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ET VIVRE LA COMPAGNIE

Choisis des gens qui te choisissent avec une intention claire. – J. Mike Fields

Drôle d’affirmation que celle-ci. Elle se mord un peu la queue en fait. Pléonamisque.

Car si les gens nous choisissent avec une intention claire, pas besoin de les choisir, la vie s’en charge et a déjà choisi. Et même chose de l’autre côté du miroir, si on les choisit avec une intention claire. Reste seulement à préciser la clarté de l’intention. Et on sait que c’est là que loge le diable. Et la confusion.

Quand on chemine en couple, ou en groupe, l’entente doit être claire, précise, et réciproque. Et se reclarifier régulièrement. Car la vie change. Comme le monde, comme les gens. Comme les relations.

Ces temps-ci, je ressens un irrépressible besoin de m’entourer de gens engagés, totalement clair(e)s qu’ils et elles veulent s’engager dans un projet commun, être présent(e)s, impliqué(e)s et s’impliquer.

Comme je suis le chargé de ce projet, le porteur comme dit mon ami Ravi, à moi d’être clair sur la direction visée, comme sur le processus. Car comme on dit, tout est dans la manière.

Mais au final, la priorité est clairement…

L’AMITIÉ À DOUX PRIX

À mesure que l’amitié grandit, les conflits deviennent de plus en plus inévitables. Parce que plus nos coeurs se rapprochent, plus le nombre de déclencheurs s’accroit. Et vous ne pouvez réellement connaître quelqu’un jusqu’à ce que vous n’allumiez vos feux respectifs. Parce que vous ne saurez pas si une relation est solide tant qu’elle n’a pas été testée par un conflit. Et lorsque cela se produit, on doit choisir: s’en aller ou affronter la situation dans un effort de solidifier la relation. Le conflit n’est pas une menace à la relation, au contraire, c’est plutôt la peur de la confrontation. – Jeff Brown

Il est toujours confrontant et un brin apeurant d’affronter nos différends, d’oser exprimer notre vérité quand une situation le requiert. En particulier avec nos ami(e)s. En fait, il n’y a probablement pas d’amitié réelle sans conflits, car l’amitié est une job de bras, et de coeurs ouverts qui se construit sur du long terme, qui doit même se conquérir si on se fie à Simone de Beauvoir :

Entre les individus, l’harmonie n’est jamais donnée, elle doit définitivement se conquérir.

J’ai eu la chance d’étudier et de travailler longtemps avec Veeresh, le maître des friendship talks. Une voie ardue, mais payante sur le plan humain. Qui consiste à exprimer ce qui vit dans nos coeurs, à oser confronter nos propres peurs face à autrui, en particulier ceux et celles à qui on tient le plus. Car soit on tient tête, soit on ouvre son coeur et ses tripes et on se déballe l’âme.

Je ne compte plus les fois où je me suis assis en tête à tête avec quelqu’un(e) pour clarifier. Pas pour accuser, pas pour jeter le blâme, ni avoir raison, simplement pour clarifier. Car lorsqu’une relation est problématique, c’est toujours les deux moitiés de la relation qui portent une part du noeud, comme une part de la solution. Alors il faut dénouer, faire de l’air, permettre de respirer ensemble.

J’avoue que parfois, je préférerais fermer la shoppe ou ne pas être toujours – ou la plupart du temps – celui qui initie le contact en vue d’une ré/solution. Mais comme nous enseignait Veeresh: the one with the most awareness is the one who needs to lead. Du moins c’est ce que j’ai compris et ce que je tente d’appliquer. Parfois facilement, parfois moins. Mais toujours essayer, dans la mesure du possible.

Quand on tient à quelqu’un, on lui doit franchise, sincérité et honnêteté, ce qui n’est pas toujours facile à mettre en application, en pratique. Mais avec de la pratique justement, c’est un art qui s’acquiert. Et toujours, cela allège notre coeur et garde notre âme limpide.

Car on dit que les relations sont le miroir de l’âme. Ou sont-ce plutôt nos yeux ? Je vois dit l’aveugle.

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De la souffrance naît la sensibilité, dont nait l’intelligence.
Tout le monde parle de savoir-vivre, mais personne du savoir-souffrir.
Ce qui importe ce n’est pas le poids qui t’accable, c’est comment tu te courbes pour ne pas casser.

Ce n’est pas le bruit qui t’abasourdit, c’est comment tu écoutes les murmures du monde.
Ce n’est pas la force du vent qui t’emporte, c’est comment tu hisses tes voiles.
Ce n’est pas la hauteur des vagues qui te frappent, c’est comment tu t’y laves.
Ce n’est pas l’absence de lumière qui t’entoure, c’est comment tu chantes dans le noir.
Ce n’est pas ce que tu perds, c’est comment tu ouvres ton coeur pour la suite.

