monde est bâti sur les transactions déshonnêtes, sur la fraude.
Mais la plus grande fraude, la plus grande escroquerie, c’est la spiritualité mais ne le répétez pas, vous vous ferez des ennemis.

Avez-vous eu besoin d’exercices particuliers pour entrer dans le ventre de votre mère ?

Y a-t-il quelque chose à faire pour que la graine en terre produise des racines ?

Tout ce qui se produit, se produit spontanément.

Si une graine prend racine, laissez-la pousser, ne vous en mêlez pas.

Le monde de la spiritualité est une fraude, il ne peut exister que par la fraude.
La spiritualité n’existe pas; il n’y a que la vie dans le monde, le jeu des cinq éléments.
Vous n’êtes pas plus que du végétal. L’herbe pousse, les êtres humains poussent aussi.

Nisargadatta via J Gagliardi via Cristina Rj

___
Ici, un ptit 5 minutes

L’INTELLIGENCE DU COEUR

Toujours les mots justes ce cher monsieur Bobin, les justes mots.

La racine de l’intelligence se trouve clairement dans le coeur. Dans l’innocence, dans l’ignorance, dans le non savoir. Dans la présence du moment, dans la simplicité de l’être.

On associe souvent l’intelligence au cerveau, à la tête, au rationnel mais on a tout faux il me semble.

Un bébé naissant est pure intelligence, notamment tout le processus de la naissance. Les animaux sont aussi pure ingénierie intelligente, tout comme les plantes et tout le reste du cycle de la vie.

En fait, la vie elle-même, et toutes ses manifestations, n’est que pure intelligence. Même quand on ne comprend pas, quand on ne saisit pas, même quand rien ne fait sens. Une pure et chaotique intelligence de vie qui se manifeste à chaque instant.

On dit qu’il existe divers types d’intelligences, naturelle comme artificielles. mais il semble n’exister une seule stupidité naturelle.

Personnellement, je ne connais pas trop les nuances des intelligences; la stupidité un peu plus. Mais contrairement aux cheveux, je n’ai pas trop tendance à vouloir chercher à couper l’intelligence en quatre. Car comme l’affirme Christian Bobin, l’affirmation que la racine de l’intelligence est l’amour, qu’elle se situe dans le coeur, me suffit, me comble, me parle. Les autres types m’intéressent peu.

Quand on perçoit le monde à partir du coeur, à partir de l’intelligence de l’amour, tout fait sens, même le non-sens. Même l’incohérence, même le chaos.

En fait, l’ultime intelligence me semble être l’état d’amour dans lequel on peut se tenir, cette attitude avec laquelle aborder la vie, cette qualité avec laquelle on doit recevoir la vie et ses multiples manifestations. Ça ressemble à la foi ça non ? À une grande confiance du moins.

Les machines peuvent faire les tous calculs qu’on veut, mais jamais elles ne pourront sentir ni passer l’amour.

___
N’AYEZ PAS PEUR DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE !
Claude Leclerc

❤️❤️❤️

N’ayez pas peur de l’intelligence artificielle
Méfiez-vous plutôt
De ce que vous considérez
Comme votre propre intelligence !

La seule intelligence véritable
Relève de la Conscience, de la Présence
De la vision claire, intuitive
Qu’elle permet !

Par définition
Aucune machine
N’aura un jour
La faculté de présence…

Si vous considérez votre mécanique mentale
Comme votre propre intelligence
Vous êtes perdu(e) !

Parce que cette soi-disant intelligence
Est aussi artificielle
Qu’aucune machine ne le sera jamais !

L’ensemble des perceptions, croyances
Et « façons de penser »
Qui la constitue
Est le pur résultat
De conditionnements sociaux
Familiaux, culturels
Et n’a rien ni de « propre »
Ni de véritablement intelligent !

Un ensemble d’artifices
Un écran de fumée
Imposé et surimposé
Sur la pureté de votre conscience
Votre véritable intelligence…

Au moins
Ce qu’on appelle « Intelligence artificielle »
Vous savez qu’elle est artificielle
Fabriquée
Factice
Un ensemble de programmes, de logiciels
De mémoires
Qui – c’est le cas de le dire –
Ne tiennent qu’à un fil… électrique…

Votre mental soi-disant rationnel
Est aussi un ensemble de programmes
De mémoires
Aussi fabriqué et factice que la première
Mais vous ne le savez pas
Ne vous en rendez pas compte…

La seule liberté possible
Par rapport à tous les faux semblants de ce monde
Dépend de votre capacité à vous connaitre
En profondeur…