Ce n’est pas la quantité de larmes que tu verses, c’est comment tu souris en pleurant.
Ce qui importe, cher ami, ce n’est pas l’intensité du feu que tu traverses, c’est comment tu danses dans les flammes.

– Stephan Schillinger

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Rappelez-vous, si quelque chose vous fait mal, entrez dedans, sentez-le.
Il doit y avoir quelque chose de vrai là-dedans, quelque chose de réel.
Si quelque chose vous heurte, affrontez-le, approfondissez-le.
Découvrez pourquoi ça vous fait mal, et vous serez récompensé(e).
Vous grandirez grâce à ce noeud. Les mensonges sont doux ; ils ne font pas mal.
Alors méfiez-vous des doux mensonges.
Quand quelque chose ne vous fait pas de mal, cela ne peut pas devenir un élan pour la croissance; cela ne sert à rien, il ne faut pas s’en préoccuper.
Mais portez toute votre attention à tout ce qui vous fait mal, et ne vous fâchez pas.
Vous devez comprendre, être conscient, et non pas vous mettre en colère.
– Osho

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So remember, if inside your heart extremes are fighting, don’t choose.
Allow them both to be there.
Be a big house, have enough room inside.
Don’t say, ”I will have only compassion, not anger; I will have only love, not hate.”
You will be impoverished.
Have a big room; let both be there.
And there is no need to create a fight between them; there is no fight.
The fight comes from your mind, from your teachings, upbringing, conditioning.
The whole world goes on saying to you: Love. Don’t hate.
How can you love without hate ?
Jesus says, ”Love your enemies.”
And I tell you, ”Hate your lovers also” – then it becomes a complete whole.
Otherwise Jesus’ saying is incomplete.
He says, ”Love your enemies.”
You hate only; he says love also.
But the other part is missing. I tell you: Hate your friends also; hate your lovers also.
And don’t be afraid.
Then by and by you will see there is no difference between the enemy and the friend, because you hate and love the enemy and you love and hate the friend.
It will be only a question of the coin upside down or downside up.
Then the friend is the enemy and the enemy is the friend.
Then distinctions simply disappear.
Don’t create a fight inside, allow them both to be there.
They both will be needed, both will give u wings.
Only then can u fly.

❤OshO 💞🌹🙏🙏❤️‍🩹🌹

JE PENSE DONC JE SUIS

La personne pensante constitue une entité fictive, un état irréel. Il n’existe que le processus de la pensée et la somme des pensées crée le JE, le/la penseur(e). – Krishnamurti

Ou je pense donc je pense que je suis quelque chose.

J’ai souvent pensé à ça, soit que ce n’est pas vraiment moi qui pense. Ça pense tout seul. Mais que c’est en m’attachant à toutes ces pensées que j’en suis devenu à me prendre pour quelqu’un.

Il m’est en effet souvent monté à la tête que toutes ces pensées qui vont et viennent, qui passent et repassent, qui me passent dessus, dedans et à-travers, ne sont pas moi, ni de moi, ni à moi. Elles ne font que passer leur chemin, stimulés par les divers événements du quotidien, attachées après ce corps qui me porte ou que je porte, ça dépend des points de vie. Car pas mal certain que lorsqu’on meurt, on ne pense plus. Qui mourra verra. Ou pas.

Comme pour vous, ces multiples pensées qui vont et viennent à l’infini dans les confins de ma conscience, comme des bulles qui me poppent et me poppent au cerveau, n’arrêtent jamais. Même quand on dort. Sweet dreams are made of these.

Oh ! bien sûr que parfois c’est plus calme dans la boîte à idées. Et d’autres fois, je peux les regarder avec un certain détachement ces pensées, avec amusement même. Pour ça que je médite d’ailleurs. Pour prendre le temps, et la distance d’avec elles.

Évidemment que les belles pensées sont plus faciles à accueillir que les moins belles. Même si ni les unes ni les autres ne sont nôtres. Quand même, on s’attache à ces ptites bêtes-là.

On met beaucoup d’énergie vers et dans nos pensées. Certains essaient de les contrôler, d’autres s’efforcent beaucoup à les laisser passer. Car nous sommes des êtres de tête, des animaux pensants à ce que l’on dit. Même les gens les plus de coeur parmi nous vivent beaucoup en tête.

L’idée est d’apprendre à équilibrer, à répartir l’énergie dans tout le corps, à vivre 100 % incarné. Sauf les ongles 😉 Et à ne pas trop focuser sur les pensées, sans les nier sinon elles vont frapper par en arrière. Vivre et laisser vivre.

Comme le dit encore Mister K, la pensée est limitée car les expériences, la connaissance et la mémoire sont limitées et la pensée émane de ça. D’ailleurs, la mémoire est de plus en plus limitée avec l’âge, peut-être une bonne chose d’ailleurs, ça nous garde dans le moment.

Alors je vous souhaite courage, bonne chance et bonne observation dans la culture de votre jardin de pensées. Nous ne sommes que les jardiniers/ères.

DIEU DU IELLE

Dieu, mot de 4 lettres, aussi peu que 3 en anglais, probablement le plus discuté depuis le début des temps. En son nom, un nom générique en fait, on a fait des guerres, érigé des systèmes politiques tout puissants, on a fait le meilleur et le pire. Un peu de bien mais beaucoup de pire. En tous cas plusieurs des monsieurs et monseigneurs qui ont parlé et agi en son nom autour d’ici se retrouvent sur la sellette ces temps-ci. Bien bon pour eux. Et que Dieu ait leurs âmes.

Certains affirment qu’IL existe, d’autres que non. Certaines disent que c’est plutôt une ELLE. Dieu serait une Déesse.

D’autres aiment penser et disent qu’il – ou ÇA ? ou Dieu du IElle ? – nous a créé(e)s à son image, d’autres encore affirment que ce serait plutôt nous qui l’avons créé à la notre. À voir le nombre de personnages Divins qu’on vénère de parle monde avec les diver teints de peaux et style vestimentaires, j’aurai tendance à penser qu’on l’a façonné à notre manière et qu’on en fait bien ce que l’on a voulu. Sacrés farceurs ces humains.

Soit que Dieu a tout créé – mais quel bordel IElle a foutu ici-bas ! – soit que Dieu n’existe pas et que tout est notre création. Même bordel dans un cas comme dans l’autre, et même résultat catastrophique. George Carlin aimait d’ailleurs dire que si c’est Dieu qui a créé le monde, ce fut sûrement un homme pour avoir foutu un tel bordel.

En même temps, certains paysages nous redonnent foi en quelque chose de divin, peu importe comment on en nomme la source. On dit parfois que Dieu est le/la plus grand(e)s artiste.

En tous cas, s’Il a tout créé et qu’IELLE est tout puissant(e), il laisse faire de bien étranges choses en cette antichambre d’un futur paradis promis en échange de quelques sacrifices humains. Ou d’un feu infernal brûlant à tout jamais. Drôle de Dieu si le cas. Let see !

Le problème avec ce mot fourre-tout mais pas passe-partout pour tous ni toutes c’est qu’il veut autant tout et ne rien dire, il peut aussi tout et ne rien dire.

On a beau choisir d’y croire ou pas, de l’imaginer ou non, de le nier ou lui être indifférent(e), Dieu est un mot qui ne laisse personne justement indifférent.

Dieu concept, Dieu idée, Dieu modèle, name it. Mais en fait Dieu et le mot qu’on utilise pour le dire est un grand mystère plein d’inconnu et peut facilement être remplacé par les termes Vie, Univers, Existence, Grand Esprit, Néant et etc…

On peut soit le blâmer pour tout, ou lui attribuer les belles grâces. En fait, on peut en faire ce que l’on veut de ce mot. Car au final, Dieu est davantage un mot qu’autre chose.

Nietzche l’a tué, et vice et versa. Ou pas.

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Nous devons comprendre que la spiritualité n’est pas une sorte de dogme religieux ou idéologique, mais qu’elle est le domaine de la prise de conscience où nous faisons l’expérience des valeurs comme la vérité, la bonté, la beauté, l’amour, la compassion, l’intuition, la créativité, la perspicacité et l’attention focalisée.
– Deepak Chopra

Et comme il le dit lui-même si bien: Tout est sujet à interprétation. Peu importe l’interprétation qui domine en un moment donné, c’est une résultat du pouvoir et non la vérité. Amen !

DÉFIGER LA VIE

Définir signifie figer et fondamentalement, dans la vraie vie, rien n’est figé. – Alan Watts

Nous, humain(e)s, aimons définir, classer, juger, ordonner, trier, normer, nommer, numéroter, cataloguer et j’en passe. On aime faire du sens des choses de la vie, la formater pour qu’elle rentre dans les boîtes conceptuelles de notre petit mental. On aime encadrer la vie dans notre ptite tête. Et le seul équilibre qui existe n’est qu’un constant déséquilibre en perpétuel mouvement.

Et quand il n’y a aucun sens apparent, on en force un, on en impose un sur le grand chaos organique de la vie. On aime penser savoir ce qu’est la vie alors qu’elle est au-delà de tout un grand mystère. On le fait avec les choses, avec les événements, avec les gens.

On se fait une idée de ce qui est, ou pire de ce qui devrait être ou ce que l’on voudrait qui soit, on fixe cette idée dans le temps et dans l’espace, et il devient ensuite très difficile de la modifier, de lui permettre d’évoluer, de changer. elle se fige dans notre tête, comme dans notre corps.

Pourtant, bien d’accord avec ces mots de Neil Degrasse Tyson pour qui l’univers n’est aucunement tenu de faire sens pour nous.


L’univers a sa propre trajectoire, sa propre logique qui semble très wild. Quiconque s’intéresse à l’astronomie sait combien peu nous savons, et qu’on ne fait qu’effleurer le mystère du Grandiose.