Dépend de la découverte de votre âme
Faite de présence, de lumière et d’amour…

Là où réside la véritable intelligence
C’est-à-dire la capacité de voir les choses
Comme elles sont
Derrière le miroir des apparences…

Aucune machine
N’est capable de présence véritable
N’est capable d’amour véritable
Et ne pourra jamais l’être…

Elle peut feindre des comportements
Adopter des attitudes
Mais ni la présence, ne l’amour
Ne se définissent en termes de comportements…

Tous les séducteurs
Et les manipulateurs de ce monde
Savent cela
Consciemment ou inconsciemment…

Leurs victimes, cependant
Ne le savent pas…

Ne soyez pas du côté des victimes
Apprenez à vous connaitre !

Le jour où vous vous connaitrez
Comme un être de pure présence
Et d’amour pur
Vous n’aurez plus rien à craindre
Ni des machines
Ni des manipulateurs, manipulatrices…

Vous saurez
Vous verrez
La vérité derrière les masques
Le vide derrière les machines…

En attendant
Méfiez-vous de votre propre machine intérieure !

Les concepteurs de robots
Dit d’intelligence artificielle
Ne font rien d’autre que d’essayer
De reproduire ce qui existe déjà
Dans votre propre cerveau…

La conscience et intelligence véritable
Existe en dehors du cerveau
De tous ses artifices mentaux
Et ne peut donc être dupe
Des illusions qu’ils génèrent…

Vous n’avez qu’à débrancher l’ordinateur
Pour que toute sa soi-disant intelligence
S’évanouisse…

De la même façon
À la mort du cerveau
Et parfois même avant
Votre mécanique mentale s’éteint…

L’intelligence authentique
Non seulement ne dépend pas
Ni du temps, ni de l’espace
Mais en est la créatrice
Comme de tout le reste…

Un regard intelligent sacré
Préside
À la création
Et au fonctionnement de tous les mondes
Y compris du vôtre et de ses artifices…

Ce regard a un cœur
Et ce cœur est l’amour
Tout aussi sacré…

Cessez de craindre l’ombre
Chercher plutôt la lumière !

La lumière de l’amour
Et de la présence
Que vous êtes
Derrière tous les mirages…

___
Si ça vous parle, référence sur les 9 types d’intelligence (via Srajano)

https://www.nordangliaeducation.com/pbis-prague/news/2020/12/09/the-nine-types-of-intelligence?fbclid=IwAR2paYJatXlWJtruzSQs09z3m1vK_4d9YyVud1GhoyB3P-6GaWHfV5C-tP0

BONHEUR INCONSOLABLE

Pas facile d’être heureux ces temps-ci quand notre monde rock n roule autant et craque de partout.

Difficile d’être léger et serein(e) alors que notre monde brûle, brasse, sèche, coule et croule de tous bords tous côtés.

Pas évident non plus de jouir de la chance que l’on a ici, nous qui vivons dans des coins de pays privilégiés, alors que d’autres vivent la guerre, la fuite et les camps de réfugié(e)s. Et que même ici, des milliers d’enfants comme d’adultes n’ont même pas assez à manger ni même un toit, sans parler de leur souffrance.

Mais pourtant, quoi faire d’autre ? Comment être heureux/se malgré tout ce drame qui en frappe tant parmi nous ?

Tout un défi que d’être heureux/se sans que les malheurs de tant de nos soeurs et frères, qui est pourtant bien réel et dramatique, nous submerge et éteigne notre privilège.

Mr Bauchau l’exprime bien, apprendre à être inconsolable ET heureux.

Et aider les gens autour de soi, à notre humble mesure.

Sans nier le malheur qui frappe le monde. Sans penser rose ni détourner le regard.

On ne peut vraiment consoler quiconque souffre. On ne peut que demeurer empathique face à sa peine, compassioné(e)e face à sa souffrance, et au moins reconnaître sa situation.

Comme on ne peut pas vraiment se consoler soi-même, ni même se guérir de nos traumas passés. On doit apprendre à vivre avec. À y puiser son bonheur.

Certains, face au trop gros lot de mauvaises nouvelles qui circulent, qu’elles soient environnementales ou humaines, préfèrent ne plus regarder, ne plus savoir, détourner le regard. Chacun(e)s ses choix.

Mais il me semble important de voir et de savoir dans quel monde nous vivons, de garder le coeur ouvert pour nos frères et nos soeurs.

Tout en contribuant à notre petite échelle.

Consoler avec bonheur.