On peut bien essayer de lui en imposer un, sens unique ou binaire, ou quelques-uns, ou plusieurs, ce qui revient au même si on n’inclut pas la totalité de tous les sens possibles, la vie en fera toujours à sa tête de toute façon.

La vie ne fait pas sens, elle a perdu tête depuis longtemps la vie. Ni queue ni tête la vie. Car peut-être que la vie est une histoire de coeur, de sentiments, de trippes, d’intuition, d’humanité. Des particules de conscience qui veulent grandir, s’expandre, croître.

La vie est peut-être aussi question de lumière qui cherche l’ombre. Et vice et versa. La vie est peut-être une folle danse sauvage et désordonnée entre l’ombre et la lumière. La vie s’infiltre dans l’ombre de la lumière, comme la lumière dans l’ombre. Et entre les fentes, les deux se poursuivent et dansent, s’aguichent. Peut-être. Et pour trouver un certain sens à la vie, il faut oser plonger au coeur de l’ombre, au coeur des ombres. Tout d’abord les nôtres.

Et de l’ombre, le monde extérieur comme celui de l’intérieur, nous en offre à profusion. Pas toujours facile de trouver le courage d’y plonger notre regard les yeux et le coeur grand ouverts. L’âme à vif. D’avoir l’audace de confronter le ptit bout de conscience que nous avons dans le fin fond du phare de notre âme pour tenter de voir ce qui anime le monde en soi et autour.

Observer, sans juger à première vue, sans tenter de fermer nos mains sur le grand mystère, de le réduire à nos plus simples impressions ni de mettre en bouteille l’élixir de l’insaisissable miracle de la vie.

La vie avec ses multiples beautés, avec ses drames humains et inhumains, avec ses grands questionnements, au coeur des déchirants bouleversements qui laissent tant d’humain(e)s en suspens.

Un grand voyage dans l’inconnu, dans nos corps d »humains et nos ptites têtes de peanut.

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Nous sommes sans arrêt confrontés à des séparations. La vie a une main qui plonge dans notre corps, se saisit du cœur et l’enlève. Pas une fois, mais de nombreuses fois. En échange, la vie nous donne de l’or. Seulement, nous payons cet or à un prix fou puisque nous en avons, à chaque fois, le cœur arraché vivant.

Chaque séparation nous donne une vue de plus en plus ample et éblouie de la vie. Les arrachements nous lavent. Tout se passe, dans cette vie, comme s’il nous fallait avaler l’océan. Comme si périodiquement nous étions remis à neuf par ce qui nous rappelle de ne pas nous installer, de ne pas nous habituer.

La vie a deux visages : un émerveillant et un terrible. Quand vous avez vu le visage terrible, le visage émerveillant se tourne vers vous comme un soleil. Il reste d’une personne aimée une matière très subtile, immatérielle qu’on nommait avant, faute de mieux, sa présence.
Une note cristalline, quelque chose qui vous donnait de la joie à penser à cette personne, à la voir venir vers vous. Une note unique dont vous ne retrouverez jamais l’équivalent dans le monde.

Comme la pépite d’or trouvée au fond du tamis, ce qui reste d’une personne est éclatant. Inaltérable désormais. Alors qu’avant votre vue pouvait s’obscurcir pour des tas de raisons, toujours mauvaises (hostilités, rancœurs, etc.), là, vous reconnaissez le plus profond et le meilleur de la personne.

Toutes ces choses impondérables qui rôdent dans l’éclat d’un regard, passent par un rire, par des gestes, qui faisaient que la personne était unique, reviennent à vous par la pensée.
Mon père, mort il y a maintenant treize ans, n’arrête pas de grandir, de prendre de plus en plus de place dans ma vie. Cette croissance des gens après leur mort est très étrange.
Comme si la vie ne finissait pas, comme si elle était un livre dont aucun lecteur ne pourra jamais dire : « Ça y est, je l’ai lu. »

La vision de mon père change avec le temps, tout comme moi-même je change.
Ceux qui ont disparu mêlent leur visage au nôtre.
Nous sommes étroitement liés, souterrainement, dans une métamorphose incessante.
C’est pourquoi il est impossible de définir aussi bien la vie que la mort. On ne peut que parler d’une sorte de flux qui sans arrêt se transforme, s’assombrit puis s’éclaire de façon toujours surprenante.
La mort a beaucoup de vertus, notamment celle du réveil.
Elle nous ramène à l’essentiel, vers ce à quoi nous tenons vraiment. »

Entretien avec Christian Bobin, extrait du numéro spécial de La Vie : « Vivre le deuil »
Texte transmis par Christine Crabbe

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Vivre de manière éthique, c’est tout simplement vivre en ne pensant pas qu’à soi-même, mais en tenant compte du fait que nos actions ont des conséquences sur les autres. C’est la règle d’or : se demander comment ce serait si on était à la place de l’autre.

Chacun(e) doit réaliser qu’il n’est pas qu’un être humain parmi tant d’autres et que ma souffrance n’est en aucune manière plus importante que celle d’un autre, que ce soit un homme ou un animal.

– Peter Singer via Sol Ange

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L’humilité ne consiste pas à se considérer comme inférieurs aux autres, mais de se débarrasser de la présomption de sa propre importance.

C’est un état de simplicité naturelle en harmonie avec votre vraie nature qui vous permet de profiter de la fraîcheur du moment présent.

L’humilité est une manière d’être, non de paraître.

– Mathieu Ricard


ÉCRIRE PLUS DEEP QUE SON OMBRE

Habituellement, je ne pense pas à ce que je dis avant de parler. Je préfère y penser après l’avoir dit, , tard le soir, pour le reste de ma vie.

Ce matin j’avais un thème qui me trottait en tête depuis hier. Mais ça feelait trop sérieux, trop préparé. Alors, finalement, j’ai tout flushé.

Et je pars de ce meme ci-haut car je lui aime la vibe, j’aime son audace qui permet de tout dire et son contraire, ce qui n’est pas rien. Et on y pensera plus tard.

Les Cyniques disaient jadis: avant de parler je voudrais dire quelque chose, et moi je tape : avant d’écrire je voudrais taper quelque chose.

La beauté avec un blogue privé et non payant est qu’on peut dire n’importe quoi. N’importe quoi comme dans tout, genre tout ou rien. On peut écrire tout ce qui sort,ou presque, même ce qui reste pris dans les doigts ou dans la gorge, et ensuite on fait la job de finition, on sable nos propos. Si on écrit le premier jet pour soi, on peaufine par la suite pour qui lit. Qui lit ? Celui qui lit celui qui l’est. Et elle aussi.

Il est possible de tout dire, tout écrire plutôt. Comme Lucky Luke, je peux écrire plus vite que mon ombre. En fait si on laisse sortir le flot de mots, on écrit toujours avec son ombre. Ainsi, les mots qui sortent le font frais du four, frais du jour, encore tout chauds et non filtrés, on censurés. Un nex ou un ptit pain. No pain no gain. C’est après qu’on formate pour que ça soit acceptable, intéressant, captivant. Pour que ça passe, ou que ça casse.

Quand on écrit, souvent, on sort le premier jet d’un seul trait, d’union ou un très droit, tout droit de notre inconscient, notre boîte noire enfouie profond en soi. Là y résident de surprenantes surprises.

Ensuite, selon à qui on s’adresse, on espère, avec adresse, écrire la bonne adresse, puis on ajuste, on coupe, on édite. Delete. Ainsi, comme le dit Steve Martin : l’inconscient est l’écrivain, le conscient l’éditeur. En plus ou moins pleine conscience, je me sens full écrivain. En vain, j’écris. Sans but, ni passe passe.

J’écris pour voir ce qui sortira de ma caboche, de ma boîte à surprises. De mon coeur. Parfois, c’est surprenant, d’autres fois, plutôt banal, sinon bancal. Comme nous dans la vie de tous les jours. Extra et ordinaire. Nous avons parfois des idées de génie, parfois un brin de folie. Et parfois rien du grand tout.

Ainsi écrire pour oser voir ce qui se cache en soi. Ne rien prendre pour du cash, mais laisser le liquide flower. Le temps c’est l’agent, Glad to hear. Les mots sont un jeu et donne du jus. Liquide liquide quand tu nous tiens. Et floush et floush, les mots naviguent et galèrent.

J’aime écrire pour la rime, ce qui n’est pas une crime. Ni une puff. Air frais. Les mots sont du vent et la réponse y souffle de vie. Oui mon Bob, dis-le Dylan.

J’écris pour me distraire, mais pas pour plaire, ni déplaire. Mais certain(e)s aiment ça à l’air. Mol air qui flotte et une dent contre soi.

Ces lignes, qui dégoulignent de mon mental matinal, ne font aucun sens et il faut antre. Ni pour moi, et encore moins pour vous de sens font-elles ces dignes lignes. Mais quand même, quelques paires d’yeux les parcourront peut-être ? Ou pas ? Et un ou deux cyclopes aussi si je vois bien l’avenir avec mon troisième oeil.

J’écris pour avoir du fun, en anglais j’écris pour le pun. Je pense bilingue, je penche trilingue avec un pied ou deux dans la bouche. Mais j’enlève mes bottes et vous salue bien bas.

J’écris pour rire, pour ne rien dire qui vaille. J’écris en braille pour les aveugles qui voient ce que je veux dire. J’écris point à la ligne et droit au but.

J’écris en paix, pendant que la guerre frappe plusieurs de mes semblables. Bla Bla de mots nonos pendant que les bombes tombent. Univers parallèles et monde tout croche. Monde de fous plus que de folles.

J’écris brut, sans censure, sans césure, point final.