TISSÉS SERRÉS

Tout est connecté comme le sang qui nous unit. Nous ne tissons pas la toile de la vie, nous n’en sommes qu’un brin de cette vaste toile. Tout ce que nous faisons subir à cette toile, nous nous le faisons subir à nous-mêmes.
– Chief Seattle

Nous ne marchons pas sur la terre, nous sommes la terre dit-on.

Tout ce que nous faisons subir à notre terre, à notre mère et à notre mer, c’est à nous que le faisons subir. Et ces temps-ci, il semble bien que nos milieux de vie nous renvoient en plein visage le fruit de nos actions passées.

Malheureusement, les décideurs ne décident plus. Les corporations continuent leur chasse aux profits, les machines de guerre continuent la destruction. Et pendant ce temps, l’industrie du divertissement continue de tenter de nous distraire, et celle de l’humour de nous faire rire. Mais jaune est ce rire.

Nous fonçons droit devant, sans vraiment ne rien remettre en question. Un ministre pourtant business man ose dire qu’il faut réduire le nombre de voitures par au moins deux, et cela ne soulève que protestation et négation. Le ministre de l’environnement est mou comme un morceau de plastique non recyclable.

Oh bien sûr, il nous faut continuer à vivre. Et nous sommes plus de 8 milliards sur la boule, 8 milliards à l’avoir un peu perdu la boule, à force de vouloir avoir plutôt qu’être.

Mais on continuera de garder espoir, et de faire notre toute petite et humble part à notre si petite échelle. En espérant que nos enfants seront plus sages que nous.

On continuera à tisser notre petit bout de toile filante, et à nous laisser filer et tisser par la grande toile. En gardant au coeur et en tête que cette course folle vers l’ici et le maintenant n’a peut-être pas de sens unique, peut-être qu’une multitude de sens. Qu’on ne saisit pas encore tout à fait.

Aho !

OUVRIR LES MAINS, ET OUVRIR SON COEUR

Au final, le trésor de la vie est perdu par ceux qui tentent de le garder et gagné par ceux qui le laissent aller.
– Lao Tzu

Depuis quelque temps, les événements de la vie nous démontrent que l’on peut tout perdre assez rapidement. Inondations, feux de forêts, ouragans, tremblements de terre. Un peu partout sur la terre, et pas si loin de nous, certains perdent tout résultant d’événements naturels. Tout perdre, tout d’un coup.

En quelques heures, et quelques minutes même, tout ce que l’on pensait posséder peut se transformer en ruines. Et en cendres.

Même si cela ne nous arrive pas à nous directement, ça nous fait voir – et sentir – que ça pourrait nous arriver à nous aussi. N’importe quand. N’importe où.

En fait, si diverses catastrophes frappent certain(e)s de nos concitoyen(ne)s à un rythme de plus en plus rapide et intense ces temps-ci, c’est toute notre terre qui semble montrer des signes de rébellion. Surprenant qu’elle ne l’ait pas fait avant en fait.

Souvent, on se fait accroire, et on se rassure – ou le tente – en pensant que nous possédons des choses, que ce soit une maison, une auto ou des bidous à la banque, notamment dans un fond de pension, notre sécurité pour l’avenir. On s’accroche à nos affaires.

Mais on voit ces temps-ci que la maison peut brûler vite vite vite, l’auto peut partir dans un lit de bouette et que le fonds de pension est troué et n’a pas de fond finalement.

Devant un tel constat, on peut soit prendre peur, ou prendre conscience, mais de préférence prendre conscience que nous ne possédons absolument rien. Même pas ce corps physique.

On peut soit fermer nos mains sur nos prétendues possessions, ou les ouvrir et réaliser qu’on doit apprendre à laisser aller. Que la vie inclut la mort, que la mort fait partie intégrale de la vie. Et qu’entre les deux, on ne peut apprécier ce que l’on a -ou pense avoir – pendant le peu de temps que cela passe.

Et il devient alors possible et indispensable de se tourner vers ce qui est central et indéniable au coeur de cette vie. Soit l’impermanence. Le changement. La fluidité. Et prendre conscience que l’on ne peut que laisser aller le contrôle, et lâcher prise, cette fameuse expression tant utilisée mais si peu réellement réalisée réellement.

On dit qu’on ne meurt qu’avec ce que l’on a donné pendant cette vie. Alors donnons pour voir.

___
Pour réussir, tout ce que vous avez à faire est d’abandonner tout ce que vous savez.
– Asara Lovejoy via Pierre Lemieux