IMPLOSION

L’apothéose de la méditation est une pensée qui se fracasse elle-même sur son propre néant.

Pour lire Krishnamurti depuis longtemps, j’ai toujours trouvé ses propos très similaires à ceux d’Osho. Parait même que les deux se taquinaient l’un l’autre de leur vivant. J’ai toujours eu une préférence pour Osho à cause de son sens de l’humour et de sa folle audace, mais de plus en plus les mots de Krishnamurti trouvent écho à mon esprit.

Voyez d’ailleurs comment les deux disent la même chose, mais de façon légèrement différente :

La méditation est simplement une compréhension. Il n’est pas seulement question de s’asseoir en silence, de chanter un mantra. Il nous faut comprendre les fonctionnements subtils du mental. Alors que vous comprenez ces mécanismes de l’esprit, une grande conscience s’élève en vous, qui ne provient pas du mental. Cette vigilance s’élève dans votre être, dans votre âme, dans votre conscience.
– Osho via Alain Nyala

D’autres mots de Krishnamurti ci-bas qui pointent dans la même direction.

Lorsque tu observes attentivement, avec diligence, il n’y a rien à apprendre; il n’y a que ce vaste espace, ce silence et ce vide, qui sont l’énergie omniprésente.

À qui Rumi répond ainsi : À la porte du vide, tous les nœuds se dénouent.

Tous les mots des penseurs/ses, philosophes et maîtres spirituels pointent dans la même direction: vers l’observation sans jugement, vers l’acception du vide et du rien, vers le grand détachement du mental et sa transcendance, et la patience, la foi et la confiance profonde en l’existence.

Tellement simple et évident que c’en est difficile à saisir et à contre-courant car justement trop simple pour le mental incapable d’abandonner et qui veut toujours plus d’eau à son moulin, pour comprendre et faire sens.

Personnellement, pour avoir cherché pendant longtemps, souvent en dehors de moi, pour avoir tant voulu, je me rends à l’évidence qu’à un moment donné, on se tanne de courir et alors il ne reste plus qu’à s’arrêter, et prendre le temps d’observer ce qui en soi perçoit le monde, ce qui fait tourner le monde en boucle. Sans jugement, sans volonté, sans rien de plus. Qu’observer, accepter, et faire confiance.

Toutes les paroles des gens sages pointent vers la même destination : ici et en soi. Pas le soi roi, pas le soi moi, séparé du monde, plutôt le soi qui n’est que le monde en soi, tout en n’étant rien en ce monde.

Pour compléter mon blabla matinal, quelques mots de Gangaji car les sages femmes, même si elles sont moins nombreuses à avoir parlé publiquement sur ces thèmes, n’en sont pas moins pertinentes :

L’invitation fondamentale à l’introspection ne consiste pas à chercher un nouvel état de conscience, un état modifié, des lumières, la montée de kundalini. Non. Tout cela peut arriver, mais c’est secondaire. L’invitation fondamentale consiste à reconnaître ce qui est déjà présent ! Vous arrêtez de vous concentrer sur l’avenir en tant que but spirituel, et vous vous intéressez à vous attarder à ce qui est toujours présent, toutes les pensées, sentiments et émotions. Pour cela, il est important de savoir qui vous êtes maintenant.
– Gangaji

WOKE & DRÔLE

Lorsque tu es tellement woke que tu réalises qu’être woke n’est qu’une autre illusion de laquelle il faut prendre conscience.

Woke les moteurs !

Il y a de ces mots que tout le monde utilise mais dont personne ne sait vraiment ce qu’ils veulent dire. Woke en est un.

Un mot passe-partout, qui est utilisé la plupart du temps pour insulter autrui. Un mot passe-partout mais qui ne veut pas dire la même chose pour personne. Un mot payant pour certains commentateurs d’opinion qui aiment discourir sur tout mais surtout sur rien.

Un mot payant dans l’univers des concepts abstraits avec lesquels notre ptite tête aime bien jouer.

Tiré du Devoir :
Le terme « woke » (et le « wokisme » : l’idéologie qui s’en inspire) est né du terme anglais qui signifie « éveillé ». Il définissait, à l’origine, le fait de prendre conscience des injustices sociales, notamment les discriminations culturelles ou liées au genre et le racisme systémique. Il s’est répandu en français dès la fin des années 2010.Avec le temps, le terme s’est étendu à d’autres causes et «l’idéologie woke» a parfois pris une connotation péjorative désignant une forme de rectitude politique.

Et consécration ultime, le terme wokisme est même entré dans l’édition 2023 des dictionnaires Larousse et Robert.

Dans le fond, nous sommes tous et toutes wokes. Et le/la woke de quelqu’un d’autre.

En effet, nous sommes nombreux à nous penser éveillés, plus éveillés que d’autres en tous cas, et nombreux aussi à se penser si éveillés qu’on se donne comme mission de vouloir éveiller ou réveiller les autres, ceux et celles qui dorment au gaz, les moutons endormis ben dur, les brainwashés de la matrice.

Dans un autre fond, car les fonds se suivent et s’empilent ou s’accumulent, c’est selon, nous sommes tous et toutes endormis, inconscients de certains faits et de diverses réalités, de dimensions inconnues et méconnues, d’univers qui nous échappent, parallèles, superposés ou co-existants.

L’idéologie du wokisme est un peu comme le principe de la pleine conscience, si populaire en ce moment, et qui a suivi la grande vague de la non-dualité qui a frappé le mainstream il y a quelques décennies. Utilisée en masse mais sans qu’on sache trop ce que ça signifie.

Tant de titres pompeux, tant d’étiquettes pseudo rassurantes qui, au fond – encore un autre, deep l’affaire – ne font que tourner en boucles and on and on dans nos mentaux malades de repères à se mettre sous la dent et dans l’engrenage, de principes à saisir au vol dans un vaste nid de coucou.

Mais il me semble que tant que nous sommes incarnés, chilling con carne, dans la chair, encore et en corps, nous sommes condamnés à la dualité – moi versus toi, eux versus nous – et à la conscience pas pleine pantoute.

Une conscience limitée, qui peut prendre de l’expansion, lentement et plausiblement, mais peut-être pas inévitablement. Du moins certainement pas si on pense savoir et si on compare notre ouverture d’esprit et de conscience à celle d’autrui. On ne peut être plus conscient que soi-même.

Que ceux et celles qui pensent maîtriser la pleine conscience consultent le site du téléscope James Web https://webb.nasa.gov/. Vous allez voir que l’inconnu est plus qu’infini et votre ignorance et prétention crasses.

Je me souviens que lors de la collation des grades à l’U de M, en 2003, quand j’ai reçu mon doctorat en criminologie, j’ai réalisé justement combien mon ignorance était grande quand j’ai constaté que les 300 quelques autres personnes qui recevaient leur diplôme ne faisaient que me révéler tout ce que je ne savais pas. Humilisant Doc.

Alors gardons-nous une ptite gêne et restons ouvert(e) face à la réalisation que notre ignorance est probablement beaucoup plus vaste que notre prétendue connaissance. Cette connaissance qui n’est souvent que matériau emprunté, que savoir stérile, que de l’air chaud qui tourne à vide.

Car la seule réelle connaissance me semble celle que l’on doive incarnée, vivre avec tous ses sens, avec ses trippes. Celle pour laquelle on doit suer. Ce qui, à force de vivre et jusqu’à notre mort deviendra éventuellement certitude. Peut-être. Ou pas.

Alors woke ou pas, est-ce que telle est une question ?

On va méditer là-dessus. Jusqu’à ce que l’on devienne full woke. Ou pas.

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La méditation est simplement une compréhension.
Ce n’est pas simplement une question de s’asseoir en silence, ni de chanter un mantra.
C’est une question de comprendre les fonctionnements subtils du mental.
Alors que vous comprenez ces mécanismes de l’esprit, une grande conscience s’élève en vous, qui ne provient pas du mental.
Cette vigilance s’élève dans votre être, dans votre âme, dans votre conscience.

– Osho, via et traduit par Alain Nyala

LEVER DE JOUR

Petit dimanche de janvier.
Bref arrêt au coeur du temps.

Premier jour de la semaine.
Le jour du Seigneur qui vit en tout et partout.

Au lever du soleil.
Le ciel s’orangeasse, rosit et s’enrougit.

Au début du jour, un autre jour.
Le même, toujours, tout jour, toujours.

Que la vie qui coule.
Que la vie qui nous roule, en boule.

Un autre jour.
À tout Seigneur, tout bonheur.

DEAR BELOVED

Ce matin, même si le 19 janvier marque le jour de son passage en 1990, je n’avais pas nécessairement l’intention d’écrire au sujet d’Osho. Je cherchais autre chose dans ma banque de memes pour me partir, et il revenait constamment à mon esprit, à mon âme, à mon coeur.

Alors le voici le voilà. Même s’il ne me quitte plus jamais, le revoici qui me fait encore faire bla bla d’amour et de dévotion. Même s’il n’y a rien à dire quant à ce cher beloved.

Le voici le voilà, de nouveau, toujours nouveau, même après une quarantaine d’années dans ma vie et dans mon coeur, même mort, à m’inspirer, à me faire bouger à partir du coeur, à me permettre d’aimer quelqu’un mort depuis déjà de nombreuses années, quelqu’un en la présence de qui j’ai déjà été de son vivant, mais qui vit encore davantage depuis qu’il est mort, ou qu’il a quitté son corps comme on dit en dialecte spiritually correct.

Même si je me suis longtemps un peu moqué de l’expression quitter son corps, c’est tout à fait vrai qu’un maître ne meurt jamais quand il est aimé par un(e) disciple, par ses disciples. L’amour que l’on porte à un maître est unique, autant impersonnel que transpersonnel. Un amour pur, une amour libre, un Grand Amour.

L’Amour d’un(e) disciple pour son maître transcende l’amour ordinaire. C’est une forme d’amour d’un autre ordre, un amour venu d’ailleurs et qui mène ailleurs. Un amour plus grand que nature qui fait éclater notre coeur.

Je me souviens de la première fois que j’ai été en sa présence. Les yeux fermés, sans même savoir qu’il était déjà arrivé dans l’auditorium, une digue en moi a éclaté. J’ai pleuré pendant des semaines par la suite, pas toujours, mais on and off. Ma carcasse a été secoué en son coeur. Subitement et sans m’en attendre, j’ai comme su d’où je venais et où je m’en allais. Et la qualité ultime d’être que je cherchais depuis toujours.

Je me souviens aussi du jour où il a quitté le navire en 1990. J’étais à la Humaniversity chez Veeresh en Hollande, et quand on appris la nouvelle, on s’est tous mis à pleurer comme des veaux, Veeresh exprimant le plus ouvertement son infinie tristesse. Hystérie collective. Gros braillage de groupe pendant des jours. On a utilisé cette tristesse commune dans nos sessions. Ce fut une puissante transformation. Car si un parmi les messages principaux du maître réside dans le détachement, ça s’attache ces ptits disciples-là.

Et avec les années, on réalise que la mort du corps n’éloigne ni ne fait faiblir l’amour que l’on porte à son maître. Au contraire. Je crois que même quand moi je vais mourrir je vais toujours continuer à l’aimer. Car l’amour transcende les corps. L’amour transcende la mort, comme la vie. L’amour est vie.

Impossible d’expliquer l’amour que l’on porte à son maître. Mais pas une raison pour ne pas tenter de le faire. Comme un geste de gratitude, un témoignage du plus grand remerciement que je pourrais exprimer dans ma vie.

Dans mon cas, j’ai eu la chance de rencontrer un autre maître par la suite, Mestre Irineu il y a une quinzaine d’années. Pas que je l’ai cherché. Car je suis plutôt unimaître et exclusif dans mes relations ésotériques en général.

Mais je me souviens qu’aux premiers pas de cette rencontre avec Mestre qui a eu lieu à quelque part up there et dans une forme pas terrestre du tout (Mestre est décédé en 1971) – on dit parfois dans l’Astral dans le Daime, terme un peu mystérieux qui signifie peut-être au fond de notre coeur ? – je me sentais en quelque sorte trahir Osho.

Puis lors d’une quête de vision chez Ze Ricardo entre deux travaux de Daime, je questionnais la vie au sujet de cette situation. Et j’ai comme entendu une sorte de voix me dire: Osho, Mestre Irineu, que des idées dans ta tête mon ptit gars, nous ne sommes plus là depuis longtemps, éveille en toi notre qualité d’être que nous enseignons.

Et c’est alors que j’ai senti que c’est l’amour que l’on porte à une présence plus grande que soi qui constitue le but de l’exercice, c’est l’abandon de sa petite personne, son petit soi en soie à quelque chose de plus grand que soi justement qui représente l’ultime défi, peu importe que ce soit devant un maître, la nature, ou devant la vie en général. Un peu comme la rivière qui se jette dans la mer à qui l’on aime parfois attribuer une certaine hésitation avant le saut de l’Ange. Mais quand on saute, en toute confiance de coeur, malgré les quelques petits doutes que le mental peut nous lancer à la tête, quelque chose se passe.

À mes yeux et à mon âme, Osho n’a jamais été vraiment un homme. Très féminin, il était plutôt vaporeux, toujours sur le point de s’envoler. Pour ça qu’il fut aussi aimable et aimant, et facile à aimer. Pour cela qu’il n’est pas moins présent qu’en corps.

Osho disait souvent que lorsqu’il quitterait, ses disciples, les gens qui l’aimaient, deviendraient ses ambassadeurs, ses am bad ass soeurs (pour mon bro AG celle-ci ;-).

Il disait aussi que dès qu’au moins 2 de ses disciples seraient réunis, il serait présent. Perso, je n’ai pas absolument besoin qu’un(e) autre de ses lovers y soit pour le sentir, car maintenant, il vit chez-moi, en moi, right in my heart.

Merci beloved.

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Le jour où je quitterai mon corps, votre responsabilité deviendra plus grande.
Vous devrez «me vivre» alors, devenir moi.
Mon départ du corps sera un défi pour vous.
Car maintenant que j’aurai quitté un seul corps, je pourrai être dans plusieurs corps.
Et je suis absolument certain, tout à fait heureux, que j’ai rassemblé les bonnes personnes qui seront mes livres, mes temples, mes synagogues.
Tout dépend de vous, car qui va me répandre dans le monde entier ?

– Osho

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Et l’une de ses principaux enseignements (via Irika, merci)